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GES: Ottawa se désengage

Les conservateurs réduisent de 10 fois leur cible de 2010 - L'objectif de Kyoto sera dépassé de 35 % en 2012

Louis-Gilles Francoeur   4 juin 2010  Canada
Le gouvernement Harper a réduit de 10 fois son objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) pour l'année 2010, le faisant passer de 57 millions à 5 millions de tonnes (Mt).

Quant à sa cible pour 2012, dernière année pour atteindre les objectifs du protocole de Kyoto, elle a aussi fondu de 72 à 10 millions de tonnes, soit une réduction de sept fois.

C'est ce qui ressort du Plan de mise en application du protocole de Kyoto, dévoilé hier sur Internet sans le moindre communiqué de presse pour le souligner. Le dépôt de ce plan fait partie des quelques obligations du protocole que le Canada déclare vouloir respecter, soit celle de produire un bilan annuel d'émissions et son plan ajusté de lutte contre les changements climatiques, ainsi que son obligation de tenir un registre des réductions réalisées par ses partenaires privés et publics.

La liste des obligations qu'Ottawa entend respecter n'inclut pas, de toute évidence, la réduction des émissions nationales à 6 % sous le niveau de 1990, une obligation entérinée par le Parlement par la loi de ratification du protocole en décembre 2004.

Et le bilan prospectif de la réduction des émissions pour la période 2008-2012 en donne une preuve éloquente. Le Canada prévoit en effet dépasser en 2012 de 809 millions de tonnes le maximum cumulatif de 2,7 milliards de tonnes autorisé en cinq ans par le protocole. Fin décembre 2012, le Canada, selon les dernières prévisions fédérales, dépassera de 34,9 % l'objectif légal du protocole.

Si le fédéral devait acheter des crédits pour respecter cet objectif à 35 $ la tonne d'émissions — ce qu'aucun indice ne permet d'envisager —, le Canada devrait débourser 28,3 milliards au début de 2013 pour respecter ses engagements. Aucune provision pour une dette de cette envergure n'apparaît dans le bilan comptable du pays, et la vérificatrice générale n'a pas exigé jusqu'ici l'inscription de cette dette légale dans le bilan financier du Canada à des fins de transparence, comme d'autres pays ont commencé à le faire ainsi que des entreprises privées.

Selon un spécialiste de l'Institut Pembina d'Ottawa, Matthew Bramley, si le Canada a réduit de 10 fois son objectif pour l'année en cours, c'est parce qu'il a mis de côté l'engagement de son plan d'action de 2007, Prendre le virage, qui prévoyait imposer cette année des réductions aux grands émetteurs de GES, comme les raffineurs de pétrole et de métaux ainsi que les propriétaires de centrales thermiques.

Le gouvernement avait alors pris l'engagement d'obtenir ses premières réductions fermes «aussi tôt qu'en 2010 et pas plus tard qu'en 2012».

«Après six ans de pouvoir conservateur, il est évident que les conservateurs n'envisagent même pas de politiques susceptibles de réduire vraiment les émissions canadiennes, ce qui est proprement scandaleux au regard des appels urgents de passer à l'action que lancent les plus éminents scientifiques», commente Matthew Bramley.

Mais les conservateurs se concentrent désormais sur une cible plus lointaine, celle de 2020, qu'ils ont d'ailleurs réduite en s'alignant sur les États-Unis récemment.

Selon le plan de réduction de court terme dévoilé hier, les émissions canadiennes passeront de 734 Mt en 2008 à 701 en 2009, essentiellement en raison de la récession, puis devraient remonter à 718 Mt en 2010, puis à 720 Mt et à 728 Mt en 2012. Les milliards investis par Ottawa dans différents programmes auront contribué à abaisser ces bilans annuels respectivement de 3,5, de 8 et de 10 Mt seulement entre 2009 et 2012.

Le gouvernement Harper a d'ailleurs lui-même ramené à des niveaux plus modestes l'efficacité escomptée de ses programmes après les commentaires du commissaire à l'environnement du Canada. Le plus important de ces programmes est le Fonds en fiducie pour la qualité de l'air et les changements climatiques, dans lequel Ottawa a investi 1,5 milliard.

Dans son plan de l'an dernier, Ottawa escomptait une réduction de 16 Mt. Mais selon la version d'hier, ce plan réduira le bilan canadien de seulement 340 000 tonnes à court terme et de 3 Mt d'ici 2015.

