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Enfants soldats - Le Canada dépense 18 millions $ pour réintégrer les Khadr de ce monde

Hélène Buzzetti   5 novembre 2010  Canada
Un enfant soldat de la Sierra Leone<br />
Photo : Agence France-Presse Jean-Philippe Ksiazek
Un enfant soldat de la Sierra Leone
Ottawa — Le Canada ne veut peut-être pas ramener Omar Khadr sur son sol, mais il a dépensé plus de 18 millions de dollars en trois ans pour convaincre les Colombiens, les Népalais et les Soudanais de réintégrer leurs propres enfants soldats.

Selon les informations obtenues par Le Devoir, Ottawa a consacré 18,3 millions de dollars aux enfants soldats étrangers depuis 2007, principalement par l'entremise de l'Agence canadienne de développement international (ACDI). Une autre tranche de 40 millions de dollars a été promise à des programmes de plus longue haleine, s'échelonnant jusqu'en 2014 dans certains cas. Tous ces programmes visent à convaincre des communautés locales d'accueillir des jeunes ayant commis des atrocités, souvent à l'endroit même où ils retournent.

Ainsi, un des programmes acceptés pour l'année 2010 par le gouvernement conservateur se déroule au Soudan, au coût de 15 millions. Il vise la réinsertion de 3500 jeunes de 10 à 18 ans ayant été recrutés par des groupes rebelles. L'UNICEF gère ce programme.

«Certains ont tué ou commis des viols», reconnaît Claire Pitt, la directrice de la programmation internationale d'UNICEF Canada. Il ne faut pas les voir comme des criminels, insiste-t-elle, mais comme des victimes ayant été recrutées contre leur gré ou alors parce qu'ils étaient affamés. «Leur réinsertion est très difficile. Cela prend beaucoup d'appui et de travail social auprès de la communauté. [...] Ces enfants ne sont parfois pas les bienvenus dans leur communauté. Nous utilisons la musique, le théâtre, la lecture pour les aider à redevenir des enfants.»

En Colombie seulement, le Canada finance huit projets différents de réinsertion d'enfants soldats. On estime qu'il y aurait environ 250 000 enfants soldats dans le monde.

Le Canada a été le premier signataire du Protocole facultatif relatif aux droits de l'enfant concernant l'implication d'enfants dans les conflits armés, en 2000. Ce protocole interdit aux groupes armés de recruter des personnes de moins de 18 ans. Pour les forces armées nationales officielles, qu'on suppose plus respectueuses des bonnes pratiques militaires, cet âge est de 16 ans pour peu que le jeune ne soit pas déployé en zone de conflit.

Une des obligations morales découlant du protocole, telles que décrites dans les Principes de Paris, est que les enfants «qui sont accusés de crimes au regard du droit international soient considérés en premier lieu comme des victimes de violation du droit international et pas seulement comme des présumés coupables. Ils devraient être traités conformément aux normes internationales de la justice pour mineurs, par exemple dans un cadre de justice réparatrice et de réinsertion sociale».

Le Canadien Omar Khadr a été capturé en Afghanistan à l'âge de 15 ans. Dès l'âge de 10 ans, son père l'avait envoyé dans des camps d'entraînement affiliés aux talibans au Pakistan et en Afghanistan. Les Nations unies l'ont désigné enfant soldat, mais le Canada refuse de le considérer comme tel. En vertu d'un accord de reconnaissance de culpabilité, Omar Khadr a été condamné cette semaine à huit années de prison. Une entente diplomatique entre le Canada et les États-Unis lui permettra de revenir au pays dans un an, entente de laquelle le gouvernement de Stephen Harper tente de se dissocier complètement.

Guillaume Landry, directeur des programmes au Bureau international des droits des enfants et spécialiste des enfants soldats, s'étonne de la rigidité avec laquelle bon nombre de Canadiens considèrent le cas Khadr. «Il y a des dizaines de milliers d'enfants qui ont commis des choses beaucoup plus traumatisantes et compliquées et on les a gérés, dit-il. Le Canada envoie des millions de dollars pour aider ces sociétés-là et un paquet de Canadiens pour apporter de l'expertise.» Il se demande pourquoi, à son tour, le Canada ne serait pas capable de gérer son seul cas d'enfant soldat.

M. Landry donne l'exemple de la Sierra Leone, terre d'horreurs s'il en est une. Des enfants recrutés dans les milices devaient violer les membres de leur propre famille ou couper des mains pour empêcher les gens d'aller voter. «Il y avait même des concours où ils tuaient des femmes enceintes pour voir si c'était un garçon ou une fille qu'elles portaient. Il y avait des choses franchement dégueulasses!»

Pourtant, en Sierra Leone comme ailleurs, note-t-il, on a préféré s'attaquer à ceux qui ont recruté ces jeunes. Ce qui ne veut pas dire que les jeunes s'en sont sortis «avec une tape dans le dos» pour autant. «Malheureusement, le débat ici a toujours été planté de manière à dire qu'on a le choix entre un procès à Guantánamo et le retour à Toronto avec une tape dans le dos. [...] On entretient le mythe qu'il va débarquer ici, qu'on va le retourner à sa famille et qu'il va redevenir un terroriste.»

Le sénateur libéral et ancien militaire Roméo Dallaire lançait hier à Montréal son livre sur les enfants soldats intitulé Ils se battent comme des guerriers, ils meurent comme des enfants. Il s'insurge contre l'hypocrisie canadienne.

«On se permet d'aller au-delà de nos frontières pour imposer le protocole, et chez nous, on n'est même pas capables de l'appliquer!» Il ajoute qu'en Afghanistan, «quand nos soldats tombent sur des enfants soldats, ils ne les mettent pas en prison, ils ne les tuent pas. Ils les remettent aux autorités locales pour les démobiliser et les réinsérer. Alors, comment se fait-il que, lorsque c'est un enfant soldat qui vient du Canada, on n'y croit plus? C'est une campagne délibérée du gouvernement pour créer une hantise dans la population.»

De l'argent gaspillé


Le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a déclaré la semaine dernière que le Canada déciderait désormais au cas par cas si les enfants soldats seront poursuivis en justice ou réhabilités. «Nous avons des politiques en place et cela dépend des circonstances.» Son bureau a par la suite précisé que «le protocole facultatif n'interdit pas les mises en accusation d'enfants soldats».

Autant M. Landry que le sénateur Dallaire estiment que cette attitude envers Omar Khadr nuira aux autres enfants soldats de la planète, en plus de rendre inutiles les investissements de l'ACDI. «Le fait qu'on n'applique pas cette loi va rendre les enfants soldats du monde entier beaucoup plus vulnérables et tout cet argent aura été gaspillé parce que si nous n'appliquons pas la loi, pourquoi les autres pays l'appliqueraient-ils?»
Un enfant soldat de la Sierra Leone<br />
Un enfant soldat du Libéria<br />
 
 
 
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  • tonnerre - Inscrit
    5 novembre 2010 00 h 32
    Quell beau son de cloche
    Bravo! Madame la journaliste. Comme simple citoyenne j'aime bien le genre de journalisme que vous pratiquez. Enfin, un autre son de cloche sur l'affaire Omar Khadr. Bien apprécié puisqu'on tourne toujours sur l'idée de masse et en masse: Omar Khadr le pauvre enfant que le Canada néglige et abandonne.

    Les pays démocratiques ont aussi leurs problématiques de jeunes et je crois que chaque pays en est responsable. Le pays qui a obligé cet enfant à devenir guerrier et terroriste relève de la portée internationale. Toutes les organisations internationales doivent se pencher sur tous ces cas d'enfants soldats et sévir contre les pays qui forment les enfants aux armes pour servir le terrorisme. Le Canada est-il uniquement et entièrement responsable des aberrations qui se commettent dans les pays qui arment leurs enfants pour mieux agresser et tuer les autres?

