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Comment la droite s'organise

Alec Castonguay   22 mai 2010  Canada
Stephen Harper
Photo : Agence Reuters
Stephen Harper
Avortement, registre des armes à feu, compressions dans les festivals gais, reconnaissance de la nation québécoise... Stephen Harper a fait de la controverse son arme de prédilection, maniant l'art de la division avec la précision d'un chirurgien. Une stratégie risquée importée des États-Unis et de l'Australie qui pourrait procurer de nouveaux appuis cruciaux aux conservateurs.

Au printemps 2005, quelques mois avant les élections de janvier 2006 qui portent Stephen Harper au pouvoir, deux de ses conseillers, Patrick Muttart et Tom Flanagan, étudient différents scénarios pour ramener la droite à Ottawa. Ils analysent en profondeur quatre campagnes électorales: celle de Richard Nixon en 1968 (États-Unis), celle de Margaret Thatcher en 1979 (Grande-Bretagne), celle du républicain Newt Gingrich pour reprendre le contrôle du Congrès américain en 1994 et celle de John Howard en 1996 (Australie). L'équipe Harper a même fait venir à Ottawa le directeur de campagne de John Howard, Brian Loughnane, afin de bien en tirer les leçons.

Le dénominateur commun de ces campagnes? Elles ont misé sur la polarisation de l'électorat, la controverse et la division. Elles ont mis en avant des sujets potentiellement explosifs qui ont remué les gens jusque dans leurs valeurs et leurs convictions profondes.

Les Américains et les Australiens, qui sont confrontés au phénomène depuis des années, l'ont baptisé «wedge politics». Cette «politique de la division» vise à utiliser un débat pour galvaniser la base militante du parti, rallier certains électeurs indécis et, surtout, ébranler l'adversaire, où le sujet divise les troupes.

Stephen Harper a importé la tactique au Canada. D'ailleurs, conscient qu'il est en train de se faire servir cette médecine sur plusieurs fronts, Michael Ignatieff a dénoncé cette semaine ce qu'il a nommé une «culture de guerre» et de division. Car le refus de financer l'avortement dans les pays pauvres, qui a relancé la ferveur des conservateurs sociaux comme le cardinal Marc Ouellet, n'est que le dernier exemple d'une liste qui s'allonge.

«Stephen Harper est très serein dans la controverse, il ne vise pas à être rassembleur», explique le chroniqueur au magazine Macleans Paul Wells, qui a écrit le livre Right Side Up sur la stratégie électorale des conservateurs en 2005-2006. «Harper et ses conseillers se préoccupent seulement de l'attitude des gens qui peuvent voter pour eux, pas de toute la population. Ce n'est pas pour rien que la droite religieuse se sent plus à l'aise de s'exprimer.» Le politologue Frédéric Boily, de l'Université d'Alberta, ajoute: «Harper veut rassembler les conservateurs au sens politique du terme, et il y en a dans chaque parti. Pour y arriver, il est prêt à déclencher des controverses.»

Dans son livre Harper's Team, l'ancien conseiller de Harper, Tom Flanagan, explique clairement l'idée. Dans son chapitre intitulé «Les dix commandements d'une campagne conservatrice», il affirme: «Il est important d'avoir des positions qui polarisent l'électorat et qui mettent dans le même panier les autres partis. Laissons les libéraux, les bloquistes, les néo-démocrates et les verts se battre pour le vote progressiste et soyons les seuls à fédérer le vote conservateur.»

Sunshine Hillygus, professeure de sciences politiques à l'Université Harvard et coauteure du récent essai sur la politique de la division The Persuadable Voter, affirme que «l'important, c'est l'étendue du désaccord dans le camp opposé». «Il faut profiter à plein de la controverse pour aller chercher des voix chez l'adversaire. Il faut semer la zizanie», a-t-elle dit au Devoir lorsque jointe aux États-Unis.

Une source conservatrice qui côtoie régulièrement le premier ministre affirme que c'est «le secret de la méthode Harper». «Ça fait de la politique sale, mais Harper ne s'en prive pas. Il veut détruire ses adversaires et, pour ça, tous les moyens sont bons.»

Des exemples concrets

Des exemples? Dès la première semaine de la campagne électorale de 2006, Stephen Harper a promis un vote au Parlement sur le mariage gai et a dit vouloir abolir le registre des armes à feu. Les commentateurs l'ont alors traité de kamikaze, sachant que cela mettrait le feu aux poudres. Mais tout était calibré. Énormément de militants et d'électeurs libéraux — et même bloquistes dans plusieurs régions — ne sont pas à l'aise avec le mariage gai.

L'abolition du registre des armes à feu ne divise pas seulement les villes et les campagnes. Elle divise aussi les caucus du Nouveau Parti démocratique et du Parti libéral. Plusieurs fermiers et chasseurs pourraient changer leur vote sur ce simple enjeu. C'est pourquoi les conservateurs ciblent présentement huit circonscriptions libérales avec des publicités radio et des envois postaux très durs, là où les députés sont les plus vulnérables sur ce dossier.

