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Lettres - Le manque de respect

Jean Piuze - Québec, le 2 août 2010  4 août 2010  Canada
Au cours de la dernière année, on a beaucoup parlé de la situation du français au Québec. À Montréal, les signes d'une érosion du français au profit de l'anglais sont de plus en plus évidents. Dans le reste du Canada, la cause du français ne semble plus intéresser beaucoup de monde.

Le poids démographique des francophones, jadis bien au-delà des 30 %, pourrait se retrouver sous la barre des 20 % d'ici quelques années. Plusieurs facteurs, dont la démographie, l'immigration et la mondialisation, peuvent expliquer cet état de fait. Toutefois, comment expliquer un manque de respect systématique envers le français, même chez nous à Montréal, au vu et au su de tous, qui dure toujours en 2010?

Le 29 juillet dernier, la télévision retransmettait, en français et en anglais, le match des Alouettes de Montréal de la Ligue canadienne de football (LCF), joué à Montréal. L'arbitre en chef de la rencontre était André Proulx, un francophone. Et pourtant... Toutes les décisions communiquées par l'arbitre au microphone à l'intention des spectateurs de Montréal et des téléspectateurs l'ont été en anglais uniquement. Pourquoi? La LCF a sûrement une longue liste d'excuses toutes prêtes: la majorité des joueurs ne comprennent pas le français, beaucoup d'Américains jouent dans la LCF, l'important auditoire télévisuel anglophone, etc. Mais alors, pourquoi ne pas traduire en anglais en quelques secondes ce que dirait d'abord l'arbitre en français à Montréal?

La réalité canadienne est qu'une telle situation (à l'inverse) serait impensable à Toronto, Calgary ou Vancouver. Alors, pourquoi est-elle acceptable à Montréal? Le français est-il une langue moins officielle que l'anglais au Canada? Pour l'instant, à la lumière d'un tel exemple, la réponse est claire.


 
 
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  • Michel Seymour - Abonné
    4 août 2010 06 h 18
    Bell Mobility
    Le téléphone sonne hier : «Hi Sir This is Mr X from Bell Mobility, how are you today?» . «Je parle français», lui ai-je répondu. Silence au bout du fil. Puis l'individu me raccroche la ligne au nez !

    Conclusion: Bell embauche des unilingues anglophones au Québec pour s'adresser au public québécois ! Au surplus, leur comportement au téléphone est odieux!

    Comment cela est-il possible ? La fuite en avant des citoyens québécois qui refusent de voir en face la réalité politique dans laquelle ils se trouvent explique tout. Ces citoyens ont un premier ministre qui leur convient parfaitement.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    4 août 2010 06 h 56
    Erreur de calcul!!! mauvaise intérprétation des faits, etc.
    Peut-être que votre intention était bonne, mais votre lettre est farcie d'erreurs ou imprécisions, et comporte au moins une fausseté. Vous affirmez que "Le poids démographique des francophones, jadis bien au-delà des 30 %, pourrait se retrouver sous la barre des 20 % d'ici quelques années." mais, cela est le poids du poids du Québec (toutes origines et langues confondues) à l'intérieur du Canada. Il faut donc partir avec les 80%, en fait un peu plus, de ce... 23%, je crois, pour avoir la proportion de francophone québéquois au Canada, qui chuterait dramatiquement, et puis y ajouter le pourcentage des francophones hors Québec, pour voir combien cet ensemble représente proportionnellement à la population canadienne DANS SON ENSEMBLE. Et ça chuterait de nouveau. Je ne ferai pas ce calcul et je n'irai pas aux sources, parce que ça ne m'intéresse pas vraiment, ce qui m'intéresse c'est ce qui se passe au Québec, mais les francophones représentant ou - 4% de la population nord américaine, je risquerais... 10% de francophones au Canada? Refaites vos devoir ou informez-vous.