    Votre article est bienvenu pour voir plus loin et plus en profondeur sur l'affaire d'Omar Khadr.
    Simplecitoyenne
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  • Guy LeVasseur - Inscrit
    5 novembre 2010 05 h 29
    Tout a fait normal !

    Tout a fait normal

    Le gouvernement Harper n'a pas dans ces trois pays ( Colombie, Soudan, Népal ) une base électorale Allianciste Créationiste à préserver.

    Qui plus est, les membres de cette base électorale "Wallmartiste" ne savent même pas ou se trouve ces trois pays sur la carte de monde.

    Donc, aucun dommage électoral possible.
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  • oracle - Abonné
    5 novembre 2010 07 h 05
    Juste une facette du problème.
    L'article documente parfaitement les contradictions de la politique, quand les débats y sont dominés par l'idéologie aveugle plutôt que par la raison et les principes. La stratégie développée par le Canada et l'ACDI donnera très peu de résultats concrets. Dans les pays incriminés les enfants resteront exposés au recrutement aussi longtemps qu'ils seront pauvres. C'est un peu comme les enfants des rues, plus tu en réhabilites, davantage il en foisonne. Par ailleurs, il faut reconnaître effectivement que la tolérance envers les commanditaires de ces horreurs n'aide en rien à la résolution du problème.

    Pierre-Michel Sajous
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  • Augustin Rehel - Inscrit
    5 novembre 2010 07 h 21
    Le cas spécial d'Omar Khadr
    «Le Canada ne veut peut-être pas ramener Omar Khadr sur son sol, mais il a dépensé plus de 18 millions de dollars en trois ans pour convaincre les Colombiens, les Népalais et les Soudanais de réintégrer leurs propres enfants soldats.»

    Je vous rappelle, Madame Buzzetti, que le jeune Khadr n'est pas un enfant soldat au service de son pays, à la défense de son pays, le Canada, mais un jeune mercenaire, un combattant ennemi, enrôlé par son père dans un réseau de terrorisme international.

    La différence de sens est énorme.

    Par contre, dans d'autres pays, ceux que vous nommez, c'est une triste réalité que des enfants sont enlevés par des militaires, des milices paramilitaires ou des insurgés, que l'on transforme en soldats.

    Mathieu, âgé de 10 ans, faisait cette réflexion :
    « Mais "enfant soldat", ça ne veut rien dire, parce que soit on est un enfant, soit on est un soldat, non ? »

    Et votre article décrit bien les horreurs qu'on oblige de ces enfants souvent drogués.

    « Il n'y a simplement pas d'excuse, pas d'argument acceptable pour armer des enfants ». Mgr Desmond Tutu

    Dans le cas qui nous concerne, je le rappelle: Omar Khadr n'est pas un enfant soldat à la solde de son pays, mais un en enfant transformé en mercenaire par son propre père et enrôlé dans un réseau terroriste islamiste sous la gouverne de Ben Laden.

    C'est un cas bien spécial qui ne pouvait pas être traité de façon normale. Le jeune Khadr avait été arrêté par les autorités militaires américaines, et la justice devait suivre son cours.

    Aujourd'hui, on sait que la justice américaine l'a jugé comme un homme et condamné. Maintenant, il peut être rapatrié au Canada.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    5 novembre 2010 07 h 27
    Khadr n'est pas un enfant soldat au sens de la convention des droits de l'enfant
    (il a été arrêté en juillet 2002, à l'âge de 15 ans et dix mois. Il appartenait à une organisation terroriste. CE N'EST PAS UN ENFANT-SOLDAT)

    http://www2.ohchr.org/french/law/crc.htm

    Article 38

    1. Les Etats parties s'engagent à respecter et à faire respecter les règles du droit humanitaire international qui leur sont applicables en cas de conflit armé et dont la protection s'étend aux enfants.
    2. Les Etats parties prennent toutes les mesures possibles dans la pratique pour veiller à ce que les personnes n'ayant pas atteint l'âge de quinze ans ne participent pas directement aux hostilités.

    3. Les Etats parties s'abstiennent d'enrôler dans leurs forces armées toute personne n'ayant pas atteint l'âge de quinze ans. Lorsqu'ils incorporent des personnes de plus de quinze ans mais de moins de dix-huit ans, les Etats parties s'efforcent d'enrôler en priorité les plus âgées
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  • Dr.Safwat Ayoub - Inscrit
    5 novembre 2010 08 h 07
    Lettre au Dr. Morency Duchastel, Wakefield, Pontiac, Qc.
    L'article de ce matin dans Le Devoir, lien ci-apres, vient a temps pour appuyer votre position sans cesse répétée.

    Votre lettre a l'éditeur du The Low Down to Hull
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  • Duchêne Denys Mehdi - Inscrit
    5 novembre 2010 08 h 14
    Une nouvelle instance internationale ???
    Où sont les fanatiques anti-musulmans pour commenter cette info ? Bravo Mme Buzzetti ? Bravo au Devoir ? On imagine bien que cette info ne sera pas le sujet du jour à TVA, dans la chonique de Martineau ou chez Dutrizac !

    Un article de plus qui pourra servir aux avocats de Khadr lorsque viendra le temps de réclamer le dédommagement qu'il a droit.

    Et à quand un tribunal international pour juger les politiciens qui ont contribué à torturer, emprisonner et condamner des enfants-soldats ? Je vous jure que personnellement de voir la bouille de Cannon, Toews et Harper menottés pour répondre de leurs gestes me réjouirais tout particulièrement.
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  • Khayman - Abonné
    5 novembre 2010 08 h 20
    « Investit » plutôt que « dépense »
    Le choix du mot « dépense » dans le titre me semble maladroit. On sait bien que la plupart des lecteurs lisent le titre d'un article avant de décider de le lire ou pas. Associer dans un titre les mots « Enfants-soldats » et « dépense » entraîne tout de suite une idée et si le lecteur ne lit pas l'article, l'idée reste.


    En lisant l'article, on voit bien le propos que la journaliste défend (18 millions pour dire aux autres ce que l'on ne semble pas vouloir faire soi-même), mais, surtout avec la longueur de ce dernier, quel % des lecteurs a bien perçu cela ?

    Àmha, l'idée « coupons les ressources à l'ACDI » ressortira beaucoup plus que celle de « rapatrions Khadr ».
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  • France Marcotte - Abonnée
    5 novembre 2010 08 h 29
    Quand on veut rien comprendre...
    Omar Khadr n'est pas un enfant soldat qui a été "au service de son pays" mais il est un citoyen canadien. Il faut vraiment être de mauvaise fois pour ne pas être ébranlé par les apparentes contradictons que madame Buzetti révèle dans cet article. Apparentes contradictions car la logique de ce gouvernement est claire et exprimée ici par M.Landry et le sénateur Dallaire lui-même: "...le débat ici a toujours été planté de manière à dire qu'on a le choix entre un procès à Guantánamo et le retour à Toronto avec une tape dans le dos. [...] On entretient le mythe qu'il va débarquer ici, qu'on va le retourner à sa famille et qu'il va redevenir un terroriste", dit le premier; " c'est une campagne délibérée du gouvernement pour créer une hantise dans la population (canadienne)", dit le second.

