Les conservateurs veulent gâter les électeurs de l'âge d'or
La ministre d'État aux Aînés veut modifier les politiques publiques concernant les personnes âgées
Ottawa — Les conservateurs fédéraux envisagent d'apporter des changements majeurs dans les politiques publiques concernant les aînés, alors que les considérations d'ordre démographique sont de plus en plus importantes pour l'avenir de leur parti.
La ministre d'État aux Aînés, Diane Ablonczy, a affirmé que le gouvernement fédéral envisage actuellement le retrait des vestiges législatifs de l'âge de la retraite obligatoire. Les employés des industries et entreprises sous réglementation fédérale doivent toujours prendre leur retraite lorsqu'ils atteignent 65 ans. Certains cas exceptionnels seraient toujours sous le coup de cette limite.
Elle a aussi déclaré qu'Ottawa étudiait le soutien de revenu dédié aux femmes âgées plongées dans la pauvreté après le décès de leur mari. Celles-ci ne bénéficieraient pas d'allocations suffisantes.
Mme Ablonczy se penche aussi sur des solutions pour rendre le monde du travail plus accueillant vis-à-vis des travailleurs âgés, afin que ceux-ci puissent demeurer en emploi s'ils le désirent.
«La communauté des affaires devra procéder à quelques adaptations», a-t-elle précisé.
La ministre d'État affirme que Ottawa a déjà commencé ses efforts de réforme majeure des pensions. Le montant que les personnes âgées peuvent gagner sans affecter le montant de leur supplément de revenu garanti.
Malgré ces projets, la ministre d'État aux Aînés a affirmé en entrevue que le plus grand défi dans l'élaboration des politiques publiques est le changement des mentalités.
Pendant longtemps, les gouvernements ont cru que le marché de la main-d'oeuvre n'avait pas besoin des personnes âgées et que ceux-ci ne voulaient pas travailler. L'évolution de la démographie fait que les employeurs ont maintenant besoin des compétences et de l'expertise des aînés, qui veulent aussi rester actifs, selon la ministre d'État.
«Pendant des décennies, nous avons réfléchi de façon complètement contraire, a affirmé Mme Ablonczy. Nous allons devoir nous pencher sur beaucoup de nos perceptions sur la manière dont les choses fonctionnent, et ce, en raison des changements démographiques. Comme vous le savez, cela ne peut se faire très rapidement.»
Le fait que les conservateurs se penchent sur les problèmes des personnes âgées n'est pas un hasard.
«C'est très important» d'un point de vue électoral, a affirmé la ministre, qui précise que le nombre d'aînés doublera au cours des 25 prochaines années. Entre 2015 et 2021, le nombre de personnes âgées devrait dépasser celui des enfants au Canada.
Pour le PCC, ces chiffres cachent une occasion incroyable. Déjà, la base de l'électorat conservateur repose grandement sur les électeurs les plus âgés, et le parti veut en profiter en augmentant encore plus sa part dans ce groupe démographique, affirme le président de la firme Harris/Decima Allan Cregg.
«Mobiliser sa propre base électorale est aussi important, peut-être même plus, qu'agrandir sa base», soutient le sondeur.
La ministre d'État aux Aînés, Diane Ablonczy, a affirmé que le gouvernement fédéral envisage actuellement le retrait des vestiges législatifs de l'âge de la retraite obligatoire. Les employés des industries et entreprises sous réglementation fédérale doivent toujours prendre leur retraite lorsqu'ils atteignent 65 ans. Certains cas exceptionnels seraient toujours sous le coup de cette limite.
Elle a aussi déclaré qu'Ottawa étudiait le soutien de revenu dédié aux femmes âgées plongées dans la pauvreté après le décès de leur mari. Celles-ci ne bénéficieraient pas d'allocations suffisantes.
Mme Ablonczy se penche aussi sur des solutions pour rendre le monde du travail plus accueillant vis-à-vis des travailleurs âgés, afin que ceux-ci puissent demeurer en emploi s'ils le désirent.
«La communauté des affaires devra procéder à quelques adaptations», a-t-elle précisé.
La ministre d'État affirme que Ottawa a déjà commencé ses efforts de réforme majeure des pensions. Le montant que les personnes âgées peuvent gagner sans affecter le montant de leur supplément de revenu garanti.
Malgré ces projets, la ministre d'État aux Aînés a affirmé en entrevue que le plus grand défi dans l'élaboration des politiques publiques est le changement des mentalités.
Pendant longtemps, les gouvernements ont cru que le marché de la main-d'oeuvre n'avait pas besoin des personnes âgées et que ceux-ci ne voulaient pas travailler. L'évolution de la démographie fait que les employeurs ont maintenant besoin des compétences et de l'expertise des aînés, qui veulent aussi rester actifs, selon la ministre d'État.
«Pendant des décennies, nous avons réfléchi de façon complètement contraire, a affirmé Mme Ablonczy. Nous allons devoir nous pencher sur beaucoup de nos perceptions sur la manière dont les choses fonctionnent, et ce, en raison des changements démographiques. Comme vous le savez, cela ne peut se faire très rapidement.»
Le fait que les conservateurs se penchent sur les problèmes des personnes âgées n'est pas un hasard.
«C'est très important» d'un point de vue électoral, a affirmé la ministre, qui précise que le nombre d'aînés doublera au cours des 25 prochaines années. Entre 2015 et 2021, le nombre de personnes âgées devrait dépasser celui des enfants au Canada.
Pour le PCC, ces chiffres cachent une occasion incroyable. Déjà, la base de l'électorat conservateur repose grandement sur les électeurs les plus âgés, et le parti veut en profiter en augmentant encore plus sa part dans ce groupe démographique, affirme le président de la firme Harris/Decima Allan Cregg.
«Mobiliser sa propre base électorale est aussi important, peut-être même plus, qu'agrandir sa base», soutient le sondeur.
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