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Les pro-vie se mobilisent

Des milliers de personnes, dont le cardinal Ouellet, 18 députés conservateurs et 3 libéraux, ont manifesté à Ottawa

Hélène Buzzetti   14 mai 2010  Canada
La plupart des personnes qui ont manifesté sur la colline parlementaire provenaient de l’Ontario.
Photo : La Presse canadienne (photo)
La plupart des personnes qui ont manifesté sur la colline parlementaire provenaient de l’Ontario.
Ottawa — Le premier ministre Stephen Harper promet peut-être de ne pas relancer le débat sur l'avortement au Canada, mais certains de ses députés ne demandent que cela. Une vingtaine d'entre eux ont participé hier à la manifestation annuelle pro-vie sur la colline parlementaire. Un député a ouvertement demandé que le Parlement se prononce sur quand, au juste, débute la vie. Un autre a reconnu que son projet de loi criminalisant le fait de contraindre une femme à se faire avorter était en fait une première étape dans la lutte contre l'avortement.

La manifestation sur le parterre du Parlement était imposante: de 12 000 à 15 000 participants selon les organisateurs, environ 5000 selon les calculs des journalistes. Il y avait 21 députés présents, soit 18 conservateurs et 3 libéraux. La conservatrice Kelly Block était la seule femme du lot. Plusieurs chefs religieux étaient aussi de la partie, dont le cardinal Marc Ouellet.

Tour à tour, les députés se sont présentés au micro pour expliquer à une foule enthousiaste pourquoi ils étaient pro-vie. «Je crois que la vie commence dès la conception, a expliqué le conservateur Dean Del Maestro (Peterborough). La loi aujourd'hui, au Canada, dit que la vie commence à la naissance. Alors avant qu'on rédige des lois concernant l'avortement, notre première étape doit être de déterminer quand cet endroit [il désigne le Parlement derrière lui] croit que la vie commence. Je suis prêt à plaider ma cause. La science est prête aussi. Nos adversaires le sont-ils?» Il a par la suite expliqué à certains journalistes qu'il aimerait que le Comité permanent sur la santé se penche sur cette question à la Chambre des communes.

Le conservateur Jeff Watson (Essex) a expliqué pour sa part que les mots avaient leur importance dans ce débat. «Les ossements desséchés ne sont revenus à la vie que lorsque Ézéchiel a parlé», a-t-il lancé en faisant référence à la vallée biblique traversée par le prophète. Il estime donc que la rhétorique du mouvement pro-vie doit changer. «Nous pouvons déclarer ensemble que le vieux débat sur l'avortement est terminé. Place à la nouvelle ère où l'avortement est impensable.»

Ce sont justement les propos qu'avaient tenus en matinée, en conférence de presse, les représentantes de la campagne Silent No More. Ce mouvement américain, qui s'implante peu à peu au Canada, de même que dans sept pays européens, donne la parole aux femmes disant regretter leur avortement. «Notre mouvement Silent No More ne prend pas de position politique sur l'avortement. Il ne s'agit pas de dire si l'avortement est légal ou illégal. Nous voulons le rendre impensable», a expliqué la cofondatrice américaine, Janet Morana. Après insistance des journalistes, elle a fini par admettre que son mouvement était pro-vie.

Mme Morana a félicité le Canada pour avoir refusé de financer les avortements à l'étranger dans le cadre de son initiative sur la santé maternelle. Les États-Unis avaient une telle politique, mais le président Barack Obama l'a annulée. «Nous sommes très contents que le Canada adopte une position pro-vie et qu'il n'exporte pas à l'étranger de l'argent pour des avortements.»

Ce thème a été abondamment repris à la manifestation, notamment par le cardinal Marc Ouellet. «Notre gouvernement a eu le courage de résister aux pressions qui voulaient faire financer des programmes d'avortement dans les pays du tiers monde. Nous l'appuyons.» Il s'est mérité les applaudissements nourris de la foule, qui se sont amplifiés quand il a ajouté: «Mais nous voudrions voir plus de courage pour qu'on fasse plus pour défendre au Canada les enfants non encore nés.»

Une étape à la fois

Le président du caucus pro-vie, le conservateur Rob Bruinooge, a aussi pris la parole devant la foule, vantant son projet de loi d'initiative privée (C-510) rendant illégal le fait de faire pression sur une femme pour qu'elle se fasse avorter. «Pour le mouvement pro-vie au Canada, il est toujours important d'y aller par étapes, par petites étapes, pour faire reconnaître la valeur des enfants non encore nés. Je suis persuadé que les gens comme vous appuieront ce projet de loi. Des pétitions circulent d'ailleurs dans la foule.» Lorsqu'il a présenté son projet de loi en avril, M. Bruinooge avait assuré qu'il «ne rouvre pas le débat sur l'avortement».

Tous les députés pro-vie n'étaient pas présents à la manifestation. Par exemple, le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Jason Kenney, a expliqué qu'il n'en avait pas eu le temps. «Je suis contre la peine de mort, je suis contre l'infanticide, contre l'euthanasie et c'est toujours ma position», a-t-il indiqué.

M. Bruinooge estime que le caucus pro-vie, un regroupement de députés fédéraux opposés à l'avortement, compte de 30 à 40 membres. Il n'a pas voulu en fournir la liste. Pour l'heure, seuls le Parti conservateur et le Parti libéral y ont des représentants. Il y a beaucoup moins de libéraux qu'avant, car un grand nombre d'entre eux ont été défaits aux élections.

La plupart des manifestants provenaient de l'Ontario. Le cardinal Ouellet a salué la présence des Québécois. «Je salue particulièrement ceux qui sont venus du Québec, où nous avons vraiment besoin d'un effort particulier pour refaire une culture de la vie», a-t-il dit.

