dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 01h01
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Lettre - Coast to coast ?

Normand Cusson - Le 16 août 2010  18 août 2010  Canada
En voyant le titre «Place du français, toujours le mépris», j'ai spontanément pensé au français à Montréal et non à Vancouver et Sarnia. Puis, en lisant l'éditorial, je me suis demandé combien de temps encore nous allions croire à ce bilinguisme «coast to coast» inventé jadis par Pierre Trudeau.

Qui d'autre que les francophones, de moins en moins nombreux dans l'ensemble canadien, croit encore au bilinguisme? La cérémonie d'ouverture des Jeux de Vancouver reflétait parfaitement le Canada que vivent, même dans leur imaginaire, les Canadiens. Seuls les Québécois ont trouvé le portrait incomplet, voire injuste. Combien de temps encore allons-nous demander aux Canadiens de voir leur pays comme nous l'imaginons?

Surtout depuis que la menace séparatiste s'est estompée, tout concourt à l'affaiblissement du bilinguisme. Au-delà des opinions, des prédictions, des craintes, les faits ne cessent d'illustrer cette dégradation. Par quel miracle le Canada voudrait-il renforcer le bilinguisme au fur et à mesure que le français s'étiole?

Les fédéralistes ont toujours gagé sur un Canada bilingue. Ils ont réussi dans la mesure où tout un Québec nationaliste qui n'avait qu'à y perdre, les a suivis. Mais en 2010, s'ils ont encore de l'énergie à consacrer à ce noble rêve, les fédéralistes ne devraient compter que sur eux-mêmes pour défendre leur vision. Ceux qui veulent vraiment défendre le français n'ont plus de temps à perdre à Ottawa, ville unilingue anglaise. Qui va traverser le pont pour franciser la douane de Sarnia? Les récriminations sont désormais stériles. Il ne faut plus s'indigner pour une fiction, une lubie, un alibi.

(Dans ce contexte, la situation des francophones hors Québec reste une question spécifique qui mérite des considérations appropriées. Ironiquement, ces communautés dépendent moins des Québécois que les fédéralistes québécois ne dépendent d'elles, comme victimes appréhendées.)

Une fois dégagés du fardeau de faire respecter le français à Vancouver et à Sarnia, bien des Québécois mettront leurs efforts à des tâches plus proches d'eux. Même s'il s'agit d'une terre fédérale, on pourrait commencer par l'aéroport Trudeau.




 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Georges Paquet - Abonné
    18 août 2010 05 h 24
    Abandonner le combat, et choisir l'illusion...
    Comment peut-on logiquement penser qu'en abandonnant le combat pour l'utilisation du français dans le système fédéral, qui forcément deviendrait unilingue anglais, on gagnerait un peu de terrain dans un combat local pour le bilinguisme, à l'aéroport de Montréal qui est une des institutions de ce Canada devenu anglais. Cette illusion du repli sur soi pour sauver le français dans le monde s'accompagne du manque de réalisme sur le genre de combat qui attend ceux qui veulent encore maintenir le statut de notre langue dans le monde. Je demeure convaincu que le français a de meilleures chances de conserver sa place si la communauté internationale et la Francophonie continuent de compter dans leurs rangs un pays bilingue de 32 millions de citoyens, que si le Canada devenait unilingue anglais, et qu'il ne restait à peu près que la France et le Québec, pour mener ce combat. Remarquons d'ailleurs que ce combat n'est pas gagné. Depuis quelques années on voit que des pays, autrefois membres de la Francophonie, ne parlent presque plus le français. Haïti et le Rwanda sont les deux premiers exemples qui nous viennent à l'esprit.

    Et M. Cusson aura quelques considérations appropriées pour les francophones hors-Québec.

