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Libre opinion - Combattre la propagande antifrancophone au Canada anglais

Mario Beaulieu - Président général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal  24 juillet 2010  Canada
Étant aux prises avec une pluie de courriels et d'appels téléphoniques, la Ville de Bathurst, au Nouveau-Brunswick, s'est ravisée et ne permettra pas que le drapeau de l'organisme francophobe Anglo Society flotte sur l'hôtel de ville. On se rappelle que le conseil municipal de Bathurst avait récemment décidé de hisser «l'Anglo flag» lors de la «Fête des Anglais», le 18 septembre, date correspondant à la capitulation de la ville de Québec en 1759 et à la fin de la Nouvelle-France. Bravo aux Acadiens et à tous ceux qui se sont mobilisés!

Mais la bataille est loin d'être terminée. L'Anglo Society a fait la demande d'arborer «l'Anglo flag» à plusieurs villes et continue sa bataille contre le français. Ce groupe est connu pour ses manifestations au cours desquelles le drapeau acadien est traité avec le plus grand mépris. Le groupe organise justement une de ces manifestations à Fredericton le 15 août, jour de la Fête nationale de l'Acadie.

Il faut dénoncer encore plus énergiquement les préjugés véhiculés au Canada anglais qui donnent lieu à ce genre de dérapage. Dans son site Internet, l'Anglo Society émet une série de faussetés sur le mode d'aménagement linguistique au Québec. On présente la loi 101 comme excluant tout service en anglais, alors que dès sa conception elle garantissait des services en anglais pour les anglophones partout où ils se trouvent. Elle visait à éviter que les services et les institutions anglophones ne servent à angliciser les nouveaux arrivants. Et dans les faits, les quelque 200 modifications que la Charte de la langue française a subies ont réintroduit les services en anglais généralisés pour les allophones et les francophones. Même les entreprises établies au Québec reçoivent des services gouvernementaux en anglais, car l'article 16 de la loi 101 n'est pas en vigueur.

Selon son président, Matthew Glenn, l'Anglo Society veut simplement protéger la langue anglaise au Nouveau-Brunswick. Comme si c'était l'anglais qui était menacé! Le taux de transfert linguistique des francophones vers l'anglais y est en augmentation à 11,2 % (ce taux est de 39,3 % pour l'ensemble des francophones au Canada hormis le Québec).

M. Glenn pousse l'arrogance jusqu'à accuser le Québec d'avoir procédé au nettoyage ethnique des anglophones. C'est plutôt l'inverse qui est vrai. L'histoire du Canada anglais est jalonnée de mesures ethnocidaires ouvertement préconisées par les loyalistes et les orangistes, qui croyaient à la supériorité de «la race anglaise» et à la nécessité d'assimiler les Canadiens français. Hormis au Québec, ils ont imposé l'interdiction des écoles publiques françaises et de tout enseignement du français même comme langue seconde, sur une centaine d'années, soit jusque dans les années 1960.

Alors que le bilinguisme institutionnel a entraîné la disparition des langues minoritaires partout où il a été utilisé à travers le monde, le gouvernement Trudeau a néanmoins mis en place une politique de bilinguisme officiel. L'échec de cette politique était facilement prévisible. Chaque recensement démontre en effet un taux effarant d'assimilation des francophones hors Québec. L'étude des modes d'aménagement linguistique à travers le monde montre que la seule façon de contrer cette assimilation serait d'établir le français comme seule langue officielle dans certains territoires où il y a encore un nombre d'individus suffisant qui l'utilisent. C'est justement ce que la loi 101 visait à faire démocratiquement pour le Québec. Or, les revendications de ce type au Canada anglais se sont toujours heurtées à un mur, alors qu'au Québec, le gouvernement fédéral a réussi à décapiter la loi 101.

Les communautés francophones et acadiennes du reste du Canada revendiquent le bilinguisme dans l'objectif d'obtenir un minimum de services en français. La Loi fédérale sur les langues officielles prescrit des services en français seulement là où une partie substantielle de la population est francophone. Étant donné que les francophones hors Québec ne constituent plus que 4,1 % de la population selon la langue maternelle (et seulement 2,5 % selon la langue parlée à la maison), et qu'ils sont éparpillés sur un énorme territoire, une grande partie d'entre eux ne reçoivent pratiquement aucun service en français. Mais, pour des groupes haineux comme Anglo Society, c'est encore trop.