    Pas mal plus convaincant que des commentaires concoctés dans la panique pour éteindre des feux dérangeants.
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  • Augustin Rehel - Inscrit
    5 novembre 2010 08 h 40
    Oracle et prophéties...
    «Dans les pays incriminés les enfants resteront exposés au recrutement aussi longtemps qu'ils seront pauvres. C'est un peu comme les enfants des rues, plus tu en réhabilites, davantage il en foisonne. »

    Que dites-vous là? J'ai l'impression d'entendre le prophète Jérémie. Ce que vous dites n'a auucn bon sens. Dans ces pays, les enfants sont enlevés sur la rue, à l'école, dans leur famille, pour réaliser ce que des soldats adultes se répugnent parfois à faire.

    Ce sont des pays pauvres, et la pauvreté y est endémique, mais ce n'est pas l'unique raison.
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  • Augustin Rehel - Inscrit
    5 novembre 2010 09 h 00
    Un mercenaire bien payé
    «Un article de plus qui pourra servir aux avocats de Khadr lorsque viendra le temps de réclamer le dédommagement qu'il a droit. »

    C'est le boutte de la ma...., comme dirait mon oncle. Le jeune s'en va faire la guerre, il se fait prendre et en plus les canadiens devraient le payer, s'il revient au pays.

    Fraanchement, monsieur Medgi, votre islamisme vous étouffe!
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  • Carol Létourneau - Abonné
    5 novembre 2010 09 h 03
    La mauvaise foi
    Je me sais capable de mauvaise foi. Cette fois, il me semble qu'elle n'est pas de mon côté. Comment un Canadien peut-il défendre que son pays ait été le seul à ne pas rapatrier son citoyen alors que les États-Unis eux-mêmes le souhaitaient ardemment. J'entends déjà les arguments pour justifier que dans ce cas ... Il n'y en a aucun qui tienne! Si on ne fait pas confiance en notre système de justice on doit le changer. En atendant, on l'applique avec rigueur et diligence.
    Les bien-pensants qui jugent que leur concitoyen n'est pas digne d'être traité comme les autres seront sans doute les mêmes qui s'en plaindront leur tout venu!
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    5 novembre 2010 09 h 05
    @ M. Rehel
    M. Rehel fait la différence entre les bons enfants soldats et les mauvais enfants soldats, les uns son bons et méritent de se faire réhabiliter mais les autres sont méchants et méritent Guantanamo.

    M. Rehel a la morale de M. W. Bush, les bons de notre côté et les méchants de l'autre, noir et blanc, coupable et innocent. M. Rehel est innocent et bon et blanc.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    5 novembre 2010 09 h 19
    À Madame Hélène Buzzetti, Monsieur Guillaume Landry, et Général Roméo Dallaire
    Omar Khadr n’est pas vraiment un cas spécial. C’est le Canada et le Québec qui sont des cas spéciaux. Si Omar Khadr est le dernier détenu d'un pays occidental à Guantánamo, c’est parce que les autres pays occidentaux n’ont pas de Chartes (non signée par le Québec); chartes qui vont donner à un ‘’cas’’ comme Khadr des dizaines de millions de dollars $$.

    Je ne peux pas croire l’incroyable naïveté de cette tribune et du Québec en général qui peut croire que cet enjeu; l’enjeu Khadr, est autre chose que monétaire. Il y a des gens qui ne veulent pas que Khadr reçoive 40$ ou $50 millions, et il y a des gens; spécialement des avocats, qui salivent en sachant qu’il vont aller chercher un jour 50, 60 ou 70 % de ce magot $.

    Ah oui, il y a aussi des gens qui discutent des droits, de justice, d’injustice, etc., mais eux, ils sont, comme on dirait, à côté de la track.

    Il est tout à fait évident que s’il n’était de la Charte des droit et libertés de Trudeau, Omar Khadr serait libre et serait entré au pays depuis belle lurette. C’est tout à fait évident.

    Qu’il ait fait la guerre, qu’il ait tué un américain dans un contexte de guerre, tout ça n’a pas vraiment d’importance; aucune importance.

    C’est cette Charte canadienne, que le Québec n’a pas signée, qui est le problème. Et pas seulement le problème (ou la bénédiction) de Khadr, mais le problème de tout le Québec. Cette charte infantilise les québécoise d’une façon incroyable.

    lafond.overtime@gmail.com

    JL
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  • bla bla - Inscrit
    5 novembre 2010 09 h 28
    hé ho
    les spins doctors du partie conservateur sont à l'oeuvre ou les gens perdents la tête ? Faut arrêter de lire "enfant-soldat" en un seul mot ! Omar Khadr était un enfant qu'on à transformer en soldat.

    Si un terroriste en venait à convaincre votre enfant de lancer une grenade sur des soldats américains vous le laisseriez 8 ans de temps seul dans son trou, sans procès, tout ça parce qu'il s'est décidé sur le tard (vers l'âge de 15 ans) à la lancer sa foutu grenade ?

    Wow. Ça commence à puer la charogne, les prochaines élections je ne les manquerai pas vous pouvez en être certain.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    5 novembre 2010 09 h 36
    Divorcée à ....10 ans!
    Lorsqu'on parle d'Omar Khadr on imagine un Canadien, né sur le bitume de Toronto, qui s'est retrouvé avec un gun dans un camp en Afghanisan à cause d'un père fanatique.

    La réalité c'est qu'Omar a quitté le Canada à 4 ans, qu'il a grandi au Pakistan, son pays d'adoption. Il est pakistanais de culture d'adoption comme Joseph Facal est québécois de culture d'adoption (pis encore, Facal est arrivé ici à 9 ans, donc avec un très bon souvenir de son enfance uruguayenne)

    Dans les pays du tiers-monde, la vie d'un enfant n'a rien à voir avec celle d'un enfant de Toronto. La vie est dure, très dure. L'enfant devient adulte plus rapidement que nos ados enfouient dans le sous-sol, les oreilles bouchées aux Ipods.

    En Syrie, on peut se marier à 15 ans. Et au Yémen, une jeune fille de 10 ans a demandé le divorce! On vit tous sur la même planète, mais pas tous à la même horloge d'évolution


    http://www.lefigaro.fr/international/2008/06/21/01

    «Mariée de force en dessous de l'âge légal, abusée sexuellement et physiquement par son mari de vingt ans son aîné, Nojoud Ali est la première Yéménite à avoir osé défier, à l'âge de 10 ans, l'archaïsme des traditions de son pays, en demandant le divorce.»
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  •  
  • Frédéric Jeanbart - Inscrit
    5 novembre 2010 09 h 42
    Hypocrisie mercantile...
    des millions de dollars que l'on donne à on ne sait pas trop qui (car on ne fait aucun "monitoring" de la gestin de nos dons), et quand cela arrive, qui plus est chez nous, c'est comme si on reniait cet "effort humaniste", dévoilant la réalité: se servir de nos valeurs pour faire du cash... À qui va cet argent (où est-ce qu'il aboutit en réalité)? Combien quelque ministre reçoit-il en pourcentage de ce "don" (je me pose cette question car la contradiction entre le discours et les actes est trop grosse)?