Notons qu'il y avait beaucoup de jeunes sur place. Plusieurs écoles catholiques ontariennes mobilisent leurs étudiants, nolisant des autobus pour les y envoyer d'aussi loin que de Toronto. C'est le cas de Justine Merced et de ses deux amies de l'école St-Martin, à Mississauga, ou encore de Teresa et sa soeur de sixième année venues de Port Perry. «Je crois que tout le monde a le droit à la vie. Ce qu'ils font est mal.»
 
 
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  • Christian Gagnon
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 03h32
    Tristesse et
    Étonnant de voir ça ! Il semble il y avoir autant de bigoterie qu'à une certaine époque... des citoyens - à droite politiquement - qui se disent pour la vie, mais qui généralement supporte la peine de mort ??? Le droit à la vie n'est-il pas le droit à la dignité en premier lieu ? Oui ! La vie est sacrée, mais pas à tout prix ! De toute façon, nos sociétés perdues dans les abysses de la technologie ne respectent même pas les autres espèces… Alors quand on me parle de respecter la vie, la pro-vie, peuh! Notre société connaît déjà les manquements et les désastres sociaux provoqués par le manque de jugement créé par le clergé d’antan - que certains semble ne pas avoir compris encore - et ces zigotos de pro-vie qui sont tous plus ou moins religieux ou inspirés par celui-ci, usurpe la laïcité au nom d'une sacro-sainte vie qui n'est qu'une illusion crée par des siècles de joug religieux, voudraient qu’on refasse les mêmes erreurs stupides ? Bravo ! Tant qu'à ça, fondons une théocratie ! Je plaint Ouellette qui doit s’ennuyer du temps où la religion et ses sbires était toute puissante et tenait le haut du pavé. On comprend donc que certains citoyens voudrait revenir à la belle époque où les hommes menaient les sphères de la vie privée et publique et que les femmes étaient mieux de se la fermer ! Étonnant que des femmes participent à ce genre de manifestations où religion et spiritualité sont confondues ! Mesdames, réveillez-vous ! (sic; ref:les Jéhovah et leur magazine du même nom…)

  • oscar Fortin
    Abonné
    vendredi 14 mai 2010 06h09
    pro vie et la guerre
    S'il est important de savoir quand commence la vie, il lest également tout aussi important de savoir comment elle se termine. Je suis heureux de voir le cardinal Ouellet participer à une manifestation pro-vie. Je regrette que lors des nombreuses manifestations à travers le pays et dans son diocèse contre la guerre qui tue des humains nous ne l'ayons pa vu. Pourtant la vie est aussi sacrée chez les victimes qui tombent sous les balles des fusils de nos soldats que celle des embryons dans le sein de leur mère. On ne peut pas avoir un discours qui condamne les atteintes à la vie des embryons et en même temps bénir les armées qui tuent des personnes humaines dont la nature humaine ne fait aucun doute. Je pense que le discours sur la vie doit s'étendre à toute la vie et non seulement à celle des embryons dans le sein de la mère. Cette considération s'adresse tout autant aux députés qui ont voté l'envoi de l'armée canadienne en Afghanistan, non pas pour faire pousser des fleurs, mais, sous divers prétextes, pour tuer des humains, hommes, enfants, femmes. C'est pour celà qu'elle part avec tout un arsenal d'armements.

    Plus profondément, il me semble important que l'Église reprenne ces pensées chez les premiers chrétiens souvent persécutés et mis à mort par les forces de l'Empire à l'effet que la vie du corps et celle de l'âme sont d'un niveau tout à fait différent. Si on peut tuer le corps on ne peut tuer l'âme, partie fondamentale de l'être humain. Serait-ce à dire que la partie la plus sacrée de la vie échappe à toute intervention humaine y compris la mort. S'il faut respecter le corps. son intégrité et sa vie, il ne saurait en lui-même constitué la personne humaine dans tout ce qu'elle est. De plus la promesse de la résurrection en fait une réalité qui lui permet d'échapper à l'anéantissement. Il y a donc nécessité de donner de la profondeur à ce débat chrétien sur le caractère sacré de la vie tout en l'ouvrant à l'ensemble de la vie de tous les humains. Il est parfois paradoxal de constater que "les pro-vie" soient souvent des "pro-guerre" ou rarement des opposants farouches aux guerres.

    Je rêve du jour où je verrai le cardinal Ouellet manifester sur la colline parlementaire et dans son diocèse contre la participation canadienne à la guerre en Afghanistan, contre les budgets consacrés aux guerres, contre les politiques du gouvernement canadien en matière d'environnement etc... Dans tous ces cas il en va de la vie humaine...

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    vendredi 14 mai 2010 06h13
    Mgr Ouellet...
    Ce personnage controversé n'avait pas sa place à la manifestation à Ottawa contre l'avortement. Il panique et manque de jugement. Il ne comprend rien à la situation et il faut combattre les religions et non l'avortement. Il devrait faire le ménage dans son milieu et laisser les femmes vivre leur vie avec les droits qui en découlent.
    C"est triste d'entendre les rengaines de cet homme.

  • Franfeluche
    Abonné
    vendredi 14 mai 2010 07h49
    Le contraire est-il vrai ?
    M. Bruinooge présente un projet de loi ( C-510 ) qui rendrait illégal le fait de faire pression sur une femme pour qu'elle se fasse avorter. Or, serait-il illégal qu'on fasse pression sur une femme pour qu'elle ne se fasse pas avorter ?

    Quant à la position de l'Église sur le sujet, je ne la partage pas. Comme je ne suis pas d'accord sur plusieurs de leur prise de position au sujet des femmes.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 08h02
    L'avortement
    Bien que pour moi, l'avortement n'est pas une question de religion, mais plutôt une question de respect de la vie, je m'oppose à l'avortement sauf en cas de viol ou de danger pour la mère. Concernant les peuples Africains, je ne crois pas que l'avortement soit une solution parce que je crois que ça deviendra une intervention qui devra être constamment répétée. J'opterais plutôt pour la stérilisation volontaire de ces femmes dépourvues de toute espérance de bien-être pour leur progéniture.