Il ne faut plus tolérer que le Québec français et la loi 101 soient dénigrés au Canada anglais alors même que nos compatriotes francophones s'y font assimiler et mépriser.

***

Mario Beaulieu - Président général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal
 
 
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  • Francis Robillard
    Inscrit
    samedi 24 juillet 2010 05h05
    coup d'épée dans l'eau
    Historiquement les acadiens ont tourné le dos à Québec et la Nouvelle-France en espérant tout conflits avec les Yankees. Mal leur en pris, ils furent déportés, langue et culture interdite pendant des siècles et sur la voie de la Louisianisation. Encore aujourd'hui dans "leurs Acadie" ils sont condamné à s'exilés ou tolérés.

    Il n'y a pas dans le monde d'exemple ou les anglais ont aménagé d'autres cultures, dans le respect et l'égalité... ça n'existe pas!! La leçon de cette histoire est qu'il ne faut jamais tourné le dos à son histoire, à ses alliés, à son pays au risque de le perdre à d'autres qui eux feront tout pour le protéger, même bafouer leurs propres lois.

    S'ils étaient des québécois, les représentants de la SSJB devraient accueillir et reconnaître davantage les acadiens au Québec. Ils devraient reconnaître et accueillir les Peuples autochtones du Québec. S'ils étaient des québécois ils feraient en sorte que tous aient un avenir au Québec. C'est ce qu'ils feraient s'ils étaient des québécois et pas des canadien-français, replié sur eux-mêmes, au prise avec un passé pas réglé, s'immisçant dans une guerre de clochers d'un pays étranger le Canada. S'ils y croyaient, ils défendraient les Cajuns contre les gouvernements étasuniens... Mais non, les petits canadiens-français ne font que perpétuer le drame qui leurs est si confortable. Allez donc de l'avant "VIARGE"!!!

  • Rodrigue Tremblay
    Inscrit
    samedi 24 juillet 2010 07h41
    Mario se réveille
    Ca fait plus de 40 ans queles nationalistes québécois ont dumpé les Francos. Une honte. Ce sont nos frères, c'est 400 ans d'histoire commune.
    On les a largués parce qu'ils sont fédéralistes et que ca ne cadre pas avec notre projet souverainiste. On les a largés parce qu'ils sont utilisés par Ottawa pour maintenir le mythe du Canada bilingue coast to coast. On les a largés parce qu'ils sont en voie d'assimilation et on une culture ringarde.
    400 ans d'histoire....
    Pendant ce temps on nous dit que les Anglos et les immigrants au Québec sont québécois. Le monde à l'envers. Toute la bêtise du nationalisme territorial.

  • Duchêne Denys Mehdi
    Inscrit
    samedi 24 juillet 2010 08h31
    Au sujet de l'assimilation des francos hors Québec...
    J'aurai toujours en mémoire en 1996 une discussion avec un Acadien sur le bateau m'emmena aux Îles de la Madeleine, qui m'affirmait que «l'assimilation à l'anglais chez nous (l'Acadie), débute dès le moment où lorsque nous demandons un service gouvernemental sur une boîte vocale et qu'on nous offre le 1 pour l'anglais et le le 2 pour le français, nous choisissons systématiquement le 1 sachant qu'en choississant le 2, le temps de trouver un agent parlant le français devient tellement longue qu'il est préférable d'avoir la réponse à notre question le plus tôt possible et cela passe par l'anglais. Nous sommes aussi responsable de cette assimiliation».

  • Andre Vallee
    Abonné
    samedi 24 juillet 2010 09h04
    Le Doris Club
    Le Doris Club est né à Montréal pour combattre le légal Parti des Patriotes, par tous les moyens, légaux et surtout illégaux, avec l'appui des autorités, de l'armée britannique et des dirigeants de la force constabulaire, qui savaient tous se fermer les yeux.
    Au Nouveau-Brunswick, il prend le nom de Anglo Society. Quoique moins violent que le Doris Club, il n'en est pas moins hargneux, mensonger, déterminé et bien appuyé.

  • Pierre Cornellier
    Abonné
    samedi 24 juillet 2010 09h07
    Et la propagande anti-Québec
    Le Canada est un "drôle" de pays. Il sème à tout vent sa vision carte postale d'un pays bilingue avec 2 langues officielles.Quand on sait que le bilinguisme est une fumisterie monumentale; que même au New Brunswick, province soi-disant bilingue, il est difficile de se faire servir en français dans une grande partie de la province;que la seule province où le bilinguisme est une réalité est le Québec où le français est langue officielle.