    La contradiction est si évidente qu'il y a anguille sous roche; en définitive, il s'agirait d'un paravent, d'un autre effort mercantile pour dilapider le trésor public aux mains d'une clique alors qu'on proclame le faire au nom de quelque effort humaniste...
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  • Gravelon - Inscrit
    5 novembre 2010 10 h 00
    À M. Tremblay
    Vous vous trompez, selon l'ONU Omar Khader est un enfant soldat, il avait moins de 18 ans au moment de sa capture, il était mineur et selon la convention internationale dont la Canada est signataire, il a le statut d'enfants soldat. Ou bien les règles s'appliquent sur tout le monde de la même façon, ou bien elles ne s'appliquent pas, mais commencer à appliquer la loi selon la couleur de la peau, de la religion, du sexe ou de l'appartenance ethnique, C'EST DE LA DISCRIMINATION.
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  • Jean-Marc Corbeil - Abonné
    5 novembre 2010 10 h 12
    Enfant soldat?
    Certains commentateurs réfutent la notion d'enfant soldat comme étant applicable au jeune Kadr. Ce qui est certain, c'est qu'Omar Kadr aurait commis l'acte qui lui est reproché à l'âge de 15 ans. En admettant, qu'il faisait partie d'une organisation terroriste, et non d'une faction armée contre un état, il est alors un délinquant mineur au sens des lois des États-Unis. De plus, si cette organisation terroriste n'est qu'un groupe de bandits qui s'attaquent à des intérêts États-Uniens, Omar Kadr aurait alors été arrêté dans le cadre d'une opération "policière" sur le territoire Afghan. Dans ce cas, Omar Kadr serait un déliquant juvénile qui aurait dû être traité comme tel par les autorités judiciaires des É.U.
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    5 novembre 2010 10 h 19
    Confusion
    Lorsque l'on juge des personnes au Canada, on ne se base pas sur des opinions personnelles. Dans ce pays, un adulte a au moins 18 ans et c'est de cette façon que la loi voit les choses.

    Omar Khadr est un citoyen canadien par dessus le marché et il doit être traité comme tel, même s'il était un être abject comme Russell Williams.

    De plus, s'il était effectivement considéré comme un soldat, on ne pourrait l'accuser d'avoir assassiné un ennemi. Si tel était le cas, on compterait beaucoup de criminels, surtout parmi ceux qui lancent des bombes sur les pauvres gens, massacrés par milliers au nom des dommages collatéraux. Du haut de leur drones assassins anonymes, ces gens liquident froidement des familles entières et retournent tranquillement dans leur famille après «la guerre».

    Quant au gouvernement Harper, ce dernier vit dans le passé comme toujours. On voit bien que cette attitude est teintée de condescendance colonisatrice. En résumé, aidons ces pauvres imbéciles de pays sous-développés à se débarrasser de leurs coutumes arriérées d'utiliser les enfants pour faire la guerre ou travailler. En même temps, il ne se voit pas et ne comprend même pas que pour faire des remontrances, il faut d'abord montrer une élévation morale qu'ils n'ont pas du tout.
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  • France Marcotte - Abonnée
    5 novembre 2010 10 h 34
    Le lecteur et la nouvelle
    Khayman, votre remarque est intéressante, surtout quand vous dites que la façon dont on formule un titre décide un lecteur à lire ou non un article ou à ne retenir que ce titre. Mais dans ce titre j'ai vu pour ma part autre chose que vous (il y a donc une question d'interprétation). J'ai pensé qu'on voulait ici faire un équilibre avec les torts attribués à ce gouvernement ces derniers temps, redorer son blason. Mais je me suis bien vite rappelé qu'il s'agissait du Devoir et en lisant le nom de la journaliste, j'ai tout de suite déduit que je devais me tromper, donc, j'ai lu l'article...jusqu'au bout, parce que j'ai confiance. Il y a tout de même eu un moment d'hésitation. Pourquoi donc?
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  • Guy Lemieux - Inscrit
    5 novembre 2010 11 h 02
    On juge le jeune mais pas le vieux....
    Y a t il un âge légal ou judiciable pour tuer ? Ici nous le jugerons peût être à la cour de la jeunesse après sa sentence américaine et l autre année à purger au Canada .Mais il y aura peût être prescription ..L éducation aurait elle une implication ? La légitime défence dans ce cas précis . La fierté du patrimoine familial serait à évaluer . Maintenant restera t il au Canada apres le procès d intention qu il fera peût être ?
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  • Gebe Tremblay - Inscrit
    5 novembre 2010 11 h 15
    Oh qu'il est beau son fusil !
    Vous savez comment ça coûte ce fusil ? Et les munitions ?

    Pour ce prix-là, ce petit peut se construire une maison !

    C'est bien le Canada et les USA, la France, Israel, qui leur fournissent ces beaux joujoux n'est-ce pas ?

    Il leur faut donc de nouveaux millions !

    La guerre c'est la base de l'économie d'usure dans laquelle on nous tient.
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  • Duchêne Denys Mehdi - Inscrit
    5 novembre 2010 11 h 18
    Les fanatiques islamophobes
    @ A.Réhel, J. Lafond, R. Tremblay

    @ A. Réhel ( 09 H 00)

    Ce n,est pas parce qu'il était parti à la guerre ( à 9 ans ????) qu'on doit le dédommager, c,est parce qu'il est une victime et que le gouvernement a violé ses droits et collaborer à la torture d'un enfant. S'opposer à cela, c'est être un individu aux idées d'une époque très lointaine qui n'a rien à voir avec la justice moderne mais plutôt avec le Moyen âge.

    @ J.Lafond ( 09 H 19)

    Prétendre comme vous le faites que les motivations des avocatEs de Khadr ne seraient basées que par l'appât du gain, relève de l'insulte envers les facultés de droits et de la profession et envers tous les avocatEs qui ont des valeurs autres que les vôtres basées sur la vengeance, la «gueule» de la victime et l'idéologie réactionnaire moyennâgeuse. Et Khadr était dans une situation de légitime défense au moment des faits.

    @ R. Tremblay

    Khadr a quitté le Canada à 9 ans et non 4. On en a marre de votre désinformation à odeur de purin. Vous êtes sur une tribune sérieuse ici pas sur une radio poubelle ! Et ne vous en déplaise, et cela vous ne pourrez changer quoi que ce soit à cette réalité : KHADR EST NÉ AU CANADA ET JURIDIQUEMENT, IL A LE MÊME STATUT QUE VOUS EN TANT QUE CITOYEN CANADIEN.

    Ce cas Khadr nous a démontré manifestement une réalité. C'est qu'on savait qu'avant ce cas il y avait de l'islamophobie au Québec, maintenant il y a de l'islamophobie fanatique. Mais bon, il y a des tribunaux et des Chartes qui nous protègenet contre ces gens là.(Hamdoullilah !)
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    5 novembre 2010 11 h 18
    Difficile à comprendre
    Une armée nationale ne doit pas enrôler des enfants de moins de 15 ans mais quand un jeune se retrouve dans une bande armée, que ce soit une armée nationale, un groupe insurgé ou une bande criminelle de mercenaires, on est enfant soldat jusqu'à l'âge de 18 ans. En droit international, tout comme en droit national canadien, un jeune de moins de 18 ans doit être jugé par un tribunal pour adolescent (Tribunal de la jeunesse au Québec) pour quelque crime que ce soit, sauf circonstances exceptionnelles, sur ordonnance d'un juge de la cour pour adolescents. C'est certain que le langage de la diplomatie internationale et du droit n'est pas facile pour tout le monde mais c'est ça la réalité et l'article est fondé sur cette réalité.

    Si Khadr pouvait avoir droit à une réparation du gouvernement canadien, ce ne serait pas en vertu de ses actes criminels lors d'un combat mais plutôt en raison des gestes posés par le gouvernement canadien, qui a activement participé à des gestes illégaux, comme la torture et l'emprisonnement sans procès, qui sont des violations flagrantes des droits de tout individu. Si le Canada avait agi légalement, en respectant son droit interne et le droit humanitaire international, Khadr n'aurait aucun recours contre le gouvernement canadien mais nos chers Conservateurs, aveuglés par leur idéologie extrémiste, ont entraîné le gouvernement et les Canadiens dans cette violation des droits d'une personne et il est possible que les tribunaux n'aient d'autre alternative que d'ordonner une compensation financière.

