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    Lettres - Démocratie à géométrie variable

    6 juillet 2010 |Jimmy St-Gelais | Canada
    La démocratie n’est pas appliquée de la même façon d’une personne à l’autre ou d’un groupe à l’autre. C’est ce que nous a enseigné récemment le service de police de Toronto lors du déroulement des sommets conjoints du G8 et du G20.

    Il s’agit de prétendre à une menace terroriste et voilà! On suspend les droits civiques de certains individus illico presto bien que les hommes d’État présents à ce genre de rencontres ne courent aucun réel danger.

    En trame de fond, on doit admettre que la démocratie ou son application ne dépend que de la manière dont les autorités veulent l’appliquer.

    Soyez un politicien impliqué à fond dans un scandale des commandites, comme Jean Chrétien, ou un ancien premier ministre conservateur ayant accepté douteusement de l’argent d’un investisseur étranger, tel que Brian Mulroney, ou encore un ministre libéral provincial pris la main dans le sac dans un scandale de trafic d’influence et de copinage, et l’on vous exonérera de tout tort en vous donnant peut-être une petite tape sur les doigts.

    Par contre, montrez-vous dans la rue avec des pancartes et en chantant des slogans contestataires en pleine jouissance de votre droit démocratique de manifester et d’exprimer votre désaccord sur un sommet international à huis clos dépourvu d’implication populaire, et la police essaiera de vous intimider en lésant outrancièrement et de toutes les manières possibles vos libertés fondamentales.

    C’est cela, une démocratie à géométrie variable.
     
    ***

    Jimmy St-Gelais, Saint-Jérôme, le 4 juillet 2010












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