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Les vingt ans de Meech - L'impossible paix des braves

Bernard Descôteaux   19 juin 2010  Canada
Dans un rare geste d'unanimité, 11 premiers ministres canadiens convenaient le 30 avril 1987 d'une entente devant permettre au Québec de réintégrer le cadre constitutionnel canadien. Rapidement, des oppositions surgirent contre l'accord dit du lac Meech, dont l'acte de décès sera signé le 23 juin 1990 par le Manitoba et Terre-Neuve. Vingt ans plus tard, l'espoir d'une paix constitutionnelle entre le Québec et le reste du Canada apparaît toujours aussi illusoire.

Cette date du 23 juin 1990 est un repère important de l'histoire politique du Québec, d'abord pour ce que représentait cet accord pour le Québec, qui demandait d'être reconnu constitutionnellement comme une société distincte au sein du Canada; puis par ce refus du reste du Canada de lui accorder cette reconnaissance, à la fois si simple mais si vitale pour la pérennité de la langue et de la culture françaises en Amérique. Un refus qui s'installe dans la durée.

Cet accord était une sorte de «paix des braves» venant réparer l'affront fait au Québec en 1982 par le gouvernement fédéral et les autres provinces avec le rapatriement unilatéral de la Constitution. Il concrétisait ce «beau risque» évoqué par le premier ministre René Lévesque au lendemain de l'élection de Brian Mulroney qui s'était engagé à faire en sorte que, devenu chef du gouvernement canadien, le Québec puisse réintégrer la Constitution canadienne dans «l'honneur et l'enthousiasme».

Vu avec le recul du temps, cet accord avait surtout valeur de symbole. Il ne transformait pas radicalement la Constitution canadienne, d'autant plus que le gouvernement de Robert Bourassa s'était limité à cinq demandes. La plus importante portait sur la reconnaissance du Québec comme formant une société distincte, sur laquelle se cristallisèrent toutes les critiques et les oppositions.

Pour certains, l'intégrité même du Canada était menacée puisque les tribunaux allaient devoir interpréter la Constitution en tenant compte du fait que «l'Assemblée nationale et le gouvernement du Québec ont le rôle de protéger et de promouvoir le caractère distinct de la société québécoise». Pour d'autres, elle n'avait au contraire aucune portée effective, car concurremment à la reconnaissance du caractère distinct du Québec, on affirmait aussi le caractère bilingue du Canada. On ne saura jamais l'impact réel qu'aurait eu cette clause, mais les ambiguïtés contenues dans ce texte rendaient incertain le gain pour le Québec.

***

Plus que tout, cette reconnaissance constitutionnelle du Québec comme société distincte est ce dont il a besoin pour assurer sa sécurité culturelle s'il est pour demeurer au sein de la fédération. Ainsi, une clause interprétative affirmant clairement la responsabilité de l'Assemblée nationale de protéger et de promouvoir la langue et la culture françaises aurait sans doute conduit la Cour suprême à juger autrement qu'elle l'a fait ces trois dernières décennies les contestations de la Charte de la langue française. Invalidée l'an dernier par le plus haut tribunal du pays, la loi 104 interdisant le recours aux écoles passerelles pour accéder à l'enseignement en anglais aurait résisté, peut-on croire, à l'examen des juges s'ils avaient eu à tenir compte de la réalité sociolinguistique du Québec.

La perspective d'obtenir une telle clause interprétative est quasi nulle, du moins dans un horizon prévisible. Aux yeux du Canada anglais, la question du Québec est réglée depuis que les Québécois ont dit non à la souveraineté en 1995. On rejette toute reprise de discussions constitutionnelles sous prétexte qu'elles diviseraient le pays. Tout ce qu'on propose aux Québécois sont des gestes qui, pour être de beaux symboles, n'en sont pas moins insignifiants. L'adoption d'une résolution par les Communes reconnaissant le Québec comme nation n'a eu aucune influence sur les tribunaux qui ont eu à se pencher sur la loi 104.

Le gouvernement Charest n'a cessé de nous rappeler à propos d'une reprise du dialogue constitutionnel que le fruit n'est pas mûr. Surprise! Le ministre Claude Béchard confie au Devoir en cette veille de l'anniversaire des vingt ans de Meech que le Québec voudrait proposer une négociation bilatérale avec Ottawa pour notamment inscrire dans la Constitution la reconnaissance de la nation québécoise. Une déclaration étonnante qui soulève nombre de questions. Si constitutionnaliser le concept de nation québécoise est certes la chose à rechercher, ce n'est certes pas dans une négociation bilatérale que l'on pourra atteindre cet objectif. De toute évidence, on est devant des intentions plutôt que d'un projet concret dont on peut se demander si elles ne servent pas à ce moment-ci à faire diversion dans le climat politique actuel. On est encore loin de la paix des braves espérée il y a vingt ans.
 