    IL faut rappeler que lors des négociations constitutionnelles de 1980-81 ayant mené à la constitution imposée de 1982, l'Ontario a accepté cette constitution(imposée au Québec) en échange de l'acceptation,par le fédéral, du rejet du bilinguisme institutionnel en Ontario. L'Alberta et la Saskatchewan sont unilingues anglaises depuis 1988.

    Or, hors Québec, la majorité de la population pensent que le Québec maltraite sa "minorité" anglophone.....et j'ai souvent lu des Francophones hors Québec véhiculer cette fausseté.Re: loi 101. Le "Québec bashing", c'est devenu une chose courante.

    Le 17 avril 1998, le journal Le Droit dévoilait les résultats d'un
    sondage effectué en Ontario, sous le titre" DISTORSION": "Seulement 13,5% des Ontariens croyaient que les Anglo-Québécois étaient mieux pourvus en services dans leur langue que les Franco-Ontariens... Plus de 70 % des répondants ignorent jusqu'à l'existence de l'ACFO (Association canadienne-française de l'Ontario)".

    J.F Lisée, dans son dernier volume "Sortie de secours"(2000) écrit: "Pas moins de 84% des Anglo-Canadiens sont d'ailleurs en désaccord avec l'affirmation selon laquelle les "anglophones
    du Québec sont mieux traités que les francophones du reste du
    Canada" et 75% pensent qu'il faut protéger leurs droits." [...] "

  • Pierre Cornellier
    Abonné
    samedi 24 juillet 2010 09h56
    Au sujet du nationalisme territorial.
    @ Rodrigue Tremblay
    Quel nationalisme "territorial" est à condamner? Le nationalisme "canadian" de 1867 et de 2010? Ou ?????


    "Visiblement, plus d'un parmi nous ne semblent comprendre que le
    nationalisme québecois ne constitue pas une cause mais un effet. Si le
    Canada n'était si préoccupé d'étouffer la moindre velléité de
    distinction du Québec, depuis toujours l'idée d'indépendance serait
    demeurée aux 6% de l'époque du RIN....De ces chiffres initiaux à 40%
    en 1980, puis à 50% en 1995(moins quelques poussières)...on est enclin à ne tirer aucun enseignement"- Jean-Luc Gouin-

  • Lanthier Claude
    Inscrit
    samedi 24 juillet 2010 10h25
    L'Acadie est en phase terminal
    Au taux assimilation présent, l’Acadie est morte dans 2 générations; il ne restera plus de français au Nouveau-Brunswick (d'autant plus que l'assimilation linguistique suit généralement une progression exponentielle). Pour notre peuple, c'est une bataille perdue; acceptons-le.

    Maintenant, tous nos efforts devrais être porté sur Montréal. Dans 10 ans, si les tendances démographiques se maintiennent la ville bascule à l'anglais. Sans Montréal, il est difficile, voire impossible, que notre peuple ne subissent pas le même sort au Québec que dans le reste du Canada.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 24 juillet 2010 10h33
    Difficile à contrer
    The Globe

  • Lanthier Claude
    Inscrit
    samedi 24 juillet 2010 11h08
    L'Acadie est en phase terminale (avec corrections)

    Au taux assimilation présent, l’Acadie est morte dans 2 générations; il ne restera plus de français au Nouveau-Brunswick (d'autant plus que l'assimilation linguistique suit généralement une progression exponentielle). Pour notre peuple, c'est une bataille perdue; acceptons-le.

    Maintenant, tous nos efforts devraient être portés vers Montréal. Dans 10 ans, si les tendances démographiques se maintiennent, la ville basculera à l'anglais. Sans Montréal, il est difficile, voire impossible, que notre peuple ne subisse pas le même sort au Québec que dans le reste du Canada.

  • Merelle
    Inscrite
    samedi 24 juillet 2010 13h53
    Une compagne de travail acadienne
    (Entendu hier au bureau:) "Ne me parle pas d'instructions en français. Je ne lis qu'en anglais"...

    (Phrase dite en français à un autre canadien-français) qui lui demandait si elle voulait l'information sur tel logiciel d'ordi en français ou en anglais...

