Moratoire sur les commandites - Les festivals seront branchés sous peu
13 juin 2002
Canada
Le ministre des Travaux publics, Ralph Goodale, prendra une décision très prochainement à propos du moratoire imposé au programme de commandites, moratoire qui met en péril la viabilité financière de plusieurs festivals estivaux.
«Le ministre a imposé un moratoire sur le programme. Il est en train de changer le système. Il aura quelque chose à annoncer, je l'espère, dans les jours à venir», a indiqué en Chambre le premier ministre Jean Chrétien.
Le Devoir avait révélé la semaine dernière que le Festival Juste pour rire était dans l'incertitude parce que sa commandite de 350 000 $ avait été bloquée. Les frais du Festival ayant déjà été engagés (la grande messe de l'humour débute dans quatre semaines), ses organisateurs craignent pour son équilibre budgétaire.
Pas question pour autant de verser des sommes forfaitaires à ces événements question qu'ils passent l'année, a averti M. Goodale. «Même si je veux répondre rapidement, je dois m'assurer que les contribuables en ont pour leur argent.»
«Je sais que ce délai a été difficile pour beaucoup d'organisations locales. Mais je sais aussi que bien qu'ils croient à la validité et au succès de leurs événements locaux, ils croient à la transparence, l'imputabilité et l'intérêt public. J'essaye d'équilibrer ces deux aspects.»
Un témoin hésitant
Par ailleurs, Charles Guité, l'ex-fonctionnaire à la retraite qui a dirigé le programme de commandites, a fait savoir par son avocat qu'il ne comparaîtra pas devant le comité des Comptes publics pour répondre aux questions des députés. On attend toujours la réponse de son successeur Pierre Tremblay. MM. Guité et Tremblay ont été identifiés par la Vérificatrice générale comme ayant contrevenu à «toutes les règles» de gestion publique.
Le comité décidera ce matin s'il émettra une citation à comparaître pour M. Guité, ce qui aurait le même poids qu'un sub poena. Techniquement, un comité de la Chambre des communes peut faire emprisonner un témoin qui refuse de se présenter devant lui. La dernière fois que ce pouvoir a été utilisé, c'était en 1913.
«Le ministre a imposé un moratoire sur le programme. Il est en train de changer le système. Il aura quelque chose à annoncer, je l'espère, dans les jours à venir», a indiqué en Chambre le premier ministre Jean Chrétien.
Le Devoir avait révélé la semaine dernière que le Festival Juste pour rire était dans l'incertitude parce que sa commandite de 350 000 $ avait été bloquée. Les frais du Festival ayant déjà été engagés (la grande messe de l'humour débute dans quatre semaines), ses organisateurs craignent pour son équilibre budgétaire.
Pas question pour autant de verser des sommes forfaitaires à ces événements question qu'ils passent l'année, a averti M. Goodale. «Même si je veux répondre rapidement, je dois m'assurer que les contribuables en ont pour leur argent.»
«Je sais que ce délai a été difficile pour beaucoup d'organisations locales. Mais je sais aussi que bien qu'ils croient à la validité et au succès de leurs événements locaux, ils croient à la transparence, l'imputabilité et l'intérêt public. J'essaye d'équilibrer ces deux aspects.»
Un témoin hésitant
Par ailleurs, Charles Guité, l'ex-fonctionnaire à la retraite qui a dirigé le programme de commandites, a fait savoir par son avocat qu'il ne comparaîtra pas devant le comité des Comptes publics pour répondre aux questions des députés. On attend toujours la réponse de son successeur Pierre Tremblay. MM. Guité et Tremblay ont été identifiés par la Vérificatrice générale comme ayant contrevenu à «toutes les règles» de gestion publique.
Le comité décidera ce matin s'il émettra une citation à comparaître pour M. Guité, ce qui aurait le même poids qu'un sub poena. Techniquement, un comité de la Chambre des communes peut faire emprisonner un témoin qui refuse de se présenter devant lui. La dernière fois que ce pouvoir a été utilisé, c'était en 1913.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