Dans le cas de l'avortement, Stephen Harper sait très bien que des députés libéraux et de nombreux électeurs de Michael Ignatieff, spécialement dans les communautés culturelles, s'y opposent et apprécient le geste du gouvernement. La motion libérale sur le sujet s'est d'ailleurs retournée contre Ignatieff et a affaibli son leadership.

Abolir le financement du festival Black and Blue de Montréal il y a quatre ans et celui de la Pride Week de Toronto cette année procède du même principe. Ceux qui jugent ces événements déplacés, peu importe leur parti, en sont heureux.

Devait-on reconnaître au Parlement que le Québec forme une nation «dans un Canada uni»? Le Bloc québécois a dû se rallier pour ne pas perdre le vote nationaliste. La controverse a fait rage dans les rangs souverainistes. Et pour les fédéralistes québécois, dont la plupart sont au Parti libéral du Canada, cette ouverture sonnait comme de la musique à leurs oreilles.

Le nouveau Canada

Les quelque 260 000 nouveaux immigrants que le Canada accueille chaque année, souvent issus d'un milieu culturel plus traditionnel, sont une cible des conservateurs avec cette politique de la division. Le ministre de l'Immigration et de la Citoyenneté, Jason Kenney, qui tisse des liens avec ces communautés depuis 2006 [voir autre texte], est l'un de ceux qui insistent afin de radicaliser certains débats.

«Il s'est rendu compte que les deuxième et troisième générations d'immigrants, bien intégrées, votent pour les libéraux. Mais que ceux qui arrivent tout juste des pays plus conservateurs sur le plan social, comme le Pakistan, l'Inde, la Chine ou les pays du Maghreb, sont généralement contre les mariages gais ou l'avortement, par exemple. Il y a des gains à faire», raconte une source conservatrice bien au fait de la stratégie.

Autre tactique: Harper laisse souvent ses députés déposer des projets de loi privés sur des sujets controversés, comme l'avortement, ce qui lui permet de lancer les débats sans que ce soit la position officielle du gouvernement. Il peut ainsi répéter qu'il ne veut rien changer au consensus actuel et que ce sera le choix des députés. Sollicité par Le Devoir, le bureau du premier ministre n'a pas souhaité faire de commentaires à ce sujet.

Plus utilisé lorsque c'est serré

La professeure de Harvard affirme que la wedge politics est davantage utilisée lorsque la lutte est très serrée et que tous les votes comptent, ce qui est le cas dans un Parlement minoritaire en constante campagne électorale. «Quand la lutte n'est pas chaude, il y a peu de débats ou de promesses, alors c'est moins nécessaire.»

La tactique est toutefois risquée, prévient Frédéric Boily. «Pour plaire à quelques milliers d'électeurs, il y a un danger de déplaire à beaucoup d'autres», dit-il. C'est pourquoi les conservateurs organisent des sondages et des groupes de discussion (focus groups) à longueur d'année, question de toujours être bien au fait de l'humeur des groupes cibles d'électeurs.

D'ailleurs, Sunshine Hillygus note que cette tactique de miser sur les controverses est plus utilisée aux États-Unis en raison de la présence de seulement deux partis politiques. «Il est beaucoup plus facile de prévoir l'effet quand il n'y a qu'un seul adversaire. Dans les systèmes à partis multiples, comme au Canada, on doit mesurer davantage son coup. Les électeurs peuvent toujours se réfugier dans un plus petit parti», dit-elle.

Danger?

Sunshine Hillygus affirme que ce type de politique peut avoir un effet néfaste sur la qualité du débat politique. «Quand nos politiciens ne se concentrent pas sur les enjeux importants pour la majorité des gens, il y a toujours un danger. On peut aussi se demander à qui le parti devra son élection s'il fait des promesses à des clientèles bien précises.»

Et la stratégie pourrait être là pour de bon, dit-elle, puisque la montée des réseaux sociaux et des blogues augmente l'efficacité de la politique de la division. «Grâce aux bases de données toujours plus précises, les partis peuvent passer leur message à un petit groupe sans pour autant en faire un enjeu national», explique Sunshine Hillygus.
Stephen Harper Un militant pro-vie
 
 
 
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  • Yvon Roy - Abonnée
    22 mai 2010 05 h 05
    chine
    Cent millions de fillettes sont récemment disparues en Chine sous prétexte de cultûre et de laïcité, et s'il est des fesses de gauche tout autant que de droite de par le vaste monde, le sabot de l'âne juste au milieu de celles du PLC serait tout à fait indiqué à mon avis.
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  • jacques noel - Inscrit
    22 mai 2010 06 h 53
    Belle analyse
    mais rien de nouveau sous le soleil. Bush a été réélu en 2004 à cause du référendum sur le mariage gay en Ohio! Karl Rove était un génie de la politique!

    Au Québec, Charest a été cherché sa majorité -de juste mais il l'a eue- grâce au génie de Parizella qui a convaicu le boss de faire une élection tout de suite après le fédéral, sachant que la droite adéquiste, coincée entre la garderie et le travail, serait trop fatiguée pour aller voter une deuxième fois en deux mois!.

