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Trois partis fédéraux courtisent Benoit Pelletier

Alec Castonguay   2 septembre 2010  Canada
Benoit Pelletier<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Benoit Pelletier
Même si les élections fédérales semblent improbables à court terme, les partis politiques sont à la chasse aux candidats de prestige. Et l'ancien ministre libéral provincial Benoit Pelletier est dans la mire de trois formations: le Parti conservateur, le Parti libéral du Canada et le NPD.

Benoit Pelletier est professeur à l'Université d'Ottawa depuis son départ de l'Assemblée nationale, en 2008. Il était député de Chapleau, dans l'Outaouais. L'ancien ministre confirme avoir été approché de manière informelle par trois partis fédéraux, même si les discussions «ne sont pas très sérieuses pour l'instant», dit-il. N'empêche, M. Pelletier ne ferme pas la porte à la possibilité de faire le saut en politique fédérale un jour.

Lors d'une entrevue accordée au quotidien Le Droit, le ministre conservateur Lawrence Cannon, qui représente une circonscription dans l'Outaouais, a confirmé que Benoit Pelletier est courtisé par son parti. «Ce serait une candidature très intéressante pour nous et sans doute que M. Pelletier peut contribuer à l'action politique dans la région comme il l'a fait dans le passé, et s'il décidait que c'est avec nous, je serais très heureux de tout ça», a indiqué M. Cannon au quotidien.

Benoit Pelletier affirme toutefois qu'un retour en politique ne fait pas partie de ses priorités et que les élections étant encore loin, ses réflexions à ce sujet ne sont pas très avancées.

Le Parti conservateur, le Parti libéral du Canada et le NPD sont en quête de visages connus au Québec à la prochaine élection. Le chef libéral, Michael Ignatieff, a récemment perdu son conseiller pour le Québec, Jean-Marc Fournier, qui a effectué un retour en politique provinciale avec Jean Charest. Le Parti conservateur cherche un porte-parole d'envergure dans la province, tandis que le NPD souhaite mieux entourer Thomas Mulcair, son seul député au Québec.

Avant son départ de Québec, Benoit Pelletier était ministre des Affaires intergouvernementales. Il est un spécialiste des questions constitutionnelles et des relations Québec-Ottawa.
 
 
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  • Jean-François Trottier
    Abonné
    jeudi 2 septembre 2010 02h28
    Le grand courtois
    L'auteur du fédéralisme de courtoisie devrait alors nous expliquer pourquoi il se joint à un parti fédéral qui n'adoptera aucune de ses positions constitutionnelles. Décidément, il a une bonne tête de francophone de service...
    Ce serait amusant de le voir devenir conservateur. Il était contre la diminution du pourcentage de la députation Québécoise aux communes. Il aura tout le loisir de nous expliquer ce qui le fait changer d'idée.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    jeudi 2 septembre 2010 08h00
    Pelletier se cherche
    Il serait très révélateur s'il se cherchait une deuxième pension. Quant aux droits exclusifs du Québec demander quelque chose ne s'imagine pas. Le courage de Pelletier est légendaire.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    jeudi 2 septembre 2010 14h11
    Dommage
    Je croyais qu'il était un défenseur de l'autonomie du Québec. Je me suis trompé.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    vendredi 3 septembre 2010 13h35
    Pelletier se fait attendre
    Un fédéralisme harmonisé ça veut dire quoi en bout de ligne. Le statu quo est trop risqué et doit être diminué comme dans le cas de la Bourse de Montréal et l'Agence des valeurs mobilières.Les droits exclusifs du Québec sont assurément trop exigeants. Le négociateur en chef de l'insignifiance se rend disponible à Ottawa pour s'occuper des affaires du Québec à contraindre. Et puis sa pension sera doublée. Ce charmant Benoît Pelletire est sans limite d'enthousiasme envers cette platitude harmonisée.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 4 septembre 2010 00h24
    Tous les fédéralistes le veulent
    Quel brillant stratège que ce Pelletier! Peu de politiciens canadiens sont autant en demande ces jours-ci. Une superstar quoi! Je me demande pourquoi l'Université d'Ottawa le laisserait partir à titre de Professeur de droit constitutionnel avec pension naturellement. Et pourquoi ne pas poursuivre une thèse sur la Constitution de Trudeau 1982, pour dévoiler ses solutions exceptionnelles. Les amendements Pelletier pour la postérité harmonieuse!

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