  • pierre m de ruelle
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 08h06
    mauvais trend...
    Si le parti Conservateur remet cela a l'ordre du jour je renvoie ma carte du parti...
    celle la elle ne passera pas, je suis conservateur progressiste.... et non conservateur reformiste....

  • Benj
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 08h14
    les "pro-vie"
    Votre titre est scandaleux. Parler des anti-avortement en utilisant le nom qu'ils se donnent, les "pro-vie", est déjà admettre que être contre l'avortement c'est être pour la vie et que ceux qui soutiennent le droit à l'avortement sont des anti-vie, des criminels. C'est scandaleux. Il faut rappeler ce que sont vraiment les "pro-vie" : des religieux fanatiques qui pensent qu'il vaut mieux pourrir la vie de mères involontaires et de futur enfants plutôt que d'éliminer un embryon, au nom d'une soit-disant valeur sacrée de la vie... Un minimum de décence serait d'utiliser des guillemets.
    Et le reste de l'article semble relater la naissance d'un mouvement progressiste et soutenu par les jeunes : ce n'est pas du tout de cela qu'il s'agit. C'est un retour à des valeurs archaïques, motivé par la nécessité pour les institutions religieuses de continuer à exister dans un monde moderne où elles ne devraient plus avoir leur place.

  • Renaud Blais
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 08h40
    Pro-vie quelle vie ?
    Pour moi, l'attitude de ces intégristes est une simple façon de ce constituer des fidèles.
    Plus il y aura de gens désespérés, comme les femmes qui accouchent contre leur désir et volonté, plus il y aura de "fans" pour les mgr Ouellet de ce monde.
    Renaud Blais
    Québec

  • Cafre
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 08h51
    La machine à retourner dans le temps
    Personnellement, je trouve ridicule le fait de considérer un retour en arrière. En tant que femme, je veux pouvoir poser mes propres choix, faire mes propres réflexions et décider de donner la vie à un enfant désiré ou non. Je trouve frustrant de voir tout ces gens se rassembler pour clamer de donner un droit à un embryon au détriment des femmes qui elles sont déja bien en vie et consciente. Les répercussions d'une naissance non désirée peut engendrer des problèmes et conséquences désastreuse. Après on se demande pourquoi il y tant d'enfant qui manque d'amour et de sécurité. Si l'enfant n'est pas désiré, il ne le sera pas plus a 5 ans! Il faut penser à l'avenir de ces petits.

    Laissons le choix libre aux femmes, il ne faut pas brimer ce droit acquis avec tant de difficultées.

  • michel lebel
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 08h54
    Une liberté responsable et exigeante
    En principe, le sujet est fort simple. Le commandement de Dieu est lapidaire: tu ne tueras point. Si on croit pas en Dieu, on ne peut faire fi que tous les humains ont d'abord été de foetus... Donc les foetus ont droit à la vie. Le tout est d'une grande simplicité à comprendre.

    Mais c'est en pratique, dans la vie réelle, que les choses se complexifient et les choix sont souvent très difficiles. Une société doit tout faire pour réduire le nombre d'avortements, mais je ne crois pas au choix de la criminalisation comme moyen de contrer les avortements. Au fond, c'est une question d'éducation et de responsabilité qui doit amener au bon usage(usage responsable) de la liberté. Il ne faut jamais oublier que le tiers, l'enfant à naître, n'a pas ici voix au chapitre. C'est l'être silencieux, sans droit apparent, l'innocent. D'où l'immense responsabilité des père et mère. Ainsi est faite notre faible humanité depuis toujours.

    Michel Lebel

  • France Marcotte
    Abonnée
    vendredi 14 mai 2010 09h27
    Avancer en arrière
    Cette photo, on dirait qu'ella a été prise dans les années 50. C'est bien là que nous ramène ce débat. Vivre dans le présent, c'est bien beau, mais des questions du passé reviennent sur le tapis comme si elles étaient toutes neuves. On a oublié de quel cheminement la loi sur le libre choix des femmes est le produit. L'existence même de cette loi devrait avoir scellé la question pour que justement on n'ait pas à y revenir mais faut croire qu'avec le Parti conservateur au pouvoir, on ne peut être jamais sûr que le passé est derrière. Il y a tant à faire pourtant pour évoluer un peu plus, préserver la vie qui est déjà.

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 09h53
    Attention!
    Il y a quelques jours au téléjournal de la CBC, The National, il y avait une entrevue avec une auteure d'un livre (Marci McDonald, en anglais, The Armageddon Factor) qui parle de la menace qui plane sur le Canada avec la résurgence de la droite religieuse canadienne. Ces gens, qui ont le monopole de la vérité, veulent imposer leurs valeurs à tous le monde et veulent diriger le pays avec le Parti Conservateur. Ce n'est pas seulement l'avortement qu'ils ont dans leur mire mais ils veulent aussi influencer tous les aspects de la politique canadienne, y compris au plan international (on vient d'en avoir un échantillon). Pour eux, la séparation entre la religion et l'état n'existe pas et ils rêvent de créer une théocratie dans ce pays. C'est un des piliers du PC.

    Alors, qu'on soit pour ou contre, on sait où le PC se situe dans cette optique et quand viendra le temps de faire des choix lors des prochaines élections fédérales, on devra en tenir compte.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 09h58
    Enfant désiré
    Je suis sûr que parmi les lecteurs du Devoir, beaucoup d'entre nous savons que notre naissance n'était pas nécessairement désirée par notre mère qui n'avait pas le choix de nous mettre au monde en raison de la pression sociale et religieuse précédant les années '70, surtout pour ceux qui sont les quatrième enfant ou plus. Regrettons nous de vivre?

  • Marco Polcaro
    Abonné
    vendredi 14 mai 2010 10h04
    Un vœux sincère.
    C'étais la première fois que j'assistais à la marche organiser par pro-vie.