    En allongeant le vote par anticipation à 3 jours, on est parvenu -de justesse mais on l'a eu- à faire élire juste assez de députés dans les comtés francos, grâce au vote des vieux des centres d'accueil et des quelques ethnies en région, pour passer. Un coup de génie de Parizella. Le pauvre PQ et l'ADQ n'y ont vu que du feu...
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  • Duchêne Denys Mehdi - Inscrit
    22 mai 2010 07 h 54
    La stratégie de Harper envers les communautés musulmanes
    Le gouvernment Harper tente dit-on dans l'article de courtiser les immigrantEs provenant du Maghreb ou encore du Pakistan sur les questions d'avortement ou d'homosexualité. Mais ce qu'on doit aussi affirmer c'est que la stratégie d'avoir adopté des positions islamophobes en défendant sans nuance aucune l'agression israélienne au Liban, celle dans la bande de Gaza, laissant croupir dans l,indifférence des citoyens canadiens d'origine musulmane dans les prisons insalubres de certains pays arabes, tentant de camoufler la participation directe ou indirecte à la torture en Afghanistan, le traitement envers Omar Kadhr, ne les rend pas du tout sympathique pour les communautés provenant de ces pays.

    Il suffit de consulter les journaux de ces communautés à Montréal pour constater que les politiques de ce gouvernement au plan international sont régulièrement dénoncées. Ainsi que la perception pour ces communautés que ce gouvernement est à la solde du lobby juif. À la lumière de ces réalités, la question de l'avortement ou de coupures budgétaires envers des festivals pour la communauté gaie demeurent des facteurs plutôt marginals lorsque vient le temps pour la communauté musulmane de se positionner au plan électoral.
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  • André Gagnon - Abonné
    22 mai 2010 08 h 39
    Compressions dans les festivals gais? Un euphémisme!
    Vous parlez de 'compressions dans les festivals gais'? Quel euphémisme!

    Si vous êtes capable de me nommer un seul organisme de ce type qui reçoit maintenant de l'argent du fédéral, nommez-le moi!
    Il y aura probablement un festival quelque part qui reçoit un petit montant à travers un programme d'emploi d'été ou quelque chose du genre... avec un peu de chance!

    Libéraux ou conservateurs, vous n'avez jamais vu un événement gai impliqué dans le scandale des commandites (!?!)... pour cette simple et bonne raison que le financement a TOUJOURS été des plus minimes quand on compare à des événements de taille comparable 'pour tous' (comme si 'tous' n'étaient pas bienvenus à la Fierté gaie ou au Black
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  • France Marcotte - Abonnée
    22 mai 2010 08 h 52
    Libre riposte
    Cet homme fait peur (sur la photo il n'a pas eu le temps de se recomposer un visage, nous le montrant comme il pourrait bien être "au naturel"). Il est le grand méchant loup. Mais que font ses adversaires? Harper est-il donc le seul chef de parti qui réfléchisse, a-t-il donc toute latitude d'appliquer ses stratégies, même les plus redoutables, tordues? Son parti a analysé en profondeur certaines campagnes électorales dans d'autres pays (anglo-saxons). Quelles sont les stratégies libérales ou celles du NPD ou des verts vertueux? Durant ces mêmes campagnes électorales passées au peigne fin par les conservateurs, quelle a été la riposte des adversaires aux "wedge politics"? Stephen Harper est un politicien redoutable; cela devrait amener des adversaires à se surpasser. Tous ces braves gens ne chérissent-ils pas, sur les marchés économiques en tout cas, la libre concurrence (même sauvage) des forces?
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  • jacques noel - Inscrit
    22 mai 2010 09 h 14
    @Duchesne
    Il n'y a pas que les Musulmans au Canada! Les immigrants font maintenant 20% de la population canadienne (sans compter leurs enfants et petits-enfants nés ici). Au recensement de 2016, il va avoir plus d'immigrants au Canada que de Canadiens français.

    Traditionnellement, les immigrants ont toujours voté à plus de 80% pour les Libéraux, le Canada de Trudeau qui les a laissé entrer.

    Mais, sur le plan des valeurs, ils n'ont rien à voir avec Trudeau. La plupart sont extrêmement conservateurs, surtout en ce qui a trait aux valeurs familiales, au sexe et à la religion. Ca tombe ben, c'est l'agenda des Conservateurs!

    Alors Harper vise un 20 à 25% de votes ethniques en Ontario, assez pour faire tomber une trentaine de comtés où le vote de gauche est partagé entre les Libéraux et le NPD et aller checher sa majorité sans le Québec, devenu imprenable depuis la gaffe des artistes.