    Mon coeur a fait un bond. Je me suis tue. parce qu'il me faut choisir mes batailles, et que je suis fatiguée de débattre. Mais surtout parce qu'elle a une attitude quasi méprisante envers sa propre culture et langue.

  • AZARIAS, ( Dan ) LÉGER
    Inscrit
    samedi 24 juillet 2010 16h22
    IGNORANCE SUR LES FRANCOPHONES AU CANADA...............
    BONJOUR à TOUS...
    Je ne peux laisser « l'ignorance » des pures-laines continuer ainsi... Depuis près de 250 ans, on prédit la disparition des Francophones... mais l'Histoire nous dit le contraire... les Acadiens, ils ont le contrôle de leurs écoles maintenant et ce depuis les années soixante avec l'arrivée au pouvoir de Louis Robichaud... le plus grand Premier Provincial que le Canada ait jamais connu... ( ici, les Séparatistes vont dire que c'est René Lévesque... futaise...) les Acadiens ont leur Université à Moncton, ils ont réussi à avoir l'égalité avec la majorité anglophone... ils ont eu tout ça avec l'aide de Frank McKenna et Dick Hadfield.... si c'est cela l'assimilation... on en veut plus... AZARIAS lÉGER

  • Pierre Cornellier
    Abonné
    samedi 24 juillet 2010 16h40
    Il est faux de dire que "les nationalistes québécois ont *dumpé* les Francos"
    @Rodrigue Tremblay

    Le PLC et Trudeau avec le Canada anglais, ont "dumpé" les Francophones hors Québec en 1969..En 1963, le p.m.l Pearson crée la Commission d'enquête sur bilinguisme et le biculturalisme .

    L'ex FHQ (il a vécu près de 60 ans hors Québec) du Conseil de Vie française en Amérique(CVFA) a très bien décrit cela dans la revue Franc Contact Volume 5 , No 4, Décembre 1997: : "L'Histoire démontrera que l'enjeu fondamental, tel qu'exprimé par le mandat de la Commission royale FÉDÉRALE d'enquête sur sur bilinguisme et le biculturalisme était le suivant: RECOMMANDER LES MESURES A PRENDRE POUR QUE LA CONFEDERATION CANADIENNE SE DEVELOPPE D'APRES LE PRINCIPE DE L'EGALITÉ ENTRE LES DEUX PEUPLES FONDATEURS".

    "Cet enjeu, c'est un gouvernement fédéral dominé par des Québécois par des préjugés anti-nationalistes, ils ontv condamné la notion de peuples fondateurs, inventé le multiculturalisme et le bilinguisme, comme si un pays pouvait se morceler en enclaves culturelles et véhiculer 2 langues sans en préciser les bases communautaires".....

    Donc Trudeau et le Canada anglais, en refusant le BICULRALISME et son corollaire(égalité de peuples cofondateurs), ont instauré la politique du bilinguisme qui est un échec lamentable.

    Dans la même logique, Trudeau et le Canada anglais ont "dumpé" le Québec en lui imposant, de force, une constitution contre l'avis de notre Assemblée Nationale et de tous les partis politiques québécois.

    Conclusion. La loi Trudeau(1969) et le coup de force(1982) ont sonné le glas de ce qu'on appelait CONfédération(égalité entre 2 peuples cofondateurs).Le Canada est maintenant une simple fédération dans laquelle le Québec est l'égal des TNO pis de New Scotia. Quant au Québec, à moins d'une prise en mains(SOUVERAINETÉ politique), il est condamné à une Louisianisation à plus ou moins long terme.

    Dire que "les nationalistes québécois ont "dumpé" les Francos constitue une interprétati

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    samedi 24 juillet 2010 17h57
    Réunification des francophones

    Pourrait-on mousser une réunification des francophones du Canada dans leur berceau historique, au Québec ? En effet, le Québec indépendant et souverain pourrait accueillir en son sein tous les francophones du Canada qui désirent conserver leur langue et leur culture: Acadiens, Franco-Ontariens, Franco-Albertains, etc. Cette diaspora serait des plus bienvenue chez-nous.

    « Si l'Allemagne a (eu) le droit de se reconstituer comme peuple, n'est-ce pas la preuve que d'une façon générale, les peuples qui respectent les droits de la personne et les autres peuples ont le droit de défendre et d'affirmer leur identité nationale ? » (Michel Seymour, Le Devoir, 9 novembre 2009)

  • Pierre Cornellier
    Abonné
    samedi 24 juillet 2010 18h16
    Assimilation...bilinguisme
    Bien sûr qu'il faut remarquer que c'est au Nouveau Brunswick où le taux d'assimilation est le moins élevé, hors Québec.Et cela dû au fait que les Acadiens de cette province se sont battus pour obtenir des institutions dans leur langue.Mais 11%, c'est quand même inquiétant!!

