Les policiers canadiens veulent garder les armes d'épaule dans le registre
Les armes d'épaule doivent continuer à figurer au Registre national des armes à feu, croit l'Association canadienne des chefs de police (ACCP), dont les délégués ont voté massivement en ce sens hier dans le cadre de leur conférence annuelle à Edmonton.
Les chefs de police s'opposent ainsi au projet de loi C-391 de la députée conservatrice Candice Hoeppner, qui vise à exclure les armes d'épaule du registre, laissant présager son démantèlement complet. Les députés doivent voter sur ce projet de loi le 22 septembre.
«C'est un peu frustrant, franchement, parce qu'il y a beaucoup d'idéologie» dans ce débat, a dit le chef de la police de Toronto, Bill Blair, à la CBC hier. Le chef de la police de Toronto, qui siège au sein du groupe de travail spécial de l'ACCP sur le registre, croit «qu'une bonne partie du ressentiment entourant le registre vient d'anciennes préoccupations liées à sa mise en place», qui ne sont plus d'actualité. Selon lui, les policiers consultent le registre 11 000 fois chaque jour au pays. Il compte le défendre auprès du public et des élus en vue du vote prochain à Ottawa.
Le vote d'hier s'est tenu en l'absence de Marty Cheliak. Avant d'être remplacé la semaine dernière, le directeur du Programme canadien des armes à feu a coprésidé le comité chargé du rapport qu'ont entériné les chefs de police. À Ottawa, l'opposition avait interprété son remplacement comme une manoeuvre visant à écarter un opposant du projet de loi de Mme Hoeppner. Initialement, Marty Cheliak devait d'ailleurs recevoir hier un prix de l'ACCP.
En campagne en vue du vote prochain, la députée Candice Hoeppner a mis en doute la représentativité de la position exprimée par les chefs de police. Le président de l'Association canadienne des policiers (ACP), «[Charles] Momy, et [Bill] Blair, continuent à défendre un registre inutile et peu fiable, a-t-elle affirmé par voie de communiqué. Au nom de qui exactement parlent-ils?»
Contrairement à l'ACP et à l'ACCP, elle avance que «la grande majorité des policiers demandent l'abolition du registre». Mme Hoeppner s'appuie sur un sondage mené par un policier d'Edmonton, Randy Kuntz, qui admet lui-même que ses résultats «sont loin d'être scientifiques» dans un communiqué de la Canadian Shooting Sports Association daté du 20 août. Il a appelé les policiers à s'exprimer sur le registre par l'entremise d'un magazine spécialisé et affirme que 2631 lui ont répondu, dont 2410 qualifiaient le registre d'inutile.
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Avec La Presse canadienne
Les chefs de police s'opposent ainsi au projet de loi C-391 de la députée conservatrice Candice Hoeppner, qui vise à exclure les armes d'épaule du registre, laissant présager son démantèlement complet. Les députés doivent voter sur ce projet de loi le 22 septembre.
«C'est un peu frustrant, franchement, parce qu'il y a beaucoup d'idéologie» dans ce débat, a dit le chef de la police de Toronto, Bill Blair, à la CBC hier. Le chef de la police de Toronto, qui siège au sein du groupe de travail spécial de l'ACCP sur le registre, croit «qu'une bonne partie du ressentiment entourant le registre vient d'anciennes préoccupations liées à sa mise en place», qui ne sont plus d'actualité. Selon lui, les policiers consultent le registre 11 000 fois chaque jour au pays. Il compte le défendre auprès du public et des élus en vue du vote prochain à Ottawa.
Le vote d'hier s'est tenu en l'absence de Marty Cheliak. Avant d'être remplacé la semaine dernière, le directeur du Programme canadien des armes à feu a coprésidé le comité chargé du rapport qu'ont entériné les chefs de police. À Ottawa, l'opposition avait interprété son remplacement comme une manoeuvre visant à écarter un opposant du projet de loi de Mme Hoeppner. Initialement, Marty Cheliak devait d'ailleurs recevoir hier un prix de l'ACCP.
En campagne en vue du vote prochain, la députée Candice Hoeppner a mis en doute la représentativité de la position exprimée par les chefs de police. Le président de l'Association canadienne des policiers (ACP), «[Charles] Momy, et [Bill] Blair, continuent à défendre un registre inutile et peu fiable, a-t-elle affirmé par voie de communiqué. Au nom de qui exactement parlent-ils?»
Contrairement à l'ACP et à l'ACCP, elle avance que «la grande majorité des policiers demandent l'abolition du registre». Mme Hoeppner s'appuie sur un sondage mené par un policier d'Edmonton, Randy Kuntz, qui admet lui-même que ses résultats «sont loin d'être scientifiques» dans un communiqué de la Canadian Shooting Sports Association daté du 20 août. Il a appelé les policiers à s'exprimer sur le registre par l'entremise d'un magazine spécialisé et affirme que 2631 lui ont répondu, dont 2410 qualifiaient le registre d'inutile.
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Avec La Presse canadienne
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