    Les libéraux, qui refusent le mariage avec le NPD, s'en vont à l'abattoir. Le mariage va avoir lieu trop tard, après la prochaine défaite
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  • Gilles Denis - Abonné
    22 mai 2010 09 h 34
    Québec imprenable!!
    Si monsieur Harper peut jouer sur le sentiment nationaliste des Québécois, il peut sans doute ravir quelques sièges. Comme le souligne cet article, cette stratégie est toutefois dangereuse, car pour ravir quelques sièges il risque de perdre une partie des fédéralistes "durs". N'oublions pas qu'une partie de sa force vient de la faiblesse du PLC depuis la Commission d'enquête sur les commandites. Le PLC pour l'instant ne semble pas avoir une stratégie précise comme celle du PQ au Québec qui vise à miner la crédibilité du gouvernement en place par des rumeurs, des soupçons et en scrutant à la loupe la liste des contributeurs à la caisse du Parti libéral. Le PLC devra sans doute adopter dans les meilleurs délais une meilleure stratégie car sinon la politique de la division risque encore une fois de ramener monsieur Harper au pouvoir à moins que par erreur il divise son propre parti.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    22 mai 2010 09 h 45
    Droite vs Gauche ou Progressistes vs Conservateurs
    On peut pas rester immobile. La question devient : qui va faire changer d'idée à qui? Moi, il est hors de question que je retourne à la religion, à l'homophobie et à toutes ces idées conservatrices. Alors je ne vais pas me laisser faire et je vais participer à l'organisation de la contre-attaque.

    Serge Grenier
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  • André Caron - Inscrit
    22 mai 2010 09 h 51
    L'impression
    Depuis l'élection de M.Harper, je ressentais l'étrange sentiment que la politique canadienne ressemblait de plus en plus à celle de nos voisins Républicains.
    Les tactiques d'attaques crues, les qualificatifs assassins, la seule tête de M.Soudas sont des recettes républicaines connues depuis longtemps aux USA mais moins courantes ici. L'odeur acre du coup bas était plus gênante au Canada...mais, c'était avant M.Harper.
    Merci M.Castonguay le brouillard se lève.
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  • pierre m de ruelle - Inscrit
    22 mai 2010 09 h 51
    et alors...
    Harper restera au pouvoir minoritaire , comme gouvernement minoritaire ou son vis a vis liberal, aussi comme gouvernement minoritaire tant et aussi longtemps que le bloc quebecois detientra une majorite de deputes au quebec... donc pas de quoi faire un drame national (pan Canadien)
    c'est un catch 22...
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  • Jean-Serge Baribeau - Abonné
    22 mai 2010 10 h 55
    Une gauche désorganisée, divisée et timorée
    Face à une droite qui, dit-on, «s'organise», les citoyens sont confrontés à une gauche (ou à plusieurs gauches) qui est désorganisée, qui ose très peu s'affirmer.

    Les succès relatifs de la droite sont largement dus au fait que les gauches ne savent pas organiser une riposte sérieuse. Dès lors qu'il est question de la sauvegarde de la famille, des armes à feu, de l'avortement, des gais et lesbiennes, de la sécurité (ou insécurité) publique et de nombreuses autres questions, les diverses gauches n'ont à peu près rien à dire ou à proposer.

    Si nous prenons l'exemple de la famille, il est clair que la gauche n'a pas à s'opposer à la famille, à la réussite, autant que faire se peut, de l'institution familiale. Mais qui parle de la famille? Tant à Québec qu'à Ottawa ce sont les politiciens de droite qui jouent habilement cette carte «familialiste».

    Face à une droite qui fait état d'une gigantesque «insécurité publique» (tout en étant contre le contrôle des armes à feu), qu'ont à dire les politiciens et les partisans de la gauche, des diverses gauches?

    Aussi, il arrive fréquemment que le discours de la gauche, des gauches, soit marqué au sceau de l'angélisme et du «vertuisme» («correctitude» idéologique et intellectuelle). Et pendant ce temps la droite de type «harper-rien» donne l'impression d'être «lucide», pragmatique et réaliste.

    Face à une droite qui s'organise en jouant la carte de la division (comme le démontre brillamment Alec Castonguay), face à une droite prête à tout pour prendre le pouvoir et imposer ses nombreuses régressions sociologiques, mentales et culturelles, il faudrait que les gauches «actualisent» leur langage et leurs analyses. Il faudrait que les gauches sachent s'unir lorsque le pays fait face à des enjeux de grande importance.

    Si nous laissons les »harper-riens» au pouvoir, l'avortement va finir par être interdit et la peine de mort va être réintroduite. Et la société va finir par être de plus en plus répressive et fondée sur une conception étroite et bornée de la famille.

    Il est urgent de STOPPER CETTE DROITE DÉLÉTÈRE ET RÉTROGRADE!

    Pensons-y bien!

    Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias
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  • Jean-Yves Larose - Inscrit
    22 mai 2010 11 h 00
    Bravo monsieur Harper
    Continuez ainsi. Plus la droite sera présente et surtout envers le Québec. Il faut peut-être ça pour donner un coup d'pied au cul des Québécois, que la gauche se réveille et qu'enfin on se fasse un pays bien à nous!