    Mais à l'ouest du Québec, en 2006, les taux d'assimilation sont révélateurs:Ontario 42%;Manitoba 56%; Sask 75%; Alberta 68% ;BC 71% ..

    Quant au bilinguisme, bien que le NBrunswick soit officiellement bilingue....dans la pratique, il y a beaucoup de régions de cette province où se faire servir en français relève du défi.

    D'ailleurs au recensement 2001, seulement 15% des Anglos de cette province étaient bilingues contre 71% des Francos. Globalement seulement 34% des Néo-Brunswickois étaient bilingues.
    http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amnord/cnddemo.htm

    Par contre, au Québec: 41% de bilingues.Soit 36.6% des Francos et 66% des Anglos.Toujours en 2001.

    En réalité, la seule province où le bilinguisme est une réalité de tous les jours, c'est le Québec. Le pire, c'est que, hors Québec, la majorité des gens pensent que notre *minorité anglophone* est maltraitée!

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    samedi 24 juillet 2010 18h53
    L'avenir du français au Canada
    La communauté francophone du New-Brunswick mène un combat perdu d'avance. Dommage, mais quand on se comporte en tapis de perron de portes, il ne faut pas s'étonner que les autres s'essuient les pieds sur nous.

    Le Québec doit consacrer 100 % de ses énergies à combattre l'anglicisation de Montréal, une réalité que la plupart des médias nient. Quand je songe que les Canadiens (hors Québec) ne croient pas que les anglophones du Québec sont choyés comparativement au francophones du ROC.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    dimanche 25 juillet 2010 06h36
    À Rodrigue Tremblay: avançons en arrière! (1)
    Je ne sais pas dans quelle position vous menez votre vie, mais vous semblez voir le monde (Canada-Québec) à l'envers. Dès le départ, dans les années soixante, ces minorités se sont montré hostiles au projet d'indépendance, par peur de perdre... notre argent et nos prières?, et peut-être quelques courageux missionnaires de la langue. Sans réaliser qu'en étant un pays le Québec pouraient être en meilleure position pour négocier; c'est toujours mieux de le faire un à un que 1 contre 9, 10 ou 11... Certains lecteurs semblent croire que l'indépendance ramènerait ces francophones ici: s'ils avaient à le faire, je crois qu'ils l'auraient déjà fait. Ils préfèrent un monde où ils doivent se battre sans fin pour le moindre service, et souvent inutilement, où le français est une langue folklorique et où, malgré l'arrivée, comme ici, d'immigrants de langue française... ils continuent de s'angliciser, globalement. Il préfèrent ça parce que c'est leur monde. Des réactions de minoritaires heureux.

    Je suis née à Lachine, tout juste au mileux des années '40. À l'école, pendant des années, le vendredi nous chantions le Ô Canada, et bien sûr le Canada dont il était question c'était... le Québec, juste à en écouter l'original, on comprend ça. Et on priait et donnait des sous pour la survivance... On pourrait comparé ça avec l'achat de petits chinois: ils faisaient tous pitié.

    Adolescente, je venais à Montréal avec mes amies, et c'était un plaisir de s'y retrouver comme dans un pays étrangers, à cause de l'affichage et moins heureusement, du fait que, surtout dans les grands magasins on arrivait pas à avoir la moindre information dans notre langue, mais bon on pratiquait alors notre anglais sommaire et mal enseigné à l'école, ce qui n'a pas changé. C'est à ça que vous voudriez nous ramenez? Se sentir étrangers au Québec?
    À Lachine, c'était un peu comme au Canada deux peuples qui s'ignorent, sauf pour s'

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    dimanche 25 juillet 2010 06h56
    À Rodrigue Tremblay: avançons en arrière!
    Après la loi 101, Montréal s'est refait une beauté, en français, et nous avons pu intégrés les Vietnamiens, les Chiliens et j'en passe. Et vous voudriez qu'on renie ces gens-là qui nous ont aidé à maintenir un tant soit peu notre poids démographique, eux et les quelques anglophones qui se sont adaptés, et dont certains, souvent d'origine américaine (guerre du Vietnam oblige), militent au sein du P. Q., mais surtout du Bloc? Un secret bien gardé. Eux et les autres anglophones qui paient des taxes comme vous et moi. Les renier et cesser de vouloir intégrer d'autres générations d'immigrants et de lutter pour un pays qui nous ressemble (un nous inclusif)? Au nom de quoi et pourquoi?

