Lettres - Le manque de respect
Au cours de la dernière année, on a beaucoup parlé de la situation du français au Québec. À Montréal, les signes d'une érosion du français au profit de l'anglais sont de plus en plus évidents. Dans le reste du Canada, la cause du français ne semble plus intéresser beaucoup de monde.
Le poids démographique des francophones, jadis bien au-delà des 30 %, pourrait se retrouver sous la barre des 20 % d'ici quelques années. Plusieurs facteurs, dont la démographie, l'immigration et la mondialisation, peuvent expliquer cet état de fait. Toutefois, comment expliquer un manque de respect systématique envers le français, même chez nous à Montréal, au vu et au su de tous, qui dure toujours en 2010?
Le 29 juillet dernier, la télévision retransmettait, en français et en anglais, le match des Alouettes de Montréal de la Ligue canadienne de football (LCF), joué à Montréal. L'arbitre en chef de la rencontre était André Proulx, un francophone. Et pourtant... Toutes les décisions communiquées par l'arbitre au microphone à l'intention des spectateurs de Montréal et des téléspectateurs l'ont été en anglais uniquement. Pourquoi? La LCF a sûrement une longue liste d'excuses toutes prêtes: la majorité des joueurs ne comprennent pas le français, beaucoup d'Américains jouent dans la LCF, l'important auditoire télévisuel anglophone, etc. Mais alors, pourquoi ne pas traduire en anglais en quelques secondes ce que dirait d'abord l'arbitre en français à Montréal?
La réalité canadienne est qu'une telle situation (à l'inverse) serait impensable à Toronto, Calgary ou Vancouver. Alors, pourquoi est-elle acceptable à Montréal? Le français est-il une langue moins officielle que l'anglais au Canada? Pour l'instant, à la lumière d'un tel exemple, la réponse est claire.
Le poids démographique des francophones, jadis bien au-delà des 30 %, pourrait se retrouver sous la barre des 20 % d'ici quelques années. Plusieurs facteurs, dont la démographie, l'immigration et la mondialisation, peuvent expliquer cet état de fait. Toutefois, comment expliquer un manque de respect systématique envers le français, même chez nous à Montréal, au vu et au su de tous, qui dure toujours en 2010?
Le 29 juillet dernier, la télévision retransmettait, en français et en anglais, le match des Alouettes de Montréal de la Ligue canadienne de football (LCF), joué à Montréal. L'arbitre en chef de la rencontre était André Proulx, un francophone. Et pourtant... Toutes les décisions communiquées par l'arbitre au microphone à l'intention des spectateurs de Montréal et des téléspectateurs l'ont été en anglais uniquement. Pourquoi? La LCF a sûrement une longue liste d'excuses toutes prêtes: la majorité des joueurs ne comprennent pas le français, beaucoup d'Américains jouent dans la LCF, l'important auditoire télévisuel anglophone, etc. Mais alors, pourquoi ne pas traduire en anglais en quelques secondes ce que dirait d'abord l'arbitre en français à Montréal?
La réalité canadienne est qu'une telle situation (à l'inverse) serait impensable à Toronto, Calgary ou Vancouver. Alors, pourquoi est-elle acceptable à Montréal? Le français est-il une langue moins officielle que l'anglais au Canada? Pour l'instant, à la lumière d'un tel exemple, la réponse est claire.
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