    Bravo monsieur Harper, vous êtes dans la bonne voie!
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  •  
  • Pierre Rousseau - Inscrit
    22 mai 2010 11 h 01
    Oui, mais...
    Il ne faut pas oublier dans tout ça que les Libéraux font le jeu des Conservateurs et quoique vous ayez entièrement raison sur le « Wedge Politics », cette stratégie est appuyée par le fait que les Libéraux soutiennent le gouvernement conservateur depuis quelques années. Ils jouent le jeu de se faire attirer dans des traquenards, comme la question de l'avortement, et paraissent de plus en plus insipides et insignifiants. Donc, en fait, ils contribuent à cette stratégie à cause de leur incompétence et ils devraient laisser la place au NPD (le troisième parti quand au nombre des votes) pour prendre la relève de l'opposition. Malheureusement, d'une part ils ne le font pas et ils s'accrochent et, d'autre part, M. Layton semble souvent beaucoup trop complaisant avec les Conservateurs et il ne serait pas étonnant qu'il soit prêt à faire une alliance avec le diable conservateur... s'il y voit un avantage.

    En conséquence, à part la stratégie conservatrice, les autres semblent plutôt déboussolés et sans vraie stratégie pour faire face à l'adversaire et ça n'augure pas bien pour leur avenir.
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  •  
  • glanglais - Inscrit
    22 mai 2010 11 h 08
    `En attendant la relève.
    Bonjour,

    On aura beau se lancer dans toutes sortes d'analyses mais le problème demeure entier: Le vacuum politique autant à Ottawa qu'à Québec. Dans le creux de la vague du leadership politique, l'expression "Au royaume des aveugles, le borgne est roi" n'a jamais été aussi vraie. Aujourd'hui et pour quelques longues années encore, on devra malheureusement se contenter du plus grand parmi les plus petits. En surprime, la modestie n'étouffe pas notre classe politique. Regardons par exemple l'incontournable Ministre Lauwrence Cannon qui prodigue ses conseils au reste du monde. Une chance que notre Pays renferme toutes sortes de richesses et qu'il peut fonctionner quand même en marge de ses gouvernements (Ottawa - Québec).

    Gaston Langlais - Gaspé.
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  • Jean-Louis Tanguay - Abonné
    22 mai 2010 11 h 30
    ET PENDANT CE TEMPS, LES QUBÉCOIS...
    ... se contentent de voter pour les eunuques du pouvoir -- les bloquistes -- perpétuels députés de l'Opposition... mais qui amassent de belles pensions largement aux frais de tous les Canadiens... Jolie façon de concevoir la démocratie!

    Et, pendant ce temps, encore Le PLC et le NPD se disputent le centre-gauche et la gauche -- Libéraux et Libéraux pressés tous confondus! Toronto a fait élire « son Trudeau » à la chefferie, mais il passe mal la rampe politique. Tandis que le NPD affiche Mulchair, un libéral en rupture de banc et opportuniste.

    Harper nous fait honte, oui, mais que fait-on pour s'en débarrasser : de la petite politique de parti étroite...

    On a les politiciens qu'on mérite!
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  • Genevieve Dalpe - Abonné
    22 mai 2010 11 h 32
    Excellent article...
    Merci pour cet excellent article...
    Très éclairant, car interprétant une situation politique avec un concept, "wedge politic", avec rigueur et sans complaisance.
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  • Sapientia - Inscrit
    22 mai 2010 12 h 53
    Après cette lecture...
    Je ne peux m'empêcher de ressentir un certain dégoût... Jamais un parti politique canadien n’a si peu représenté mes opinions et idéologies. Maintenant je comprends un peu mieux pourquoi un parti aussi arriéré (c'est subjectif, oui) arrive à rester au pouvoir... C'est un avenir bien noir qui est devant nous...
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  • Nichol N - Inscrite
    22 mai 2010 13 h 00
    diviser pour mieux régner
    Pas mal comme stratégie aux niveaux du choix des immigrants. Maintenant allez voir le site suivant et ont n'a pas fini d'être divisé avec l'instauration de la gestapo. http://www.canafe.gc.ca/publications/nr/pn-ap-fra.
    le bordel ne fait que commencer il y a un système qui s'installe. Le citoyen deviendra un délateur sur les immigrants que Harper et le ministere laisserons entré. Et cela augure a une répression auprès des travailleurs. lire ce site bien attentivement.
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  •  
  • Pierre Tremblay - Inscrit
    22 mai 2010 13 h 52
    La gauche?
    C'est assez curieux, gens de gauche, de vous voir proclamer la bonne parole au nom de tous les Québécois. Ooooh le beau totalitarisme qui nous attend quand vous serez organisés; Dieu nous en garde.
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  • Jocelyn Roy - Inscrit
    22 mai 2010 14 h 05
    Enfin...
    On porte attention à la montée de la droite. Elle est peut-être orpheline au Québec mais bien organisée au Canada... Je commençais à me sentir bien seul et sans grande portée. Merci au Devoir…