    Pour se retrouver dans la position du missionnaire... mal équipé?

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    dimanche 25 juillet 2010 06h59
    Post-sriptum:
    Il y a tout de même quelque chose de bizarre dans cette histoire de minorités: le Canada se dit bilingue, mais dans les faits est anglophone... alors que le Québec se dit français mais dans les faits... est plutôt bilingue. Cherchez l'erreur!

  • Rodrigue Guimont
    Abonné
    dimanche 25 juillet 2010 09h58
    O Canada… terre de quels aïeux…
    Pour ceux et celles qui se demandent peut-être pourquoi Stephen Harper commence toujours ses discours en langue française, une petite explication, qui n’explique peut-être pas grand chose mais qui aide à comprendre…

    Les ancêtres paternels de Stephen Harper sont des loyalistes qui se sont installés sur des terres «volés» aux Acadiens. C’est peut-être la raison pour laquelle M. Harper, qui n’a jamais habité le Québec, commence toujours tous ces discours dans la langue de Champlain, peut-être (je dis bien peut-être) comme pour réparer, par un relent de culpabilité, un grand «crime» historique qui n’a jamais été réparé à l’endroit des Acadiens.

    D’autre part, les Orangistes sont bels et bien actifs au Canada. Ils portent des appellations différentes selon les régions, ils ont tous en commun une volonté ferme de participer, directement ou indirectement, à l’assimilation des francophones au Canada.

    Au moins quatre Premiers Ministres du Canada furent membres de «Orange Order» : John A. MacDonald, John Abbott, Mackenzie Bowell (Grand Maitre) et John Diefenbaker.

    Sait-on seulement que l’hymne patriotique canadien le «Maple Leaf forever», encore largement chanté au Canada (Jeux de Vancouver en 2010) fut écrit, paroles et musique par un orangiste d’origine écossaise et francophobe, du nom d’Alexander James Muir? Rien dans cet hymne ne fait référence aux origines française du Canada hormis «a lily» (fleur de lis) ajouté tardivement!

    Et des exemples comme ceux-là on peut en trouver à la tonne quand on se donne le temps de chercher…

  • Pierre Cornellier
    Abonné
    dimanche 25 juillet 2010 10h07
    "L'ex FHQ" en question se nomme Roméo Paquette
    J'ai écrit:

    L'ex FHQ (il a vécu près de 60 ans hors Québec) du Conseil de Vie française en Amérique(CVFA) a très bien décrit cela dans la revue Franc Contact Volume 5 , No 4, Décembre 1997: : "L'Histoire démontrera...etc".

    L'ex FHQ en question se nomme ROMÉO PAQUETTE.On peut lire son CV:http://www.mef.qc.ca/prix-excellence-2001.htm

    M. Paquette vit maintenant au Québec,

    Mille excuses pour mon oubli!

    Il n'y a aucun doute dans mon esprit que Trudeau et le Canada anglais ont conduit la francophonie hors Québec à l'état actuel et réduit le Québec-nation, foyer principal de la francophonie, au rang de simple province dans une fédération de 13 ou 14 où le Québec est l'égal de IPE.

    Les 2 phénomènes:disparition tendancielle de la francophonie hors Québec et simple provincialisation du Québec sont étroitement reliés:rejet du BICULTURALISME de la Commission Laurendeau Dunton.Rejet de la notion de "peuples cofondateurs"

    Ce qui fait que, le 1er juillet, le Canada ose encore fêter une CONfédération.....qui n'est plus qu'une simple fédération. Drôle de pays!

  • Pierre Cornellier
    Abonné
    dimanche 25 juillet 2010 10h11
    Trudeau et le "peuple" canadien français
    " Trudeau se serait fait Canadien français, s'il ne l'avait été de
    naissance, disait-il. Quand il abandonne la politique, ses
    compatriotes sont devenus des « Québécois ». Et les autres sont des «
    francophones de l'extérieur du Québec », des « francophones hors
    Québec», des « francos ».

