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Le vrai pays - Chronique de Lucien Bouchard

Le Devoir   19 juin 2010 07h53  Canada
***

Texte publié le 26 juin 1990. A l’époque, Lucien Bouchard était chroniqueur au Devoir, pendant quelques mois, avant de se lancer dans l’aventure du Bloc québécois.

Un certain nombre de Québécois ont peut-être pensé, avec M. Bourassa, le soir de la signature de Meech remanié, avoir trouvé dans le Canada un vrai pays.

Mais au lendemain de l’échec de Meech, à nouveau bannis de leur foyer, avant même d’y avoir été réadmis, vont-ils se résigner à reprendre le bâton du Canadien errant? Ou ne vont-ils pas se rendre compte qu’au bout de cette route sinueuse, désespérante et déjà trop longue, il ne peut y avoir, pour nous Québécois, de pays véritable que celui du Québec?

En reléguant aux oubliettes la politique de «réconciliation nationale», la mort brutale de Meech nous enferme tous dans la  nécessité de choisir.

On utilisera tous les clichés pour masquer la portée réelle de ce dernier refus: faillite d’un homme et non du Canada, d’un processus plutôt que d’un régime, manquement isolé à la signature d’une personne, etc. De même, on ne manquera pas de recourir à toutes les esquives pour détourner les Québécois d’une action politique en profondeur. Rarement nous aura-t-on autant conviés à manger en plein air des steaks cuits sur charbon de bois ou à regarder des Américains jouer au baseball. Faire «retomber la poussière», c’est-à-dire, endormir les Québécois, voilà la nouvelle politique nationale. Le tout, assorti de quelques coups de gueules pour montrer qu’on partage notre juste indignation.

Ce fatras verbal et ces pressants appels à la passivité ne doivent pas nous empêcher de voir la situation dans toute sa gravité non plus que de prendre, avec lucidité et courage, les décisions qui s’imposent.

Jamais personne n’aurait pu bloquer l’Accord, au Manitoba et à Terre-Neuve, sans un appui largement répandu, non seulement dans ces deux provinces, mais aussi dans l’ensemble du Canada anglais. Ce soutien était d’autant plus solide qu’il s’est très souvent nourri des préjugés anti-francophones et anti-québécois les plus tenaces.

Le Canada anglais vient de traduire son incapacité viscérale à dire oui au Québec réel, dans le cadre fédéral actuel.

L’arrivée de Jean Chrétien à la tête du Parti libéral fédéral n’augure certainement pas un changement d’attitude.

Que cet homme ait pu célébrer, le même jour, son élection triomphale et les funérailles de Meech ne relève pas de la simple coïncidence. On ne peut compter non plus sur Mme McLaughin. En l’écoutant, samedi, exprimer avec componction les regrets que semblait lui inspirer la fin de Meech, je ne pouvais m’empêcher de penser qu’elle devait justement à son opposition à l’accord son élection à la tête du NPD. Hypocrisie hier, hypocrisie demain.

Combien de vilenies nous faut-il essuyer pour comprendre qu’ils ne veulent pas de nous? Apparemment, il nous en fallait une de plus.  Acceptant de nous faire demandeurs - et encore pour un minimum  délayé en cours de route - après avoir subi le rejet de 1981, nous avons à nouveau tendu la main. Mais cette main fraternelle, un peu naïve et qui avait, à la fin, quelque chose d’un peu trop suppliant, à mon goût, on vient de la repousser.

Il y a de ces moments, de ces gestes qui définissent l’avenir.

Meech n’est pas mort seul. Il emporte, mêlé aux siennes, les cendres du beau risque. Il nous dépouille aussi d’une certaine candeur qui nous faisait espérer des autres ce qu’ils ne pouvaient nous donner.

Ce qu’on vient de nous dire en clair, c’est que nous ne pouvons avoir qu’un seul pays. Nos partenaires ont choisi le leur, c’est le Canada auquel ils subordonnent toute appartenance provinciale.

Ils nous demandent de faire de même. C’est brutal, cela peut même être déchirant, pour certains, mais c’est net. Eux aussi, ils en ont assez de l’ambiguïté.

Du coup, nous sommes envoyés à nous-mêmes, à nos racines, à nos fidélités profondes, au vrai pays que nous n’avons jamais cessé de porter en nous, au Québec.

Tout n’est pas réglé pour autant, mais ce qui reste à faire ne dépend que de nous. Plus de permission à demander à personne, plus de débats procéduriers dans d’autres législatures provinciales pour statuer sur notre avenir. Exeunt les Carstairs, McKenna, Wells, Filmon et beaucoup d’autres dont nous ne nous ennuierons pas.

