Libre opinion -Un gouvernement à renverser
Le député libéral Marc Garneau a dénoncé cette semaine le gouvernement de Stephen Harper sur plus d'un front: entre autres, le «trou» que le ministre Tony Clement continue de se creuser à propos du long formulaire de recensement et la décision du gouvernement de ne pas reconduire Patrick Stogran au poste d'ombudsman pour les vétérans. Passons rapidement sur l'utilisation par monsieur Garneau de l'expression «Canadiens ordinaires» invités à témoigner au sujet du recensement. «Citoyens canadiens» aurait suffi, merci.
Rappelons que le gouvernement conservateur a pris récemment une série de décisions qui ont fait sursauter plusieurs Canadiens, et avec raison tous les partis d'opposition, lesquelles décisions ne sont que la pointe de l'iceberg du fameux «programme caché» des conservateurs dont on parle tant à chaque élection.
Les explications du ministre Stockwell Day à propos de «la hausse inquiétante des crimes qui ne sont pas rapportés» pour justifier de nouvelles prisons sont à ce point bizarres qu'elles ne peuvent que cacher les véritables raisons du projet; l'incapacité du ministre Tony Clement d'expliquer rationnellement la décision d'abandonner le long formulaire de recensement, et le revirement de ce même ministre quant à la possibilité d'une poursuite sur les langues officielles est un autre exemple du comportement d'un gouvernement qui semble cacher au public les véritables motifs derrière ses agissements.
Voilà maintenant que les conservateurs décident de ne pas renouveler le mandat de Patrick Stogran comme ombudsman pour les vétérans. Celui-ci a sévèrement condamné cette semaine les bureaucrates et le gouvernement pour le sort inacceptable réservé aux vétérans. On peut facilement imaginer qu'il a été vu, durant son mandat, comme une épine dans le pied du gouvernement. Cette décision des conservateurs de se débarrasser de l'épine montre clairement, et à nouveau, qu'ils ont une haute aversion pour la critique et la dissension.
Effets destructeurs
Que nous réserve encore le gouvernement conservateur de Stephen Harper? On ne sait trop, mais on est en droit de craindre les effets destructeurs qu'il a sur le tissu social canadien et sur certains principes démocratiques fondamentaux.
Le comportement des conservateurs (minoritaires, faut-il le leur rappeler) et l'accumulation récente et rapide de décisions surprenantes, sorties de nulle part et justifiées par des explications aussi arrogantes que bizarres, demandent une réaction immédiate de l'opposition au Parlement, qui va un peu plus loin que d'envoyer un député gémir au microphone.
Cette opposition doit prendre ses responsabilités avec un peu plus de vigueur (mais où donc sont passés Michael Ignatieff et le NPD?) et renverser ce gouvernement à la première occasion. Les partis d'opposition ont, collectivement, la responsabilité d'agir au nom de leurs commettants et doivent faire cesser immédiatement l'assaut des conservateurs sur la nature sociale et démocratique du pays.
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André R. Gignac - Saskatoon
Rappelons que le gouvernement conservateur a pris récemment une série de décisions qui ont fait sursauter plusieurs Canadiens, et avec raison tous les partis d'opposition, lesquelles décisions ne sont que la pointe de l'iceberg du fameux «programme caché» des conservateurs dont on parle tant à chaque élection.
Les explications du ministre Stockwell Day à propos de «la hausse inquiétante des crimes qui ne sont pas rapportés» pour justifier de nouvelles prisons sont à ce point bizarres qu'elles ne peuvent que cacher les véritables raisons du projet; l'incapacité du ministre Tony Clement d'expliquer rationnellement la décision d'abandonner le long formulaire de recensement, et le revirement de ce même ministre quant à la possibilité d'une poursuite sur les langues officielles est un autre exemple du comportement d'un gouvernement qui semble cacher au public les véritables motifs derrière ses agissements.
Voilà maintenant que les conservateurs décident de ne pas renouveler le mandat de Patrick Stogran comme ombudsman pour les vétérans. Celui-ci a sévèrement condamné cette semaine les bureaucrates et le gouvernement pour le sort inacceptable réservé aux vétérans. On peut facilement imaginer qu'il a été vu, durant son mandat, comme une épine dans le pied du gouvernement. Cette décision des conservateurs de se débarrasser de l'épine montre clairement, et à nouveau, qu'ils ont une haute aversion pour la critique et la dissension.
Effets destructeurs
Que nous réserve encore le gouvernement conservateur de Stephen Harper? On ne sait trop, mais on est en droit de craindre les effets destructeurs qu'il a sur le tissu social canadien et sur certains principes démocratiques fondamentaux.
Le comportement des conservateurs (minoritaires, faut-il le leur rappeler) et l'accumulation récente et rapide de décisions surprenantes, sorties de nulle part et justifiées par des explications aussi arrogantes que bizarres, demandent une réaction immédiate de l'opposition au Parlement, qui va un peu plus loin que d'envoyer un député gémir au microphone.
Cette opposition doit prendre ses responsabilités avec un peu plus de vigueur (mais où donc sont passés Michael Ignatieff et le NPD?) et renverser ce gouvernement à la première occasion. Les partis d'opposition ont, collectivement, la responsabilité d'agir au nom de leurs commettants et doivent faire cesser immédiatement l'assaut des conservateurs sur la nature sociale et démocratique du pays.
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André R. Gignac - Saskatoon
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