    Une chose que je déplore est le manque de participation du peuple Québécois.
    J'ose souhaitez qu’a la prochaine manifestation nous les Québécois allons s'organiser et remplir au moins 10 autobus par région rempli de jeunes et de jeune familles pour démontrer que nous avons encore des valeurs et des principes et que nous respectons la vie du début jusqu’a sa fin naturelle. Il est grand temps de penser a peuplé le Québec au lieu d'adhérez a l'avortement. Selon Statistiques Canada si tous les avortez au Québec entre 2002 et 2006 aurai vue le jour nous serions 150, 545 Québécois de plus. Arrêtons de nous plaindre et passons à l’action pour assurer la survie du Québec.

    Sylvie, mère de 3 beaux jeunes hommes.

  • lephilosophe
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 10h07
    Intégrisme bien de chez nous
    Dans ce regroupement liberticide, on ne trouvait finalement que des intégristes «bien de chez nous». Pas de voile islamique mobilisé contre les droits des femmes. Je pense que ce fait devrait être médité par ceux qui veulent tout simplement bannir dans la sphère publique le hidjab. Les groupes religieux les plus menaçants sont sous nos yeux et ils ne portent pas de signes ostentatoires, ils sont en bonne partie au pouvoir à Ottawa.

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 10h07
    Réponse à une question impertinente
    Quand commence la vie? Question ridicule, car le sperme et l'ovule n'ont pas besoin de se coupler pour être vivant. La vraie question est de savoir quand commence la conscience. Quand je prélève de la laitue dans mon jardin, je lui coupe toute possibilité de survie, mais je n'en m'émeus pas trop, parce que je sais qu'elle n'est pas habitée par une conscience. Elle n’a pas conscience de mourir, et elle est inapte à ressentir une douleur morale ou psychologique.

    Pour l’être humain, je ne sais trop quand commence cette conscience, mais chose certaine elle ne saurait apparaître avant la formation du cerveau. Et puisque le fœtus ne commence à bouger qu’à partir du cinquième mois de grossesse, on peu penser qu’au quatrième mois ce fœtus ne serait pas encore habité par une conscience, parce que son cerveau n’est pas encore assez développé pour activer ses membres.

    Pour me faire un peu plus provocateur, je dirais même qu’en tuant un bébé à la naissance, la douleur ressentie serait infiniment plus grande chez les adultes qui ont conscience de ce meurtre, que chez le bébé qui s’éteint. Car ce bébé n’a aucune idée de ce qu’il manquera. Mais soyez sans crainte, je serais moi aussi chamboulé à la vue d’un tel meurtre.

  • Veronique Pronovost
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 10h23
    Réponse à Paul Lafrance
    Vous affirmez dans un premier temps que :

    "Concernant les peuples Africains, je ne crois pas que l'avortement soit une solution parce que je crois que ça deviendra une intervention qui devra être constamment répétée. J'opterais plutôt pour la stérilisation volontaire de ces femmes dépourvues de toute espérance de bien-être pour leur progéniture."

    Pour affirmer une telle chose, c'est que vous n'êtes pas au courant des réalités sociales et culturelles vécues à travers le continent africain. De par ces propos, vous occultez complètement les nombreuses violences et abus dont sont victimes les femmes. L'avortement est une nécessité circonstancielle qui doit être à la disposition des femmes ne désirant pas ou ne pouvant (au risque de leur vie) mettre à terme une grossesse. Cela dit, les conditions faisant en sorte qu'à un moment précis une femme ne puisse mener à terme une grossesse ne sont pas définitives ou irréversibles... La stérilisation me paraît donc complètement inappropriée et insensée.

    Par la suite vous affirmes que :

    "beaucoup d'entre nous savons que notre naissance n'était pas nécessairement désirée par notre mère qui n'avait pas le choix de nous mettre au monde en raison de la pression sociale et religieuse précédant les années '70, surtout pour ceux qui sont les quatrième enfant ou plus. Regrettons nous de vivre?"

    C'est encore une fois mal connaître votre histoire. Au cours des années '70, la société québécoise est largement émancipée de la religion catholique... Néanmoins, pour répondre plus directement à votre commentaire, ce n'est pas parce que vous vous en tirez bien et parce que votre mère a décidé d'assumer les responsabilités de mettre à terme une grossesse qu'il en va de même pour toutes les mères et pour tous les enfants. C'est toujours le même discours de "parce que moi ça va, contraignons les autres à faire de même"... Je dis plutôt tant mieux pour vous, mais laissons la liberté aux autres de choisir ce qui est le mieux pour eux!

  • Elise Bonnette
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 11h13
    Et pendant ce temps...
    et pendant ce temps, bon an mal an, on avorte environ 30.000 futurs Québécois. Et on se plain d'un déficit démographique et du vieillissement de la population. Allez y comprendre quelque chose.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    vendredi 14 mai 2010 11h38
    De quoi se plaignent-ils?
    Personne ne leur impose de se faire avorter!
    Par contre, ils veulent imposer leurs principes à tous... ou plutôt à toutes.