Dorénavant, ça se passera entre nous. Tout se jouera sur notre vigilance, notre solidarité et notre capacité de définir des objectifs et un itinéraire communs.

C’est sur cela que nous serons tous jugés, à commencer par MM. Bourassa et Parizeau, dont les récents comportements autorisent beaucoup d’espoir.

Au fond, M. Bourassa aurait dû y penser, l’autre jour, notre vrai pays a toujours été là. Il attendait avec patience - il lui en a fallu - que nous nous comportions comme un vrai peuple.
 
 
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  • François Ricard - Abonné
    19 juin 2010 09 h 51
    Où est notre vrai pays maintenant?
    M. Bouchard,après la victoire du non au référendum de 1995, référendum où le vol des consciences et le remplissage des urnes de votation ont permis cette victoire, vous avez baissé les bras, courbé l'échine et vous vous êtes contenté de panser vos plaies d'orgueil endolori.
    Vous avez vite oublié ces paroles de 1990 qui, clairement, démontrent que la souveraineté du Québec est essentielle.
    M. Bouchard, où est notre pays maintenant? A genoux?
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  •  
  • Marie-France Legault - Inscrit
    19 juin 2010 12 h 18
    Le vol des consciences???
    Faux. Aucune conscience n'a été volée, subjuguée, ..les citoyens ont voté selon LEUR conscience et non selon la conscience des séparatistes.

    Difficle d'accepter la défaite pour les séparatistes!
    Ils inventent des raisons malhonnêtes pour justifier leur échec...: publicité, argent, discours, visiteurs, manifestations etc...
    NOTRE pays est le CANADA depuis 1867...

    Ceux et celles qui n'en veulent pas n'ont qu'à déménager à CUBA, Corée du Nord, Somalie etc...

    Pour eux la défaite est la responsabilité des adversaires...et non la LEUR...
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  • Michel Chayer - Inscrit
    19 juin 2010 16 h 57
    Les Commissions d'enquêtes McDonald et Keable
    @bayle

    Le vote aurait pu être démocratique, mais si vous êtes honnête vous conviendrez
    qu’il a été démontré que le premier référendum a été manipulé par la taupe Claude Morin au service de la GRC, et que le deuxième référendum a été volé grâce aux malversations du gouvernement fédéral… Comme à l’époque de tout ce qu’avaient dénoncé les Commissions McDonald et Keable.

    À ce compte-là, même Pinochet se gargarisait avec le mot démocratie.
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  • François Ricard - Abonné
    20 juin 2010 07 h 30
    Le vol des consciences...
    Les multiples infractions à la loi sur les référendum au Québec; l'octroi de la citoyenneté à la va-vite à des dizaines de milliers d'immigrants; les peurs créées par Beaudoin et Martin vous appelez-ça comment? Des manoeuvres démocratiques ?
    Le référendum de 1995 a été un vol....comme la constitution de 1867. Vous n'avez qu'à lire ce qui suit:

    LA CONSTITUTION DE 1867 : UNE ESCROQUERIE

    Par François Ricard,
    2009/11/14


    Nos élites politiques, lorsqu’ils nous parlent de la Constitution de 1867, soit par ignorance ou soit pour nous décevoir, nous la présentent comme l’aboutissement d’un processus hautement et populairement démocratique. Or rien n’est plus faux! C’est ce que je vais vous démontrer dans les quelques lignes qui suivent.

    Je vais couvrir le sujet sous trois grands titres :

    1-les conférences constitutionnelles
    2-la promulgation de la constitution
    3-l’élection de 1867


    1-Les conférences constitutionnelles
    Les conférences constitutionnelles de Québec et de Charlottetown en 1864 regroupaient des représentants de tous les partis politiques de l’Amérique britannique à l’exception du parti libéral (les rouges) du Bas-Canada. Déjà la démocratie en prend pour son rhume.

    Dès l’ouverture des conférences, Brown puis ensuite Mac Donald et Cartier ont promis qu’on consulterait le peuple.

    Au printemps de 1865, on demande aux habitants du Nouveau-Brunswick de se prononcer sur la nouvelle constitution. Ils la rejettent d’emblée. Il semble bien que les catholiques irlandais et les Acadiens se sont ligués pour empêcher l’adoption de cette constitution.