    Enfin, M. Cusson n'est pas allé souvent à Ottawa pour soutenir que cette ville est unilingue anglaise.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Caroline Moreno - Inscrit
    18 août 2010 06 h 56
    L'adieu
    Le bilinguisme, c'est l'anglais.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Michel Paillé - Abonné
    18 août 2010 09 h 00
    Un grand rêve : 8 millions de francophones au Canada !
    Vous écrivez que « les francophones [sont] de moins en moins nombreux dans l'ensemble canadien ». S’il s’agit de la langue parlée à la maison, ce n’est pas tout à fait vrai, mais ça s’en vient. Sur la base des projections de mon collègue Marc Termote, j’ai pu établir que « le Canada devrait recenser, dans un avenir rapproché, un peu plus de 7 millions de francophones, plateau qu’il pourrait avoir de la difficulté à maintenir ». J’ajoute qu’un objectif de 8 millions ne pourraient être rempli que très difficilement, car « l’adoption du français par les immigrants non-francophones à destination du Québec fait problème ».

    On trouvera le texte complet sur mon site Internet : http://michelpaille.com en cliquant sur le lien : « Le Canada pourrait ne jamais compter 8 millions de francophones ».

    MP, démographe
    Québec
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Paul Verreault - Inscrit
    18 août 2010 09 h 06
    Otages
    Les francophones hors-Québec s'angicisent sans cesse en devenant des anglohones qui parlent plus ou moins le français, avant de passer définitivement à l'anglais (Pensez à tous ces Québécois qui ont perdu leur langue aux É.-U. en 3 générations). Le français perd maintenant du terrain au Québec (Réf.: Dernier Recensement Canadian). Les Canadians constatent que la louisianisation du Canada et du Québec fonctionne et ils nous ignorent. Les peuple québécois a le choix entre s'écraser, ou dire au Monde :"J'existe et mon pays est le Québec."
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Rousseau - Inscrit
    18 août 2010 11 h 02
    Logique boîteuse
    Donc, en se séparant du Canada on améliorerait la situation du français dans le monde... En remplaçant le bilinguïsme du ROC (aussi bancal soit-il) par l'unilinguïsme anglais, on améliorerait la situation du français dans le monde???

    Arrêtez de pointer le doigt sur le ROC et faites le ménage dans votre propre maison. Que les services fédéraux soit-disant bilingues dans le ROC soient profondément déficients, il n'y a pas de doutes, mais au lieu d'abdiquer et d'accepter la situation on peut aussi continuer à se battre pour le français dans ce pays... tant qu'il existe.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Hubert Larocque - Abonné
    18 août 2010 11 h 52
    Le bilinguisme est-il un avenir national?
    La loi sur les langues officielles a été promulguée en 1969. Après quarante ans de plaintes, ladite loi n’est que partiellement appliquée, elle a même régressé. Les fédéraux de l’époque l’avaient conçue comme une alternative à l’indépendance du Québec. Après les deux référendums que l’on sait, l’inaction face à la Constitution de 1982 et à la Loi sur la clarté, il reste peu d’espoir que notre poids et notre sérieux linguistiques redressent la situation. La dépression nataliste des Québécois et des Canadiens français de souche, outre qu’elle nous atteint dans notre vouloir-vivre, ajoute encore à notre impuissance consentante dont le fédéralisme, le culte de l’anglais et l’alibi de l’ouverture sont les marques les plus évidentes.
    Le bilinguisme de l’État fédéral s’imposait pour des raisons historiques et à cause de notre importance comme peuple fondateur. L’histoire se dilue dans l’ignorance et la falsification, le multiculturalisme nous a balayés du socle des origines puisque le Canada se définit maintenant par la géométrie variable d’une immigration planétaire.
    Que demandions-nous en fait? Nous voulions être reconnus comme peuple, avec les pouvoirs afférents, et servis dans notre langue. Un État de bonne volonté aurait dédoublé ses services en confiant aux nôtres le soin de nous servir. Nous demandions le bilinguisme de l’État et non le bilinguisme des individus, chimérique à généraliser et démographiquement impossible. La loi sur les langues officielles était vouée à l’échec puisque le bilinguisme, comme elle le conçoit, nous exclut en partie et ne favorise que des « étrangers » que l’on paie pour nous remplacer et mal parler notre langue.
    Hubert Larocque, Gatineau.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • d.lauzon - Inscrit
    18 août 2010 12 h 51
    Le français hors Québec est menacé autant qu'il l'est au Québec même
    Tous les pays s'orientent vers l'anglicisation car l'anglais est devenu la langue commune pour les affaires. Aussi, la musique écoutée par les jeunes est la même pour les européens, les canadiens et les américains et c'est l'anglais qui prédomine. Avant la télévision et tous les médiums modernes, les langues respectives à chaque pays étaient plus protégées mais aujourd'hui tous les courants sont captés et adoptés partout sur la planète. Avec ces moyens de communication on a l'impression que le monde est un tout qui vit et bouge au même rythme et tout le monde découvre qu'il peut communiquer avec n'importe quel individu sur la planète et la langue commune est l'anglais.