  • Youp
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 11h43
    Un avorté manqué vous parle
    Je suis le « résultat » d’un avortement qui n’a pas eu lieu. Et comme le disait Cafre, il aurait mieux valu que l’avortement ait eu lieu. Quand on est le 13e enfant et que la mère avait été avertie, par son médecin, suite à une fausse couche que la prochaine grossesse serait risquée… il n’est pas étonnant que ma mère ait demandé à sa sœur qui travaillait dans une pharmacie à Montréal si elle connaissait un médecin qui pratiquait des avortements. Nous étions en 1951. Malheureusement pour elle, le seul qu’elle connaissait venait de se faire arrêter par la police. Résultat : je suis venu au monde sans être désiré. Et vous devinez la suite. Je n’ai jamais été désiré, alors, toute mon enfance j’ai cherché l’amour que ni ma mère, ni mon père (qui aurait voulu une fille; j’étais le 12e garçon pour une seule fille) étaient capable de me donner. J’ai finalement trouvé l’ « amour » tant recherché dans ma tendre enfance auprès de prêtres qui ont abusé de moi de l’âge de 5 ans à l’âge de 15 ans. Curieux tout de même que les mêmes personnes qui prétendent protéger la vie n’ont aucun scrupule à abuser de la vie d’un jeune enfant! Je savais que c’était mal mais au moins, je comptais pour quelqu’un! Je vous fais grâce des problèmes rencontrés dans ma vie. J’ai eu un sérieux problème d’alcool à l’âge de 25 ans (je n’ai pas bu depuis), problème d’identité sexuelle… je ne me sens ni homosexuel ni hétérosexuel. J’ai raté ma vie et j’ai le sentiment que depuis ma naissance, je « fais du temps » en attendant que je meure. Je n’ai jamais réussi à entretenir une relation amoureuse saine car je ne sais pas ce que c’est que l’amour ne l’ayant jamais connu dans ma tendre enfance!
    Voici ce que je propose dans le présent discours. Qu’on laisse les femmes choisir au sujet de la naissance d’un enfant. Et si les Pro-vie sont si convaincus, et bien qu’ils accompagnent les femmes qui songent à l’avortement en leur payant une grossesse confortable (une vacances de deux ans, toutes dépenses payées par leurs fonds) et par la suite une rente à vie pour élever cet enfant convenablement. Vous verrez qu’il n’y aura pas beaucoup de candidats pour payer les frais qu’occasionnent les frais. Ils pourraient prévoir un système équitable pour l’adoption avec une bourse substantiel pour la mère qui a donné naissance à un enfant. Si la vie compte tellement pour eux (les Pro-vie), une somme de 250000$ n’est rien! Qu’ils soient conséquent avec leur discours!

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 12h05
    La valeur de la vie
    Ce débat m'exaspère.

    Au fond, tous et chacun peuvent s'entendre sur la valeur de la vie...

    Alors pourquoi monter aux barricades...

  • Sceptique242
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 12h15
    Tout mélanger
    Certains commentaires ici mélangent tout : la dénatalité du Québec, le bonheur de vivre même si notre mère aurait peut-être voulu avorter... Voyons : le sujet est trop important pour divaguer! Le gouvernement qui nous représente au fédéral veut nous faire retourner en arrière et limiter à nouveau les droits des femmes. Je vois le sujet de l'avortement comme celui du droit de vote pour les femmes : accepterions-nous qu'on remette ce droit en question?

    Laissons les arguments émotifs de côté (petites bébés mignons) et empêchons que les femmes soient à nouveau considérées comme inférieures à l'homme.

  • oscar Fortin
    Abonné
    vendredi 14 mai 2010 12h40
    la gouvernance de la mère et du père s'il y est
    Je pense que nos églises et nos gouvernements on suffisamment à faire pour résoudre les problèmes qui entravent la réalisation du BIEN COMMUN de l'humanité entière. Les 7 milliards de personnes qui sont déjà là et dont les 2/3 manquent du nécessaire pour survivre devraient les accaparer à plein temps. Il en va de même pour ces budgets astronomiques consacrés à la fabrication d'armes toujours plus destructives les unes que les autres. Là, il est important d'intervenir avec force et courage pour dénoncer les ambitions de domination et de cupidité qui se cachent derrière cette industrie d'armements.

    Je pense que la nature a bien fait les choses en laissant entre les mains des futurs parents la responsabilité de gérer la grossesse et la naissance de l'enfant. Je ne pense pas qu'aucune femme ne se fait avorter pour le seul plaisir. En conscience, il lui revient d'apprécier la situation et d'en disposer. Personne ne peut se substituer à l'amour d'une mère, même lorsqu'elle doit prendre des décisions crêve coeur. Mieux vaudrait les accompagner, les aimer et les repecter dans de telles situations. Cessons d'être hypocrites.

    Je pense sincèrement que ce débat est porté par des gens dont les préoccupations sont davantage politiques et intégristes que profondément respectueuse de la vie humaine à quelque niveau que ce soit et à quelque groupe qu'elle s'étende. Souvent, comme l'ont mentionné plusieurs, ce sont ces mêmes personnes qui appuient la peine de mort, qui votent pour les guerres, qui appuient les dictateurs, les tortures et leurs crimes, comme ce fut le cas pendant des décennies en Amérique Latine. Les voix hiérarchiques se faisaient discrètes sur le sort de dizaines de milliers de mort qu'on jetait du haut des airs à la mer ou dans les précipices de la cordillaire des Andes. Dans bien des cas les auteurs de crimes si atroces avaient leur petite chapelle privée... Allons donc savoir pourquoi?

    Oui il faut réfléchir à nos responsabilités personnelles et communes par rapport à la vie, mais que ce ne soit pas une affaire d'églises hiérarchiques et de partis politiques. Il s'agit d'une responsabilité où doivent intervenir les scientifiques, les hommes et les femmes, les pacifistes tous ceux et celles intéressés par le devenir de notre Humanité. Personnellement , je suis croyant catholique et je ne partage pas du tout l'approche du cardinal Marc Ouellet. Je ne crois pas que l'Esprit agisse plus en lui qu'en nous tous et toutes. N'oublions pas que nos soldats se font tuer et tuent en Afghanistan. Qu'en pense le cardinal de cette valeur sacrée qu'est la vie des uns et des autres? S'il a des explications pour justifier ces tueries, les femmes qui se font avorter doivent bien avoir les leurs. Éoutons-les.

    Je pense que le temps de la pensée unique et du personnage unique par qui doit passer l'Esprit pour arriver jusqu'aux croyants est périmé. Je crois que l'Église, Corps du Christ et dont il est toujours la Tête, s'impose à toutes les autres formes d'églises et d'autorité. Que chacun s'exprime selon les dons reçus de l'Esprit....