    Alors on dépêche monseigneur Cazeau de Québec et monseigneur Horan de Kingston auprès de ces ouailles égarées afin de les convaincre de revenir dans le droit chemin. Il faut dire qu’ils étaient partis de Québec avec des intentions pieuses et une bourse bien garnie qui leur avait été donnée par le gouvernement. La prière et l’argent sont des o
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  • François Ricard - Abonné
    20 juin 2010 08 h 40
    Le vol des consciences....suite
    La prière et l’argent sont des outils puissants de conversion. Chose étonnante : le clergé qui s’allie à un Brown qui est un conservateur réformiste, anticatholique et francophobe. L’Église a alors vendu son âme.

    Par ailleurs, au Bas-Canada (le Québec), Mac Donald et Cartier craignent que la prière et l’argent ne soient pas suffisants pour obtenir une victoire aux urnes. Ils décident donc de rejeter toute forme de consultation populaire. Autrement dit, l’état, c’est nous. Et au diable la démocratie !





    2- La promulgation de la constitution

    Le 10 mars 1865, l’Assemblée législative du Canada-Uni (Bas et haut Canada) adopte les résolutions de la conférence de Québec. Non sans mal : avec une seule voix de majorité chez les députés canadiens-français.

    Au printemps de 1867, l’Assemblée législative du Bas-Canada bâillonne l’opposition libérale et adopte la constitution qui deviendra loi le premier juillet. Aucun appel au peuple pour légitimer cette démarche.

    Cependant des élections doivent maintenant avoir lieu dans la nouvelle province de Québec.
    Les libéraux clament haut et fort que, s’ils sont élus, ou bien ils rejetteront cette constitution ou bien ils la modifieront en profondeur afin d’en faire une véritable confédération.

    Les forces vives politiques, les conservateurs et le clergé, planifient donc une campagne électorale qui leur assurera la victoire et la pérennité de cette constitution.



    3- L’élection de 1867

    Les joueurs en présence

    Le parti conservateur qui regroupe la bourgeoisie d’affaires, tant anglophone que francophone.

    Le parti libéral (les rouges) qui compte des gens de la petite entreprise, des ouvriers et des intellectuels.

    Le clergé (5 évêchés) qui orientait en grande partie l’opinion du peuple par les nombreux journaux qui lui étaient soumis et par son contrôle informel du système d’éducation public au primaire et son contrôle absolu des niveaux secondaire
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  • François Ricard - Abonné
    20 juin 2010 09 h 11
    Le vol des consciences....suite....suite
    et son contrôle absolu des niveaux secondaire et universitaire.


    Les forces économiques

    Les principaux actionnaires du Grand Tronc, les principaux actionnaires du gros chantier maritime à Québec, près de 99% des anglophones appartiennent au parti conservateur. Ce sont les gens les plus riches du Québec. Sir G.-E Cartier était et ministre et avocat du Grand Tronc. Un cas flagrant de conflit d’intérêt.
    Les salaires annuels moyens en 1867 :
    ---le curé : 912$
    ---le député : 450$
    ---l’enseignant : de 140 à 400$
    ---l’ouvrier : 300$

    Le curé est relativement très riche; c’est lui qui préside la commission des écoles de la paroisse dont il est membre de droit. Il tient les registres civils et religieux. Il rencontre ses ouailles régulièrement à l’église, au confessionnal et lors de sa visite annuelle. A tous les ans il fait rapport à son évêque sur tous les aspects de la vie religieuse, morale, politique et économique de ses ouailles. Le curé a donc un ascendant rarement atteint car il repose en plus sur l’ouverture des consciences au confessionnal.


    L’électorat

    Seuls les mâles de 21 ans ont droit de vote. Ceci représente 68.6% de la population.

    De plus l’élection se fait au suffrage censitaire. C’est-à-dire que seuls ceux qui rencontrent les critères qui suivent ont le droit de voter :
    A Montréal les propriétaires d’une maison valant au moins 300$
    Les locataires avec une location de 30$
    Hors de Montréal les propriétaires d’une valeur de 200$
    Les locataires avec une location de 20$
    Alors, une fois ces critères appliqués, il ne reste plus que 15.4% de la population totale qui ont effectivement le droit de vote.
    C’est ce 15% de la population qui va décider de l’adoption définitive de la constitution. Et dire qu’on nous impose une loi sur la CLARTÉ.


