Langues officielles - Les commissaires canadiens s'inquiètent d'une baisse d'attention
Ottawa — Au terme d'une première rencontre à cinq pour discuter de l'état des langues officielles au Canada, les commissaires linguistiques du pays ont appelé les gouvernements fédéral et provinciaux à maintenir la défense des langues officielles au sommet de leur liste de priorités.
Les commissaires du Canada, du Nouveau-Brunswick, de l'Ontario, du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest ont fait valoir, par voie de communiqué hier, que «des efforts importants doivent être faits pour améliorer la vitalité des communautés linguistiques en situation minoritaire».
Si les préoccupations varient d'une province à l'autre, et d'un échelon gouvernemental à un autre, reste qu'une «attention particulière» doit être portée aux enjeux linguistiques, a plaidé Robin Cantin, porte-parole du commissaire aux langues officielles du Canada, Graham Fraser.
«C'est une déclaration de principes, davantage qu'un appel à des actions précises», a-t-il expliqué, en entrevue téléphonique.
Il s'agit, selon M. Cantin, de s'assurer de «garder les questions linguistiques au centre des préoccupations gouvernementales, surtout à long terme».
La rencontre entre les cinq commissaires s'est tenue à Sudbury, en marge du «Colloque international Langue et territoire», qui se déroulera jusqu'à vendredi dans la province ontarienne qui compte 600 000 francophones.
Le commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Michel Carrier, a pour sa part soutenu qu'il ne fallait pas baisser les bras, car la bataille linguistique est une bataille de longue haleine.
«Pour assurer la vitalité des communautés linguistiques minoritaires, il faut viser plus haut, aller plus loin [...] des défis importants demeurent, et un leadership fort et constant est primordial pour les relever», a-t-il souligné, dans le communiqué conjoint diffusé par les cinq ombudsmans.
La commissaire aux langues du Nunavut, Alexina Kublu — qui doit non seulement défendre l'anglais et le français, mais aussi les langues autochtones parlées sur son territoire —, a pour sa part fait valoir qu'«être en mesure de s'exprimer dans sa langue est un droit démocratique important».
La Loi sur les langues officielles assure aux Canadiens le droit à des services en anglais et en français dans les institutions fédérales du pays.
Le texte a été adopté à la fin des années 1960 et entame sa cinquième décennie, a rappelé dans la déclaration écrite M. Fraser, qui est le président d'honneur du colloque.
Les commissaires du Canada, du Nouveau-Brunswick, de l'Ontario, du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest ont fait valoir, par voie de communiqué hier, que «des efforts importants doivent être faits pour améliorer la vitalité des communautés linguistiques en situation minoritaire».
Si les préoccupations varient d'une province à l'autre, et d'un échelon gouvernemental à un autre, reste qu'une «attention particulière» doit être portée aux enjeux linguistiques, a plaidé Robin Cantin, porte-parole du commissaire aux langues officielles du Canada, Graham Fraser.
«C'est une déclaration de principes, davantage qu'un appel à des actions précises», a-t-il expliqué, en entrevue téléphonique.
Il s'agit, selon M. Cantin, de s'assurer de «garder les questions linguistiques au centre des préoccupations gouvernementales, surtout à long terme».
La rencontre entre les cinq commissaires s'est tenue à Sudbury, en marge du «Colloque international Langue et territoire», qui se déroulera jusqu'à vendredi dans la province ontarienne qui compte 600 000 francophones.
Le commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Michel Carrier, a pour sa part soutenu qu'il ne fallait pas baisser les bras, car la bataille linguistique est une bataille de longue haleine.
«Pour assurer la vitalité des communautés linguistiques minoritaires, il faut viser plus haut, aller plus loin [...] des défis importants demeurent, et un leadership fort et constant est primordial pour les relever», a-t-il souligné, dans le communiqué conjoint diffusé par les cinq ombudsmans.
La commissaire aux langues du Nunavut, Alexina Kublu — qui doit non seulement défendre l'anglais et le français, mais aussi les langues autochtones parlées sur son territoire —, a pour sa part fait valoir qu'«être en mesure de s'exprimer dans sa langue est un droit démocratique important».
La Loi sur les langues officielles assure aux Canadiens le droit à des services en anglais et en français dans les institutions fédérales du pays.
Le texte a été adopté à la fin des années 1960 et entame sa cinquième décennie, a rappelé dans la déclaration écrite M. Fraser, qui est le président d'honneur du colloque.
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