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Libre opinion -Un gouvernement à renverser

André R. Gignac - Saskatoon  19 août 2010  Canada
Le député libéral Marc Garneau a dénoncé cette semaine le gouvernement de Stephen Harper sur plus d'un front: entre autres, le «trou» que le ministre Tony Clement continue de se creuser à propos du long formulaire de recensement et la décision du gouvernement de ne pas reconduire Patrick Stogran au poste d'ombudsman pour les vétérans. Passons rapidement sur l'utilisation par monsieur Garneau de l'expression «Canadiens ordinaires» invités à témoigner au sujet du recensement. «Citoyens canadiens» aurait suffi, merci.

Rappelons que le gouvernement conservateur a pris récemment une série de décisions qui ont fait sursauter plusieurs Canadiens, et avec raison tous les partis d'opposition, lesquelles décisions ne sont que la pointe de l'iceberg du fameux «programme caché» des conservateurs dont on parle tant à chaque élection.

Les explications du ministre Stockwell Day à propos de «la hausse inquiétante des crimes qui ne sont pas rapportés» pour justifier de nouvelles prisons sont à ce point bizarres qu'elles ne peuvent que cacher les véritables raisons du projet; l'incapacité du ministre Tony Clement d'expliquer rationnellement la décision d'abandonner le long formulaire de recensement, et le revirement de ce même ministre quant à la possibilité d'une poursuite sur les langues officielles est un autre exemple du comportement d'un gouvernement qui semble cacher au public les véritables motifs derrière ses agissements.

Voilà maintenant que les conservateurs décident de ne pas renouveler le mandat de Patrick Stogran comme ombudsman pour les vétérans. Celui-ci a sévèrement condamné cette semaine les bureaucrates et le gouvernement pour le sort inacceptable réservé aux vétérans. On peut facilement imaginer qu'il a été vu, durant son mandat, comme une épine dans le pied du gouvernement. Cette décision des conservateurs de se débarrasser de l'épine montre clairement, et à nouveau, qu'ils ont une haute aversion pour la critique et la dissension.

Effets destructeurs


Que nous réserve encore le gouvernement conservateur de Stephen Harper? On ne sait trop, mais on est en droit de craindre les effets destructeurs qu'il a sur le tissu social canadien et sur certains principes démocratiques fondamentaux.

Le comportement des conservateurs (minoritaires, faut-il le leur rappeler) et l'accumulation récente et rapide de décisions surprenantes, sorties de nulle part et justifiées par des explications aussi arrogantes que bizarres, demandent une réaction immédiate de l'opposition au Parlement, qui va un peu plus loin que d'envoyer un député gémir au microphone.

Cette opposition doit prendre ses responsabilités avec un peu plus de vigueur (mais où donc sont passés Michael Ignatieff et le NPD?) et renverser ce gouvernement à la première occasion. Les partis d'opposition ont, collectivement, la responsabilité d'agir au nom de leurs commettants et doivent faire cesser immédiatement l'assaut des conservateurs sur la nature sociale et démocratique du pays.

***

André R. Gignac - Saskatoon
 
 
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  • Fabien Nadeau
    Inscrit
    jeudi 19 août 2010 06h47
    Bélier
    D'accord avec vous, M. Gignac. Il faut cependant observer une chose: M. Harper est fidèle à lui-même et à ses idées. Certaines gens trouvent qu'il ne se passe rien à Ottawa. Attention: il y a un bélier mécanique réglé sur la petite vitesse qui n'a pas l'air d'avancer pour l'observateur inattentif. Mais il avance et avancera tant qu'il ne trouvera pas de résistance. Mais on a l'impression que l'opposition jette les hauts cris avant de céder... M. Harper va continuer d'avancer tant qu'il ne rencontrera pas d'obstacle. C'est désolant.