  • Normande Poirier
    Abonnée
    vendredi 14 mai 2010 12h52
    Opération d'intimidation!
    Rien d’étonnant à cette manifestation des soi-disant « pro-vie » pour demander au gouvernement de passer des lois anti-IVG. Ils auraient été bien bêtes de ne pas profiter du passage de Harper, le preacher, à la Colline parlementaire pour faire avancer leur campagne de haine et de contrôle du corps des femmes. Cependant, leurs revendications se heurtent à des obstacles de taille : l’égalité entre les hommes et les femmes et le droit pour celles-ci de disposer de leur corps sont enchâssés dans la « Charte canadienne des droits et des libertés de la personne ». Leur manifestation n’est qu’une opération d’intimidation. Tout au plus, un rallye d’enfants d’école entassés dans des autobus scolaires et regroupés sous la houlette de monseigneur.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 12h55
    l' avortement libre a y t il encore sa Place?
    NON je ne crois pas, ce n'est pas un droit à mes yeux, si le droit que la femme crois avoir de disposer de son corps existerait, le suicide assisté serait aussi légal. NON la femme est l'égal de l'homme en droit et obligation, mais ces droits et obligations peuvent êtres différents car il y a des différences biologiques entre les deux êtres.
    La situation de la femme aujourd’hui n'est plus la même qu'il y a 60 ans. C'est vrai qu'il y a 60 ans quand il n'était pas acceptable pour une femme d'être enceinte hors mariage et que l'avortement était totalement illégal il y avait beaucoup de décès de femme lors d'avortement de fortune. Mais aujourd'hui ce n'est plus le cas.
    Donc l'avortement ne sert que comme moyen de contraception, et pour échapper à ses responsabilités. Le fétus/l'enfant que porte la femme n'est pas une crotte de nez dont on se débarrasse parce qu'elle nous dérange.
    Que vous l'acceptiez ou non la femme n'est pas physiquement et fonctionnellement le même que l'homme elle est différente, pas inférieur ni supérieur. Égale en droit mais différente en fonction biologique.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    vendredi 14 mai 2010 12h59
    À Paul Lafrance: Ingnorance ou racisme?
    Et que faites vous de la Russie? Dans un documentaire diffusé à RDI, on apprennait que l'avortement est devenu la méthode contraceptive de choix, même après le 4e mois, et chez de très jeunes filles, dans cette super puissance.

    Ou bien vous n'avez vu ni le documentaire, ni les nombreux clips l'annonçant, et votre ignorance expliquerait vos propos, ou bien vous en avez eu connaissance et seul votre racisme, qui frôle le nazisme (eugénisme), expliquerait que vous souhaitez qu'on stérilise les femmes africaines, noires, seulement (pourquoi pas les Québécoises?), à condition qu'elles y consentent. Que vaudrait un tel consentement??? Cela équivaut à dire qu'il n'y a aucun espoir, aucun avenir pour ces femmes, et donc pour l'Afrique.

    Afrique... tiens une rime: n'est-ce pas une histoire de fric qui vous inspire de tels propos au sujet de l'Afrique. Enfin! on pourrait espérer mettre fin à l'aide internationale à ce monde-là, dont l'occident a tellement profité et profite encore.

    Conclusion: les droits humains et ceux de femmes en particulier, ça ne pèse pas lourd, pour vous! En fait, ça ne pèse pas du tout dans la balance de vos valeurs, si on peut appeler comme ça ce qui guide vos propos.

  • Jean de Cuir
    Abonné
    vendredi 14 mai 2010 13h06
    Libre et s"entendre !
    Tout à fait d’accord avec Benj. Est-ce si simple à comprendre? En dehors d’un contexte religieux chrétien, il s’agit de s’entendre sur ce qu’est la mise au monde d’un enfant, d’une personne. Premièrement, considérer la décision dans tel contexte: qui la prend; pourquoi; qui mesure qui en dernière analyse est la personne souveraine ? Ensuite, s’entendre sur l’existence de ce que l’on nomme une personne : peut-on parler d’un moment? Fait-on appel à la science ou à telle ou telle croyance ou opinion? Finalement, la personne souveraine, de sexe féminin, est-elle oui ou non libre? Même dans le couple ? // Je suis d’accord avec Pierre Rousseau. Tous peuvent s’entendre sur la valeur de la vie ... ajoutons humaine au moins. Ce n’est certainement pas le cas. Car que peut bien signifier une vie humaine? Le sait-on ici au pays : un exemple, outre celui de la guerre, c’est la pauvreté chez les enfants !!!

  • Julien Beauregard
    Abonné
    vendredi 14 mai 2010 13h07
    contradiction
    Pro-Vie et surtout Pro-Guerre! Sérieusement, changeons de pays. Faisons le nôtre.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    vendredi 14 mai 2010 13h13
    À YOUP: oui, l'avortement est un droit.
    Je tiens à vous féliciter de votre brillant et émouvant témoignage, et de votre courage. Le courage que vous avez eu de vivre, et je vous dirais, ne perdez pas espoir, des fois le meilleur arrive au moment où on s'y attend le moins et je suis bien placée pour en parler.

    Le droit à l'avortement est pour moi un droit inéliénable qui devrait faire partie des droits de l'Homme, et j'aimerais citer un petit exemple, tout à fait inverse du vôtre, et pourtant...

    Une de mes amies m'a dit un jour que lorsque qu'elle s'était retrouvé enceinte d'un inconnu, par accident, elle avait décidé de se faire avorter. Mais après l'entrevue, avant que la décision ne soit effective, revenue chez elle, elle avait changé d'idée et décidé de garder l'enfant. Et elle ajouta: "Si je n'avais pas eu le choix, je me serais faite avorter.".