    http://jeanneemard.wordpress.com/2010/05/22/les-ps
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  • Jean-G. Lengellé - Inscrit
    22 mai 2010 14 h 45
    Le comble de l'absurde!
    Le comble de l'absurde n'est pas tant que Stephen Harper utilise les tactiques qui fonctionnent, c'est plutôt de ne pas voir que le PQ a la même démarche, c'est à dire qu'il encourage la haine et la discorde pour convaincre le bon peuple d'être de son bord avec une argumentation aussi fielleuse que mensongère... que conservatrice.
    Juste un exemple, celui des garderies.
    Qu'est-ce qui est important? que les bambins y aient une place, que les parents puissent travailler en paix, ou que l'on sache si le propriétaire paye une dîme au PQ ou au PLQ.
    On lira aussi l'article de Courtemanche avec profit en remettant PQ à la bonne place.
    Les péquistes et bloquistes ont souvent, voire toujours, accusé l'argent et les ethnies de leur être contraires en prétendant être les seuls à amener honnêteté transparence, rigueur, et Dieu sait quoi.
    Pourraient-ils démontrer leur honnêteté intellectuelle pour une fois?
    Courtemanche dénonce ce qui est pestilentiel, mais il se garde bien de nommer les vrais semeurs de merde!!!!!!!!
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  • Joyce Arthur - Inscrit
    22 mai 2010 15 h 18
    This article is wrong...
    (Sorry I'm writing in English) I don't accept the thesis of this article, that Harper is supposedly trying to divide Liberal/NDP/Bloc voters with his strategies around abortion (and gay marriage etc.)

    This seems like a very risky and dubious strategy for a minority government in a multi-party system. It's also refuted by Hélène Buzzetti's article today (http://xrl.us/bhmqrk) where she reports that Harper was furious at the caucus meeting over the abortion issue being re-opened. I'm convinced that Harper personally hates the abortion issue and doesn't want to go anywhere near it, let alone use it strategically (even if he is personally anti-choice). Further, the issues of gay marriage and abortion are NOT really divisive at all among Liberal/NDP/Bloc voters. Such division seems to be a requirement of the "wedge politics" theory, so the theory fails on that count alone.

    I'm quite sure that Harper and the Conservatives did not see this whole debacle coming (re his G8 initiative and abortion), because of their right-wing ignorance that improving maternal health requires family planning and safe abortion. I honestly think they had no clue whatsoever about that, until they were first challenged by Ignatief in late January.

    Some protest that Harper is too smart for that, but he's completely uninterested in women's issues or rights, so it's highly doubtful he pays any attention or bothers to learn on his own - he would just depend on his aides to inform him - but they are uninformed themselves because they rely on false and misleading anti-choice propaganda.
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  • Jean-Serge Baribeau - Abonné
    22 mai 2010 16 h 18
    Les gros préjugés vieillots de Pierre Tremblay!
    Cher Monsieur Tremblay, je veux vous dire respectueusement que lorsque l'on voit ce que «donnent» ou peuvent «donner» la droite «harper-rienne» et l'insignifiance «charestienne» (marquée au sceau de la pire des corruptions), il est normal d'espérer un sursaut de gauche.

    Quant à votre idée selon laquelle toute gauche est totalitaire, elle est tellement arrriérée que je ne vais pas en dire plus. L'ignorance me désole tellement que je préfère me taire!

    Mes salutations!

    JSB
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  • jacques noel - Inscrit
    22 mai 2010 19 h 49
    @Baribeau
    «Dès lors qu'il est question de la sauvegarde de la famille, des armes à feu, de l'avortement, des gais et lesbiennes, de la sécurité (ou insécurité) publique et de nombreuses autres questions, les diverses gauches n'ont à peu près rien à dire»

    Très juste. Moi qui vote bloc à chaque élection, chaque fois que j'entends Duceppe aborder ces sujets je me bouche les oreilles. Et lorsqu'il est question d'immigration, ben je suis rendu sous la table

    La gauche, la gauche québécoise entre autre, est d'une imbécilité totale sur tous ces sujets. Ma modeste explication: la gauche québécoise est essentiellement montréalaise, vaguement gay, toujours féministe et plutot célibataire.

    Je ne dis pas toute la gauche, mais ces quatre courants sont numériquement importants dans la gauche ce qui teinte forcément leur discours. Leur ignorance de la vie dans la Beauce des PME, dans l'Abitibi des mineurs ou la Québec des fonfons est abyssable.
    Parlez-leur couches, skidoos, 4 par 4, rock and rolll et le coeur leur lève.

    S'agit d'écouter Gilles Duceppe...
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  • Michaël Lessard (micles.biz) - Abonné
    22 mai 2010 22 h 02
    Québec 2008: Harper dit « Ni de droite, ni de gauche ... »
    Lors des élections en 2008, à Québec, Harper a déclaré devant un rassemblement qu'il n'était ni de droite ni de gauche, mais juste pour le gros bons sens. Ha ha! J'ai bien ri!

    Certains partis vont dire « n'importe quoi » --en fait ils disent ce que vous voulez entendre-- pour gagner ; pour ne pas nommer les libéraux (les pires dans le domaine de la flexibilité du discours), les conservateurs, un peu le Bloc, et le NPD commence à glisser dans ce type de populisme aussi. Au niveau du Québec, je suis désolé, mais je ne peux que constater l'évidence: le PQ visiblement est prêt à adopter tous discours et positions pouvant gagner des votes.