  • André Chevalier
    Abonné
    jeudi 19 août 2010 07h33
    Les conservateurs ne seront pas renversés
    Les libéraux et le NPD jappent, mais ne mordent pas. Ils n'ont pas de couilles.
    Le fait qu'ils s'inclinent devant les aberrations des conservateurs dès qu'il y a menace d'élection est un aveu de faiblesse et indique clairement qu'ils se sentent incapables de convaincre les électeurs de voter pour eux, ce qui est un manque de confiance envers leur jugement.

  • André Doré
    Abonné
    jeudi 19 août 2010 09h07
    À mettre dehors...!!!
    Il faut ajouter à tout ce cafouillage, la compétence douteuse de plusieurs membres de ce gouvernement... sans compter l'incroyable Steven Blaney qui nous surprend toujours par ses interventions abracadabrantes pour justifier n'importe quel geste absurde du gouvernement. Et que dire de Lawrence Cannon qui pilote la destruction de l'image du Canada sur la scène internationale?
    Oui... "Dehors! Les chiens pas de médaille..."

  • Simon Beaudoin
    Inscrit
    jeudi 19 août 2010 10h34
    Ce n'est pas si simple, Grosse réforme demandée
    L'opposition, à Ottawa, quoi qu'on en dise, est prisonnière des sondages. Le NPD ne déclenchera pas d'élections s'ils pensent qu'ils en ressortiraient perdant, pas plus que les libéraux. En plus, les tactiques de peur des conservateurs ont découragés l'opposition officielle de présenter un programme cohérent et structuré.

    À mon avis, c'est la nature même de notre système parlementaire, qui est en jeu. Il n'est pas normal, je le répète, Pas Normal, qu'un parti élu avec 36% des voix puisse agir comme s'il était majoritaire aux Communes. La seule solution structurelle, pour nous défaire de cette aberration, est une réforme du mode de scrutin. Avant, quand l'électorat était encore relativement homogène, on pouvait se permettre ce vieux mode de scrutin uninominal à un tour, qui engendre de terribles distorsions, mais à l'heure où le Royaume-Uni songe à changer sa façon de faire, je ne vois rien qui légitime encore ce système.

    Il faudrait également que l'opposition puisse renverser le gouvernement en cours de mandat pour prendre sa place, et ce sans élections. C'est une possibilité en Allemagne, ce devrait l'être ici aussi. À Ottawa comme à Québec, battons nous pour une réforme qui rendrait notre système politique plus Juste, plus représentatif des véritables opinions des Canadiens et des Québécois.

  • René Pelletier
    Inscrit
    jeudi 19 août 2010 10h51
    Urgence
    Ces dinosaures de l'Alliance canadienne, rebaptisés Conservateurs, il devient urgent de les chasser du pouvoir.

    Leurs décisions est une suite quasi ininterrompue de gestes de gens dépassés, déphasés, simplistes et ignorants ...décisions néfastes pour un vrai règlement des problèmes de notre pays.

  • Gilbert Talbot
    Abonné
    jeudi 19 août 2010 12h10
    Dehors les Conservateurs. Vive le Bloc québécois.
    «Que nous réserve encore le gouvernement Conservateur de Stephen Harper?» Demandez-vous monsieur Gignac de Saskatoon . Bien ce matin vous serez heureux d' apprendre que le parti conservateur a répondu rapidement à votre question : le parti Conservateur s'est retiré une autre épine du pied. Le directeur du fameux régistre des armes à feu, Marty Cheliak a été viré parce qu'il ne savait pas le français. (Voir l'article dans ce journal). On comprend que c'est plutôt parce que monsieur Cheliak était un trop ardent défenseur du régistre, que le parti consevateur veut éliminer.

