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Le Canada impose de nouvelles sanctions à l’Iran, tout comme l’UE

La Presse canadienne   26 juillet 2010 14h33  Canada
Mécontent du refus de l’Iran de mettre de côté son programme d’enrichissement nucléaire, le Canada, à l’instar de ses alliés occidentaux, impose de nouvelles sanctions au pays du Moyen-Orient.

Le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a dénoncé ce matin le refus de l’Iran de respecter les normes internationales en matière de prolifération nucléaire et de coopérer avec l’Agence internationale de l’énergie au sujet de son programme d’enrichissement d’uranium.

Par conséquent, a fait valoir le ministre, le Canada impose depuis aujourd’hui de nouvelles sanctions visant à restreindre le programme nucléaire iranien.

Le gouvernement fédéral interdit désormais de faire de nouveaux investissements dans le secteur pétrolier et gazier de ce pays et la présence d’institutions financières iraniennes au Canada, ou canadiennes en Iran.

Ottawa interdit également toute interaction avec des personnes désignées mêlées à des activités de prolifération nucléaire, de même que l’exportation de tout bien pouvant servir à son programme nucléaire.

Le ministre Cannon a déploré que les «actions de l’Iran et ses propos agressifs sont une offense aux efforts du Canada et des pays d’optique commune d’assurer la paix et la sécurité à travers le monde».

Le premier ministre, Stephen Harper, a pour sa part précisé, par voie de communiqué, que les nouvelles sanctions ne visaient aucunement à pénaliser le peuple iranien, mais plutôt à persuader le gouvernement du pays à accepter de discuter avec les grandes puissances occidentales.

M. Harper a soutenu qu’il s’agissait de «mesures ciblées visant à entraver les tentatives de l’Iran de développer ses programmes d’armes nucléaires, chimiques, biologiques et reliés aux missiles».

L’Union européenne durcit le ton

Les mesures annoncées par le Canada font écho à de nouvelles mesures annoncées par l’Union européenne (UE), également aujourd’hui.

Les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’UE ont donné leur feu vert pour une série de «mesures restrictives» à imposer à l’Iran dans les domaines du «commerce, des services financiers, de l’énergie et des transports», a précisé un diplomate européen. Ces sanctions entreront en vigueur dans les prochaines semaines, après avoir été publiées au journal officiel de l’UE.

«Nous disposons d’un éventail complet de sanctions, que nous avons élaboré tous ensemble», avait précisé la Haute représentante de l’UE pour la politique étrangère Catherine Ashton, avant la rencontre.

A Téhéran, un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, a dénoncé la décision de l’UE, en déplorant «des mesures conflictuelles» qui contribuent à «détériorer» les relations, selon le site Internet de la télévision publique iranienne.

Ces mesures, qui avaient fait l’objet d’un accord de principe des Vingt-Sept en juin, visent notamment des biens qui pourraient être utilisés pour le programme nucléaire, et l’industrie du pétrole et du gaz, notamment par «l’interdiction de nouveaux investissements, aide technique et transfert de technologies».

Les compagnies de transport maritime et de fret aérien iraniennes seront placées sur liste noire et interdites de territoire européen. De nouvelles interdictions de visa et un gel d’avoirs iraniens vont être imposés aux gardiens de la Révolution.

Ces nouvelles restrictions européennes font suite à une quatrième phase de sanctions imposées en juin dernier par le Conseil de sécurité de l’ONU après le refus de Téhéran de suspendre ses activités d’enrichissement d’uranium.

Elles sont analogues aux mesures adoptées par l’administration Obama, qui a imposé des sanctions contre des individus et des institutions accusés d’aider l’Iran à développer son programme nucléaire et à échapper aux sanctions internationales.

 
 
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  • Martin Arkeron
    Inscrit
    lundi 26 juillet 2010 15h43
    Non à la troisième guerre mondiale
    L’Iran est signataire du traité de non prolifération nucléaire, a accepté des inspecteurs sur ses installations, est parfaitement en droit de développer un programme nucléaire pacifique. Je ne suis pas un fan de ce régime religieux, mais il est par principe opposé aux armes de destruction massive.

    Israël (non signataire du traité de non prolifération) a des armes ( au moins 200) nucléaires et est extrêmement violent envers ses voisins.

    L'Inde et le Pastistan ont des armes nucléaires et se font la guerre au cachemire.

    Tous les membres du conseil de sécurité de l'onu ont des armes nucléaire. Certains membre de l'otan on des armes nucléaires américaines sur leur territoire tel que l'Allemagne.

    A ma connaissance l'Iran n'a pas envahis ces voisins au cours du dernier siècle.