    L'électoralisme d'abord et avant tout. Comment s'en sortir ? Votez donc selon les actions des politicien-nes (au lieu de leurs discours) et, au-delà des partis, informez-vous au sujet des personnes candidates chez vous lors d'élections:
    - Elles font quoi dans la vie ?
    - Elles luttent pour ou contre quoi ?
    - Sont-elles démocratiques dans leur manière de faire, dans leur vie ?

    Même je ne voterai jamais pour les Conservateurs, je dois dire qu'ils sont parmi les moins menteurs en terme de discours. Je veux dire qu'au moins ce parti a des positions et, si un-e citoyen-ne prend le temps de s'informer, on peut savoir pourquoi on vote pour ou contre ce parti.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    23 mai 2010 05 h 19
    Harper empêche les idées de circuler librement, tout comme Pierre Tremblay cherche à réduire le débat.
    Il y a des groupes qui ne semblent pas vraiment intéressés par la démocratie et le parlementarisme. Harper semble utiliser ces groupes pour justement montrer fallacieusement que la démocratie n'est pas ce qui l'anime le plus.

    Maintenant M. Tremblay, quand vous parler de la gauche, pour moi c'est comme de mettre un couvert sur une marmite dont vous ne voulez rien savoir de son contenu. S'il y a des gens qui ne pensent pas comme vus, ce n'est pas nécessairement parce qu'ils veulent vous les imposer, ni non plus parce que ce sont des gens de gauche.

    Je reviens à harper. J'ai l'impression qu'il se croit unique en son genre avec ses idées. On dirait qu'ils considèrent les autres des camps adverses comme des vases vides qui ne demandent qu'à être rempli de son aversion et de son hostilité envers la collectivité.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    23 mai 2010 05 h 31
    La démocratie doit jouer un rôle de protecteur des droits de la collectivité.
    Harper tire une partie de sa force de la faiblesse de notre système démocratique. Pour citer Amartya Sen: «Qu'est-ce que la démocratie? Il ne faut pas confondre démocratie et gouvernement de la majorité. La démocratie a des exigences complexes, qui bien sûr comprennent le droit de vote et le respect du résultat des élections, mais requièrent aussi la protection des droits et de la liberté, le respect de la légalité, ainsi que la garantie de libre discussion et de circulation non censurée de l'information et la liberté de la commenter.» (2006)
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  • Loraine King - Inscrite
    23 mai 2010 06 h 29
    Dear Joyce
    L'homme qui avait déclaré : "Whether Canada ends up as one national government or two national governments or several national governments, or some other kind of arrangement is, quite frankly, secondary in my opinion." - est une homme qui divise pour gouverner.

    Il ne divise pas que ses adversaires, il divise aussi - surtout - le peuple canadien. Il y a les 'real Canadians' qui appuient Harper, et les autres. Le meilleur exemple de cela est la mission afghane : les Conservateurs associent tout questionnement de la mission à la traîtrise et au manque de patriotisme.
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  • Duchêne Denys Mehdi - Inscrit
    23 mai 2010 07 h 41
    @ J. Noël
    Je n'ai jamais affirmé qu'il n'y avait que des immigrants musuulmans au Canada. J'ai tenté d'expliquer que pour les raisons citées plus haut dans mon texte, la communauté musulmane en général ne se laiise pas courtiser par les positions morales conservatrices du gouvernement Harper.

    On connait bien vos méthodes xénophobistes pour diminuer l'importance de l'immigration au pays ou au Québec, mais votre tentative de faire passer l'ensemble des communautés immigrantes comme «extrèmement conservatrices», n'est en rien prouvé scientifiquement. Les membres des communautés asiatiques, telles que chinoises, vietnamiennes, cambodgiennes, ceux des communautés provenant d'Amérique latine, comme par exemple du Chili, arrivés dans les années 70 étaient davantage liés aux idées politiques de justice et de progrès social qu'aux pratiques religieuses. Idem pour les Sri-lankais de Toronto.

    C'est peut-être avantageux pour vous afin de défendre vos idées xénophobes maintes fois exprimées sur cette tribune du Devoir et maintes fois dénoncées, mais cela ne convaint personne.
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  • Michel Thibodeau - Inscrit
    23 mai 2010 10 h 00
    Leadership et contreverse
    «Stephen Harper est très serein dans la controverse, il ne vise pas à être rassembleur», «Gilles Duceppe est très serein dans la controverse, il ne vise pas à être rassembleur», «Pierre -E Trudeau était très serein dans la controverse, il ne visait pas à être rassembleur», «Les vrais leaders sont très serein dans la controverse, il ne visent pas à être rassembleurs de tous».
    Les leaders obtiennent le pouvoir pour s'en servir et faire avancer les choses!
    Welcome to the real world!
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  • T. Julien - Inscrit
    23 mai 2010 11 h 00
    Pas seulement Harper
    Diviser pour mieux contrôler a toujours été et sera toujours la technique de tous les nationalistes.

    On voit cette même technique au Qc depuis au moins 60 ans et surtout, depuis les derniers 20 ans PLUS...

