samedi 4 février 2012 Dernière mise à jour 00h43
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Statut de réfugié refusé - La clémence demandée pour des Colombiens

Marco Bélair-Cirino   9 septembre 2010  Canada
Des manifestants se sont réunis hier devant les bureaux d’Immigration Canada à Montréal.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Des manifestants se sont réunis hier devant les bureaux d’Immigration Canada à Montréal.
Gloria Patricia Uribe et ses deux enfants, Sarah et Michelle, âgées respectivement de 2 et 10 ans, seront expulsées aujourd'hui en Colombie, où elles risqueraient la mort, à moins que le gouvernement de Stephen Harper ne fasse preuve de «clémence».

Des manifestants massés, hier avant-midi, devant les bureaux d'Immigration Canada ont exhorté le ministre Jason Kenney de faire en sorte que la ressortissante colombienne et ses jeunes enfants se voient remettre un permis de séjour temporaire afin qu'elles puissent rester au pays.

Mme Uribe ne peut retourner dans son pays d'origine sans courir le risque d'être assassinée, a fait valoir son avocat. Des groupes paramilitaires auraient tenté, en 1999, d'extorquer de l'argent à son oncle, Luis Alfonso Ifaza, avec qui elle habitait. M. Ifaza, un éleveur de bovins, aurait refusé de verser la moitié de ses recettes, ce qui entraîna une série de violentes représailles. Son cousin a notamment été assassiné, en 2004, par des hors-la-loi. Ceux-ci auraient laissé sur le corps mutilé de la victime un mot menaçant de mort ses proches. Mme Uribe et sa fille aînée se sont ensuite envolées vers les États-Unis puis le Canada, où elle y demanda l'asile.

La Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR) n'a toutefois pas cru que des menaces de mort pesaient toujours sur elle et a opposé un refus, en mai 2009, à sa demande de statut de réfugiée. La Cour fédérale en est arrivée, vendredi dernier, à la même conclusion.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    jeudi 9 septembre 2010 11h00
    Deux poids, deux mesures.
    Quand il s'agit de Tamouls, le Canada ouvre les portes toutes grandes même si la guerre civile est terminée au Sri Lanka et que ces gens s'organisent pour venir ici illégalement par bateau et on sait que plus de 90% sont acceptés au Canada avec le statut de réfugiés. Mais quand il s'agit de la Colombie, le Commission ferme les yeux sur la situation intolérable de ce pays, toujours en guerre civile. Ce n'est pas trop surprenant quand on tient compte du fait que le gouvernement Harper est très près de l'extrême droite colombienne de l'ex président Uribe et que ce dernier a fait une campagne de propagande très efficace pour dépeindre la Colombie comme un pays qui était maintenant stabilisé en vue d'obtenir un traité de libre-échange avec le Canada.

    C'est loin de la vérité et ce pays compte encore des assassinats de défenseurs des droits de l'homme, de chefs autochtones et de paysans. La semaine dernière un avocat qui représenait les victimes d'une fraude pyramidale a été assassiné à Pasto, ville du sud du pays. De plus, ce pays compte le plus grand nombre de personnes déplacées internes après le Soudan, avec plus de 4 millions de réfugiés internes.

    Ce que cette réfugiée raconte, c'est le propre de plusieurs Colombiens qui vivent dans la terreur et la peur de se faire assassiner pour toutes sortes de raisons. Ce pays ne poursuit pas les criminels et il compte au-delà de 90% de crimes impunis selon La Semana. Que la Commission semble ignorer cette situation est scandaleux et il est très probable que cette femme et ses enfants vont être les prochaines victimes de cette guerre civile si on les retourne en Colombie. Ces gens-là ne viennent pas ici avec gaieté de coeur mais ils sont obligés de partir car quiconque connaît la Colombie sait que ce pays est magnifique.

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
1 réaction
1 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012