    Pour résister le plus efficacement possible à cette anglicisation, il faudrait que des lois sévères soient appliquées. Par exemples: les écoles passerelles au Québec ne devraient pas être tolérées, tout immigrant non-francophone entrant au Québec devrait recevoir des cours/ateliers de francisation (non-facultatifs) et il faudrait favoriser avant tout les immigrants francophones.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Victor Beauchesne - Abonné
    19 août 2010 07 h 39
    l'épouvantail de l'assimilartion est nécessaire pour maintenir l'argumentaire souverainiste
    93 % des habitants du Grand Montréal parlent français, sans doute le taux le plus élevé depuis 150 ans. Les souverainistes ont besoin de brandir l'épouvantail de l'anglicisation afin de maintenir leur appuis. Et ce sont eux qui accusent les fédéralistes d'utiliser la peur !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    19 août 2010 12 h 01
    Réunification des francophones
    Pourquoi pas une réunification des francophones du Canada dans leur berceau historique, au Québec ? En effet, et le Québec indépendant et souverain pourrait accueillir en son sein tous les francophones du Canada qui désirent conserver leur langue et leur culture: Acadiens, Franco-Ontariens, Franco-Albertains, etc. Cette diaspora serait des plus bienvenue chez-nous.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Victor Beauchesne - Abonné
    19 août 2010 13 h 24
    partition de l'Inde 1948
    Bravo M. St-Arnaud,

    Faisons comme l'Inde et le Pakistan en 1948, échangeons nos anglophones avec les francophones du ROC. Pourquoi personne n'y a-t-il pas pensé avant vous ?

    Ça a fait quelques millions de morts et 62 ans plus tard, les relations sont encore très tendues entre ces deux pays. Sûrement qu'au Québec et au Canada ça se ferait en douceur. Ou encore pourquoi pas échanger le West Island pour l'Est ontarien et la péninsule acadienne ?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • andre r gignac - Inscrit
    19 août 2010 14 h 59
    De quel français parlons-nous ?
    Monsieur Paul Verreault écrit : "Les francophones hors-Québec s'angicisent (sic) sans cesse en devenant des anglohones (sic) qui parlent plus ou moins le français...". J'aimerais, monsieur, vous rassurer. Depuis mon arrivée en Saskatchewan, en 2002, j'ai remarqué que la qualité du français parlé par la majorité des francophones ici est égale, et bien souvent supérieure, à celle entendue au Québec. Il y a bien sûr quelques petits problèmes, spécifiquement sur la qualité du français écrit, et il est vrai qu'il existe ici ce que nous appelons des "générations perdues", mais comprenez que cette situation n'a pas été souhaitée par les intéressés. Elle est la conséquence des actions des gouvernements de la Saskatchewan, lesquels, dans un passé relativement récent, n'autorisaient l'enseignement du français que pendant une heure par jour. Malgré cela, des familles entières ont réussi à conserver et à promouvoir la langue française. Ce n'est qu'en 1995 que fut établie la première commission scolaire francophone dans cette province. Un peu de considération, s'il vous plaît.

    andré r. gignac (Saskatoon)
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marc Tremblay - Inscrit
    19 août 2010 15 h 36
    Je déplore que...
    M. Cusson parle des séparatistes par opposition aux fédéralistes. Les deux termes sont inappropriés.