    Les seuls qui ne le voit pas sont ceux qui sont déjà renduent/prient dans cet engrenage du militantisme nationaliste.

    RÉSULTAT: Les nationalistes Québécois (PQ./BLOC) n'aiment pas les nationalistes Canadiens (Conservateurs Harper) et les nationalistes Canadiens n'aiment pas les nationalistes Québécois (PQ/BLOC).

    En bout de ligne, vous mettez tous ces gens dans un sac, vous brasser, vous en sortez un ou dix, peu importe, ILS SONT TOUS de la même graine à une exception prêt: un groupe est FRANCOPHONE l'autre ANGLOPHONE ie.: la langue
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  • Claude Archambault - Inscrit
    23 mai 2010 13 h 47
    bien dit M. Thibodeau
    Quand on met quelqu'un au pouvoir, il ne faut pas qu'il cherche l'unanimité, il se doit d'être un leader et faire avancer la cause qu'il a défendu. Et si il y a des déçus en cour de chemin, alors c'est çà la démocratie, il y a des élections. Dans le cas de gouvernement minoritaire, si l'opposition est trop faible pour faire contrepoids, alors le gouvernement a champ libre et doit agir.

    Ici au Québec depuis un certain temps rien ne se fait, on cherche trop l'unanimité, les tables de concertation les discussions et tout le blah blah et rien ne se fait.
    On ne fait pas d’omelette sans casser d’œuf
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  • Jacques Lafond - Abonné
    24 mai 2010 08 h 24
    D'accord avec Harper, sauf ...
    Bien que je sois profondément de philosophie conservatrice, et que je me trouve en accord avec plusieurs idées et actions du gouvernement conservateur actuel, il y a trois points qui m’obligent à ne plus supporter ce gouvernement.

    Les voici :

    1- Je pense que le gouvernement conservateur à Ottawa n’est assez proactif au niveau des besoins spécifiques du Québec, au niveau de la promotion et la protection de la langue française, en particulier. Il y a encore plus qu’un ‘’je m’en foutisme’’ de ce gouvernement, il y a des actions très concrète de sur-promotion de la propagande canadienne (perçu comme anglophone), et ce au détriment direct du nationalisme québécois.

    2- Je pense que C-56 est totalement inacceptable. Enlever du poids politique au Québec à Ottawa, est une insulte à l’une des deux nations fondatrices de ce pays. Les arguments démographiques disant qu’il a maintenant plus de population dans l’ouest n’est qu’un très faible prétexte pour enlever du poids politique au Québec. C’est totalement inacceptable.

    3- La centralisation du contrôle des marchés financier à Toronto est aussi totalement inacceptable. Ça suffit. Toronto en a assez, vous ne trouvez pas ?

    C’est trop. Je décroche.

    JL
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  • Jacques Lafond - Abonné
    24 mai 2010 08 h 51
    À Monsieur Jacques Noël
    Moi aussi je vote Bloc à chaque élection fédérale, et chaque fois que je vois Duceppe je me bouche les oreilles.

    Le Québec francophone est un peuple de vertueux naïfs gauchistes totalement décrochés de la réalité de cette planète.

    Le Québec francophone est un peuple qui se meurt, et c'est un peuple qu'au lieu de se défendre, s'occupe de tout, sauf de sa propre survie.

    Mais c'est notre pays, Monsieur Noël. Il est comme ça notre Québec francophone ...

    JL
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  • Jean-Serge Baribeau - Abonné
    24 mai 2010 11 h 31
    Un peuple pas si minable que cela!
    J'ai souvent des récriminations contre une bonne partie des Québécois, donc contre moi-même. Mais je ne pense pas que «mon» peuple soit si minable que d'aucuns le disent dans certains commentaires.

    De nombreux Québécois (et Québécoises) manifestent souvent une «sagesse» alambiquée qui déroute les observateurs trop simplificateurs.

    JSB
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  • pierre savard - Inscrit
    26 mai 2010 15 h 02
    Bravo Harper
    Les consensus avec la gauche, on s'en fout. Nous de la droite on gouverne avec nos idées et nous foncons dans le tas. Nous avons des principes. Les opportunistes et les mous n'ont qu'à joindre le NPD, le Bloc et les bons libéraux. Nous avons été élus avec un programme. Ceux qui ne sont pas contents n'ont qu'à émigrer aux USA. Longue vie à la droite.
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  • Jacques Légaré - Inscrit
    29 mai 2010 12 h 01
    Progressistes de tout le pays, unissez-vous...


    Il n'y a qu'une solution: ressortir la coalition de Stéphane Dion (NPD-BLOC-PLC) sans laquelle le pâlot Ignatieff enverra Harper majoritaire aux prochaines élections.

    Si ce pâlot sans charisme ne se réveille pas, nous sommes tous cuits.


    Jacques Légaré, ph.d. en philosophie politique, né 1948,
    Professeur (retraité) d'Histoire, d'Économique et de Philosophie
    Http://oeuvres-de-jacques-legare.iquebec.com/
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