Armes à feu: l’abolition du registre divise les Canadiens
L’abolition du registre des armes à feu revient au centre des débats à Ottawa et un nouveau sondage montre que les Canadiens sont nombreux à souhaiter sont démantèlement. Sauf au Québec, qui fait bande à part.
Selon le coup de sonde Angus Reid rendu public ce matin, 44 % des Canadiens souhaitent que le registre des armes d’épaule soit aboli par Ottawa, contre 35 % qui souhaitent son maintien. Près de 21 % des répondants ont dit ne pas savoir.
Les chiffres ont bougé depuis l’automne 2009, alors que la maison de sondage avait posé la même question. Il y a un an, 51 % des répondants étaient en faveur d’abolir le registre. Il y a donc une baisse de 7 points en 12 mois. Le nombre de gens en faveur du maintien a peu changé. C’est le nombre d’indécis qui a augmenté de 6 points.
Un débat qui prend de l’ampleur
Le débat sur l’abolition du registre des armes d’épaule reprend de l’ampleur, puisqu’un projet de loi privé, le projet C-391 de la députée conservatrice Candice Hoeppner, sera voté dès le retour des élus en Chambre, à la fin du mois de septembre. Les députés conservateurs vont tous appuyer le projet de loi, alors que le Bloc québécois et le Parti libéral vont tenter de lui barrer la route. Le sort du registre sera alors entre les mains du NPD, où les troupes sont divisées sur le sujet.
Hier, les 1000 membres de l’Association des chefs de police du Canada, réunis en congrès à Edmonton, ont voté à l’unanimité en faveur d’une résolution qui demande le maintien du registre des armes à feu. Le chef de police de Toronto, Bill Blair, a déclaré que les policiers consultaient le registre 11 000 fois par jour et qu’il ne coûtait que quatre millions de dollars par année à utiliser. Il a toutefois coûté plus d’un milliard de dollars à mettre en place.
Contrairement aux policiers, le gouvernement Harper le juge inefficace. Les agriculteurs, les chasseurs et les premières nations ont demandé son abolition.
Le Québec à part
Dans le sondage Angus Reid, on constate sans surprise que le Québec fait bande à part. La province francophone est la seule à soutenir le registre, dans une proportion de 51 %. Près de 32 % des Québécois souhaitent sa disparition.
Ailleurs, la réputation du registre n’est pas très bonne. Dans les provinces atlantiques (48 %), en Ontario (42 %), au Manitoba et en Saskatchewan (65 %), en Alberta (59 %) et en Colombie-Britannique (45 %), la proportion de gens qui souhaite mettre la hache dans le registre dépasse celle qui souhaite son maintien.
Par ailleurs, 70 % des Canadiens estiment que la violence perpétrée avec des armes à feu est un problème «sérieux» ou «très sérieux» au Canada.
Le port d’arme légal?
Angus Reid a également demandé aux répondants si les citoyens devraient avoir le droit de porter des armes au pays. Près de 40 % jugent que cela devrait être légal, contre 45 % qui estiment que ce devrait être illégal. Environ 15 % ne savent pas.
Les disparités régionales sont toutefois importantes. Le Québec (54 %) et l’Ontario (53 %) jugent que ce devrait être illégal de porter des armes au pays, alors qu’au Manitoba/Saskatchewan (65 %), en Atlantique (53 %), en Alberta (51 %) et en Colombie-Britannique (45 %), les répondants sont plus nombreux à souhaiter que le port d’arme soit légal.
Selon le coup de sonde Angus Reid rendu public ce matin, 44 % des Canadiens souhaitent que le registre des armes d’épaule soit aboli par Ottawa, contre 35 % qui souhaitent son maintien. Près de 21 % des répondants ont dit ne pas savoir.
Les chiffres ont bougé depuis l’automne 2009, alors que la maison de sondage avait posé la même question. Il y a un an, 51 % des répondants étaient en faveur d’abolir le registre. Il y a donc une baisse de 7 points en 12 mois. Le nombre de gens en faveur du maintien a peu changé. C’est le nombre d’indécis qui a augmenté de 6 points.
Un débat qui prend de l’ampleur
Le débat sur l’abolition du registre des armes d’épaule reprend de l’ampleur, puisqu’un projet de loi privé, le projet C-391 de la députée conservatrice Candice Hoeppner, sera voté dès le retour des élus en Chambre, à la fin du mois de septembre. Les députés conservateurs vont tous appuyer le projet de loi, alors que le Bloc québécois et le Parti libéral vont tenter de lui barrer la route. Le sort du registre sera alors entre les mains du NPD, où les troupes sont divisées sur le sujet.
Hier, les 1000 membres de l’Association des chefs de police du Canada, réunis en congrès à Edmonton, ont voté à l’unanimité en faveur d’une résolution qui demande le maintien du registre des armes à feu. Le chef de police de Toronto, Bill Blair, a déclaré que les policiers consultaient le registre 11 000 fois par jour et qu’il ne coûtait que quatre millions de dollars par année à utiliser. Il a toutefois coûté plus d’un milliard de dollars à mettre en place.
Contrairement aux policiers, le gouvernement Harper le juge inefficace. Les agriculteurs, les chasseurs et les premières nations ont demandé son abolition.
Le Québec à part
Dans le sondage Angus Reid, on constate sans surprise que le Québec fait bande à part. La province francophone est la seule à soutenir le registre, dans une proportion de 51 %. Près de 32 % des Québécois souhaitent sa disparition.
Ailleurs, la réputation du registre n’est pas très bonne. Dans les provinces atlantiques (48 %), en Ontario (42 %), au Manitoba et en Saskatchewan (65 %), en Alberta (59 %) et en Colombie-Britannique (45 %), la proportion de gens qui souhaite mettre la hache dans le registre dépasse celle qui souhaite son maintien.
Par ailleurs, 70 % des Canadiens estiment que la violence perpétrée avec des armes à feu est un problème «sérieux» ou «très sérieux» au Canada.
Le port d’arme légal?
Angus Reid a également demandé aux répondants si les citoyens devraient avoir le droit de porter des armes au pays. Près de 40 % jugent que cela devrait être légal, contre 45 % qui estiment que ce devrait être illégal. Environ 15 % ne savent pas.
Les disparités régionales sont toutefois importantes. Le Québec (54 %) et l’Ontario (53 %) jugent que ce devrait être illégal de porter des armes au pays, alors qu’au Manitoba/Saskatchewan (65 %), en Atlantique (53 %), en Alberta (51 %) et en Colombie-Britannique (45 %), les répondants sont plus nombreux à souhaiter que le port d’arme soit légal.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

