Lettres - Les conservateurs menacent la démocratie
Lawrence Cannon, le ministre des Affaires étrangères et député de Pontiac, cherche à tromper la population en affirmant que les fuites de Wikileaks.org sur la guerre en Afghanistan menacent la vie des militaires canadiens. La vérité est plutôt le contraire. Ces fuites confirment encore une fois que ce sont les vies afghanes qui sont menacées par la présence de nos soldats sur leur territoire.
M. Cannon et le gouvernement Harper veulent garder la population dans l'ignorance sur la situation en Afghanistan, mais aussi sur ce qui se passe ici au Canada. Depuis que les conservateurs sont arrivés au pouvoir, la population ne sait pas ce qui se passe dans les officines d'Ottawa parce qu'il y a un refus systémique de rendre les comptes. Quand la Tribune de la presse parlementaire canadienne se voit dans l'obligation d'intervenir sur la place publique pour dénoncer l'absence d'échange avec le pouvoir politique, il y a là une menace à la démocratie.
Les attaques des conservateurs contre le savoir se poursuivent avec la remise en question du formulaire long du recensement. Sous le prétexte douteux d'une intrusion dans la vie privée de la population, le gouvernement conservateur vise à garder la population dans le noir en ce qui concerne les impacts de ses politiques. Le vrai enjeu qui est en cause ici est la cueillette de données nécessaires à de l'analyse scientifique. Dans ce contexte, il ne faut pas se surprendre que les conservateurs fassent la sourde oreille aux multiples demandes pour une enquête publique et indépendante afin que la vérité sorte sur les interventions policières à Toronto lors du G20. Cela étant dit, pour nous, le problème demeure entier et il faut se poser la question: jusqu'où peut-on tolérer l'intolérable?
***
Bill Clennett - Gatineau, le 27 juillet 2010
M. Cannon et le gouvernement Harper veulent garder la population dans l'ignorance sur la situation en Afghanistan, mais aussi sur ce qui se passe ici au Canada. Depuis que les conservateurs sont arrivés au pouvoir, la population ne sait pas ce qui se passe dans les officines d'Ottawa parce qu'il y a un refus systémique de rendre les comptes. Quand la Tribune de la presse parlementaire canadienne se voit dans l'obligation d'intervenir sur la place publique pour dénoncer l'absence d'échange avec le pouvoir politique, il y a là une menace à la démocratie.
Les attaques des conservateurs contre le savoir se poursuivent avec la remise en question du formulaire long du recensement. Sous le prétexte douteux d'une intrusion dans la vie privée de la population, le gouvernement conservateur vise à garder la population dans le noir en ce qui concerne les impacts de ses politiques. Le vrai enjeu qui est en cause ici est la cueillette de données nécessaires à de l'analyse scientifique. Dans ce contexte, il ne faut pas se surprendre que les conservateurs fassent la sourde oreille aux multiples demandes pour une enquête publique et indépendante afin que la vérité sorte sur les interventions policières à Toronto lors du G20. Cela étant dit, pour nous, le problème demeure entier et il faut se poser la question: jusqu'où peut-on tolérer l'intolérable?
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Bill Clennett - Gatineau, le 27 juillet 2010
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