    Vous avez bien raison aussi pour vouloir la fin de ce gouvernement, mais par qui allons-nous le remplacer ? Une autre article de ce même journal, fait la promotion du scrutin proportionnel, ce qui serait une façon de respecter davantage le choix des électeurs canadiens, mais je ne crois pas que ce soit dans le programme ni secret ni public des conservateurs actuellement. On a déjà tenté de coaliser NPD et PLC, mais Ignatieff s'y est opposé. Je le regrette de vous le dire, mais moi qui suis du Québec ne voit qu'une solution : pour se débarrasser des conservateurs, voter pour le Bloc au Fédéral, pour le PQ au Québec et faire l'indépendance le plus vite possible.

  • andre r gignac
    Inscrit
    jeudi 19 août 2010 14h32
    En effet, grosse réforme nécessaire
    Il est vrai, comme le dit André Chevalier, que libéraux et démocrates n'ont pas de couilles, et j'étais d'ailleurs quelque peu exaspéré en écrivant qu'ils devraient prendre leurs responsabilités avec plus de vigueur. Simon Beaudoin a tout à fait raison de souhaiter une réforme, et une grosse. Je l'inviterais à lire l'article de Mike Burton et Joyce Green, paru dans Canadian Dimension, intitulé "Of Trial Balloons and Hot Air: Political Mergers in the News" (que j'ai traduit par "Nos fausses majorités électorales" sur mon site : www.scriban.wordpress.com (sous Archives). Si le comportement des conservateurs est aussi dangereux, c'est parce que le comportement de l'opposition est lamentable.

    andré r. gignac (Saskatoon)

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    jeudi 19 août 2010 20h21
    Le Bloc est le seul parti...
    ...qui ne craint pas d'élections, car il se maintient à environ 40 % depuis 20 ans. Paradoxalement, le Bloc est le seul parti qui empêche ces néos-cons sauce Harper ( un dictateur et quasi-fasciste ) d'être majoritaire.

  • GLabelle
    Abonné
    vendredi 20 août 2010 00h15
    Ô Canada!
    Renverser les Conservateurs? Mais à quoi bon?.. Ils se feraient réélire haut la main. Je n'irai pas me plaindre, si ça peut aider des Québécois à se rendre compte que le Canada n'est pas leur pays. Pour l'instant, continuons à voter Bloc!

  • Marie-Claude Huot
    Abonné
    vendredi 20 août 2010 09h23
    Conservateurs bloqués par le Bloc???
    Souverainiste, j'ai souvent voté pour le Bloc. Deux fois pour le NPD (alors que j'étais en Ontario). Aujourd'hui je me demande: Est-ce que Le Bloc empêche les Conservateurs d'ê majoritaires ? peut-être que oui... ou peut-être qu'il les maintient en place. Si le Bloc se retirait de l'arène fédérale, les votes répartis iraient probablement majoritairement aux Libéraux, qui reprendraient le pouvoir. Loin d'ê un parti parfait, le PLC est quand même plus progressiste que l'Alliance déguisée. Je veux bien qu'on la fasse l'indépendance du Québec (ou souveraineté si vous préférez) mais en attendant, notre passeport est toujours canadien et je voudrais limiter les dégâts de la droite au pouvoir. C'est triste de voter "par dépit" mais c'est là où j'en suis dans mes réflexions. En tous cas j'ai encore le temps d'y réfléchir car il n'y a pas d'élection en vue (misère!) et présentement je vis en Nouvelle-Écosse.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    dimanche 22 août 2010 14h58
    Le PLC est fini au Québec
    Pourquoi le Bloc se retirerait alors qu'il fait l'affaire des Québécois depuis 20 ans ? Et s'il se retirait, c'est le PCC et le NPD qui ramasseraient ses votes, pas le PLC (qui est devenu un tiers parti). Il Y aurait beaucoup d'abstentions et moi je serais orphelin. Tristesse !

  • Jean Michaud
    Inscrit
    lundi 20 septembre 2010 12h15
    Marc Tremblay
    Vraiment n'importe quoi, un dictateur et quasi-fasciste Harper, non mais savez vous c est quoi un dictateur, des mots trop important pour un ignard. Un dictateur allez voir la définition et les noms rataché au mot, franchement n importe quoi...

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