    C'est pas la faute d'un ti-cul comme Khadr si nous sommes dans cette situation mais bien à cause de Harper et sa clique, avec la complicité du gouvernement libéral de Paul Martin qui était au pouvoir quand le tout a commencé.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    5 novembre 2010 12 h 22
    À Monsieur Mehdi
    Vous m'avez mal lu, Monsieur Mehdi, ou pas lu complètement. Oui, je pense que les avocats de Khadr ne voient finalement que les dollars, ou disons que les dollars à venir pèsent très lourd dans la balance. J'ajouterais, que je les comprend très bien.

    Tant qu'au petit lui même, je n'ai rien contre lui. Bien au contraire. Il a toute ma compassion, et tant qu'à moi, je le libérerais immédiatement s'il n'y avait pas cette question de tous ces $millions.

    Mon problème est justement tous ces $millions que la charte canadienne donne dans ces cas. Mon problème est aussi avec les nombreux gens qui pensent très naivement que l'affaire Khadr est autre chase que tous ces $millions.
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  • oracle - Abonné
    5 novembre 2010 12 h 24
    Cher monsieur Rehel .
    Vous n'arrêtez décidément pas de démontrer que Ré(h)el ne rime pas forcément avec réalité. Si vous êtes capable de me brandir des statistiques sur le pourcentage des enfants "kidnappés" pour combattre et ceux qui se sont laissés attirer par la "sécurité alimentaire" et autres avantages mineurs des camps de bandits, je poursuivrai avec vous le débat.

    Pierre-Michel Sajous
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    5 novembre 2010 12 h 30
    Le délire de M. Rehel...
    Pour M. Rehel le cas du jeune Omar Kadr est tout à fait unique et donc il ne s'agit aucunement d'un enfant soldat.

    Ce jugement, qu'il répand d'un forum du Devoir à l'autre, s'appuie à n'en pas douter sur une ignorance pleinement VOLONTAIRE. Dans les conventions internationales que le Canada (auquel, soit dit en passant, il se montre tout à coup tellement attaché) a signé, est-il dit par qui ces enfants doivent être embrigadés pour être considérés comme des enfants soldats? Nullement!!! C'est comme si la loi décidait par qui les enfants violés ou abusés sexuellement doivent l'être pour être considérés comme des victimes!!!

    Qu'il l'ait été par son père, un immam, le pape, un groupe de criminels ou de terroristes ou le gouvernement d'un pays n'a aucune importance: comme tous les enfants soldats, à partir de l'âge de 9 ans Kadr a été déraciné, embrigadé, armé, et entraîné à tuer (ou à violer) des êtres humains, et il n'était pas en mesure de consentir dû à son âge. Tout cela contrevient aussi à la Convention sur les droits des enfants que le Canada à signé. Affirmer le contraire c'est du délire ou de la malhonnêteté. J'opterais, dans le cas de M. Rehel, pour cette dernière option...
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  • Fernando Shériff - Abonné
    5 novembre 2010 12 h 34
    Enfants soldats ...
    À mon avis, la photo de "L'une" est truquée. Le jeune a reçu un casque trop grand pour lui et le chargueur est mis à l'envers, pour preuve, le sens des cartouches.

    L article est très bon !
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  • Khayman - Abonné
    5 novembre 2010 12 h 42
    Renforcement
    Mme Marcotte,

    Si Le Journal de Montréal avait utilisé le même titre d'article, là il n'y aurait eu aucune hésitation. On imagine bien, avec l'orientation idéologique des médias de l'Empire, ce qu'un article titré avec les mots « État », « dépense » et « Khadr de ce monde » aurait véhiculé comme message.

    Moi aussi j'ai remis les choses en perspective en me disant que j'avais affaire à un article du Devoir. Ce journal décrie l'attitude du gouvernement canadien dans le cas Khadr depuis des années et on se doute bien que l'article va aller dans le même sens. Cependant, je ne connais pas cette journaliste et son point de vue sur la chose, ni son style habituel d'écriture. Et c'est là que je me demande jusqu'où la lecture d'un article journalistique doit faire intervenir ce genre de chose.

    Je suis mal à l'aise. Même si je sais que le Devoir a des orientations idéologiques bien définies, j'aurais cru qu'une certaine éthique journalistique aurait limité ces dernières aux éditoriaux, libres opinions, idées, perspective ou autres cahiers spéciaux. Publier un « éditorial » (car je crois que cet article est un éditorial) en première page me semble un énième exemple du mélange des genres omniprésent dans nos médias. Ce mélange des genres était décrié il y a quelques années. Aujourd'hui, même Radio-Canada et Le Devoir le pratiquent sans aucune pudeur.

    Mais bon, j'imagine qu'ils n'ont pas le choix. Dans le contexte des bouleversements engendrés par les nouvelles technologies, chaque média tente de trouver sa niche écologique pour survivre. On adapte donc ses articles en présentant une sélection des faits dictée par ce que le lectorat demande. Dans le cas du Devoir, le lectorat est de type « gauche caviar ».

    La tendance va continuer de s'alourdir. Il en sera ainsi tant que le Conseil de presse du Québec n'aura pas de dents.
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  • Eric Allard - Abonné
    5 novembre 2010 12 h 50
    Quel acte criminel?
    Si je me souviens bien, selon la charte de l'ONU, toute personne prenant les armes sur son territoire pour combattre une force d'occupation étrangère est considérée comme un combattant légal, au même titre qu'un soldat formellement engagé par une armée nationale.

    Comme l'armée américaine (et d'autres, dont la nôtre) étaient clairement des forces d'occupation étrangères, il n'aurait jamais dû y avoir arrestation du jeune Khadr, ou d'autres combattants. Au même titre que les résistants français durant la deuxième guerre mondiale, les combattants afghans qui se sont battus contre les forces d'occupation étaient dans leurs droits... peu importe les raisons pour lesquelles l'Afghanistan a été attaqué.

    De plus, le parti Libéral, et ensuite Conservateur, ont clairement démontré que les droits des ressortissants canadiens sont reliés directement à leur couleur de peau, ou à leurs croyances ou allégeances. Car il ne faut pas oublier que c'est le PLC qui était au pouvoir lorsque Khadr a été arrêté, et qui a refusé de le rapatrier.

    Mais bien plus, ce sont les Étatsuniens qui ont démontré qu'ils considèrent que les lois sont faites pour assujettir leur domination sur le reste de la planète. Alors qu'ils refusent catégoriquement que leurs combattants soient jugés par d'autre états, ou même par un tribunal pénal international, eux se réservent le droit d'arrêter, de déporter, de détenir, de torturer et de faire passer devant des tribunaux bidons les ressortissants étrangers qui les opposent.
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  • I. Belanger - Inscrit
    5 novembre 2010 13 h 01
    sidérée !
    Je suis sidérée par les propos de certains intervenants !

    Pour vous, un enfant forcé à vieillir prématurément n'est plus un enfant ? En suivant cette logique, un enfant d'ici abusé par un membre de la famille et forcé de s'occuper de ses jeunes frères et soeurs, de faire le ménage et les courses dès son plus jeune âge qui ferait face à la justice devrait être jugé comme un adulte, alors qu'un autre vivant dans la ouate pourrait être jugé au tribunal de la jeunesse ? C'est vraiment n'importe quoi !

    D'autre part, je ne comprends pas très bien le message concernant Trudeau qu'on peut lire dans à peu près tous les articles concernant Khadr. D'abord, permettez-moi de vous annoncer que Khadr n'est pas Québécois. C'est un choc pour vous, non ?