    Parmi les causes du déclin du poids démographique du QUÉBEC, au Canada, vous citez l'immigration, Cela est totalement faux. La cause majeure du déclin du poids DU QUÉBEC au Canada, c'est la baisse de natalité, idem pour la cause de la très légère baisse, si tant est qu'elle existe, de francophones au QUÉBEC, et très très marginalement le départ de plusieurs anglophones dans les années '70, et l'auto assimilation de certains francophones à la minorité, phénomène jamais étudié ou même mentionné.

    L'immigration, au contraire, de par la loi 101 qui a forcé la françisation d'une vaste majorité des enfants de l'immigration, et les politiques québécoise d'immigration, ont permis de maintenir plus ou moins la proportion de francophones au Québec autour de 85%.

    Résumons: vous êtes dans le champs, Monsieur Piuze!
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  • Roger Sylvain - Inscrit
    4 août 2010 08 h 35
    Il en revient au francophones de respecter le français
    Si les francophones démontraient l'utilité du français dans les affaires,les communiquations,les sciences et l'emploi,le français serait respecté par tous les québécois.
    Les francophones ont le devoir de promouvoir leur langue et non les anglos et allos. La loi 101 a réussi à permettre aux francophones de participer dans tous les domaines de la vie publique et privée depuis 1977,ce qui est excellent.Mais la partie insidieuse de cette loi c'est qu'elle force,oblige,impose sous peine d'amendes un anglo ou allo de parler et de fonctionner dans cette langue même si ce n'est pas leur langue de préférence en amérique.(droit individuel)
    Le déclin du poids démographique du Québec vient du fait qu'un immigrant immigre en amérique et que la langue parlée en amérique est l'anglais.
    Le Québec peut bien recevoir 50 000 nouveaux immigrants mais sur ce nombre,combien sont restés au Québec après 5 ans? Le Québec a toujours eu un déficit migratoire depuis les années 70 et plus précisément depuis 1976. Je vois une réponse ici.
    La loi 101 doit continuer à permettre aux francophones de s'épanouir partout au Québec mais elle doit cesser de punir ceux qui ne sont pas francophones.
    Roger Sylvain
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  • Franfeluche - Abonné
    4 août 2010 09 h 10
    A M. Sylvain Roy
    Il y a d'abord une fausseté dans ce que vous dites. La loi 101 n'empêche pas les anglophones de fonctionner dans leur langue. Il en est ainsi de tous ceux qui ont immigré au Québec avant la loi 101. Leurs descendants peuvent fréquenter l'école anglaise. Quant aux services publics, je n'ai jamais entendu dire qu'un citoyen du Québec ait reçu une amende pour avoir demandé des services en anglais.

    Quant à votre affirmation selon laquelle la province de Québec a eu un déficit migratoire à cause de la loi 101, il faudrait vérifier si ce déficit existait avant l'application de cette loi.
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    4 août 2010 10 h 19
    À M. Seymour
    Le téléphoniste de Bell Mobility qui vous a appellé était probablement situé quelque part en Inde... Pas étonnant qu'il ne parle ni ne comprenne le français. C'est ça le respect de Bell Mobility pour les francophones du pays.
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  • Jean Piuze - Abonné
    5 août 2010 10 h 28
    Précisions pour Céline A. Massicotte
    Relisez bien les premiers paragraphes de ma lettre: il est évident que j'y parle du pourcentage de francophones au total au Canada, ce qui inclut donc les Acadiens, les franco-Ontariens, etc. Actuellement, ce pourcentage est autour de 22% au Canada, loin des 10% que vous «risquez». En 1951, il était de 29%... Au Québec, le pourcentage des francophones était autour de 83% de la population en 1951. En 2006, il était rendu à 79,6% selon Statistiques Canada, et non autour de 85% comme vous l'avancez dans votre commentaire.

    Quant aux facteurs que je cite pour le déclin du poids des francophones, j'indique entre autres la démograophie, qui inclut le taux de natalité dont vous parlez. Et lorsque je parle de l'immigration, je fais référence au fait que beaucoup plus d'immigrants au Canada s'intègrent à la population anglophone.

    Je ne crois pas être dans le champ, madame.
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