    Nier que Montréal s'anglicise à une vitesse folle constitue une aberration.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Victor Beauchesne - Abonné
    19 août 2010 16 h 53
    vitesse folle
    De plus en plus de Montréalais parlent le français c'est un fait démontré clairement à travers les recensements. Montréal a déjà eu une majorité d'anglophones au 19 e siècle, c'est un fait. L'aberration est de conclure que si les Montréalais de toutes langues maternelles sont de plus en plus polyglottes, et bien cela veut dire anglicisation.

    L'anglicisation galopante est devenue la nouvelle dogme des souverainistes afin de démontrer qu'eux seuls peuvent la stopper.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Erwan Basque - Inscrit
    19 août 2010 19 h 45
    Les raisins de la colère.
    Bonjour,
    Face à la Cause Nationale qui prends des rides beaucoup plus vite qu'elle n'avance et en se l'avouant honnêtement recule, les nationalistes québécois ont besoin de raisins de la colère pour se fouetter les flancs et tenter de se créer un enfer qui n'existe que dans l'imaginaire. Si à tout le moins, la majorité des québécois parlait une des deux langues officielles au lieu de massacrer la langue française avec le < joual du pays >. Le bilinguisme Canadien se voulait institutionnel, faut le dire, tandis qu'au Québec, l'unilinguisme sévit. Exiger le bilinguisme intégral du reste du Canada et ici, se vautrer dans une seule langue, faut le faire !
    Finalement, si au moins les nationalistes québécois étaient honnêtes intellectuellement ! A la question que je leur pose depuis plus de 40 ans, soit : < A votre avis, quel est le plus grand danger pour la culture et la langue française ici au Québec ? Est-ce que c'est la culture américaine ou bien le reste du Canada ? Invariablement, comme une cassette apprise par coeur, les nationalistes québécois répondent : les deux >. Foutaises et ils aimeraient bien être pris au sérieux ! En réplique comme question pointue face à cet aveuglement volontaire, je leur demandais tout bonnement : < Est-ce que le lendemain d'un Oui le Québec déménagera loin des États-Unis, très loin dans l'Atlantique pour se protéger de l'hégémonie et de la culture américaine qui est un danger planétaire et qui deviendrait notre seul voisin avec le reste du Canada ? Motus et bouche cousue car leur haine viscérale contre le reste du Canada n'est que chimères bien entretenues par les thuriféraires de la Cause qui ne repose en fait que sur du fiel.....Bien à vous, Erwan Basque.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • S Allard - Inscrit
    19 août 2010 19 h 47
    Le mythe de l'anglicisation du Québec
    Dire que le français est menacé au Québec autant qu'à l'extérieur tient de la mauvaise foi. Comment peut-on dire une chose pareille? Il me semble évident que le Québec se francise et que le reste du Canada s'anglicise. Ce n'est pas nouveau.

    Personne ne s'attend à ce que le Canada hors Québec soit vraiment bilingue. Faut-il vraiment reprocher aux douaniers canadiens en Colombie-britannique ou en Ontario de ne pas parler français quand 95% de leur clientèle est anglophone? D'ailleurs les mêmes Québécois qui chialent contre l'unilinguisme de nos douaniers hors Québec s'empressent de parler anglais aux douaniers américains aux lignes québécoises.