    Pire encore, divisés entre eux, ils se redéfinissent « Franco-Ontariens », « Franco-Albertains », « Franco-Colombiens », ou « Fransaskois », tandis que les « Acadiens » de toutes les provinces de l'Est se regroupent sous un drapeau bleu-blanc-rouge marqué d'une étoile... Comme les Juifs..(...)."-l
    Vastel

    -"Heureusement que Trudeau n'a jamais voulu qu'on définisse les
    Canadiens français comme un « peuple », parce qu'il aurait fallu
    l'accuser de « génocide politique ».- Trudeau: le Québécois- Par Michel
    Vastel. p. 181.

  • Etienne Goyer
    Inscrit
    dimanche 25 juillet 2010 13h53
    @André Vallée: Le Doric Club
    @André Vallée: Quand tu parles du "Doris Club", je crois que tu fais référence au Doric Club, l'émule Montréalais des Orangistes:

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Doric_Club

  • Alain Deloin
    Inscrit
    dimanche 25 juillet 2010 15h58
    Le premier juillet, le Canada fête la confédération, oui.
    Confédération au sens "acte d'union, acte fondateur [de la fédération]".

    Quand on ne connait rien aux institutions de son pays, ce qui est un comble quand on y est né, on peut se permettre d'être souverainiste.

    Quant à la confédération tant rêvée elle n'existe nulle part sur terre. Ou presque. Même pas l’union européenne, qui fonctionne comme une fédération en matière économique, douanière et sécurité intérieure (espace Schengen) et qui va tendre vers plus d’intégration dans d’autres domaines: harmonisation fiscale, défense, politique étrangère notamment.
    A l'image du Canada, quoi.

  • Pierre Cornellier
    Abonné
    dimanche 25 juillet 2010 17h57
    Pourquoi la fête est si triste le 1er juillet au Québec?
    @Alain Deloin

    Pourquoi la fête est-elle si triste ?
    http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/1er

    "L’adhésion du Québec au Canada a donc été décidée par moins de 10% des adultes, moins de 20% des hommes adultes. Les canayens de l’époque savaient et les historiens d’aujourd’hui savent, que s’il s’était agi d’un vote libre, l’électorat aurait très majoritairement refusé l’entrée au Canada."

    "Une comunmauté politique repose aussi sur des symboles d'un consensus premier. On célèbre ses origines fondatrices dans l'émancipation des Cantons suisses,la Grande Charte britannique, la Déclaration d'indépendance américaine, la Révolution française, la Révolution belge de 1830.."-Fernand Dumont-

  • Pierre Cornellier
    Abonné
    dimanche 25 juillet 2010 20h29
    La confédération ou l'histoire d'un échec historique
    @Alain Deloin

    Ma conclusion.Je ne peux mieux l'exprimer que le sociologue Fernand Dumont:

    " Une communauté politique repose aussi sur des symboles d'un
    consensus premier.Une communauté politique est le produit d'une
    histoire, de la progressive sédimentation de solidarités

    . On célèbre ses origines fondatrices dans l'émancipation des Cantons
    suisses, la Grande Charte britannique, la Déclaration d'indépendance
    américaine, la Révolution française, la Révolution belge de 1830...Or, rien de pareil au début de la Confédération".

    "(....)Une communauté politique, j'y ai insisté, est le produit d'une
    histoire, de la progressive sédimentation de solidarités. Or,
    l'histoire de la Confédération est l'histoire de l'échec à édifier une
    communauté politique.
    "L'échec d'une communauté politique canadienne est une tragédie pour tout le monde. Dans un continent anglophone, la nation francophone aurait pu trouver dans la Confédération un point d'appui solide en Amérique; de même, les Canadiens anglais auraient pu construire avec nous un État où les uns et les autres nous nous serions sentis chez nous, fiers de nos différences comme de nos convergences. Nous n'avons pas réussi. Et on ne voit pas comment un bricolage hâtif pourrait pallier un échec historique"-
    "La confédération ou l'histoire d'un échec historique "- Fernand
    Dumont Le Devoir 2 avril 1992

  • Alain Deloin
    Inscrit
    dimanche 25 juillet 2010 20h54
    @ Pierre: Une fête triste? Le 1er juillet est une fête extraordinaire...
    Venez chez moi le 1er juillet...
    Une foule en liesse, colorée, bilingue, massive, jamais menaçante, de la musique à chaque coin de rue, des filles aux seins nus (c'est légal par ici).
    Jamais vu une telle foule en France sans débordements, tabassage, vols de portable, véhicules renversés et brûlés.
    La grande classe quoi
    Plus proche de la civilisation
    Un exemple.