    Je pense que Harper a beaucoup plus à craindre d'offusquer son électorat de l'Ouest dont dépend son pouvoir que de verser des millions en dédommagement à Khadr. De toute façon, si dès le départ, les droits de Khadr n'avait pas été bafoués et qu'il avait immédiatement été rapatrié, jamais il n'aurait été question de dédommagement. Là, ça serait la moindre des choses qu'il soit dédommagé pour l'horreur qu'il a vécu et continue de vivre.

    N'en déplaise à certains, en tant que Canadien, il serait alors libre de circuler, donc d'aller vivre où il veut sur la planète avec ses millions. En tout cas, si j'étais lui, c'est ce que je ferais, car je n'aurais aucune envie de côtoyer des gens qui m'ont laissé vivre cet enfer sans broncher.
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  • Paul Charron - Inscrit
    5 novembre 2010 13 h 09
    Un nouveau vocable
    J'aime beaucoup le titre qui coiffe cet article.

    Je propose qu'on utilise dorénavant, dans ce pays, le terme "khadr" (avec un k minuscule) pour désigner un enfant-soldat: un khadr.

    Ça se dit bien. Ça ressembkle même à "cadet".

    L'usage de ce néologisme aurait le mérite de conserver dans nos mémoires l'ignominie que nous avons commise à l'endroit de ce garçon: citoyen canadien et mineur en regard duquel le Canada a nié ses règles de droits et ses coutumes.

    De plus chaque utilisation du terme constituerait un hommage mérité à la compassion de M. Stephen Harper.

    Paul Charron, Lévis
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  • Georges Hubert - Inscrit
    5 novembre 2010 13 h 31
    Chargeur !
    Dites donc M. Shériff, le chargeur mis à l'envers ... et le casque trop grand ... faut avoir l'oeil ! ... Vous risqueriez d'être tiré par ce jeune sachant que le chargeur .. est "à l'envers"? Et croyez-vous que les marchands d'arme font des mesures pour les têtes d'enfants-soldats ?
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  • Georges Hubert - Inscrit
    5 novembre 2010 14 h 56
    Si...
    Si nous avions Omar Khadr devant nous ... à qui de nous pourrions demander : "Comment apprécie-t-il les démocraties ? Les États-Unis et le Canada ?" Celles qui s'auto-gratifient, qui se bondent le torse ... du titre de "démocrates" les plus accomplies !? Que répondrait-il ?
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  • Claude Archambault - Inscrit
    5 novembre 2010 14 h 57
    Le cas Khadr
    ce jeune de correspond en rien à l'enfant soldat.

    Un soldat porte un uniforme, il est identifiable comme un combattant, il ne se cache pas dans la population, il affronte l’ennemi de front et sans lâcheté.

    Un enfant est une personne innocente et dont on peu abuser de l'innocence on peu être un enfant à 25 ans comme on peu être un adulte à 13 ans. Plusieurs civilisation on le rite de passage à l'adulte vers 13 ans. L'age comme seul critère ne suffit pas à la définition.

    Enfant soldat: Dans la la majorité des cas, c'est un jeune, qui d'après les critère occidentaux basé sur l'age seulement joint volontairement ou comme c'est le cas le plus fréquent, contre son gré une force combattante armée identifiable.

    Le cas Khadr ne correspond pas à rien de cela, il était entrainé de son plus jeune age par sa famille, (valeur familiale) à détester les valeur occidental. Il se trouvais en zone de guerre depuis le début et même avant la déclaration de guerre. Il a combattu en terroriste parce qu'il et s'est confrère se cachaient parmi la population locale.

    Preuve certaine de sa culpabilité, depuis quand un civil innocent garde des grenade à la maison?


    ET pour M Allard. OUI je veu que mon gouvernement canadien prenne en compte l’allégeance de nos canadien quand il faut les défendre à l’extérieur du pays, si il on combattu contre nous, il faut leur retirer leur citoyenneté, leur allégeance doit être UNIQUEMENT au Canada si ils veulent être protégés.
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  • Claude Lemire - Abonné
    5 novembre 2010 15 h 53
    Et pendant ce temps là...
    Et pendant ce temps là, George W Bush qui a fait assasiner des centaines de milliers d'hommes va MOURIR DANS SON LIT sans avoir fait un seul jour de prison....

    Et pendant ce temps là, le soldat américain, qui du fonds d'un bureau aux USA pilote son "drone" qui sème la mort quelque part au Moyen-Orient, va se coucher la consicence en paix: il a fait son devoir en tuant des méchants et des mécréants!
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  • I. Belanger - Inscrit
    5 novembre 2010 15 h 58
    Enfant-soldat
    Selon le protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant, la définition du terme « enfant soldat » - reconnue par les experts en la matière - stipule : « toute personne de moins de dix-huit ans qui fait partie d’une quelconque force armée ou d’un quelconque groupe armé, officiel ou non, en quelque qualité que ce soit - notamment, mais non exclusivement en tant que combattant, cuisinier, porteur, messager ou tout accompagnateur de tels groupes, autre que des membres de la famille. Cette définition comprend également les filles recrutées à des fins sexuelles ou pour un mariage forcé. Elle ne se limite donc pas seulement aux enfants qui portent ou ont porté des armes ».
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    5 novembre 2010 16 h 08
    Comprend pas?
    Je ne sais pas ce qui n'est pas clair dans le fait que selon le droit international ET le droit canadien, un enfant est une personne âgée de MOINS DE 18 ANS. Quel que soit le mode de vie ou la famille d'une personne de moins de 18 ans SELON LA LOI C'EST UN ENFANT. Il me semble que c'est assez clair et que ça se comprend bien, non? Ensuite, c'est un Tribunal pour enfants qui DOIT S'OCCUPER DES ENFANTS pas un tribunal pour adultes. C'est ça la règle de droit au Canada, aux États-Unis et en droit international.

    D'autre part, et ça c'est peut-être plus difficile à comprendre, mais un Canadien qui prend les armes contre le Canada dans un pays étranger peut être accusé, au Canada, de haute-trahison (article 46 (1)(c), (3)(a) et 47 (1) du Code criminel du Canada) et quand c'est le cas, il doit être traduit en justice sans délai, devant un tribunal (pour enfants dans le cas d'un accusé de 12 ans et plus et de moins de 18 ans) qui soit indépendant et impartial. Khadr et sa famille sont des Canadiens, sujets aux dispositions sur la trahison et si le gouvernement conservateur n'a pas cru bon de les accuser de trahison c'est qu'il n'y a probablement pas de preuve à cet effet, autrement on ne peut douter qu'ils auraient déposé des accusations, compte tenu de leur attitude evers Omar.

    Donc, dans tout ça, c'est le gouvernement Harper qui ne fait pas sa job et qui continue à violer des droits d'un de ses citoyens. Ça c'est assez simple.
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  •  
  • Duchêne Denys Mehdi - Inscrit
    5 novembre 2010 16 h 09
    Les errements de C. Archambault
    1) Vous définissez le jeune Khadr comme un terroriste, hors il n,a été prouvé nulle part que Khadr a tué des civils,

    A) Tué un soldat (ce qui n'a pas été prouvé selon l'émission Fifth Estate de CBC) n'est nullement un acte terroriste. Vous adoptez ainsi le dictionnaire de l'État voyou étatsunien réécrit par Bush et ses faucons.

    Terrorisme : Un individu, un groupe d'individus, un État ou groupe d'État qui sème la terreur auprès de population civile.