    Le plus important, à mon avis, c'est ce qui se passe au Québec. Or, c'est évident que le français et le multilinguisme gagnent du terrain. Tout anglophone qui veut rester au Québec sait qu'il faut connaître le français. Est-ce qu'on peut trouver un travail au Québec, même à Montréal, sans connaître le français? Oui: plongeur dans un restaurant; personne de ménage. Peut-on devenir chauffeur d'autobus, chauffeur de taxi, membre d'un ordre professionnel, policier, même politicien? Non. Bref, le Québec est plus français que jamais malgré tous les hauts cris d'anglicisation galoponte.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Allophone - Inscrit
    20 août 2010 00 h 33
    ... et le Québec indépendant et souverain pourrait accueillir ....
    "En effet, et le Québec indépendant et souverain pourrait accueillir en son sein tous les francophones du Canada qui désirent conserver leur langue et leur culture: Acadiens, Franco-Ontariens, Franco-Albertains, etc. Cette diaspora serait des plus bienvenue chez-nous."

    Croyez-vous vraiment que ces Franco-Ontariens et Franco-Albertains (dont plusieurs sont des ex-Quebécois) seraient plus attirés par la conservation de leur langue que par leur salaire qui est beaucoup supérieure à ce qu'ils gagnaient ici au Québec?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • francacadie - Inscrit
    20 août 2010 09 h 31
    Dictons
    Au pays des aveugles les borgnes sont rois.
    Il n'est de pire sourd (francophone) que celui qui refuse d'entendre (l'anglophonie galopante).
    Il vaut mieux être premier chez soi que second chez les autres.
    Un peuple qui perd sa langue perd son identité.
    Parle à mon anglais, mon français est malade (personnel).
    Neige en Novembre, Christmas en Décembre.
    Heureux birthday à tous et vogue la galère française, avec nous tous dessus (aux rames).
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • d.lauzon - Inscrit
    20 août 2010 11 h 16
    Un changement radical s'impose dans les écoles: il est primordial de favoriser la COMMUNICATION VERBALE ENTRE JEUNES
    Pour contrecarrer la tendance à l'anglicisation qui affecte pratiquement tous les pays, des mesures très particulières devraient être appliquées et j'en ai mentionné quelques unes dans mon commentaire précédent. Cependant il faut ajouter à cela une dimension spécifique qui devrait toucher tous les jeunes dans les écoles. Il s'agit de changer l'approche globale de l'enseignement du français en misant sur la COMMUNICATION VERBALE au lieu de focuser seulement sur la théorie. Les jeunes, dès la maternelle, participeraient régulièrement à des ateliers où des activités axées sur la COMMUNICATION leur seraient proposées comme par exemple: le théâtre d'impro, des débats sur toutes sortes de sujets et quand ils auraient atteint le stage où ils maîtrisent la lecture et l'écriture, s'y ajouterait la lecture d'articles de journaux ou de textes tirés de livres et tout ça serait suivi de discussions en équipe, etc. etc. De plus, des jeux comme le scrabble ou tout autre favorisant les échanges entre jeunes devraient faire aussi partie du plan. La meilleure façon de créer un réel attachement à la langue, c'est de s'assurer que les jeunes aient du plaisir à la découvrir et à l'exprimer.

    Je crois que les jeunes fréquentant les écoles anglaises devraient aussi bénéficier d'une telle approche dans leurs cours de français. On a tout intérêt à leur présenter l'apprentissage du français comme étant un exercice stimulant et créatif. Ainsi, l'attrait pour la langue française les encouragerait à se rapprocher davantage des francophones.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Ysgarran - Inscrit
    20 août 2010 11 h 34
    Québec
    Je remercie S Allard pour rétablir la vérité.

    Si un jour, le français recule au Québec, ce ne sera pas la faute des fédéraux ou des canadiens anglophones mais celle des québécois, car vous n'aurez pas su protéger et transmettre votre langue.

    Une langue et culture est avant tout maternelle, comme son nom l'indique elle est transmise par la mère. C'est donc sur les femmes québécoises qu'il faut avant tout concentrer nos efforts car ce sont elles qui transmettent leurs savoirs à leur progénitures.