Le gouvernement affiche des gains tout aussi modestes en ce qui concerne le Fonds pour les énergies propres (800 millions en cinq ans) et le Fonds pour les infrastructures vertes (1 milliard en cinq ans). Selon le document dévoilé hier, ces investissements «ne devraient pas susciter de réductions quantifiables d'ici 2012».

Frédéric Baril, l'attaché de presse du ministre canadien de l'Environnement, Jim Prentice, reconnaît «qu'il y a encore du travail à faire».

Dans les six derniers mois, dit-il, le gouvernement a annoncé de nouvelles politiques de réductions qui vont toucher, par exemple, le parc automobile canadien. Cela traduit la volonté du gouvernement conservateur, à son avis, d'atteindre les objectifs nationaux et les engagements contenus pour 2020 dans l'entente de Copenhague, qui n'a aucune valeur légale.

Le plan de réduction des émissions du parc automobile canadien doit en principe réduire les émissions moyennes de chaque voiture de 25 % en 2016. Mais comme ce parc augmente sans cesse, les réductions nettes pour 2010, 2011 et 2012 seront aussi modestes que 0,2; 0,8 et 1,5 Mt respectivement. Elles devraient atteindre une réduction cumulative croissante de 19 Mt en 2016.
 
 
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  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 4 juin 2010 03h04
    Pollueurs guerriers anglophones
    Nous sommes dirigés au fédéral par un gang d'Anglophones guerriers et pollueurs. Ils réduisent leurs objectifs sur leur pollution mais vont encore allonger leur guerre en Afghanistan.

    Ces Conservateurs, suppôts d'Israël en toutes circonstances, nous " la majorité québécoise francophone" sont étrangers. Un genre de cancer difficile à extraire.

  • meme moi ici
    Inscrit
    vendredi 4 juin 2010 06h58
    aucune surprise là
    d'ailleurs "bush harper" s est il seulement engagé à quelque chose de positif? pour lui, seuls les sables bitumineux et les grandes multinationales ont de l' importance. Au Québec, nous avons mis dehors les conservateurs, Quand ferons nous de même pour ceux du fédéral, ou mieux, quand quitterons nous ce pays , notre prison....

  • Geoffrey Garver
    Abonné
    vendredi 4 juin 2010 07h38
    Une pitoyable manque de leadership
    Comme c'est décourageant! En plus, la cible de Harper pour 2020 est d'augmenter les GES de 2% relativement à 1990 (pour cacher cette donnée, ils ne parlent qu'en comparaison à 2005), tandis que le GIEC estime que les pays développés doivent reduire leurs emissions de 25 à 40 % relativement à 1990 par 2020. Il faut les congédier!

  • Kebekwa
    Inscrit
    vendredi 4 juin 2010 07h51
    @Gilles Bousquet
    "Guerriers et pollueurs", "cancer difficile à extraire", on se calme, M. Bousquet, on se calme! (Je pourrais dire la même chose à la personne dont le commentaire suit le vôtre et qui se sent en "prison" au Canada). J'ose à peine imaginer un Québec aux mains de gens qui penseraient comme ces deux-là. Hélas, à en croire les réactions que je vois régulièrement ici, on pourrait penser qu'ils sont nombreux. Je constate heureusement qu'il s'agit toujours du même petit groupe; notez que je n'écris pas "de la même p'tite gang d'excités blocopéquistes".

  • Andre Vallee
    Abonné
    vendredi 4 juin 2010 08h49
    Crime contre l'humanité
    Une honte que S. Harper soit au pouvoir, une honte que les élus conservateurs du Québec ne protestent pas, une honte que Ie parti libéral du Canada ne l'ait pas renversé pour des raisons électoralistes, une honte que nos gouvernements provinciaux ne réagissent pas autrement que du bout des lèvres.... et une honte mondiale pour notre pays.
    Et merci au Bloc Québécois sans lequel S.Harper serait majoritaire.

  • Sanzalure
    Inscrit
    vendredi 4 juin 2010 09h00
    Un recours collectif
    Moi, je suis d'avis qu'il ne faut pas attendre les prochaines élections, il faut intenter un recours collectif contre ce gouvernement. Avec tous les chefs d'accusation qui pèsent contre les élus conservateurs et leurs supporters, ce n'est pas le Sénat mais la prison qui va être en majorité conservateur.

