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Retrait du formulaire long du recensement - Les discussions se poursuivent

De l'autre côté de l'Atlantique, plusieurs pays ont aboli le recensement

Mélissa Guillemette   27 juillet 2010  Canada
L'ancien dirigeant de Statistique Canada, Munir Sheikh, et le ministre Tony Clement témoigneront aujourd'hui devant le Comité de l'industrie au sujet du retrait du caractère obligatoire du formulaire long du recensement.

Cette décision controversée sera débattue au Parlement, alors que les critiques fusent chez des scientifiques, des universitaires, des dirigeants d'entreprises et des groupes communautaires depuis son annonce, le 26 juin. Une quinzaine de témoins, dont le rédacteur en chef du Canadian Medical Association Journal, la commissaire à la protection de la vie privée et plusieurs professeurs, présenteront leur point de vue. Munir Sheikh, qui a quitté ses fonctions en réaction au changement, expliquera en détail les raisons de sa démission.

Hier encore, un comité consultatif fédéral demandait le retour du formulaire long obligatoire. Pour éviter les atteintes à la vie privée que dénonce le ministre Tony Clement, le Conseil national de la statistique suggère un compromis: retirer les séjours en prison pour les citoyens qui n'y répondent pas. «Des questions de vie privée [...] ont été soulevées, et jusqu'à un certain point on veut dire aux gens: "C'est bien d'avoir un débat, mais il y a une urgence réelle de trouver une solution qui protège la qualité et l'intégrité du système canadien de statistiques"», a déclaré le président du Conseil, Ian McKinnon. Ce comité a pour mission de conseiller Statistique Canada.

Le recensement ailleurs

Une chronique du quotidien Globe and Mail a amené de nouveaux éléments au débat. Neil Reynolds estime que si le formulaire long obligatoire a été maintenu aussi longtemps, c'est surtout parce que c'est «un rituel», «une tradition institutionnelle» pareille à la nuit de Guy Fawkes, célébrée dans certaines provinces canadiennes en mémoire du jour où le parlement britannique n'a pas brûlé malgré un complot. L'exercice n'est pas «nécessaire», écrivait-il, et donne lieu à des erreurs de fait. En effet, au recensement de 2001, 21 000 Canadiens ont répondu adhérer à la religion «Jedi», clin d'oeil à Star Wars. On peut en douter!

Neil Reynolds se demande pourquoi le Canada devrait maintenir un questionnaire obligatoire, alors que plusieurs pays les ont retirés de l'autre côté de l'Atlantique, notamment dans les pays nordiques et en Allemagne.

«Notre système de recensement est bien plus petit qu'au Canada, a confirmé Patricia Dodge, de l'ambassade de la Finlande, à Ottawa. Il ne coûte que 20 sous par personne.» Depuis 1990, les données compilées lors du recensement finlandais sont presque entièrement recueillies grâce à des registres administratifs, comme celui de l'assurance sociale, des autorités qui perçoivent des taxes et impôts des Finlandais ou encore le registre du ministère du Travail, qui compile des données des citoyens à la recherche d'un emploi grâce aux services du gouvernement. Seules quelques questions dont les réponses ne se trouvent pas chez ces différentes agences sont adressées directement aux citoyens.

Le recensement basé sur les banques de données laisse moins de place à l'interprétation subjective des personnes sondées qu'avec un questionnaire, estime l'organisme finlandais similaire à Statistique Canada. On donne l'exemple d'une personne qui a un emploi en même temps que ses études. Cette personne se définira probablement comme un étudiant, alors qu'elle devrait être considérée comme une personne «employée».

Le dernier recensement traditionnel a eu lieu en 1970 au Danemark. La plupart des données fournies par Statistics Denmark sont tirées également des registres administratifs. Il existe trois principaux registres, un pour la population, un autre pour les entreprises et un dernier pour les bâtiments et les logements. L'informatisation offre de nouvelles possibilités: le Registre de la population (nom, adresse, parents, date de naissance et appartenance à une église) est mis à jour quotidiennement.