  • Claude Desjardins
    Abonné
    vendredi 14 mai 2010 13h20
    La vraie question
    Tout le monde s'entend sur la valeur de la vie et sur la nécessité de la promouvoir. Là où je n'embarque pas dans la croisade des pro-vies c'est dans l'interdiction pure et simple de l'avortement sans considération pour les femmes qui portent ces enfants. Offrir un meilleur soutiens aux femmes enceinte pour les incités à terminer leur grossesse m'apparait comme une meilleur solution que la criminalisation.

    D'ailleurs, rendre criminel un acte sans un large consensus de la société sur la criminalité de l'acte est insensé et nous conduit inévitablement à une forme de théocratie servie à la sauce conservatrice/réformiste.

  • Yvon Bureau
    Abonné
    vendredi 14 mai 2010 13h48
    Pro les personnes vivantes
    Avoir et habiter son focus sur les vivants, sur la personne vivante et sur SA vie, favorisent un accompagnement de compréhension, de compassion et de respect de la vie et des vivants.

    Pro-LesVivants !

  • gabrielle lemarier-saulnier
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 14h07
    Le droit au libre-choix
    Une législation dans ce sens contraint le libre-choix des femmes sur leur propre corps. Certaines femmes sont contentes d’avoir eu un avortement, d’autres sont heureuses de ne pas en avoir eu, mais toutes ont eu le choix. L’avortement est un choix individuel qui ne doit en aucun cas être décidé par l’État. Les luttes pour la cause des femmes cherchent à assurer à chacune le droit de choisir tant pour leur présent que pour leur avenir. Une position étatique contre l’avortement vient en tous points brimer la liberté des femmes.

  • André Loiselet
    Abonné
    vendredi 14 mai 2010 14h40
    À Christian Gagnon et Oscar Fortin
    Vous avez mis dans le mille.
    Et M. Fortin fait preuve d'une logique sans faille. Je vous félicite de cette lettre surtout en votre réflexion à propos de la collaboration de l'Église, au cours des ans, avec les plus sanguinaires dictatures dont celles des Duvalier et Pinochet, tout en condamnant les héros qui militaient à l'intérieur d'une Théologie de la libération, la seule crédible, qui alla jusqu'à l'acceptation de l'assassinat de Mgr Romero. Son appui caché à la croisade de Hitler contre le communisme était des plus condamnable. On parle de plusieurs millions de vies décimées pour le "bien" et la "pureté", pour protéger les privilégiés.
    L'Église n'a toujours eu que deux discours, Christ n'en avait qu'un seul.
    Les croyants devraient s'attendre à des actions plutôt qu'à de belles paroles ou à ce chapelet d'excuses qui n'en finit plus de demander pardon pour l'aveuglement. "On juge un arbre à ces fruits", (Nouveau testament).
    Dans l'Église, le droite des riches a trop souvent préséance sur la gauche des exploités.

  • Betty Guedj
    Abonnée
    vendredi 14 mai 2010 14h55
    Pourquoi le débat en est un à propos de la vie?
    Je ne vois pas ce qu'il y a de sacré dans la vie. Si j'ai un virus, je vais faire tout mon possible pour le tuer (pour guérir). Il m'arrive aussi de tuer des moustiques, ou des mouches. Et je mange de la viande. Je suis sûr que beaucoup de "pro-vies" font la même chose.

    Généralement, lorsque l'on tue une autre personne, notre acte est illégal précisément parce que la victime est une personne. Et je pense qu'être une personne n'est pas seulement une caractéristique biologique d'un organisme. Je crois que c'est quelque chose de social aussi. Mais peu importe. Il est clair que ni un foetus, ni une cellule, ni un embryon, ni quoi que ce soit qui réside dans le corps d'une femme n'est une personne (en dépit du fait qu'ils sont tous sûrement "vivant"). Ce débat est stupide, et on ne devrait pas gaspiller nos efforts intellectuels sur celui-ci. L'avortement devrait être légal partout, et même encouragé. Nous ne sommes plus au moyen-âge...

  • Garnotte A.
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 15h27
    Avorter avec des broches à tricotter d'un enfant d'un viol...
    Je pense que certaines personnes de ce monde ne sont pas conscient des réalitées que vivent ces femmes dans d'autres pays. Vous avez droit à un assurance vie que lorsque vous êtes à terme, non? Aujourd'hui on peut étirer la vie de feotus d'à peine 25 semaines de grossesse, qui survivent avec des handicapes qui font en sorte d'avoir une vie à la limite de ce que l'on pourrait appeler descente. Il y a des limites à vouloir choisir pour les autres! Le droit à l'avortement, dans des conditions descentes, c'est de reconnaitre la valeur de la vie à sa juste valeur. La vie à tout prix...Je ne crois pas! Ceux qui croient que l'Église fait biend e conmdaner une pauvre fille de 8 ans de s'être fait avorter après s'être faite violée!!!???
    Je ne comprends pas cette logique! Je pense que c'est vraiment des hommes qui peuvent penser aussi pathétiquement et c'est probablement pourquoi l'Église devrait se taire quand il est question de mettre au monde un enfant! Ils n'auront jamais d'enfants ces curés et ils ont abusés de façon éhonté de miliers d'enfants indésirés!!! Je suis de moins en moins croyante... Et encore moins Catholique!