    Serge Grenier

  • Drachme
    Inscrit
    vendredi 4 juin 2010 09h15
    Vite les prochaines élections
    Qu'importe le parti pour qui voter la prochaine fois... en autant que l'on se débarasse de ce gouvernement répugnant et rétrograde.

    Gino Lesage

  • Jocelyn Roy
    Inscrit
    vendredi 4 juin 2010 09h38
    Alors?
    On le fait ce pays?

  • Carole Foisy
    Inscrite
    vendredi 4 juin 2010 09h46
    au delà des partis politiques mais avec leur contribution
    La question de l'environnement reste bien au-dessus des débats d'adhésion à l'un ou l'autre des partis politiques. Le manque de contre-poids au pouvoir des Conservateurs est un obstacle de taille à l'avancement de la cause. Déjà que l'engagement du public est timide quant aux questions d'environnement s'appuyant le plus souvent sur la liberté individuelle, ce n'est pas avec des leaders comme nous avons à la tête du Canada qu'on incitera les citoyens à pousser plus loin leur réflexion et surtout leurs gestes en faveur d'un futur plus "propre". Que de visions à courte vue! En plus, le Québec qui fait assez bonne figure se retrouve, sous l'aile du Canada, en bout de piste. Une cycliste, mère de famille nombreuse qui en a assez.

  • François Dugal
    Abonné
    vendredi 4 juin 2010 09h53
    GES Canada
    Le Canada est un grand pays; dans les grands espaces, il y a de la place pour tout le monde, même les GES.

  • Kebekwa
    Inscrit
    vendredi 4 juin 2010 09h56
    @Drachme
    100% d'acc. Et le plus tôt le mieux.

  • Theodoric
    Inscrit
    vendredi 4 juin 2010 10h23
    Une affreuse mésinformation
    Jusqu'à il y a quelques mois, j'étais comme la grande majorité d'entre vous et je mangeais tout ce que les médias me faisaient avaler quant aux GES sans rien régurgiter. Mais depuis, j'ai finalement été présenté les faits, lorsque j'ai commencé à étudier la question en géologie et que j'ai vu par moi-même l'information que nous avons obtenu quant aux quantités de gaz carbonique présente dans l'atmosphère pour les quelques dernier millions d'années. Franchement, c'est incroyable comment on nous ment depuis des décennies; le gaz carbonique ne cause pas de hausse de température, c'est la hausse de température qui cause une hausse de gaz carbonique. Et les hausses de température sont en fait réellement causées par le Soleil. (Et à ce niveau-là, c'est presque triste lorsque l'on apprend que tous ces cowboys Texans que affirment la même chose ont raison.)

    Vous ne me croyez probablement pas, vous me croyez probablement idiot étant donné que c'est devenu de l'hérésie de parler contre le "la crise du réchauffement climatique". Mais allez regarder le documentaire "The Great Global Warming Swindle" (auquel je fournirai un lien ci-bas), et donnez-moi en des nouvelles par la suite. Et je peux affirmer qu'en temps que scientifique qui se spécialisera dans le sujet, toute l'information contenue dans ce documentaire est véridique. (Même, ils n'ont pas toucher à plusieurs autres preuves que tout ce drame autour des GES est non-fondé.)

    http://www.ustream.tv/recorded/1391917

  • Pierre Coutu
    Inscrit
    vendredi 4 juin 2010 10h56
    Belliqueux, religieux fanatique, pollueur, obsurantiste
    Les conservateurs me donnent la nausée. Harper? Un pathétique Bush bis : belliqueux, religieux fanatique, pollueur, obsurantiste, fermé comme une huitre... Les déserteurs étazuniens au Canada doivent être bien déçus du plusse meilleur pays. Vivement qu'on s'en extirpe!

  • Yves Petit
    Inscrit
    vendredi 4 juin 2010 11h09
    Et pourtant!
    ...Et pourtant, ces conservateurs ne sont pas fous ou du moins pas tout à fait.

    ....Et pourtant des dirigeants comme Obama, charest, Sarkozy et Cie qui portent le flambeau de l'écologie ne sont même pas foutus d'interdire les véhicules personnels équipés de gros moteurs inutiles et polluants.

    ...Et pourtant notre bon gouvernement écologiste dirigé par Charest en compagnie de la suave ministre Beauchamp ont donnés des gros sous pour que le Grand Prix inutile et polluant revienne à Montréal.

    ...et pourtant nos bons gouvernement sois-disant écologistes négligent le transport par rail au détriment du transport aérien et routier.

