Pierre-Hugues Boisvenu, un sénateur «Ti-Joe connaissant»
La nomination de monsieur Pierre-Hugues Boisvenu au Sénat canadien a été entérinée par un premier ministre qui ne croit pas en cette institution, en grande partie parce que ses membres n'y sont pas élus.
Cette constatation s'applique très bien au susnommé. Il n'a pas l'aval de la population lorsqu'il «rédige» les projets de loi en matière criminelle. Il est difficile, voire impossible, de remettre en question sa compétence en la matière, puisque cette dernière n'est pas documentée.
Par contre, il semble avoir une solide formation concernant les statistiques juridiques. Il peut rapidement déceler le «complot» qui n'a pour objectif, selon lui, que de l'empêcher de faire adopter ses projets de loi tough par la Chambre des communes, qui, elle, est formée de représentants élus.
Cette analyse simpliste illustre bien la situation actuelle: un gouvernement qui refuse d'écouter les constatations énoncées par des organismes compétents relevant de l'autorité civile du Canada.
Le susnommé préfère s'accommoder de vagues exposés issus de faits divers démesurément amplifiés. Il faut constater la victoire du bien contre le mal, la primauté du gros bon sens et de la main de Dieu. Et, de surcroît, adopter une attitude populiste génératrice de votes.
Allez voir !
Monsieur le Sénateur, il serait temps, étant donné l'ambiguïté de votre nomination, que vous écoutiez les experts, les vrais, avant de clamer haut et fort un dogmatisme dépassé.
Avez-vous déjà mis les pieds dans une prison ou un pénitencier afin d'y avoir une conversation avec un détenu? Vous êtes-vous renseigné sur les conditions de détention, sur les programmes de réhabilitation et de réinsertion sociale? Connaissez-vous les nombreuses recherches qui ont été menées par des diplômés et qui porte sur les sujets qui vous tiennent à coeur? Si oui, les avez-vous lues? Ou basez-vous plutôt vos opinions et projets de loi sur votre expérience personnelle?
Si vous étiez à l'affût des analyses et conclusions portant sur les sujets en question, vous seriez en mesure de constater l'«excellence» du système pénal et carcéral en vigueur aux États-Unis d'Amérique, un des systèmes les plus tough du G8! De plus, il vous serait loisible de réaliser que le Mexique réussit si bien, en matière de lutte à la criminalité depuis le durcissement des lois antidrogues, que bientôt, il ne restera plus personne pour en parler!
Si vous possédez la science infuse, ayez le courage de démissionner de votre poste acquis dans les circonstances décrites ci-haut et présentez-vous à un poste électif. Le cas échéant, j'irai faire campagne dans votre future circonscription.
***
Me Daniel Rock - Avocat en matière criminelle et pénale depuis 1976
Cette constatation s'applique très bien au susnommé. Il n'a pas l'aval de la population lorsqu'il «rédige» les projets de loi en matière criminelle. Il est difficile, voire impossible, de remettre en question sa compétence en la matière, puisque cette dernière n'est pas documentée.
Par contre, il semble avoir une solide formation concernant les statistiques juridiques. Il peut rapidement déceler le «complot» qui n'a pour objectif, selon lui, que de l'empêcher de faire adopter ses projets de loi tough par la Chambre des communes, qui, elle, est formée de représentants élus.
Cette analyse simpliste illustre bien la situation actuelle: un gouvernement qui refuse d'écouter les constatations énoncées par des organismes compétents relevant de l'autorité civile du Canada.
Le susnommé préfère s'accommoder de vagues exposés issus de faits divers démesurément amplifiés. Il faut constater la victoire du bien contre le mal, la primauté du gros bon sens et de la main de Dieu. Et, de surcroît, adopter une attitude populiste génératrice de votes.
Allez voir !
Monsieur le Sénateur, il serait temps, étant donné l'ambiguïté de votre nomination, que vous écoutiez les experts, les vrais, avant de clamer haut et fort un dogmatisme dépassé.
Avez-vous déjà mis les pieds dans une prison ou un pénitencier afin d'y avoir une conversation avec un détenu? Vous êtes-vous renseigné sur les conditions de détention, sur les programmes de réhabilitation et de réinsertion sociale? Connaissez-vous les nombreuses recherches qui ont été menées par des diplômés et qui porte sur les sujets qui vous tiennent à coeur? Si oui, les avez-vous lues? Ou basez-vous plutôt vos opinions et projets de loi sur votre expérience personnelle?
Si vous étiez à l'affût des analyses et conclusions portant sur les sujets en question, vous seriez en mesure de constater l'«excellence» du système pénal et carcéral en vigueur aux États-Unis d'Amérique, un des systèmes les plus tough du G8! De plus, il vous serait loisible de réaliser que le Mexique réussit si bien, en matière de lutte à la criminalité depuis le durcissement des lois antidrogues, que bientôt, il ne restera plus personne pour en parler!
Si vous possédez la science infuse, ayez le courage de démissionner de votre poste acquis dans les circonstances décrites ci-haut et présentez-vous à un poste électif. Le cas échéant, j'irai faire campagne dans votre future circonscription.
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Me Daniel Rock - Avocat en matière criminelle et pénale depuis 1976
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