    B) À l'époque où Khadr a été capturé, les Talibans et Moudjahidines arabes n,avaient pas encore utilisé la technique des attentats dans la population civile. Cela est arrivé trois ans plus tard. et importé d'Irak,

    2) Khadr n'était pas un civil au moment des faits. Il faisait le djihad: résistance face à des occupants étrangers non-musulmans en terre musulmane. À ce titre, il était un combattant. Les É.U lui ont donné le titre de combattant illégal. Mais il n'y a rien de plus légitime et légal selon l'Islam que le djihad. Le jeune a été manipulé par son père dès son jeune âge pour se lancer dans cette opération. Mais il était malgré tout bel et bien un combattant, un guerrier.
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  • Augustin Rehel - Inscrit
    5 novembre 2010 17 h 09
    Les répétitions de Medhi
    Vous vous répétez, mon cher Medhi, avec vos définitions qui prouvent bien ce que nous disons autrement.

    Le jeune Khadr est un mercenaire et un terroriste qui s'est mis au service du réseau d'Al-Qaïda. Il a été fait prisonnier, et traité comme un combattant ennemi, emprisonné, jugé et condamné.

    Vous reconnaissez au jeune le droit de faire le djihad, mais vous ne reconnaissez pas aux États Unis le droit de le faire prisonnier, parce qu'il est un enfant. Dans mon livre à moi, un enfant ne fait ni le djihad, ni la guerre.. et si, d'aventure, il le fait, il doit répondre de ses actes.

    Vous manquez de logique dans votre désir d'absoudre les djihadistes et les terroristes des crimes qu'ils commettent tous les jours.
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  • Claude Archambault - Inscrit
    5 novembre 2010 17 h 23
    m rousseau
    quand vous commettez un crime à l'extérieur du Canada, vous êtes soumis au loi de ce pays et non du Canada. Pour votre information aux USA il est légale dans certain état de condamner à mort un jeune de moins de 18 ans qui a commis un meurtre et il n'y a pas de tribunal pour enfant dans plusieurs états.

    Ici au Québec nous avons une âme beaucoup trop tendre, il y a beaucoup de jeune de plus de 16 ans qui auraient du se retrouvé enfermé en prison pour au moins 25 ans si ce n'est pas pour le reste de leur vie. Attaquer une vieille personne et que celle ci meurt des conséquences de ce geste devrait apporter à ses auteurs la cage soudé fermé pour le reste de ces jours même si il a 15 ans.
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  • Roland Berger - Abonné
    5 novembre 2010 17 h 27
    L'histoire se répète
    Au Moyen-Âge, un jeune adolescent formé aux armes est convaincu par les messagers du Pape qu'il est de son devoir de joindre les armées des rois chrétiens pour aller délivrer la Terre Sainte des mains des musulmans. Sur le terrain, il tue quelques-uns d'entre eux. Revenu dans son village de France, il est le héros des héros, à deux cheveux d'être canonisé. Il est pourtant une victime de la propagande haineuse, à l'instar d'Omar Khad.
    Roland BERGER
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  • B Landry - Inscrit
    5 novembre 2010 17 h 52
    Enfant/soldat versus héros
    Certains ici condamnent très facilement Khadr car il aurait été endoctriné très jeune et qu'il a tué un pôvre américain, enlevant ainsi un père à ses enfants.

    Imaginons l'inverse alors, le soldat blesse et tue (achève???) ce jeune de 15 ans. Ce soldat aurait-t-il été endoctriné dès son plus jeune âge pour devenir un héros plus tard en se prosternant dès sa tendre enfance devant le drapeau national ? Lui aurait-on par hasard inculqué que sa culture est supérieure à celle d'autres cultures, car son pays défend le bien contre le mal ?

    En somme, deux individus nés en occident se retrouve face à face dans des contrés étrangères, un jeune démuni dans des ruines, entouré de blessés et de morts et complètement apeuré et un soldat qui a déjà fait plusieurs morts qui est armé jusqu'aux dents.

    Les deux tirent.....

    Si le jeune meurt le soldat obtient une médaille
    Si le soldat meurt, le jeune est accusé de crime de guerre.

    Plus absurde que ça...tu meurs non ?

    Ok ça peut faire simpliste de résumer la situation comme ça, mais regardons bien la situation... combien de guerres les États-Unis ont-ils engagé depuis 70 ans, combien ont-ils investit dans les machines de guerre depuis 70 ans, combien de traité internationaux ont-ils été les seuls à refuser de signer ? Et on accuse leurs adversaires de se défendre et de devenir fanatiques....
    faudrait un jour être cohérent et cesser d'entretenir les machines de guerre, ça serait un début
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  •  
  • Pierre Rousseau - Inscrit
    5 novembre 2010 19 h 55
    Non M. Archambault
    Vous êtes dans l'erreur. Il est très possible de poursuivre au Canada un Canadien qui a commis un crime à l'étranger - il y a des dispositions très claires à cet égard. C'est le cas du crime de trahison et de haute-trahison.

    Aux USA ce sont les Juvenile Courts qui s'occupent des jeunes dans tous les états sauf 4 et on peut y juger un jeune en adulte soit avec son consentement, soit avec un ordre de la Juvenile Court. Il y a aussi au-dessus de 1000 "Youth Courts" ou "Teen Courts" qui sont essentiellement des processus de déjudiciarisation pour les délits mineurs. Il y a beaucoup de nuances dans le processus américain qui serai un peu trop long à expliquer ici mais les enfants sont généralement traités très différemment des adultes.
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  •  
  • christineB - Inscrit
    5 novembre 2010 23 h 01
    Il faut être honnête...
    Il faut être honnête... on joue avec les mots tout dépendant de nos préjugés ou de notre propension à être racisme envers les arables depuis le 11 septembre.

    Mais les faits sont des faits, un enfant est un enfant et un enfant ne peut être accusé de crime de guerre. D'autant plus qu'il n'y a aucune preuve valable que Khadr à lancé la grenade en question, (voir l'excellent reportage à enquête sur le sujet).

    Ces accusations sont tellement absurdes et pathétiques que j'ai honte d'être une canadienne associé à cette parodie de justice.
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  • Marc Lemieux - Inscrit
    6 novembre 2010 21 h 31
    Khader a ce qu'il mérite
    Khadr a ce qu'il mérite, on sait tous qu'il était un (très) proche d'Al Qaida par son père et il a reconnu avoir tué de sang froid, parodie de justice? Je trouve que pour un tribunal militaire ça ne se termine pas si mal que ça pour lui, l'armée n'est pas toujours tendre avec ennemi.

    Un ado? Quand on a quinze ans on est plus un enfant, on sait ce qu'on fait et il totalement inapproprié et même ridicule de penser que si on a moins de 18 ans on n'est pas encore responsable de ses actes (j'ai 17 ans et demi!)

    Quant au racisme anti musulman vous savez très bien, à moins d'une grande naïveté, qu'au moins certains d'entre eux, pour ne pas dire plus, supportent tacitement ce genre d'actes, et ils ne sont pas plus endoctrinés dans leur culture que nous ne le sommes dans la notre.

    C'est plutôt un choc culturel, le choc culturel avec, navré de le dire, des sous développés fanatiques, je sais c'est très mal comme expression mais c'est bien le centre du problème
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  • Jeannot Vachon - Inscrit
    7 novembre 2010 10 h 53
    Stephen Harper aime les enfants soldats qui sont sages
    Le Devoir, ce vendredi, nous apprend que le gouvernement Harper a dépensé plus de 18 millions de dollars en trois ans pour convaincre les Colombiens, les Népalais et les Soudanais de réintégrer leurs propres enfants soldats. Or, avec son traitement de l’affaire Omar Khadr, Stephen Harper donne un très mauvais exemple.