    Etc. etc. etc. Oui tout à fait d'accord pour botter dehors Harper mais il faudra des gestes autrement plus significatifs.

  • Vive le Québec libre
    Inscrit
    vendredi 4 juin 2010 11h27
    "les frogs" n'auront qu'à prendre leur trou.
    Une fois de plus Harper se fout totalement de l'opinion public, il décide avec son gouvernement d'extrémistes, s'engage, puis renie ses engagements, WHY NOT!! Les Québécois ou plutôt pour Harper "les frogs" n'auront qu'à prendre leur trou.
    Si nous ne voulons plus subir, nous avons la solution, Marois, Duceppe, en parlent tout les jours ! Mais pour ça il faut autant de solidarité que pour un match vainqueur des canadiens. ¨Cela veut dire que tant et aussi longtemps que les Québécois ne diront pas un "STOP" ça suffit on se séparent, et tant que nous serons pas unis pour notre liberté, soyons prêt à accepter la merde que nos envahisseurs nous envoie.

    Bertrand Lefebvre

  • Mario Paquette
    Inscrit
    vendredi 4 juin 2010 12h12
    Quelle vision économique les conservateurs
    À titre d exemple M. Obama a déjà exprimer sa vision future sur les pays économiquement viables pour l avenir :

    Les pays qui développeront les nouvelles technologies énergétiques les propulseront sur l échiquier économique mondial et seront les leaders de demain.

    J' observe que le Canada oriente peu ses recherches sur les nouvelles technologies énergétiques dites vertes (éolien, solaire, marée (baie de fundy Leed) en comparaison de l Allemagne, de la Norvege, du Danemark, du Japon et de la Californie.

    Notre vision du développement énergétique (énergivores et néandertaliste) au Canada nous procure une réputation peu enviable (mauvais garçon) a l' international a cause principalement de l exploitation des sables bitumineux.

    Le Canada est un pays ou les richesses naturelles sont évidentes et présente, mais cela ne nous permet pas de les développés et les exploités de manière non harmonieuse avec l environnement. Il est primordial de définir nos balises en relation aux technologies énergétiques que nous voulons mettre de l avant et privilégié pour l avenir des générations futures le tout de manière responsable envers la communauté internationale .

    Nous devons définir et mettre en place une vraie politique énergétique dite verte qui nous permettra non pas juste de s assurer de rendements économiques et pécuniaires à court terme, mais de nous procurer une richesse et un développement énergétique viable pour les générations futures en respect a notre environnement.

    Se désengager deans cette démarche peut mettre en péril notre économie dans un avenir prochain, les taxes sur les pays émetteurs de CO2 et la limitation des produits en forte teneur d émissions de CO2 pourraient nous hanter d ici peu. Déja le Canada est pointé du doigt par la communauté internationale.

  • Yvan Dutil
    Inscrit
    vendredi 4 juin 2010 13h27
    Vous vous faites manipuler!
    @Theodoric Le document auquel vous référez est un pur exemple de manipulations médiatiques. Il y a une montagne d'observation et d'évidence scientifiques qui appuient l'idée que le CO2 augmente bel et bien la température de la Terre. Le décalage observé dans le temps est essentiellement dû à un effet d'amplification.

  • Clément Fontaine
    Inscrit
    vendredi 4 juin 2010 13h55
    Le Bloc, instrument du statu quo?
    « Et merci au Bloc Québécois sans lequel S.Harper serait majoritaire. »

    Si le Bloc avait eu la bonne idée de se saborder avant les dernières élections, les Québécois n'auraient-ils pas plutôt réussi à faire pencher la balance en faveur d'un Gouvernement libéral minoritaire? Cantonné dans lune opposition stérile, voilà belle lurette que le Bloc ne contribue plus à faire avancer la cause de l'indépendance du Québec, et pas davantage celle de l'environnement au Canada. Les faits sont accablants. Pourtant, même les gens supposément intelligents qui lisent le Devoir ne semblent incapables de comprendre - ou d'admettre - cette évidence.

    Heureusement, il y a les lignes ouvertes et les courriers des lecteurs pour se défouler, sans parler des caricatures dont font l'objet nos politiciens. Duceppe avec son air niaiseux est un classique, au même titre que le méchant " Harpeur ". Tant qu'il peut critiquer et rire de ses pseudo-représentatnts, le bon peuple s'estime suffisamment vengé pour abandonner toute velléité de révolution. Québec-solidaire au pouvoir à Québec? Impensable, voyons! Le NPD au pouvoir à Ottawa? Ce serait un désastre, évidemment... Restons donc dans notre fange, pour utiliser un terme poli.