La Suède et la Norvège ont aussi opté pour ce type de collecte.

L'Allemagne, qui n'a pas tenu de recensement depuis 1987, en réalisera un basé sur les banques de données en 2011. Les informations recherchées auront une portée moins large que celles qui figurent au questionnaire canadien. Le revenu et le niveau d'éducation, entre autres, ne devraient pas y figurer.

***

Avec La Presse canadienne



 
 
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  • Socrate - Inscrit
    27 juillet 2010 00 h 41
    libre-choix
    Le libre-choix pour le recensement alors?

    80 % OUI / 20 % NON
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  • Martin Dufresne - Abonné
    27 juillet 2010 00 h 51
    Les Acadiens à la rescousse
    Le Globe
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  • Socrate - Inscrit
    27 juillet 2010 01 h 01
    principes 1
    Les six principes de Faraday
    Dans un tout petit traité intitulé L'Amélioration de L'Esprit par Isaac Watts, Michael Faraday, grand explorateur de l'électromagnétisme devant l'Éternel, avait retenu six principes particulièrement utiles à la discipline scientifique, soit :
    1- Avoir toujours sur soi un petit carnet pour prendre des notes.
    2- Entretenir une correspondance.
    3- Mener un travail collaboratif.
    4- Vérifier tout ce qu'on vous dit.
    5- Éviter les controverses.
    6- Ne pas généraliser hâtivement.
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  • Socrate - Inscrit
    27 juillet 2010 01 h 12
    principes 2
    Après avoir mis ces six principes en pratique pour améliorer son esprit, Michael Faraday put procéder de façon méthodique à l'élaboration du Bec de Bunsen qui fut par la suite utilisé universellement dans les laboratoires et les salles de rédaction pour éclairer la pauvre humanité souffrante ainsi que quelques rares politiciens.

    Il résuma ses travaux et ses pensées philosophiques sur la Nature réelle plutôt que supposée des Choses dans l'Histoire Chimique d'une Chandelle et je la recommande tout spécialement à tous les intégristes libéraux d'Ailleurs ou d'ICI pour tenter enfin d'éclairer leur esprit eux aussi. Voir Wiki pour tous les détails s.v.p....

    Voir mon journal virtuel LA LANTERNE pour tout le reste.
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    27 juillet 2010 02 h 23
    EXCELLENTE INFORMATION
    Bravo! heureuse de lire votre article.
    Pensez-vous que les gens répondent je travaillent au noir, je gaspille l'eau, j'écoute la télé des heures tous les jours, je mange du fast food, je parle uniquement une langue étangère à la maison, etc. C'est de la foutaise et ce sont les lobbys gens d'affaires qui crient le plus fort j'espère parce que pour les scientiphiques ce n'est vraiment pas fiable. ou bien ils sont financer par l'industrie. Abat le recencement ridicule c,est comme jurer sur la bible comme si cela faisait foi de vérité.
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  • Loraine King - Inscrite
    27 juillet 2010 06 h 52
    Dommage
    Dommage que ni Monsieur Reynolds ni votre article n'ait cru bon de mentionner que ces pays participeront au recensement des pays de l'Union européenne en 2011, conformément à l'article 763 adoptée par le parlement européen en 2008.

    Doit-on encourager l'interraction des données recueillies par un identifiant, tel ne NAS, entre les ministères et les gouvernements? Il faudrait changer un paquet de lois !

    Enfin, nous devrions en savoir plus aujourd'hui sur les intentions du gouvernement et les coûts de la nouvelle Étude nationale auprès des ménages.
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  • Le prince du Nord - Inscrit
    27 juillet 2010 06 h 57
    Les sripteurs du parlement
    Encore une fois les scripteurs du Parlement ont trouvé un véritable filon pour nous en mettre plein la vue. Le gouvernement au pouvoir et ses sbires de l'opposition n'ont rien trouvé de mieux pour éviter de parler des problèmes qu'il faut régler, à savoir la pauvreté, la santé et l'éducation. Le temps en chambre pourrait servir à meilleur escient.
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  • Socrate - Inscrit
    27 juillet 2010 09 h 13
    Darwin
    LE MOT DU JOUR

