Le Canada impose de nouvelles sanctions à l’Iran, tout comme l’UE
Mécontent du refus de l’Iran de mettre de côté son programme d’enrichissement nucléaire, le Canada, à l’instar de ses alliés occidentaux, impose de nouvelles sanctions au pays du Moyen-Orient.
Le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a dénoncé ce matin le refus de l’Iran de respecter les normes internationales en matière de prolifération nucléaire et de coopérer avec l’Agence internationale de l’énergie au sujet de son programme d’enrichissement d’uranium.
Par conséquent, a fait valoir le ministre, le Canada impose depuis aujourd’hui de nouvelles sanctions visant à restreindre le programme nucléaire iranien.
Le gouvernement fédéral interdit désormais de faire de nouveaux investissements dans le secteur pétrolier et gazier de ce pays et la présence d’institutions financières iraniennes au Canada, ou canadiennes en Iran.
Ottawa interdit également toute interaction avec des personnes désignées mêlées à des activités de prolifération nucléaire, de même que l’exportation de tout bien pouvant servir à son programme nucléaire.
Le ministre Cannon a déploré que les «actions de l’Iran et ses propos agressifs sont une offense aux efforts du Canada et des pays d’optique commune d’assurer la paix et la sécurité à travers le monde».
Le premier ministre, Stephen Harper, a pour sa part précisé, par voie de communiqué, que les nouvelles sanctions ne visaient aucunement à pénaliser le peuple iranien, mais plutôt à persuader le gouvernement du pays à accepter de discuter avec les grandes puissances occidentales.
M. Harper a soutenu qu’il s’agissait de «mesures ciblées visant à entraver les tentatives de l’Iran de développer ses programmes d’armes nucléaires, chimiques, biologiques et reliés aux missiles».
L’Union européenne durcit le ton
Les mesures annoncées par le Canada font écho à de nouvelles mesures annoncées par l’Union européenne (UE), également aujourd’hui.
Les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’UE ont donné leur feu vert pour une série de «mesures restrictives» à imposer à l’Iran dans les domaines du «commerce, des services financiers, de l’énergie et des transports», a précisé un diplomate européen. Ces sanctions entreront en vigueur dans les prochaines semaines, après avoir été publiées au journal officiel de l’UE.
«Nous disposons d’un éventail complet de sanctions, que nous avons élaboré tous ensemble», avait précisé la Haute représentante de l’UE pour la politique étrangère Catherine Ashton, avant la rencontre.
A Téhéran, un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, a dénoncé la décision de l’UE, en déplorant «des mesures conflictuelles» qui contribuent à «détériorer» les relations, selon le site Internet de la télévision publique iranienne.
Ces mesures, qui avaient fait l’objet d’un accord de principe des Vingt-Sept en juin, visent notamment des biens qui pourraient être utilisés pour le programme nucléaire, et l’industrie du pétrole et du gaz, notamment par «l’interdiction de nouveaux investissements, aide technique et transfert de technologies».
Les compagnies de transport maritime et de fret aérien iraniennes seront placées sur liste noire et interdites de territoire européen. De nouvelles interdictions de visa et un gel d’avoirs iraniens vont être imposés aux gardiens de la Révolution.
Ces nouvelles restrictions européennes font suite à une quatrième phase de sanctions imposées en juin dernier par le Conseil de sécurité de l’ONU après le refus de Téhéran de suspendre ses activités d’enrichissement d’uranium.
Elles sont analogues aux mesures adoptées par l’administration Obama, qui a imposé des sanctions contre des individus et des institutions accusés d’aider l’Iran à développer son programme nucléaire et à échapper aux sanctions internationales.
Le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a dénoncé ce matin le refus de l’Iran de respecter les normes internationales en matière de prolifération nucléaire et de coopérer avec l’Agence internationale de l’énergie au sujet de son programme d’enrichissement d’uranium.
Par conséquent, a fait valoir le ministre, le Canada impose depuis aujourd’hui de nouvelles sanctions visant à restreindre le programme nucléaire iranien.
Le gouvernement fédéral interdit désormais de faire de nouveaux investissements dans le secteur pétrolier et gazier de ce pays et la présence d’institutions financières iraniennes au Canada, ou canadiennes en Iran.
Ottawa interdit également toute interaction avec des personnes désignées mêlées à des activités de prolifération nucléaire, de même que l’exportation de tout bien pouvant servir à son programme nucléaire.
Le ministre Cannon a déploré que les «actions de l’Iran et ses propos agressifs sont une offense aux efforts du Canada et des pays d’optique commune d’assurer la paix et la sécurité à travers le monde».
Le premier ministre, Stephen Harper, a pour sa part précisé, par voie de communiqué, que les nouvelles sanctions ne visaient aucunement à pénaliser le peuple iranien, mais plutôt à persuader le gouvernement du pays à accepter de discuter avec les grandes puissances occidentales.
M. Harper a soutenu qu’il s’agissait de «mesures ciblées visant à entraver les tentatives de l’Iran de développer ses programmes d’armes nucléaires, chimiques, biologiques et reliés aux missiles».
L’Union européenne durcit le ton
Les mesures annoncées par le Canada font écho à de nouvelles mesures annoncées par l’Union européenne (UE), également aujourd’hui.
Les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’UE ont donné leur feu vert pour une série de «mesures restrictives» à imposer à l’Iran dans les domaines du «commerce, des services financiers, de l’énergie et des transports», a précisé un diplomate européen. Ces sanctions entreront en vigueur dans les prochaines semaines, après avoir été publiées au journal officiel de l’UE.
«Nous disposons d’un éventail complet de sanctions, que nous avons élaboré tous ensemble», avait précisé la Haute représentante de l’UE pour la politique étrangère Catherine Ashton, avant la rencontre.
A Téhéran, un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, a dénoncé la décision de l’UE, en déplorant «des mesures conflictuelles» qui contribuent à «détériorer» les relations, selon le site Internet de la télévision publique iranienne.
Ces mesures, qui avaient fait l’objet d’un accord de principe des Vingt-Sept en juin, visent notamment des biens qui pourraient être utilisés pour le programme nucléaire, et l’industrie du pétrole et du gaz, notamment par «l’interdiction de nouveaux investissements, aide technique et transfert de technologies».
Les compagnies de transport maritime et de fret aérien iraniennes seront placées sur liste noire et interdites de territoire européen. De nouvelles interdictions de visa et un gel d’avoirs iraniens vont être imposés aux gardiens de la Révolution.
Ces nouvelles restrictions européennes font suite à une quatrième phase de sanctions imposées en juin dernier par le Conseil de sécurité de l’ONU après le refus de Téhéran de suspendre ses activités d’enrichissement d’uranium.
Elles sont analogues aux mesures adoptées par l’administration Obama, qui a imposé des sanctions contre des individus et des institutions accusés d’aider l’Iran à développer son programme nucléaire et à échapper aux sanctions internationales.
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