  • Marc-Aurèle Lachance
    Inscrit
    vendredi 4 juin 2010 16h02
    L'Opus Dei[1] contre l'écologisme humaniste!
    Certains pensent que les souverainistes sont des dinosaures...

    Pourtant, voici une mise à jour qu'ils devraient faire à leur pensée: sur la scène internationale, le Fossile [2], c'est Harper!

    Les Québécois peuvent faire mieux qu'ils font présentement, il y a place au progrès, c'est indéniable; mais quelquefois la pelouse du voisin n'inspire en rien... Sinon en tant que contre-exemple!

    L'État Canadien est soumis à l'autorité de la droite religieuse et obscurante, cette main autoritaire noircie jusqu'au coude d'intérêts pétroliers (Ex. British Petroleum ou l'«or sale» [3] des sables bitumineux...). Et il y a soumission même si cette droite est minoritaire! Que deviendrait ce pays si le Parti Conservateur devenait majoritaire au Parlement? L'État passant à l'extrême droite, ne serait-ce pas la disparition de la justice sociale et écologique dans ses institutions politiques?

    Même avec Charest au pouvoir le Québec et les Québécois sont en meilleure position que le serait le reste du Canada ayant Harper comme PM!

    Le Parti Conservateur du Canada: un modèle à ne suivre pas, pour faire mieux!

    [1] http://www.ledevoir.com/politique/canada/289704/co

    [2] http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2009

    [3] L'expression est d'Hervé Kempf

  • Florence Richer
    Abonné
    vendredi 4 juin 2010 17h07
    Cet article m'inspire un poème : Capitalisme destructeur
    Laissons les peuples autochtones du nord crever sur les vestiges marécageux de leurs sols gelés, laissons l'Afrique mourir sous les sols crevassés et déserts, laissons les américains et les haïtiens maudire les tempêtes et les ouragans qui déferleront, laissons les enfants et les aînés suffoquer dans les vapeurs de smog, et les millions d'asiatiques déplacés des deltas, entassés dans ces nouveaux camps de réfugiés. Sacrifions ces humains sur l'autel du dieu économique nouveau. L'or noir vaut plus que le sang. Le profit de quelque-uns sur la ruine des communautés humaines.

    Je dédie le tout à Harper et ses pantins, en priant pour qu'ils se noient dans leurs sables bitumineux. Un ours polaire pourrait aussi faire un meilleur travail qu'eux au cabinet. Surtout, s'il est affamé.

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 4 juin 2010 17h25
    Dames patronnesses
    Harper et compagnie me rappellent les dames patronnesses d'autrefois bien décrites par de nombreux romanciers québécois. Elles se réjouissaient de l'existence des pauvres, qu'elles aidaient à leur manière, avec condescendance, sans ne rien faire pour que leur situation change. ‹ Il y aura toujours des pauvres parmi vous », aurait dit leur Jésus. Une cr.... de chance !
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

  • Sanzalure
    Inscrit
    vendredi 4 juin 2010 17h43
    @Theodoric
    Le fait qu'il y ait eu des changements climatiques dans le passé sans les êtres humains ne prouve pas que le changement climatique qui est en cours n'est pas influencé par les êtres humains.

    On ne veut pas empêcher les autres pays de se développer, on leur suggère simplement de le faire en évitant les erreurs que nous avons faites et que nous devrons réparer à partir de maintenant.

    Serge grenier

  • Sanzalure
    Inscrit
    vendredi 4 juin 2010 17h57
    @ Clément Fontaine
    C'est dommage, monsieur Fontaine, mais moi je ne les aime pas les libéraux et je ne vais pas voter pour eux. Alors votre calcul que mon vote irait aux libéraux si le Bloc se sabordait, c'est pas fort.

    De plus, de tous les politiciens sur la scène fédérale, monsieur Duceppe est de loin celui qui a la meilleure moyenne au bâton pour défendre le bon point de vue dans chaque dossier. Pas juste les dossiers concernant le contentieux Québec-Ottawa, dans tous les dossiers.