    Le Québec a un problème démographique depuis 40 ans, sa natalité a quasiment chuté d'un tiers. Quant à l'immigration seul 12 à 16% viennent au Québec alors qu'il représente environ 25% de la population canadienne. Donc forcément la part francophone chute au niveau du Canada.

    La chose qui m'a choqué au Québec, c'est l'obligation d'inscrire ses enfants dans une école francophone et le fait qu'il existait des écoles entièrement anglophones.
    Personnellement, je me serais plutôt attendu à voir des écoles primaires bilingues, cela permettrait aussi d'être sûr que 100% des québécois parlent et comprennent le français.
    Il ne s'agit pas d'interdire aux communautés non-francophone de ne pas apprendre leur langue mais plutôt d'apprendre la langue et la culture principale du Québec.

    La fait d'avoir des écoles francophones et anglophones posent un problème nationaliste à la base, vous êtes francophones ou anglophones. En supprimant ces écoles, vous vous retirez une épine du pied. Il faut apprendre à penser différemment et à sortir de l'idée d'état-nation.

    Une langue doit rayonnée et ne pas se replier sur elle-même sinon elle mourra petit à petit.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean Francois Bissonnette - Inscrit
    20 août 2010 23 h 47
    Excellent sauf pour un détail
    Il est erroné de qualifier Ottawa de ville unilingue anglaise. Elle ne l'est pas tout à fait. Mais voilà cependant une analyse à la fois rigoureuse, concise et lucide, dont l'on se doit de tirer des conséquences.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Mathieu Bouchard - Abonné
    21 août 2010 00 h 49
    Lequel Montréal
    @ Victor Beauchesne : quand vous dites que Montréal a déjà été majoritairement anglophone, c'est quel territoire de Montréal ? la municipalité ? à l'époque, l'Île de Montréal était beaucoup plus fragmentée. Certains territoires aujourd'hui considérés comme faisant partie de Montréal étaient alors des villes indépendantes, d'autres des villages (et d'autres des zones non-habitées). Avez-vous des statistiques qui tiennent compte, par exemple, seulement de l'ensemble de l'Île, pour qu'on puisse voir évoluer les proportions indépendamment des frontières municipales ?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • alarus53 - Inscrit
    21 août 2010 09 h 03
    Un changement radical s'impose dans les écoles: il est primordial de favoriser la COMMUNICATION VERBALE ENTRE JEUNES
    M.Lauzon, je trouve votre idée géniale.
    Toutefois, permettez-moi d'ajouter: qu'il
    faudrait attacher une grande importance
    au choix des moniteurs. C'est souvent
    ou presque toujours là qu'il y a toute
    la différence.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Louis-Philippe Nadon - Inscrit
    21 août 2010 17 h 59
    Comme des réceptacles remplis a ras bord !
    On parle D’unilinguisme Anglais ou Français comme si les gens étaient des réceptacles linguistique remplis a ras bord. Comme si apprendre une autre langue était au détriment de notre langue maternelle. Ne pas pratiquer adéquatement un langage ou un mode de communication voila la menace, voila la véritable source de l’amoindrissement de la qualité du français. Il faut faire vivre notre culture en la pratiquant, voila tout ! Si vous avez le temps d’en pratiquer 2 ou même trois, pourquoi pas. Si vous êtes assez chanceux pour vous trouver dans un contexte linguistique ou vous pouvez faire fleurir de multiples langages et participer a d’autre culture, bien tant mieux et pourquoi pas. Un effort collectif afin de pratiquer un français correct protégera beaucoup mieux son intégrité que des lois brimant les libertés individuelles. Il est impossible de faire apprécier la valeur et la richesse d’une culture à une autre a coup de bâton. Il faut convaincre le voisin qu’il est dans l’intérêt de tous de participer à un effort culturel/linguistique général. En apprenant l’anglais, je me suis doté d’outil qui m’ont permis apprécier la littérature anglophone dans l’intégral. Même chose pour le