Devoirs d'été
L'an dernier, lors de la réunion de son caucus à Sudbury, le chef libéral Michael Ignatieff avait mis le feu aux poudres en annonçant tout de go, sans l'accord de ses députés, que l'heure de Stephen Harper était venue. La menace était audacieuse, mais surtout suicidaire puisque son parti n'avait pas les moyens de l'appuyer et que les Canadiens, moins d'un an après le scrutin de 2008, la désapprouvaient avec véhémence. La leçon fut coûteuse et, à la veille de la réunion de cette semaine à Baddeck, en Nouvelle-Écosse, personne n'envisageait une répétition de ce cafouillage. S'il est question d'élections, ce ne sera pas avant d'en avoir discuté en caucus.
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