    La ligne de conduite qu’il propose serait la suivante : L’enfant soldat était-il sans uniforme au moment de sa capture? Le soupçonne-t-on d’avoir tué quelqu’un? Faisait-il partie d’une organisation qui, pour défendre une cause, a commis des actes criminels? Ou encore, s’opposait-il au pouvoir en place, fut-il arrivé là par un renversement militaire du gouvernement précédent?

    Si vous répondez oui à une seule de ces questions et que vous avez porté des accusations très graves contre l’enfant, vous pouvez le poursuivre comme un adulte, l’emprisonner pour de très longues période sans moyen de défense, soutirer des preuves par la torture aux fins de sa condamnation, utiliser un tribunal militaire pour le juger.

    Enfin bref, faites-en ce que vous voulez car Stephen Harper s’en lave les mains et puis, de toute façon, il n’aime que les enfants sages.
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  • Marc Lemieux - Inscrit
    7 novembre 2010 12 h 17
    Les enfants soldats
    Lorsqu'on fait abstraction de la question de l'indépendance du Québec, et qu'on regarde la politique fédérale de Harper, j'espère ne choquer personne mais je trouve qu'il gouverne très bien le Canada.

    Aider les enfants soldats, ouvrir les portes à - soit disant - 250.000 immigrants par an (combien restent? Puisque pour être immigrant reçu par le Canada ou le Québec les critères de sélection sont tels que quasiment seuls les Occidentaux peuvent appliquer) tout cela est bien évidement de la politique, mais effectivement dans un contexte où il est très difficile de faire quoi que ce soit sans que les lobbys de tous bords ayant raison par défaut, libéraux en particulier, bloquent toute réforme, sans être élus, dans une démocratie.

    Alors on contourne, et c'est très habile, et ce qui permet de renvoyer, par exemple, tous les faux réfugiés, dont on ne sait rien, qui envahissent les rues et qui sont l'immigration problématique, ici et ailleurs.

    Pour les enfants soldats, il va de soi qu'en aider certains permet de donner un contre argument aux détracteurs de la politique qui a concerné Khader, même si de toutes façon Khader n'était pas un soldat, ou alors un soldat de Dieu.

    Il est aussi Canadien que moi je suis Ouzbek, et il est juste de bloquer les nationalités passe droit qui garantissent la sécurité à certains, voir une certaine légitimité à des comportement inacceptables.
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  • Jeannot Vachon - Inscrit
    7 novembre 2010 13 h 34
    Un enfant de 15 ans n’a pas le libre arbitre de ses actes selon Harper

    Stephen Harper est ambigu quant au libre arbitre des mineurs. C’est son gouvernement qui a retiré aux jeunes de 14 et 15 ans le libre choix de leurs activités sexuelles. Pire, il veut renforcer les règles et les sentences pour les délits sexuels.

    Ainsi, avec un écart de 6 ans d’un mineur de 14 ou 15 ans, la sexualité qui était autrefois permise est maintenant de l’agression sexuelle, peu importe si c’est le plus jeune qui l’a souhaité et a fait tout ce qu’il faut pour que ça se réalise. Le plus vieux qui, avant l’ère conservatrice, aurait eu comme châtiment qu’on fronce les sourcils devant des gestes qui manquent d’éthique, sera maintenant classé pour le restant de ses jours comme un criminel pédophile. Il purgera une sentence minimale de prison imposée par cette nouvelle loi et en subira les multiples conséquences.

    Il en sera de même avec la prostitution, mais alors là on se rend à 17 ans. Le jeune de 17 ans ne peut solliciter un client de son libre arbitre. Il est alors une victime et le client est un agresseur sexuel, un pédophile. Pas question alors de présenter une défense d’invitation ou de consentement. À 17 ans en n’a pas le libre arbitre de vendre son corps. Réaliser une telle vente est une agression dont on est victime; on est autant protégé qu’un tout petit enfant. De plus la règle de 5 ans ne s’applique pas. Le client de 18 ans d’une prostituée de 17 ans sera marqué à vie du sceau de pédophile.

    Il y a là un manque de cohérence de la part de Stephen Harper qui voudrait juger comme des adultes les jeunes à partir de 14 ans et leur dénier alors la voie de la réhabilitation.
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  • Sebastien Desjardins - Inscrit
    8 novembre 2010 13 h 47
    aucun sens tout ca...
    C'est vraiment triste de lire tous ces commentaires, personnellement, enfant soldat ou pas, ce procès n'avait pas lieu d'être... Toute cette islamophobie d'ignorant créé de toute pièce par nos super justiciers du monde les USA depuis 2001 ne fait aucun sens.... Le mot justice n'a définitivement pas la même signification pour chacun d'entre nous.

    Plein l'cul de la guerre !!!!!!!!!
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  • Yves Claudé - Inscrit
    9 novembre 2010 06 h 36
    Une culture archaïque de la vengeance ?

    Dans l'acharnement du gouvernement Harper à ne pas respecter les droits du citoyen canadien Omar Khadr, n'y-a-t'il pas cet esprit biblique et archaïque de vengeance à tout prix ?
    Harper et ses serviles disciples d'un ordre moral traditionnaliste ne semblent pas conscients des effets contre-productifs de leur pathétique acharnement dans l'Affaire Khadr ? S'agit-il de faire de cet enfant-soldat un héro pour tous les jeunes de ce monde qui sont révoltés par les entreprises guerrières états-uniennes et sionistes ? Le Tribunal de l'Histoire sera-t-il indulgent pour les responsables politiques de ces entreprises guerrières qui ont provoqué la mort de centaines de milliers d'Humains ?

    À la culture archaïque de la vengeance, je préfère, quitte à rester dans des références religieuses ..., la "belle histoire" d'un Jésus intervenant pour empêcher la lapidation de Marie-Madeleine !

    Yves Claudé
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  • Augustin Rehel - Inscrit
    9 novembre 2010 16 h 54
    Une nationaalité tronquée
    «Il est aussi Canadien que moi je suis Ouzbek...»

    Je ne suis pas sûr de cela. Je parierais qu'il ne le savait même pas. Il vivait au Pakistan depuis l'âge de 4 ans. Comment voulez-vous qu'il sache qu'il était Canadien?? Maintenant qu'il l'a appris, il va s'en servir!
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  • Nelson - Inscrit
    9 novembre 2010 17 h 15
    SI LE QUÉBEC ÉTAIT ENVAHIE, SACCAGÉ, BOMBARDÉ, MASACRÉ, LES ADOSLECENTS PRENDRAIENT LES ARMES AUSSI.
    Si le Québec se retrouvait dans la situation des pays ou femmes et enfants font la guerre, nos femmes et adolescents la feraient aussi.

    Rien n'empêche dans la nature humaine que femmes et adolescents se portent à la défense de leur famille, de leurs biens, de leurs pays, en cas que soit nécessaire.
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  • Malartic - Inscrit
    10 novembre 2010 13 h 16
    L'affaire Omer Khadr
    Dans tout ce débat sur Omer Khadr mon coeur sympatise avec l'enfant-soldat mais mon cerveau vas le sacrifier comme exemple qui ne devrait pas se répéter. Le Canada a signé une "entente" sur les
    enfants-soldat, soit. Maintenant, si on est contre l'usage des enfants comme soldat, comment expliquer qu'on en prenne un en provenance du Canada?
    Ou sont les recruteurs? Sa mére vie toujours à Toronto; pourquoi n'a t'elle pas rapportée son absence? Le Canada a été récupérer son frère ainé au Pakistan après qu'il fut blessé dans une escarmouche ou il était avec des terroriste; et Khadr père avait amené le petit Omar à 12 ans dans les camps d'entraînement Al-Qaida. Il y a matière à poursuite criminelle, et également pour Immigration Canada une bonne raison pour explusé la famille Khadr hord du Canada!....
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