 
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  • Geoffroi - Abonné
    19 juin 2010 00 h 33
    La paix des lâches
    « Il n'y a que les faux braves qui prétendent n'avoir jamais manqué de force et de cœur »

    G. SAND, Lettres d'un voyageur, 1837, p. 5
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  • Georges Paquet - Abonné
    19 juin 2010 05 h 57
    Je me souviens...
    Je me souviens que pour le PQ ce n'était pas suffisant. Et que, comme aujourd'hui, il en fallait toujours plus. Et comme le rappellent les meilleurs analystes, Jacques Parizeau était contre cet Accord et qu'il n'est devenu pour, que lorsqu'il a été convaincu qu'il serait défait.
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  • michel lebel - Inscrit
    19 juin 2010 06 h 56
    Sommes-nous en "guerre"?
    Chacun sa lecture de la question constitutionnelle. Celle du directeur du Devoir n'est pas la mienne. Inutile d'insister: je ne suis même pas d'acccord avc le titre: parler de "paix des braves", comme si nous étions dans un conflit important ou une "guerre". Soyons sérieux, quelle exagération! Comme l'importance de la question constitututionnelle a été exagérée! Certains semblent rechercher une dérive politicienne à la belge avec des réformes sans fin, perpétuant ad infinitum l'insatisfaction et le ressentiment. Beau programme! Ce n'est pas mon choix de farine.

    Michel Lebel
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  • Ibus - Inscrit
    19 juin 2010 09 h 32
    Choix de farine ?
    @ michel lebel

    Force est de constater que 30 ans après "...nous mettons nos sièges en jeu, pour avoir du changement...", 20 ans après le premier des innombrables et redondants post mortem Meechiens et 15 ans de mépris, votre farine commence a prendre la texture du ciment.
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    19 juin 2010 10 h 24
    Passons à autre chose!
    Il est temps de passer à autre chose: développer le Québec, régler les problèmes en santé, les décrocheurs, l'apprentissage de la langue (savoir parler, écrire) les dépenses injustifiées, les factures gonflées, les pots de vin, les enveloppes brunes etc...

    La majorité des québécois n'a rien à foutre de Meech, Charlottetown, la Constitution signée ou pas...il y a seulement les péquistes, bloquistes qui sont restés figés dans le passé, dans leur option...
    les référendums perdus 1980-1995 devraient indiqués clairement que nous sommes passés à autre chose..

    Il faudrait peut-être changer la devise du Québec:Je me souviens..
    par :Je me prépare à l'avenir...



    .
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  • Franfeluche - Abonné
    19 juin 2010 11 h 22
    A M.Lebel
    Quand le gouvernement du Québec a signé la paix des braves avec les premières nations, il n'y avait pas de conflit majeur ou de guerre avec ces dernières.

    Quand à M. Bayle, je vous dirais que nous passons notre temps à passer à autre chose et cela sans rien régler. Ça s'appelle pelleter en avant. En second lieu, en devenant souverain, j'ai la conviction qu'en tant que nation, nous préparons l'avenir.
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  • Patrick Lépine - Inscrit
    19 juin 2010 12 h 17
    Chuck Guitté lui le prétendait...
    Enfin c'est ce qu'il a dit devant une commission d'enquête je crois si ma mémoire est bonne, pour "justifier" le contournement de lois et de règlements.

    Si certains sont en guerre une journée, ils ne peuvent pas dire qu'ils n'ont pas perdu de bataille le lendemain...

    Rassurez-vous monsieur Lebel, ce n'est qu'une bataille après tout. Votre projet n'est pas définitivement éteint. Au fait, rappellez-nous donc en quoi il consiste ce projet?