français, Broue en Anglais, serait tellement moins drôle! Pablo Neruda est tellement meilleur en espagnol. L’art, la culture et le langage au Québec sont influencés par tant d’autres belles choses venues d’ailleurs. L’inverse est aussi vrai. L’homogénéisation culturelle est un phénomène inévitable et vieux comme le monde. Quel est l’influence véritable d’un Salvador Dali ? Est-ce que Michel Tremblay a déjà lu l’archipel des goulags ? Si des éléments de nos cultures disparaissent dans le grand métissage culturel, on doit nous même en porter le blâme. Peut être ces éléments sont ils désuets ? Il nous faut donc choisir les meubles que nous voulons sauver. Suite...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Louis-Philippe Nadon - Inscrit
    21 août 2010 17 h 59
    Comme des réceptacles remplis a ras bord 2 !
    Notre culture privée de ses influences et de sa capacité à influer deviendra inconséquente et désuète. Ne pas croire au multiculturalisme c’est comme ne pas croire au réchauffement de la planète. Tous les signes sont la ! Vos voisins mangent des choses qui sentent l’inhabituel, l’exotisme et ils savourent les vers de Rumi! N’estes vous pas curieux ? Peut être y a-t-il autre chose de bon chez les autres qui consisterait en un apport culturelle significatif a notre culture ? A force de nombrilisme, on va finir par tomber dedans. On ne se gêne pas pour blaster sur l’excision, le lynchage des femmes adultères. C’est facile ! C’est tellement barbare ! Quand viens le temps de faire notre autocritique ou d’accepter de considérer les critiques d’autrui on a de la misère à la shop et ce n’est pas long que le long doigt du blâme se pointe. La misère du Bilinguisme trouve sa source dans la mauvaise volonté et le défaitisme, c’est très simple. Le nationalisme, c’est la plaie de L’humanité depuis que le monde est mondes. Faites surtout attention de ne pas trop apprendre, vous pourriez déborder et faite très attention de ne pas trop partager vous pourriez complètement vous videz !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Erwan Basque - Inscrit
    22 août 2010 10 h 53
    Le grand misérabilisme du nationalisme québécois.
    Bonjour,
    D'emblée, je suis tout à fait d'accord avec les propos de Monsieur Nadon. Pour comprendre la vraie misère du nationalisme, il faut absolument en être sorti ! Sinon, le nationaliste ne peut comprendre ses états d'esprit car le nationalisme est une émotion tellement forte empêchant totalement celui qui en est possédé de voir la réalité d'une façon réaliste et avoir ainsi de la perspective.
    Effectivement, un nationaliste ne peut avoir d'esprit critique étant dévoré par des émotions nationales, voyant tout au travers de sa grille, étant incapable d'avoir la distance émotive requise pour avoir de la perspective et savoir évaluer avec réalisme les évènements. Le nationalisme empêche toute objectivité et pragmatisme.
    En outre, une des meilleures façon de comprendre son nationalisme, c'est en regardant celui des < autres >. Un nationaliste en regardant le nationalisme < des autres > est dépassé par la fureur, le non-sens et l'aplat-ventrisme de l'autre face à un drapeau qui le fait frémir et le transporte dans ses émotions nationales à lui. Et ce n'est pas à sens unique car tous les < autres > qui regardent, observent et se foutent complètement de notre nationalisme car ce n'est pas le leur.Un nationaliste ne carbure qu'à un seul drapeau, le sien.
    Finalement, le nationalisme est strictement un repli sur soi car toujours basé sur le Nous et les Autres. Et ne surtout pas s'imaginer que le nouveau venu arrivant ici va vivre avec la même intensité avec des crampes à l'abdomen l'évocation du souvenir des Plaines d'Abraham, du rapatriement de la Constitution et de la Nuit des longs couteaux. Foutaises pour lui que ces chimères ayant déjà en lui ses propres émotions patriotiques qui sont les siennes. Bien à vous, Erwan Basque.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
25 réactions
4 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012