    Serge Grenier

  • Godfax
    Inscrit
    vendredi 4 juin 2010 20h06
    Harper et les libertariens
    Les conservateurs de Harper n'ont de conservateur que le nom. En effet depuis 2004, des groupes libertariens et néoconservateur on prit toute la place. Harper se la joue droite religieuse juste pour plaire a un certaine électorat, dans les faits sont agenda est tout autres. Le Canada a la même position que les États-Unis de Larry Summers. Il est simplement question de liquider les acquis sociaux, réduire les dépenses publics en santé, en infrastructure et en éducation.

    @Mario Paquette

    La vision de M. Obama des pays économiquement viables montre bien le raisonnement absurde de Larry Summers et tout les vendeurs d'austérité social déguisé dans la subtilité de la rectitude politico-écologique.

    Développer a grande échelle des énergies de plus faible densité est un crime envers la classe populaire. L'énergie a bas prix, est un pilier de la justice social. L'Allemagne, la Norvege, du Danemark, et le Japon on du augmenté considérablement leurs combustions de pétrole (centrale thermique). Ses pays sont riche, pour un pays sous
    développer, les éoliennes sont un cul de sac, même brulé du bois est plus efficace.

    Les énergies vertes sont réellement un mythe.Les éoliens, et panneaux solaires photovoltaïque n'ont pas toute les chances de collecter l'énergie qui a été nécessaire a la société pour leurs fabrications. L'énergie ne doit pas devenir élitiste. Les énergies du futures les plus prometteuses sont la production d'hydrogène a froid par les végétaux (bio-chimie-physique) et la fusion par confinement
    inertielles(physique des plasmas).

    Parler d'énergie vertes, c'est simplement parler de revenir en arrière; de décroissance. Le progrès est l'essence même de la civilisation, l'humanité n'existe que des fruits de ca créativité.

    Le développement durable a la Maurice Stong est une véritable tentative corporative de féodalisation de l'occident.
    Avec une petite bible de Malthus sous la main, leur discours est subtilement central dans la rectitude politique.

    La gauche commence a considérer le développement comme le mal, l'humanisme et la justice social comme secondaire.

    Le principale problème des pays sous-développe. n'est pas le réchauffement climatique, c'est simplement le fait qu'ils sont
    sous développé. Le monde n'est pas surpeuplé, il est sous-développé. Les pays pauvre on besoin de nos meilleurs technologies, d'éducation, de santé, d'infrastructure d'eau potable et d'énergie a bas prix. Seulement la il y aura justice social. C'est
    pas en se la jouant bio-écolo-bobo avec des panneaux solaire que l'Afrique s'épanouira.

    L'opinion public nous en fait avaler des bonnes.

    Gabriel Claveau

  • Mario Paquette
    Inscrit
    vendredi 4 juin 2010 23h58
    Le grand DILEME
    Voila la grande question avons nous trop ou mal abuser des ressources de notre terre. Avons-nous des questions a se poser sur notre mode de développement en relation à la capacité de la
    Terre à le supporter.

    Les changements climatiques ne sont pas un mythe et nous devons comme personne responsable y faire face de manière constructive afin de s assurer du bien-être des sociétés a venir comme le leg des civilisations passé.

    Je crois que M. Claveau que vous êtes seulement a votre écoute citation: (les pays pauvres on besoin de nos meilleurs technologies, d'éducation, de santé, d'infrastructure d'eau potable et d'énergie a bas prix. Seulement là il y aura justice sociale)

    Je crois qu ils ont besoin en premier lieu d une terre pour y vivre en condition acceptable en ce qui a trait a leur développement a eux de choisir en respect avec leur tradition ancestrale et leur culture la manière de vivre.

  • Theodoric
    Inscrit
    samedi 5 juin 2010 00h26
    Réponses aux réponses
    @Yvan Dutil
    En fait, les preuves scientifiques montrent que ça prend quelques centaines, voir des milliers, d'années avant que les hausses de température causent des hausses de gaz carbonique dans l'atmosphère. La raison de ceci est tout simplement parce que l'eau des océans absorbe une quantité extrêmement élevée de gaz carbonique, et qu'elle prend plus longtemps à se réchauffer que le sol. Donc une fois que l'eau se réchauffe de quelques degrés, ce qui prend très longtemps compte tenu de l'étendue d'eau, c'est à ce moment là que l'eau relache plus de CO2 dans l'atmosphère. Donc comme je l'ai précédemment mentionner, le rapport cause-effet a été inversé. Et oui le CO2 augmente un peu la température de la Terre, comme le reste des gaz à effet de serre. Mais quand on considère le TRÈS faible pourcentage de gaz carbonique en haute altitude, on comprend que l'effet de ce gaz-ci en particulier est complètement insignifiant. Le gaz à effet de serre le plus important est la vapeur d'eau. Regardez le documentaire auquel j'ai fourni un lien pour plus de preuves.