    Est-ce que Falardeau n'avait pas raison lorsqu'il disait:"Nous irons toujours trop loin pour ceux qui ne vont nulle part."?
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  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    19 juin 2010 18 h 41
    On est passé à autre chose depuis 1995
    Le statu quo, l`indifférence et le néant nous attend. Ce pays n`a pas de place pour les francophones sinon d`être assimilé. Les québécois sont hors constitution tout comme les amérindiens. Plus de 23% de la population n`a que des privilèges au lieu de droits. La belle affaire après 15 ans de ce régime d`indifférence. La guerre fédéraliste contre la Loi 101 se continue à bien des niveaux du pouvoir judiciaire. Les nouvelles sont fréquentes à ce sujet. Et ce n`est qu`un exemple du mouvement de fond anti-québécois. Ici j`ignore les attaques dans le monde de la finance qui nous assaille continuellement, selon le bon voeux du comité sur l`unité nationale.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    19 juin 2010 18 h 58
    J'en ai Marre ...
    J'en ai marre de me faire dire comment protéger la langue française au Québec par Ottawa. J'en ai marre que le Québec devienne une succursale de l'Ontario, que Montréal devienne une succursale de Toronto. J'en ai marre de me faire ''baver'' Danny Williams et sa ''province'' de Terre Neuve avec ces 500 000 habitants anglophones. J'en ai marre de ces autres provinces anglophones qui ne vivent que dans l'espoir que le fait français meut de sa belle mort dans quelques années. J'en ai marre que le Québec respecte cette constitution canadienne anglaise que le Québec n'a jamais signée.

    Il n’y aura pas de clause nonobstant. Il n'y aura pas de parcours authentique. . Il n’y aura pas d’exception québécoise.

    Il y aura retour à la loi 104. Il y aura réouverture complète de la bourse de Montréal avec commission des valeurs mobilière du Québec, il y aura création d’une banque centrale du Québec, il y aura un moratoire permanent de l’autorité du gouvernement d’Ottawa et de la cours suprême du Canada sur le Québec, il y aura suspension des impôts payés par les québécois à Ottawa, il y aura un rappel immédiat de tous les députés québécois d’Ottawa, il y aura suspension des élections fédérales au Québec, il y aura création d’une armée québécoise, il y aura création d’une monnaie québécoise, il y aura création d’un comité pour négocier avec le Canada, mais ce comité aura pour mandat d’imposer les demandes du Québec à Ottawa et rien d’autre, il y aura création d’un comité pour expliquer à la communauté internationale les nouvelles conditions que le Québec s’est donné unilatéralement, il y aura interdiction, sauf dans quelques cas de permissions spéciales, de faire flotter le drapeau canadien sur le territoire du Québec, il y aura rapatriement du Labrador et de L’Acadie au territoire québécois.

    Il n’y aura pas de clause nonobstant. Il n'y aura pas de parcours authen
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    19 juin 2010 19 h 02
    S'agit-il de guerre?

    Pour Jean Pelletier, il s’agit bien de GUERRE !

    Voir Le Soleil, Le 14 janvier 2009:
    http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/jean-

    Gilbert Lavoie interroge Jean Pelletier :

    « Q À ce moment-là, aux activités comme le grand love-in à Montréal, vous êtes-vous posé des questions sur le financement?
    R Je ne m'en souviens pas. Dans la guerre, on ne se demande pas si les munitions sont payées, on les tire.
    Q Je veux dire le financement par rapport à la Loi référendaire.
    R Non. Il y en a peut-être qui se sont posé ces questions-là, mais pas moi. Des ordres de marche, puis salut! Quand on est en guerre, on va-tu perdre le pays à cause d'une virgule dans la loi? »
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  • Jacques Lafond - Abonné
    19 juin 2010 19 h 10
    Oui c'est une guerre. Réveillez vous ...
    Il ne reste malheureusement pas beaucoup de temps. Je ne donne pas plus que 10 ans, et la langue française sera à un point de non retour et le poid politique, économique et social des québécois francophone aura basculé.

    Les anglophones auront pris le pouvoir. Il y aura démantèlement de toutes mesures de protection de la langue française au nom de la liberté individuelle, et ça sera fini.

    Le québécois francophone sera obligé de se convertir à la langue anglaise fonctionnelle, et s'il refuse de le faire, il sera au mieux négligé et au pire ridiculisé et harcelé.

    Il y a ethnocide du peuple québécois francophone en cours. C'est une guerre. Une guerre très moderne, une guerre très sournoise, mais c'est une vrai guerre. Et, il y aura mort de la nation québécoise francophone pour sur.

    Faudrait peut-être se réveiller.

