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    Recensement - Statistique Canada a son mot à dire, assure Clement

    Le ministre ne recule toutefois pas quant au caractère facultatif du formulaire long

    16 juillet 2010 | Marco Bélair-Cirino | Canada
    Tony Clement<br />
    Photo : Agence Reuters Chris Wattie Tony Clement
    Le ministre de l'Industrie, Tony Clement, a assuré hier que Statistique Canada avait son mot à dire sur les modifications visant le recensement de 2011, mais est resté inflexible quant au caractère facultatif du formulaire long et à l'abandon de quelques questions.

    Le gouvernement fédéral a sollicité une série d'options de l'organisme central de la statistique en vue de modifier la version longue du questionnaire. Le document devra à la fois satisfaire les exigences des «entreprises, institutions et municipalités» tout en apaisant les inquiétudes de certaines personnes à l'égard de la protection de leurs renseignements privés. «Statistique Canada nous a proposé des options, et nous choisirons l'une d'entre elles», a souligné M. Clement en marge d'une annonce à l'Université Concordia, à Montréal. «Si c'est assez bon pour Statistique Canada, ça devrait être assez bon pour les critiques», a-t-il ajouté.

    Le très faible nombre de plaintes déposées à Statistique Canada et au Commissariat à la protection de la vie privée du Canada ne reflète pas le mécontentement de la population canadienne à l'égard du recensement, selon lui. «Il y a des inquiétudes qui sont parvenues à notre ministère et aux députés. Les députés conservateurs m'ont dit qu'il y avait eu des problèmes [à cause d]es recensements passés», a-t-il soutenu.

    «Des douzaines et des douzaines» de messages de citoyens opposés aux dernières moutures du recensement ont été reçus seulement dans les 48 dernières heures à son cabinet, et ce, malgré la «publicité adverse», a fait remarquer M. Clement.

    «Il y a des Canadiens, pas tout le monde, mais il y a des Canadiens qui ont des inquiétudes concernant la nature du questionnaire long, qui est obligatoire avec beaucoup de questions sur des informations très privées», a poursuivi le ministre conservateur. Par exemple, le gouvernement fédéral et ceux qui font appel aux données de Statistique Canada n'ont pas à savoir «combien de temps il vous faut pour aller à votre travail et des choses comme ça», estime-t-il. «Pour les femmes peut-être, pour d'autres Canadiens, ce sont des questions très privées.»

    Tony Clement a aussi fait valoir, hier, qu'il participera de bon gré aux travaux du Comité permanent de l'industrie, si travaux il y a. «Ça m'est égal», a-t-il affirmé. Le Parti libéral compte convoquer le ministre au cours de l'été afin qu'il justifie sa décision.

    Le gouvernement du Québec s'oppose

    La ministre québécoise Christine St-Pierre et l'Institut de la statistique du Québec ont ajouté leurs voix au concert de reproches adressés au gouvernement de Stephen Harper.

    Mme St-Pierre a rappelé que le recensement est non seulement «un outil essentiel» pour les chercheurs, mais aussi pour les décideurs qui façonnent les politiques publiques en fonction des tendances de la société. À titre de ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française, elle a souligné que les données de Statistique Canada sont «importantes» pour faire état du bilan linguistique au Québec.

    Si le questionnaire long n'est plus obligatoire, «les gens vont mettre le formulaire sur la table et vont l'oublier», selon elle.

    L'Institut de la statistique du Québec appréhende également une baisse du taux de réponse à cause du caractère facultatif du futur questionnaire. Et cela, craint-il, diminuera la fiabilité des statistiques qui en seront tirées.

    «[Les libéraux et les néodémocrates] ont peut-être un intérêt à obliger les Canadiens à révéler des informations très confidentielles, mais nous avons réussi à obtenir des données fiables qui correspondent aux besoins des entreprises privées, des institutions, des municipalités, tout en nous assurant qu'elles [satisfassent] les Canadiens qui ont des inquiétudes», a conclu Tony Clement.

    ***

    Avec La Presse canadienne
     
     
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