    @Sanzalure
    Oui, nous affectons un peu les changements climatiques. Mais TRÈS minimalement. Nous ne sommes qu'une espèce vivante parmi plusieurs, et ce que nous envoyons dans l'atmosphère n'est qu'une fraction de tous le gaz carbonique relâché par les autres animaux, par la décomposition des marières organiques, par les phénomènes naturels tel les geysers qui en relâchent avec plusieurs autre GES (particulièrement l'eau), et surtout par les océans. C'est même une perception très égocentrique que de croire que nous soyons tellement important dans le cours de l'histoire de l'univers pour affecter quelque chose comme la température de la planète. Et puisque que d'après votre commentaire j'ai l'impression que vous avez réellement pris le temps de regarder le documentaire, j'aimerais mettre l'emphase sur la partie qui montre le réchauffement des dernières décennies par rapport aux périodes d'industrialisation, et que nous voyons qu'aux périodes de grande production il n'y avait aucune corrélation avec les changements de température.

    De plus, voici quelques autres faits qui méritent d'être considéré. Premièrement, lorsque nous calculons la température moyenne globale, à plusieurs endroits dans le monde nous faison l'erreur de la calculer à l'intérieur des villes. Ces endroits sont affectés par des tonnes de facteurs, notamment simplement par la quantité de voitures qui circulent dans les rues et qui envoient de l'air chaud dans la basse atmosphère. Pour avoir des résultats avec une valeur scientifique quelconque, il faudrait les placer dans des champs loin de toute civilisation et de toute vie, pour qu'ils ne soient affectés que par la température du sol ou de la stratosphère. Également, la température globale est généralement illustrée comme étant une certaine valeur avec ou - 0.7 degrés Celcius d'erreur. Quand on considère que la hausse de température "catastrophique" des dernières décennies n'est que de 0.6 degrés Celcius, on devrait immédiatement voir qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond si l'erreur peut être plus grand que la hausse. Et troisièmement, j'aimerais simplement mentionner que depuis que la Terre s'est formé, très peu de matériel s'est rajouté ou enlevé à ceux qui s'étaient originalement aggloméré pour former notre planète (à l'exception de la Lune). Donc, à un moment quelconque, tous le pétrole et les carburants fossiles que nous utilisons présentement étaient présents dans l'atmosphère, puis ont été présents dans des espèces vivantes, avant d'arriver à leur forme présente. Donc, non seulement l'affirmation que nous "détruisons la planète" est fausse, étant donné que tout ce que nous faisons est de donner un état différent à de la matière déjà contenue dans la planète.

    Nous sommes physiquement incapable de détruire toute la vie sur Terre. Pour que nous le fassions, il faudrait trouver un moyen de retransformer toute la roches sur la planète en magma. Et encore à ce moment-là, il est plus que probable que des molécules se reforment à nouveau en ARN, puis en ADN, puis crée un nouveau cycle de vie. Toute la pollution que nous faisons présentement est considérée comme de la pollution simplement parce qu'elle cause des problèmes à notre propre santé, mais il y a des millions d'organismes pour lesquels ces même polluants favorisent leur existence. Lorsque nous serons finalement assez bête pour causer notre propre extinction, nous serons simplement une espèce vivante de moins. Nous n'aurons pas détruit la vie; tous les organismes avec une plus grande capacité d'adaptation que nous survivront, comme ils ont survécu à de bien plus graves catastrophes.

    Donc pour retourner à ce que vous avez affirmé M. Yvan Dutil, non, je suis loin d'avoir été manipulé pas les médias. J'ai énormément étudié le sujet, j'y ai longuement réfléchi, et je peux affirmer que mes conclusion et mes opinions sont tout simplement le résultat des connaissances que j'ai acquis. Et je ne vois franchement pas comment les médias auraient pu me manipuler à croire que les changements climatiques sont des phénomènes naturels, puisque 95% d'entre eux (au moins) affirment que nous sommes à blâmer pour tout changement qui survient sur la planète et que tous ceux qui disent le contraire sont idiot. Allez vous promener sur la campus de McGill, allez voir les départements de science de l'environnement ou de climatologie et posez-leur des questions, si vous voulez obtenir un vrai avis scientifique. Parce que présentement, je crains que ce soit en fait vous qui soyez manipulé par les médias.

