Statut de réfugié refusé - La clémence demandée pour des Colombiens
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Des manifestants se sont réunis hier devant les bureaux d’Immigration Canada à Montréal.
Gloria Patricia Uribe et ses deux enfants, Sarah et Michelle, âgées respectivement de 2 et 10 ans, seront expulsées aujourd'hui en Colombie, où elles risqueraient la mort, à moins que le gouvernement de Stephen Harper ne fasse preuve de «clémence».
Des manifestants massés, hier avant-midi, devant les bureaux d'Immigration Canada ont exhorté le ministre Jason Kenney de faire en sorte que la ressortissante colombienne et ses jeunes enfants se voient remettre un permis de séjour temporaire afin qu'elles puissent rester au pays.
Mme Uribe ne peut retourner dans son pays d'origine sans courir le risque d'être assassinée, a fait valoir son avocat. Des groupes paramilitaires auraient tenté, en 1999, d'extorquer de l'argent à son oncle, Luis Alfonso Ifaza, avec qui elle habitait. M. Ifaza, un éleveur de bovins, aurait refusé de verser la moitié de ses recettes, ce qui entraîna une série de violentes représailles. Son cousin a notamment été assassiné, en 2004, par des hors-la-loi. Ceux-ci auraient laissé sur le corps mutilé de la victime un mot menaçant de mort ses proches. Mme Uribe et sa fille aînée se sont ensuite envolées vers les États-Unis puis le Canada, où elle y demanda l'asile.
La Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR) n'a toutefois pas cru que des menaces de mort pesaient toujours sur elle et a opposé un refus, en mai 2009, à sa demande de statut de réfugiée. La Cour fédérale en est arrivée, vendredi dernier, à la même conclusion.
Des manifestants massés, hier avant-midi, devant les bureaux d'Immigration Canada ont exhorté le ministre Jason Kenney de faire en sorte que la ressortissante colombienne et ses jeunes enfants se voient remettre un permis de séjour temporaire afin qu'elles puissent rester au pays.
Mme Uribe ne peut retourner dans son pays d'origine sans courir le risque d'être assassinée, a fait valoir son avocat. Des groupes paramilitaires auraient tenté, en 1999, d'extorquer de l'argent à son oncle, Luis Alfonso Ifaza, avec qui elle habitait. M. Ifaza, un éleveur de bovins, aurait refusé de verser la moitié de ses recettes, ce qui entraîna une série de violentes représailles. Son cousin a notamment été assassiné, en 2004, par des hors-la-loi. Ceux-ci auraient laissé sur le corps mutilé de la victime un mot menaçant de mort ses proches. Mme Uribe et sa fille aînée se sont ensuite envolées vers les États-Unis puis le Canada, où elle y demanda l'asile.
La Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR) n'a toutefois pas cru que des menaces de mort pesaient toujours sur elle et a opposé un refus, en mai 2009, à sa demande de statut de réfugiée. La Cour fédérale en est arrivée, vendredi dernier, à la même conclusion.
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