Conseil de la fédération - Le recensement sera au programme de la prochaine réunion

Ottawa — Les premiers ministres provinciaux devraient discuter de la décision du gouvernement fédéral d'éliminer l'obligation de remplir le questionnaire détaillé du recensement au cours de la prochaine réunion du Conseil de la fédération.

Hier, le sous-ministre des Affaires intergouvernementales du Manitoba, province qui accueillera la rencontre le mois prochain, a affirmé que l'ordre du jour officiel n'avait pas encore été annoncé. Jim Eldridge a toutefois ajouté que le recensement était à l'origine de nombreuses discussions au sein du Conseil de la fédération.

«À moins d'un changement, étant donné l'attention et l'opposition que cela génère, nous serions étonnés que la question ne soit pas abordée [par le Conseil de la fédération]», a expliqué M. Eldridge.

Selon un porte-parole du Parti conservateur du Canada, les opposants à la conversion du questionnaire détaillé du recensement en une enquête effectuée sur une base volontaire appartiennent à des groupes de pression précis. Mais la décision du gouvernement fédéral continue de nourrir les conversations partout au pays.

Le Manitoba, à l'instar du Québec, de l'Ontario et de l'Île-du-Prince-Édouard, avait déjà fait part de son désaccord avec la décision d'Ottawa de rendre volontaire le questionnaire de recensement détaillé.

Des représentants du gouvernement de la Nouvelle-Écosse ont indiqué qu'ils étudiaient attentivement la décision d'Ottawa afin d'en jauger les effets sur les politiques de la province.

L'Ontario s'est tout récemment jointe au mouvement d'opposition. Lundi, le ministre ontarien des Finances, Dwight Duncan, s'est dit préoccupé par la perte d'informations qu'entraînerait une enquête menée sur une base volontaire.

«Ces données sont extrêmement importantes pour une grande variété d'éléments», a-t-il fait valoir. «Selon moi, les deux meilleurs exemples sont notre stratégie antipauvreté et pratiquement chacune des dépenses et décisions fiscales que nous engageons et prenons.»

Cette semaine, d'autres organisations ont dénoncé la décision du gouvernement fédéral. Parmi elles figurent l'Association des infirmières et infirmiers autorisés de l'Ontario et la Conférence canadienne des arts. Cette dernière a écrit au ministre fédéral de l'Industrie, Tony Clement, pour lui expliquer que les gouvernements et les organisations culturelles recouraient au recensement pour l'élaboration de politiques et l'offre de services.
  • - Inscrit 21 juillet 2010 10 h 58

    Diviser pour régner...

    Les conservateurs disent « les opposants à la conversion du questionnaire détaillé du recensement en une enquête effectuée sur une base volontaire appartiennent à des groupes de pression précis ». Pour eux le Québec, l'Ontario, le Manitoba et l'IPÉ sont des « groupes de pression »!

    Mais en fait ils laissent entendre que ce sont des « groupes de pression » comme si c'était la frange et la marginalité pour tenter de diviser l'opinion publique et de capitaliser ensuite sur la division pour attirer ceux qui ont peur des intrusions de l'état. Mais ils n'hésiteront pas une seconde pour envoyer en prison le plus de monde possible, qui ne se conforment pas à leur vision du monde. On n'a qu'à penser aux 1 000 personnes arrêtées et emprisonnées à Toronto récemment...

  • Chryst - Inscrit 24 juillet 2010 11 h 52

    Société perdante sur toute la ligne

    Toute la société dont de multiples secteurs de l’activité humaine ne peuvent qu’être perdants avec la décision de rendre le sondage facultatif.

    L’information sur un sujet ne devient disponible que si la question pertinente est posée. De plus, pour avoir une certaine valeur statistique le sondage doit être obligatoire et systématique.

    Michel Thibault ing. f. m. sc