    Au contraire des accusateurs des occidentaux (nous) avec un passé colonial, trois guerre d'agression en cours ( Irak, Afghanistan et Pakistan) utilisant des munitions a l'uranium appauvris (DU)- en passant un véritable désastre environnemental.

    Il faut reconnaitre que c'est l'occident qui est une menace très crédible envers l'Iran et non l'inverse.

    Les États-Unis dépensent plus en armement (budget militaire) que le reste du monde combiné.

  • Catherine Saint-Jacques
    Abonnée
    lundi 26 juillet 2010 15h48
    Stratégie?
    Pourquoi j'y revois une stratégie pour essayer de refaire du Canada un pays pacifiste dans le but d'être au Conseil de sécurité de l'ONU? (dans les membres non-permanents, bien sûr...)

  • Pierre-E. Paradis
    Inscrit
    lundi 26 juillet 2010 16h50
    Les sanctions vont renforcer les Ayatollahs
    Si l'on en juge par le fait que les frères Fidel et Raul Castro dirigent toujours Cuba après 50 ans de sanctions, le régime théocratique de Téhéran a encore de beaux jours devant lui.

    Par ailleurs, le soutien inconditionnel du Canada envers Israël (un pays pour le moins délinquant et peu transparent en matière nucléaire, dont les citoyens sont de plus en plus fanatisés) donne un merveilleux prétexte à Mahmoud Ahmadinejad pour rallier l'ensemble de la population iranienne.

    Avec les menaces persistantes de frappe israélienne, les jours du mouvement d'opposition «vert» et des divisions internes au sein du pouvoir iranien sont chose du passé.

    Des fois il est à se demander si toutes ces mesures politiques (sanctions et menaces) ne sont pas faites pour exacerber les conflits.

    Il est vrai qu'une nouvelle guerre dans la région ferait monter le prix du brut à des niveaux records... Exactement ce dont l'Alberta a besoin en ce moment, ainsi que les marchands de canons juifs et les grandes compagnies pétrolières.

  • Guillaume Baillargeon
    Inscrit
    lundi 26 juillet 2010 16h52
    L'Iran n'est pas une menace ?
    L'Iran n'a-t-il pas affirmé que Israël devait être rayé de la carte ?

    Israël a-t-il déjà ouvertement souhaité la destruction de l'Iran ?

  • Pierre-E. Paradis
    Inscrit
    lundi 26 juillet 2010 17h48
    Mahmoud et Israel
    @Guillaume:

    Mahmoud Ahmadinejad a certes souhaité la disparition de l'État sioniste (le gouvernement, l'administration) mais pas nécessairement de sa population. Ce n'est pas tellement différent de ceux qui réclament maintenant une Palestine unifiée avec une proportion égale de Juifs et d'Arabes. La colonisation illégale de la Cisjordanie rend impossible la création d'un État palestinien viable et distinct d'Israël, alors autant en finir avec le projet sioniste de pureté religieuse, et mettre tout le monde dans le même bateau avec des droits égaux.

    Par ailleurs, l'Iran compte encore plusieurs dizaines de milliers de Juifs alors si ses motifs étaient d'éliminer ceux-ci, Ahmadinejad pourrait facilement commencer par chez lui.

    Aussi, il ne faut pas oublier qu'Israël brandit sans cesse la menace d'attaques préventives contre l'Iran, et que tout pays a droit de se défendre.

    Bref, l'erreur du Canada est de soutenir une partie contre une autre (l'État fanatisé et raciste d'Israël représentant le «bien» et le régime des Ayatollahs le «mal»).

    Personnellement, si on me dit de choisir entre deux pommes pourries je n'en choisis aucune. Je ne vois donc pas pourquoi, collectivement, en tant que Canadiens, on devrait prendre parti dans cette foutue histoire.

  • Claude Kamps
    Inscrit
    lundi 26 juillet 2010 19h16
    Encore des mots vide de sens...
    Avec le petit commerce qu'on a avec l'Iran il me semble sagir d'un coup de marteau sur une punaise de lit !!!

  • Duchêne Denys Mehdi
    Inscrit
    lundi 26 juillet 2010 20h16
    @P. Paradis et G. Baillargeon
    Je dénote ici une méconnaissance du «check and balance» qui habite les contre pouvoirs en Iran. D'un côté un président iranien, pas du tout sympatique qui joue régulièrement sur la fibre nationaliste de la jeune génération d'IranienNEs à des fins domestiques en jetant indûment de l'huile sur le feu dans ce dossier et de l'autre, le pouvoir des Mollahs plus raisonnable en matière de politique extérieure que le gouvernement en place.

    La menace iranienne ???? Pas davantage que les institutions militaires «terroristes» étatsunienne et israélienne. Ces deux institutions ont faites leur preuves maintes fois et davantage que l'institution militaire iranienne.

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