    Seuls les politiciens qui ont de l'Esprit vont survivre selon Darwin. Ce qui signifie qu'Ignatieff va bientôt périr, c'est plus que probable. Ciao!
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    27 juillet 2010 10 h 18
    Une banque de données
    Dans tous les pays cités en exemple, l'État est beaucoup plus "intrusif" qu'ici. Ceux qui refusent le recensement refuseraient sans doute des banques de données aussi complètes.
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  • Fernand Trudel - Abonné
    27 juillet 2010 10 h 34
    Une solution le volontariat
    Combien de fois j'ai entendu des gens déçus d'avoir gagné par distribution aveugle et arbotraire, le questionnaire long. Ce n'est pas avec enthousiasme qu'ils le reçoivent. C’est pour ça que Statistiques Canada a dû imposer une amende pour obliger de remplir ce foutu questionnaire contre la volonté des gens.

    On oublie l’objet de ce recensement de savoir la population, la langue maternelle, la citoyenneté, le sexe et le niveau de revenus des citoyens. Ca prend pas un questionnaire long pour répondre è ces cinq questions.

    Si certains veulent maintenir le questionnaire long, pourquoi pas une solution de volontariat. Les gens qui le défendent peuvent donner volontairement leurs coordonnées à Statistiques Canada pour qu'à l'avenir cet organisme puisse utiliser cette banque de noms afin d’expédier systématiquement leur long questionnaire. Alors l’obligation sera devenue inutile et tout le monde sera content.

    Agir sous la contrainte n’est pas un gage de réponses fiables. Par contre , un volontaire listé se fera un plaisir renouvelé de répondre adéquatement à toutes les questions.

    Voilà une solution au faux débat sur le recensement.
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  •  
  • berno125 - Inscrit
    27 juillet 2010 13 h 41
    Recensement libre de toute contrainte
    Nos génies de statistiques Canada n'ont qu'a faire le compte des cartes d'assurances santé émises par toutes les provinces pour connaître le nombre de citoyens canadiens. La prison et l'amende nous laissons ça aux pays totalitaires. Combien nous coûtent le maintien de ce questionnaire long?
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  •  
  • Micheline Gagnon - Abonnée
    27 juillet 2010 17 h 57
    Quand on veut du crédit on dit tout...

    Nous fournissons tous des infos aux compagnies de cartes de crédit, banques, fournisseurs de téléphone, électircité etc. Alors, Equifax peut fournir sur demande vos informations de crédit; peut-être pas à n'importe qui, mais tout de même cela est un enquête sur votre crédit à partir de vos données personnelles.

    Pour mieux distribuer ses budgets, donc nos impôts, et orienter «équitablement» ses politiques, les gouvernements ont besoin de statistiques «anonymes» et cela dérange? Expliquez-moi, je dois être complètement déconnectée de la réalité!
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  •  
  • Chryst - Abonné
    28 juillet 2010 13 h 17
    Je vous parle en connaissance de cause
    Ayant travaillé plus de 5 ans sur une banque de données issue d’un inventaire forestier dans le but d’en estimer la possibilité forestière en plus de suivre des cours en informatique, je dois bien savoir de quoi je parle.

    J’ai aussi été vérifié par un mathématicien et docteur qui a témoigné comme expert en cour. Si le formulaire long obligatoire n’est pas maintenu les premiers perdants pourraient être les élus et toute la société. Il ne sera plus possible, par exemple, d’avoir des données fiables par comté électoral ou toute autre variable

    Comme on voit la base de données ne renseignent pas seulement sur la population, .les registres existants ou les nouveaux formulaires importent peu Tous les aspects possibles et imaginables d’un sujet peuvent y être traités

    Les données n’ont qu’à être mises dans une banque pour être analysées par la suite. Dire que certaines entreprises ont peur de la base de données à cause du vol possible de ces dernières. Une chance qu’elles ne savent pas ce qu’elles manquent.