    Le candidat

    ---Il devait être accepté par le chef de parti
    ---Sa mise en nomination avait lieu à l’endr
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  • Etienne Goyer - Inscrit
    20 juin 2010 11 h 45
    On a gaspillé le momemtum de 95
    Bouchard, malgré tout le respect que je lui porte, a laissé tomber le momentum après le référendum de 1995. Il est largement responsable du "long hiver politique québécois" que nous traversons présentement.

    Même si il s'agit d'une défaite, on ne peut pas ignorer le fait que 49.6% des citoyens du Québec on exprimé le désir de quitter la fédération canadienne en 1995. Il me semble qu'avec un tel appui, le gouvernement provincial aurait du se mettre en action et renégocier le fédéralisme en position de force. Mais non. On s'est écrasé en attendant les "conditions gagnantes". Les politiciens souverainistes provinciaux, sous le règne de Bouchard, ont gaspillés leurs crédibilités sur une doctrine de déficit zéro qui n'a pas abouti. Quinze ans plus tard, ni l'un ni l'autre des conditions gagnantes et du déficit zéro n'as été atteint. Le règne de Bouchard à la tête du gouvernement provincial est un échec total; son inaction suite au référendum de 1995 a tué net le projet souverainiste au moment où il avait atteint sa pleine vélocité.

    La stratégie des fédéralistes est limpide: patiemment attendre que la démagraphie fasse sont oeuvre et, surtout, ne rien faire qui puisse ré-ouvrir la question nationale. Jusqu'à date, c'est une stratégie qui semble fonctionner à merveille: encore une décennie ou deux, et l'échec des souverainistes sera définitive.
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  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    20 juin 2010 13 h 14
    Qui gouverne les valeurs supérieures du Québec?
    Aujourd`hui le Québec est au crochet de valets du pouvoir qui ne s`intéressent pas à l`avenir. Les élus au pouvoir à Québec n`ont ni foi, ni loi. Ces pantins Libéraux cherchent seulement à s`enrichir sur le dos des contribuables. Les élus Conservateurs d`Ottawa suivent scrupuleusement la ligne de parti sans se questionner si leurs votes nuisent aux intérêts supérieurs de la nation. Les Blaney, Paradis, Verner, Bernier, Blackburn, Lebel et Cannon se fouent si les outils financiers quittent le Québec pour enrichir les Ontariens. Leur soumission est sans aucun doute la ligne de pensé des vaincus. Où est leur leadership? Les Libéraux de Ignatieff ont une histoire encore plus indécente qui ne mérite pas d`être rappellée. Alors voter Bloc est la seule option, car eux n`ont jamais trahis les intérêts supérieurs du Québec.
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  •  
  • Marie-France Legault - Inscrit
    26 juin 2010 08 h 34
    crochets de valets du pouvoir...
    Le B.Q. aimerait bien que TOUS les québécois s'accrochent à lui...mais il n'en n'est rien...
    il aimerait exercer un pouvoir absolu sur le vote des québécois...mais nous sommes ENCORE LIBRES de voter pour un autre parti en DEHORS du Bloc..

    Dans un Québec séparé, le B.Q. rêve d'être le SEUL ET UNIQUE parti
    pour la vie....
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    29 juin 2010 09 h 32
    Si vous êtes honnête...
    je le suis...je n'attribue pas le vote à des circonstances extérieures maléfiques, à des subterfuges, à des manigances...
    les citoyens, je les respecte, et je les crois capables d'exercer leur droit de vote selon leur conscience PERSONNELLE et non selon les critères de quelques bonzes partisans et aveugles.
    Les citoyens sont majeurs, adultes et vaccinés....

    Et ça veut faire un pays en méprisant la capacité des citoyens de voter en
    connaissance de cause..plusieurs partis existent ICI, c'est la démocratie.
    Cela fait réfléchir très sérieusement...

    Y aurait-il un SEUL PARTI dans ce pays de rêve????
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  •  
  • Marie-France Legault - Inscrit
    2 juillet 2010 08 h 17
    Raisonnements tordus...
    pour expliquer leur défaite, les séparatistes péquistes, bloquistes sont prêts à tout...interpréter le vote des dissidents comme irréfléchis, dépendants, superficiels, sous l'emprise de l'argent, de la publicité, des affiches, des discours, des méchants fédéraux, de maléfices quelconques...en quelque sorte les gens qui n'ont pas voté du BON bord, ne sont pas libres...
    pour être LIBRES, il faut voter P.Q. au Québec et B.Q. à Ottawa, eux seuls exercent leur droit de vote en dehors de toute influence...
    sans acune partisanerie???
    PLus naïf que ça...tu meurs...
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