    Je vais vous avouer un truc. Fin juin, je m'en vais aussi fêter la St Jean de l'autre côté. Comme quoi :-)
    Surtout ne le répétez pas.

  • Alain Deloin
    Inscrit
    dimanche 25 juillet 2010 22h17
    @ Pierre: la Révolution belge de 1830?
    A la lumière des événements récents, je crois que Fernand Dumont s’est fourvoyé.

    On ne peut pas réécrire l’histoire du Canada, que l’on devrait d’ailleurs enseigner dans ses moindres détails partout au pays. Comme nous apprenons l’histoire de l’Europe.

    Mes parents ont connu la dernière guerre et haïssaient les « boches ». Les anglais ne vous ont pas fait subir le 10eme de ce que l’Allemagne nous a fait subir en l’espace de 70 ans, de 1870 à 1945.

    Sur les ruines encore fumantes, des hommes, Schumann, Adenauer ont œuvré pour la réconciliation, la paix et le développement d’une Europe fraternelle. Aussi dans mon esprit d’Européen, de Français, je ne vois aucun obstacle à un processus similaire au Canada. Sinon que toute cette histoire est bien ancienne.

    Ca viendra peut-être remarquez. Dans une ou deux générations, les descendants des deux peuples fondateurs du Canada seront devenus minoritaires dans ce pays. Il sera peut être temps d’enterrer la hache et de réaffirmer la prééminence de l’héritage franco-anglais. Les langues, l’héritage judéo-chrétien, d’une certaine façon l’héritage des lumières dans le Québec moderne et celui de l’Habeas Corpus et de la Bill or Right du côté anglais. Voilà ce que je pense. Voilà ce qui rend ce pays si riche et si attachant.

  • Djemy Djemy
    Inscrit
    lundi 26 juillet 2010 08h22
    @ Alain Deloin
    Vous etes vraiment loin comme l'indique votre nom, vous comparez l'Europe au Canada? et surtout vous croyez que vos pensee changera le Canada?? Mr Delojn vous faite preuve de manque de realisme, avec ce quis e passe au canada depuis bel et biend es decenies croyez ca chnagerz pas grand chose, deux peuple ne peuvent cohabiter de cette maniere

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    lundi 26 juillet 2010 11h37
    La xénophobie du ROC.
    Toute diversité qui s`éloigne de la gouvernance anglophone se perçoit comme une menage à l`assimilation sans compromis. Les francophones sont bienvenus en autant qu`ils acceptent le credo des 18% de canadiens qui immigrèrent des îles britanniques. Il y a deux niveaux de justice sociale au Canada. Celle d`une minorité dominante et celle des autres sans droit selon la charte des droits et libertés proclamés dans sa constitution de 1982.

  • Michel Page
    Inscrit
    vendredi 6 août 2010 12h09
    Actions possibles de la SSSJB : solidarité avec les communautés francophones du NB Manitoba, CB


    1. Les communautés francophones et acadiennes du reste du Canada revendiquent le bilinguisme officiel et des services autonomes complets en éducation et en santé dans l’objectif d’assurer la pérennité de leurs communautés. La Loi fédérale sur les langues officielles prescrit des services en français seulement là où une partie substantielle de la population est francophone. Sous le coup de l’assimilation, de l’immigration anglotrope et des relents de lois anti-françaises, les francophones hors-Québec ne constituent plus que 4,1 % de la population selon la langue maternelle (et que 2,5 % selon la langue parlée à la maison. Le prochain recensement complet comprenant routes les questions sur la langue parlée, d’usage, maternelle, et peut-être des questions supplémentaires qui cibleraient bien les tendances programmées d’exogamie vers l’anglais et d’assimilation, pourrait bien révéler une marginalisation encore plus grande. Éparpillés sur un énorme territoire, une grande partie des franco-phones hors-Québec ne reçoivent pratiquement aucun service en français.

    2. Le Commissaire aux langues officielles pourraient faire beaucoup et être utile s’il faisait la promotion de l’éducation en français (petite enfance, primaire et secondaire) des enfants ayant droit à l’éducation en français. Seulement environ le tiers des enfants ayant droit à l’éducation en français sont inscrits dans des écoles françaises.

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