    JL
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  • Christian Tallon - Inscrit
    19 juin 2010 21 h 01
    D'accord avec MM Lafond
    A part l'Irlande (et à quel prix !), je ne connais aucune société qui ait réussi à rester elle-même dans une langue étrangère. Mes connaissances ne sont pas encyclopédiques mais comme géographe, je vois plutôt une tendance très forte à l'anémie, l'acculturation, la perte d'envie de se reproduire, l'émigration et finalement la disparition ou la folklorisation des peuples sans Etat. Les lois humaines du libre arbitre et de la necessité de devenir qui on est s'appliquent aussi aux peuples. Il en est des peuples comme des personnes ! Il y a ceux qui deviennent et ceux qui n'oseront jamais. Il n'y aura pas d'intervention divine pour donner son indépendance à la province du Québec et les éternelles palabres ne sont pas de l'action. J'essaie de penser juste : dans un continent anglophone, je ne vois pas comment le Québec, sans Etat indépendant et fort, peut éviter l'anglicisation et l'acculturation au modèle anglo-saxon, surtout avec le taux de natalité qu'il a. Curieux pays qui comprend comment il va disparaître mais qui est incapable de réagir.
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  • Georges Paquet - Abonné
    20 juin 2010 06 h 23
    Comment faire un pays fort?
    Dites-moi comment, si le Québec devenait indépendant, il deviebdrait subitement plus fort que maintenant.

    Sept millions de Québécois, quatre millions de Québécois de souche, dans une mer de plus en plus anglophone. Car il faut envisager que le Canada décidera de ne fonctionner qu'en anglais, même chose au Nouveau Brunswick. La Francophonie internationale perdra au mois un pays membre de 32 millions de citoyens et généreux contributeur.

    Par ailleurs, il est improbable que le Québec crée sa propre monnaie. Donc avec le dollar canadien, le Québc, même indépendant se retrouverait aussi dépendant des politiques canadiennes que maintenant. Parlez-en au Grecs. On y parle toujours le grec, mais les politiques et les décisions importantes sont prises à Bruxelles.

    Pourquoi ne pas mettre toutes les énergies à recréer la dynamique de la Révolution tranquille. À dessiner de grands projets. À forcer le Canada et les Canadiens à devenir de plus en plus bilingues et respectueux des sinon admiratifs des réussites québécoises autant en Art qu'en Affaires. Et ce ne sont pas des chimères. Il n'y a pas assez d'espace ici pour en énumérwer même une petite partie, Tout celà dans le système fédéral actuel.

    Les Européens et les Asiatiques nous apprennent que le sens de l'Histoire n'est pas vers plus de division, mais vers une plus grande intégration économique, politique et sociale. D'ailleurs, un mouvement séparatiste n'aura pas de sitôt l'appui du plus probable de nos partenaires, la France.

    Comme le plus élémentaire des proverbes le dirait. Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras.

    Georges Paquet
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  • Andre Vallee - Abonné
    20 juin 2010 07 h 57
    Il en est ainsi
    Il en est des individus comme des peuples. Quand ils n'ont pas la volonté, la détermination, le courage d'être ce qu'ils sont, ils finissent par être rien du tout. Nos opportunités tirent à leur fin.
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  • Paul Verreault - Inscrit
    20 juin 2010 09 h 48
    Éternel perdant
    D'accord avec M. Vallée: À force de refuser de passer de l'adolescence à l'âge adulte on devient d'éternel perdant. Il ne s'agit pas de devenir plus fort, il s'agit de devenir égal aux autres peuples qui ont un pays, comme devenir égal aux autres adultes qui ont une identité propre. Le peuple québécois sera alors pleinement responsable de ses bons comme de ses mauvais "coups". Je rappelle que nous sommes le seul peuple des 3 Amériques à ne pas avoir choisi son indépendance, à rester d'éternel perdant...
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    20 juin 2010 10 h 50
    L'opposition de Parizeau à Meech

    M. Parizeau était contre Meech, tout comme la plupart des souverainistes, notamment parce qu'on y reconnaissait le caractère bilingue du Canada. Comme le mentionne M. Descôteaux, cette clause contenait des ambiguïtés qui rendaient incertain le gain du Québec. Après tout, le Québec était officiellement unilingue français. Par contre, les 5 conditions de Meech, bien que minimales, constituaient un pas en avant mais ont quand même été rejetées par le ROC.

    Par
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  • Stéphane Martineau - Abonné
    20 juin 2010 11 h 25
    Fédéralistes : discours petit bourgeois
    Le discours des fédéralistes , au fond, se résume toujours à la question économique ...pour eux une nation, un État, une société, c'est essentiellement un marché...et seule la prospérité économique compte (une prospérité bien mal partagée d'ailleurs)... ce discours reprend la doxa néo-libérale, dominante actuellement, discours antisocial, individualiste jusqu'à l'absurde...ignorant de toute connaissance anthropologique et sociologique.
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