Pas de coalition libérale-néo-démocrate, soutiennent les chefs des deux partis
Photo : Archives Le Devoir
Le chef libéral Michael Ignatieff
Les rumeurs voulant que des discussions se tiennent en coulisse pour unir le Parti libéral du Canada (PLC) et le Nouveau Parti démocratique (NPD) sont absolument «ridicules» et de la pure «fiction», ont déclaré les chefs de deux formations aujourd’hui.
À leur sortie des réunions hebdomadaires de leur caucus respectif, le chef libéral, Michael Ignatieff, et son homologue néo-démocrate, Jack Layton, ont vivement nié les spéculations à cet effet.
Le réseau anglais de Radio-Canada rapportait mardi soir que des discussions seraient en cours entre des stratèges des deux formations quant à la possibilité de fusionner le PLC et le NPD.
M. Ignatieff a cependant rapidement mis fin aux rumeurs, en certifiant que la nouvelle était «ridicule» et qu’il y a «des mauvaises langues qui parlent toujours dans un parti politique».
La source à l’origine de la nouvelle serait Warren Kinsella, un ancien conseiller de l’ex-premier ministre libéral Jean Chrétien.
«C’est hors de question. Il n’y aucune discussion avec d’autres partis. Nous sommes là, je suis là, pour former un gouvernement libéral, ça veut dire un gouvernement progressiste et responsable pour le pays», a scandé M. Ignatieff, à sa sortie de la réunion de son caucus.
Et M. Layton, a abondé dans le même sens, qualifiant les ragots de «pas crédibles» et niant qu’il y ait eu quelques pourparlers que ce soit entre les deux formations.
«La fusion, c’est une fiction (...) Pour avoir une discussion, on doit avoir deux côtés, deux participants, et on ne l’a pas», a plaidé le chef du NPD, qui a rappelé au passage que M. Ignatieff avait mis un terme à la coalition formée entre le PLC et le NPD, appuyée du Bloc québécois, qui visait à remplacer le gouvernement conservateur de Stephen Harper, à l’hiver 2008.
Remise en cause du leadership?
Accompagné de deux anciens aspirants au leadership du Parti libéral, en 2008-2009, M. Ignatieff a en outre réfuté que cette fuite dans les médias ait été motivée par la remise en cause de son leadership. Le PLC est au plus bas dans les sondages, depuis quelques semaines, et certains au sein du parti ont questionné les qualités de chef de leur leader.
Questionné à savoir si son leadership était «solide ou fragile», M. Ignatieff s’est fait couper l’herbe sous le pied par les députés flanqués derrière lui, qui ont répliqué «solide, c’est ça le consensus».
Les députés libéraux questionnés, mercredi, ont tous nié en bloc que des discussions soient menées entre les deux clans.
Si le parti maintient que le leadership de M. Ignatieff se porte bien, le chef parcourra néanmoins le pays, cet été, afin de faire passer le message du parti, qui visiblement n’a pas été reçu par la population canadienne.
Car avec Michael Ignatieff à sa tête, le PLC ne récolterait qu’autour de 25% des intentions de vote, si l’on se fie aux plus récents sondages. Une coalition dirigée par M. Layton, en revanche, serait portée au pouvoir, selon un sondage Angus-Reid mené la semaine dernière.
À l’été 2009, alors nouvellement nommé à la tête du Parti libéral, M. Ignatieff avait été critiqué pour son absence dans les médias. Une situation que semble vouloir corriger l’organisation cette année.
À leur sortie des réunions hebdomadaires de leur caucus respectif, le chef libéral, Michael Ignatieff, et son homologue néo-démocrate, Jack Layton, ont vivement nié les spéculations à cet effet.
Le réseau anglais de Radio-Canada rapportait mardi soir que des discussions seraient en cours entre des stratèges des deux formations quant à la possibilité de fusionner le PLC et le NPD.
M. Ignatieff a cependant rapidement mis fin aux rumeurs, en certifiant que la nouvelle était «ridicule» et qu’il y a «des mauvaises langues qui parlent toujours dans un parti politique».
La source à l’origine de la nouvelle serait Warren Kinsella, un ancien conseiller de l’ex-premier ministre libéral Jean Chrétien.
«C’est hors de question. Il n’y aucune discussion avec d’autres partis. Nous sommes là, je suis là, pour former un gouvernement libéral, ça veut dire un gouvernement progressiste et responsable pour le pays», a scandé M. Ignatieff, à sa sortie de la réunion de son caucus.
Et M. Layton, a abondé dans le même sens, qualifiant les ragots de «pas crédibles» et niant qu’il y ait eu quelques pourparlers que ce soit entre les deux formations.
«La fusion, c’est une fiction (...) Pour avoir une discussion, on doit avoir deux côtés, deux participants, et on ne l’a pas», a plaidé le chef du NPD, qui a rappelé au passage que M. Ignatieff avait mis un terme à la coalition formée entre le PLC et le NPD, appuyée du Bloc québécois, qui visait à remplacer le gouvernement conservateur de Stephen Harper, à l’hiver 2008.
Remise en cause du leadership?
Accompagné de deux anciens aspirants au leadership du Parti libéral, en 2008-2009, M. Ignatieff a en outre réfuté que cette fuite dans les médias ait été motivée par la remise en cause de son leadership. Le PLC est au plus bas dans les sondages, depuis quelques semaines, et certains au sein du parti ont questionné les qualités de chef de leur leader.
Questionné à savoir si son leadership était «solide ou fragile», M. Ignatieff s’est fait couper l’herbe sous le pied par les députés flanqués derrière lui, qui ont répliqué «solide, c’est ça le consensus».
Les députés libéraux questionnés, mercredi, ont tous nié en bloc que des discussions soient menées entre les deux clans.
Si le parti maintient que le leadership de M. Ignatieff se porte bien, le chef parcourra néanmoins le pays, cet été, afin de faire passer le message du parti, qui visiblement n’a pas été reçu par la population canadienne.
Car avec Michael Ignatieff à sa tête, le PLC ne récolterait qu’autour de 25% des intentions de vote, si l’on se fie aux plus récents sondages. Une coalition dirigée par M. Layton, en revanche, serait portée au pouvoir, selon un sondage Angus-Reid mené la semaine dernière.
À l’été 2009, alors nouvellement nommé à la tête du Parti libéral, M. Ignatieff avait été critiqué pour son absence dans les médias. Une situation que semble vouloir corriger l’organisation cette année.
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