    Les statistiques ne sont qu’un aspect du problème. Les données peuvent aussi être sauvegardées dans in tableur. Et les points d’échantillonnage souhaités, localisés, peu importe leur méthode d’enregistrement.

    Comme illustration d’application de la base de données à la médecine, notre site (www.ataxie.ca) en est un bon exemple. Bientôt, il sera même possible de déceler les erreurs de diagnostic médical grâce à l’informatique et à la base de données notamment.

    Michel Thibault ing. f. m. sc.
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  • T. Julien - Inscrit
    29 juillet 2010 09 h 07
    Qc peut faire ses propres statistiques
    Si le Qc croit nécessaire d'avoir certaines informations particulières, privées ou pas, SOUS MENACES d'emprisonnement ou de déportation, c'est au Qc à le faire.

    Contrairement à L'IMAGE PROJETÉE, le service des "statistiques" canadien, n'est pas dissout; les gens conçernés et interressés vont continuer à répondre aux questions SAUF, qu'il n'y aura plus DE CETTE MENACE d'emprisonnement ou de déportation, qui pendra au-dessus des têtes tout comme si le Canada était un pays totalitarien. On sait que ce dernier principe fait parti de l'idéologie de nos "socialistes et communistes" mais, CE N'EST PAS une idéologie canadienne. Merci M. Harper!
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  • Micheline Gagnon - Abonnée
    29 juillet 2010 17 h 05
    Abolir la prison ok abolir l'obligation de répondre non
    Différence entre les deux : perdre des données statistiques sur la population cumulées depuis des décennies (ce qui les rend comparables) est complètement démagogique. On ne pourra plus savoir OBJECTIVEMENT qui a besoin de quoi et où, ouvrant ainsi la porte toute grande aux décisions arbitraires, sans que quiconque puisse contredire le gouvernement.

    Un recensement crédible est un outil nécessaire pour tout chef d’état qui veut gouverner en toute transparence, dans l’intérêt de tous les citoyens (pas seulement ses électeurs et sympathisants). En nous imposant la compromission de la précision de nos statistiques, rendant toute comparaison de qualité impossible, l’opposition ou la population ne pourra plus ramener le gouvernement à l’ordre. Par sa décision on vous dit : vous ne m’intéressez pas car je ne veux pas absolument vous connaître, tout ce que je veux est faire de que je veux et qu’on n’essaie pas de m’en empêcher. Pour une bien petite liberté, vous risquez de perdre la liberté de parole.

    Et si chaque province faisait son propre recensement? Changer quatre trente sous pour une piastre, du pareil au même avec en prime le risque de disparité des méthodes et outils.
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  • T. Julien - Inscrit
    29 juillet 2010 19 h 08
    Micheline Gagnon
    A moins qu'au Qc, la population décidait que maintenant elle veut d'une Fédération au pouvoir central fort, j'ai de la difficulté à comprendre pourquoi les nécessités (besoins) de chaque Province serait de "changer quatre trente sous pour une piastre" sans le fédéral ???

    Les Conservateurs n'éliminent pas le service, ILS ne font que laisser le "libre choix" aux individus d'y répondre ... Tel que mentionné, les intéressés et les conçernés continueront à répondre.
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  • Micheline Gagnon - Abonnée
    30 juillet 2010 09 h 31
    Un exemple simpliste pour expliquer mon point de vue

    Vous «dites» vouloir avoir une photo de votre famille, alors vous embauchez un photographe et vous invitez vos proches et leur dites de venir s'ils le désirent. Alors, certains décident de ne pas se présenter. Aurez-vous une photo de famille? Bien sûr que non! La vouliez-vous vraiment? Non! Quel pied de nez à vos proches pour qui cette photo était importante et se sont déplacés pour rien.

    Mon exemple n'a pas rapport direz-vous, mais il donne un bon «portrait» de la situation qui nous concerne. Un recensement fiable est une photo de famille ou tous sont présents.
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