  • Nathalie Choquette
    Inscrit
    samedi 5 juin 2010 06h07
    Le gouvernement Harper nous consulte discrètement...
    ... exprimons-lui nos désirs/souhaits/recommandations sur le développement durable en MASSE avant qu'il nous ponde une stratégie de DD calquée sur celle des américains et qu'il prétende que ce soit le résultat de sa soit disant consultation. Faites connaître ceci M. Francoeur, nous avons jusqu'au 12 juillet pour utiliser les armes fournies par Harper lui-même : http://www.ec.gc.ca/default.asp?lang=Fr

  • Marc-Aurèle Lachance
    Inscrit
    samedi 5 juin 2010 16h36
    Pourquoi «Théo»?
    « À l'heure actuelle, le taux atmosphèrique de CO2 qui était resté stable depuis la fin de la dernière glaciation s'est mis à croître de façon continue. Cette croissance a été en moyenne de l'ordre de 1,5 ppm/an au cours de la dernière décennie

    La croissance de la teneur de l'air en gaz carbonique résulte de l'usage des combustibles fossiles par la civilisation moderne qui est responsable de nos jours d'un rejet annuel de l'ordre de 6,5X10^9 t d'équivalent carbone sous forme de CO2.

    La destruction des forêts tropicales injecterait en outre entre 1,5 et 3x10¨9 t d'équivalent par an dans l'atmosphère.

    [...] on peut dès à présent prévoir qu'au cours des prochaines décennies, cette hausse de la teneur en CO2 atmosphérique va jouer un rôle important dans l'augmentation des températures globales, la croissance des teneurs atmosphériques en ce gaz pouvant provoquer un bouleversement climatique planétaire » -Dictionnaire encyclopédique de l'écologie et des sciences de l'environnement, F. Ramade dir., 2e ed, page 163

    Bémol important aussi à considérer: la relation de causalité CO2-température ici n'est plus de type mécaniste classique. Il s'agit d'un cycle de rétroaction entre variables corrélées. Donc l'humain qui n'est pas qu'anthropocentriste sait que s'il agit, il agit sur quelque chose non-identique à lui, l'atmosphère, voire cet objet-monde qu'est la Biogée, et que ce dernier réagit. Une augmentation de T° engendre une augmentation de CO2, et une augmentation de CO2 engendre une augmentation de T°. Conséquemment la production de CO2 par l'humain affecte le climat: même l'Âge de Bronze a laissé des traces jusque dans les Inlandsis.

    Il s'agit en un sens d'une dialectique naturelle: la partie marxiste de la théorie de l'évolution de Darwin, car si l'environnement opère une sélection naturelle sur la vie, la vie transforme l'environnement.

    Et ce n'est pas la première fois que des organismes vivants transforment la composition de l'atmosphère planétaire: avant les plantes et la photosynthèse, il y avait moins de 5% d'oxygène dans l'atmosphère alors qu'il y en a aujourd'hui 20%. Qui plus est les végétaux capturent une partie importante du CO2 atmosphérique par la photosynthèse et ont donc dû influencer aussi le climat terrestre. Doit-on dire les plantes égocentriques pour autant?

    Dans le cas de l'Homo sapiens, il s'agit plutôt de conscience et de responsabilité que d'égocentrisme. Que nous transformions la nature, cela n'est pas un mal en soi, le problème est que la transformation en cours puisse être une catastrophe pour les humains et les autres espèces vivantes. Il s'agit aussi, et contrairement aux conservateurs qui veulent maintenir leur ordre de progrès, d'éviter que les pays en voie de développement suivent le même chemin mortifère que les «pays développés», celui passant d'abord par le pétrole pour ensuite aller vers des énergies plus propres: l'ère du pétrole peut être évitée.

  • p``
    Inscrit
    samedi 5 juin 2010 16h54
    ...
    @Theodoric

    Des fois c'est dur d'oublier qu'on pense seulement à notre nombril et nos couilles, qu'ont foncent vers un mur et que ceux qui nous gouvernent, se foutent bien de nous et encore plus du reste de la planète. C'est bien beau la rationalité, mais faudrait mettre un peu de cœur dans tout sa, détruire la biosphère c'est pas super.

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