Le Canada doit se réengager à l'international, dit Ignatieff
Le pays devrait commencer par «remettre son casque bleu»
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Michael Ignatieff était devant le Conseil des relations internationales de Montréal, hier.
Le Canada doit jouer un plus grand rôle sur la scène internationale et, pour y arriver, il doit s'engager plus activement dans les affaires de l'ONU, a affirmé hier Michael Ignatieff. Le chef libéral propose des idées, notamment de revenir aux opérations de maintien de la paix et de s'occuper des enfants soldats.
Le Canada a «gaspillé une rare occasion d'être au poste de commande» lorsqu'il a échoué dans sa tentative d'obtenir un siège au prestigieux Conseil de sécurité de l'ONU, le 12 octobre dernier. Et s'il ne veut pas revivre ce triste événement dans 10 ans, il doit commencer à y voir dès maintenant, a soutenu hier le chef du Parti libéral du Canada, Michael Ignatieff, devant le parterre du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).
Michael Ignatieff a d'abord affirmé qu'il était «ridicule» de le blâmer pour cette défaite, comme l'a fait le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon. «On a beaucoup exagéré mon influence à l'échelle mondiale!», a-t-il dit, sourire aux lèvres, avant de reprendre son sérieux. «C'est une condamnation claire de notre politique étrangère.»
Le Canada «doit se réengager» dans les affaires de l'ONU, affirme le chef libéral, qui reconnaît que l'organisme international n'est pas «parfait». «Mais c'est là que se prennent des décisions capitales.»
Michael Ignatieff affirme que le Canada devrait commencer par «remettre son casque bleu». Ottawa arrive au 50e rang des pays contributeurs, avec 200 soldats sous le drapeau de l'ONU. «En temps normal, le Canada affectait au moins 3000 militaires par année à des missions de l'ONU», a-t-il dit.
Par contre, pas question d'intervenir n'importe où et n'importe comment, a-t-il prévenu. «Il faut que la mission soit bien définie et que notre capacité militaire soit adéquate.» Il ne faut pas «revivre le Rwanda», a-t-il lancé.
M. Ignatieff n'a pas écarté l'idée qu'un gouvernement libéral envoie des soldats en République démocratique du Congo (RDC), où des milices attaquent des civils. Il y a un an, l'ONU a demandé l'aide du Canada pour cette mission de paix, mais Ottawa a dit non. «Je serais d'accord, à certaines conditions. Il ne faut pas s'engager dans un conflit sans fin», a dit Michael Ignatieff.
Une campagne contre les enfants soldats?
Le chef libéral a également avancé l'idée que le Canada lance une campagne mondiale pour prévenir l'usage des enfants soldats, «un cancer qui se répand», a-t-il dit. «Ce serait un beau projet, nous pourrions devenir le pays qui prend en charge cette campagne internationale.» M. Ignatieff a évidemment fait le lien avec Omar Khadr, qui est devenu en fin de semaine le premier enfant soldat jugé et condamné par un tribunal occidental depuis 50 ans.
Parmi les autres actions que le Canada doit prendre sur la scène internationale, le chef libéral a mentionné la lutte contre les changements climatiques et des investissements plus importants en Afrique et en Asie.
Au Proche-Orient, le Canada doit revenir à une position plus «équilibrée», a-t-il dit. «Le gouvernement a utilisé la politique étrangère pour faire élire des députés conservateurs.» Ottawa doit insister sur le fait que deux États — Israël et la Palestine — doivent cohabiter dans cette région, dit le chef libéral. «Une politique équilibrée, ça ne veut pas dire être neutre. On ne peut pas rester neutre quand il s'agit de terrorisme et d'un État démocratique. Mais il faut insister sur le fait qu'il y a un territoire à partager et qu'il faut être juste. Notre siège au Conseil de sécurité aurait pu servir à ça: protéger nos amis d'Israël et défendre les droits des Palestiniens.»
Le Canada a «gaspillé une rare occasion d'être au poste de commande» lorsqu'il a échoué dans sa tentative d'obtenir un siège au prestigieux Conseil de sécurité de l'ONU, le 12 octobre dernier. Et s'il ne veut pas revivre ce triste événement dans 10 ans, il doit commencer à y voir dès maintenant, a soutenu hier le chef du Parti libéral du Canada, Michael Ignatieff, devant le parterre du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).
Michael Ignatieff a d'abord affirmé qu'il était «ridicule» de le blâmer pour cette défaite, comme l'a fait le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon. «On a beaucoup exagéré mon influence à l'échelle mondiale!», a-t-il dit, sourire aux lèvres, avant de reprendre son sérieux. «C'est une condamnation claire de notre politique étrangère.»
Le Canada «doit se réengager» dans les affaires de l'ONU, affirme le chef libéral, qui reconnaît que l'organisme international n'est pas «parfait». «Mais c'est là que se prennent des décisions capitales.»
Michael Ignatieff affirme que le Canada devrait commencer par «remettre son casque bleu». Ottawa arrive au 50e rang des pays contributeurs, avec 200 soldats sous le drapeau de l'ONU. «En temps normal, le Canada affectait au moins 3000 militaires par année à des missions de l'ONU», a-t-il dit.
Par contre, pas question d'intervenir n'importe où et n'importe comment, a-t-il prévenu. «Il faut que la mission soit bien définie et que notre capacité militaire soit adéquate.» Il ne faut pas «revivre le Rwanda», a-t-il lancé.
M. Ignatieff n'a pas écarté l'idée qu'un gouvernement libéral envoie des soldats en République démocratique du Congo (RDC), où des milices attaquent des civils. Il y a un an, l'ONU a demandé l'aide du Canada pour cette mission de paix, mais Ottawa a dit non. «Je serais d'accord, à certaines conditions. Il ne faut pas s'engager dans un conflit sans fin», a dit Michael Ignatieff.
Une campagne contre les enfants soldats?
Le chef libéral a également avancé l'idée que le Canada lance une campagne mondiale pour prévenir l'usage des enfants soldats, «un cancer qui se répand», a-t-il dit. «Ce serait un beau projet, nous pourrions devenir le pays qui prend en charge cette campagne internationale.» M. Ignatieff a évidemment fait le lien avec Omar Khadr, qui est devenu en fin de semaine le premier enfant soldat jugé et condamné par un tribunal occidental depuis 50 ans.
Parmi les autres actions que le Canada doit prendre sur la scène internationale, le chef libéral a mentionné la lutte contre les changements climatiques et des investissements plus importants en Afrique et en Asie.
Au Proche-Orient, le Canada doit revenir à une position plus «équilibrée», a-t-il dit. «Le gouvernement a utilisé la politique étrangère pour faire élire des députés conservateurs.» Ottawa doit insister sur le fait que deux États — Israël et la Palestine — doivent cohabiter dans cette région, dit le chef libéral. «Une politique équilibrée, ça ne veut pas dire être neutre. On ne peut pas rester neutre quand il s'agit de terrorisme et d'un État démocratique. Mais il faut insister sur le fait qu'il y a un territoire à partager et qu'il faut être juste. Notre siège au Conseil de sécurité aurait pu servir à ça: protéger nos amis d'Israël et défendre les droits des Palestiniens.»
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