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Réfugiés tamouls - La fausse invasion

Josée Boileau   19 août 2010  Canada
Quatre cent quatre-vingt-douze Tamouls débarquant en sol canadien ont suffi pour susciter un tollé. Méfiance, mécontentement, xénophobie: on a tout entendu, notamment du gouvernement conservateur qui a été le premier à brandir le spectre de l'arrivée de terroriste. Et pourtant, le Canada n'est ni menacé, ni envahi.
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  • Michel Paillé
    Abonné
    jeudi 19 août 2010 09h32
    Moins de 2% sur une base annuelle
    Pour relativiser ces 492 Tamouls dans l’ensemble de l’immigration canadienne, je ferai simplement remarquer qu’ils ne représentent même pas 2% du nombre total de réfugiés que le Canada admet annuellement. En moyenne au cours des 5 dernières années, le Canada a reçu 28 200 réfugiés. Ils ne comptaient que pour 11,3% des 250 000 immigrants admis en moyenne entre 2005 et 2009 inclusivement.
    MP, démographe
    Québec
    Site internet : http://michelpaille.com

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    jeudi 19 août 2010 10h58
    Ce dont on n'entend pas parler: les passeurs
    Bien d'accord avec vous, on ne peut parler ici d'une invasion.

    Par contre, l'industrie des passeurs semble se raffiner et devenir de plus en plus lucrative et organisée. D'après les dizaines de milliers de dollars demandés aux passagers, ils semblent cibler une classe éduquée et en moyens. Le gouvernement semble vouloir suivre la piste de l'argent, suspectant qu'il sera versé aux Tigres Tamouls, mais ne semble pas s'intéresser aux passeurs en tant que tel.

    J'aimerais bien qu'on parle des passeurs, a-t-on questionné le propriétaire et les membres de l'équipage du bateau? Ont-ils un statut légal? On pourrait le penser car tous les passagers avaient des papiers en règle. Je suis bien ignorante dans ce domaine et aimerais mieux comprendre ce phénomène qui semble nouveau.

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    jeudi 19 août 2010 19h03
    Groupes criminels
    Il faut se replacer dans le contexte qu'une personne du Sri Lanka peut immigrer au Canada et aussi demander le statut de réfugié. Mais la procédure à suivre exige que la personne fasse sa demande dans le pays d'origine et attende d'être acceptée avant de venir ici. L'autre moyen de venir est d'obtenir un visa de tourisme ou pour visiter sa famille, ce qui est requis des Sri Lankais car c'est un des pays où un visa pour venir au Canada est requis.

    Il semble donc que ces gens qui sont venus en bateau sont des gens qui ne pouvaient pas obtenir de visas ou qui ne pouvaient immigrer légalement. Il appert que des groupes criminels dont le but est de faire de l'argent en contournant les lois et en amenant des gens ici, sachant que le Canada ne retournera pas les gens qui demandent le statut de réfugié s'ils sont sur le sol canadien. Selon les nouvelles, le coût du passage serait de 30 000 à 50 000$ par personne, ce qui pourrait faire environ 20 millions de dollars pour ce voyage (ils escomptent évidemment perdre le bateau dans l'opération).

    Évidemment, les Tamouls comme les autres nationaux dont la vie est en péril sont bienvenus et il ne s'agit pas d'une question d'invasion ou de race en particulier. C'est une question que des groupes criminels (saura-t-on jamais lesquels?) défient les lois et promettent moyennant des sommes d'argent, d'amener des gens ici, illégalement, en leur faisant miroiter une acceptation à peu près assurée. Le Canada ne leur donne pas tort car effectivement, les immigrants illégaux ont plus de chances de voir leur demande acceptée ici qu'en attendant dans leurs pays respectifs. Donc, c'est là que le bât blesse: ça encourage des groupes criminels et ça incite les futurs immigrants à contourner les lois canadiennes.

  • Gravelon
    Inscrit
    vendredi 20 août 2010 11h36
    invasion?
    Un petit rappel pour dire que la majorité des réfigiés de par le monde affluent vers les pays limitrophes, donc, des pays qui eux mêmes sont pauvres. Les soudanais au Tchad, les irakien en Syrie, les palestiniens au Liban...Prétendre que les réfugiés envahissent les pays riches est tout simplement faux.

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