  • Philippe Gauthier
    Abonné
    vendredi 14 mai 2010 16h14
    @ Claude Archambault
    Criminaliser l'avortement viole le droit des femmes de disposer de leur corps. Si l'article du Code criminel qui interdisait l'avortement a été rendu inopérant, c'est que cette violation du droit des femmes est injustifiable selon les principes de justice fondamentale (Charte, art. 7) et est tout aussi injustifiable dans le cadre d'une société libre, et je met l'accent sur libre, et démocratique (Charte, art. 1). Même si les principes de justice fondamentale sont mouvants, notre société a évolué et il serait impossible pour un juge crédible de l'évaluer selon les standards des années Duplessis.
    Ce qui différencie l'avortement de euthanasie, c'est que la violation du droit de disposer de son corps, engendrée par la criminalisation de euthanasie, est pour l'instant justifiable selon les principes de justice fondamentale au Canada (Rodriguez c. C.-B. [1993]). Par contre, les principes évoluent tranquillement vers une non justification de cette atteinte, du moins je l'espère.
    Ceci dit, même avec toute la mauvaise volonté des catholiques et des conservateurs réunis, il faudrait changer la Charte canadienne des droits et libertés de la personne pour pouvoir rendre illégal l'avortement. Nous n'avons donc pas à nous inquiéter pour l'instant.

  • lephilosophe
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 16h43
    Interpeller Monseigneur Ouellet
    Monseigneur Ouellet, vous venez de participer à une manifestation politique qui conteste à la fois le droit des femmes à l'avortement mais aussi la Charte des droits et libertés du Canada, loi fondamentale du pays. Je pense que non seulement ces manifestations d'intégrisme catholique sont de mauvais goût mais elles appellent à des réponses politiques à vos actions, contre l'Église catholique du Canada (et l'archevêché de Québec par le fait même — étant donné que vous portez les deux chapeaux).
    On sait qu'autrefois les rejetons des grossesses non-désirées aboutissaient dans des orphelinats au Québec que les congrégations attachées à votre «sainte» Église géraient. D'un côté votre institution dénonçaient les mères célibataires et toute relation sexuelle hors mariage, et de l'autre côté vous bâtissiez des orphelinats pour les accueillir. Nous savons maintenant tout ce que vous avez fait subir à ces enfants orphelins (viols, abus physiques et sexuels, humiliations, fausses déclarations de maladie mentale, traitements chimiques) etc. etc. Et vous voudriez interdire le droit à l'avortement? Pour faire quoi de ces enfants monseigneur Ouellet, pour en faire quoi ... on vous le demande. Vous n'avez vraiment jamais pris acte de la désaffection des Québécois et des Québécoises à l'égard de votre Église et pensez encore que vous pouvez intervenir sans conséquences sur la place publique. Vous ne suscitez ainsi qu'un dégoût plus profond à l'égard de votre institution qui traverse elle-même en ce moment une crise morale sans précédent à l'échelle internationale. Vous n'êtes vraiment pas en position de moraliser les gens qui pensent autrement que vous. Occupez-vous donc de vos affaires d'Église et tout le monde s'en portera mieux.
    Nous savons aussi que vous refusez toujours, AUJOURD'HUI, d'indemniser les victimes de vos complaisances, de vos maquillages, de vos mensonges, et ceci ici-même au Québec. (D'ailleurs honte à l'entente survenue entre les «Enfants de Duplessis» et l'État du Québec qui fait en sorte que seul l'État les dédommage, c'est-à-dire TOUS les contribuables du Québec). Vous bénéficiez toujours de FONDS PUBLICS pour restaurer vos bâtiments monumentaux de la part de nos gouvernement, c'est-à-dire de nous tous. Nous serions donc en droit de vous demander de vous abstenir de toute manifestation politique s'en prenant à la loi fondamentale du pays.

  • Paul Corbeil, Québec et Labrador
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 16h47
    Cardinal Ouellet ce n'est pas tes oignons!
    Le cardinal Ouellet, la religion Catholique Romaine, incluant le Parti Conservateur du canada arrêtez en 2010 de dire quoi faire aux femmes sur l’avortement, la contraception! Vous n’être que de petits moralistes minables qui ne se mêlent pas de leurs oignons! Toutes ces femmes sont des adultes et responsables d’elles même; la religion Catholique Romaine par le passé avait le culot de dire quoi faire dans les chambres à coucher de nos mères, c’est pourquoi j’affirme entre autre que l’église Catholique Romaine deux millénaire d’obscurantisme envers l’Homme avec un grand H!

  • Rodrigue Guimont
    Abonné
    vendredi 14 mai 2010 20h26
    Voyez l’absurdité!!!
    Sous prétexte que «la vie est donnée par Dieu et que lui seul peut la reprendre», l’Église reconnaît l’embryon, voire même le zygote, comme un être humain à part entière. De plus, elle se prononce, même quand un patient lourdement handicapée le réclame à corps et à cris, contre l’euthanasie, mais étrangement l’Église ne s’est jamais formellement prononcée contre la peine de mort? C’est pourtant de vies, ici aussi, qu’il s’agit!

    Pour ceux et celles qui doutent encore :
    "L’enseignement traditionnel de l’Église n’exclut pas, quand l’identité et la responsabilité du coupable sont pleinement vérifiées, le recours à la peine de mort, si celle-ci est l’unique moyen praticable pour protéger efficacement de l’injuste agresseur la vie d’êtres humains [….] étant données les possibilités dont l’État dispose pour réprimer efficacement le crime en rendant incapable de nuire celui qui l’a commis, sans lui enlever définitivement la possibilité de se repentir, les cas d’absolue nécessité de supprimer le coupable " sont désormais assez rares, sinon même pratiquement inexistants " (Article 2267 du Catéchisme de l'Église catholique, édition de 1998).

  • Nelson
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 20h58
    La seule réalité incontestable dans ce débat est que les femmes qu'avortent dans les pays du Sud, meurent ou sont traumatisés, sans aide médicale.
    Le seul argument et réalité valable, incortournable, incontestable dans ce débat est que les femmes qu'avortent sans aide médicale meurent ou sont gravement traumatisés, en avortements clandestins souvent atroces.
    DONC, CE QUI SONT EN FAVEUR D'EMPÊCHER LES FEMMES D'AVOIR DE L'AIDE MÉDICALE POUR AVORTER, ET FONT DES ACTIONS POLITIQUES EN CE SENS, SONT COUPABLES DES DÉCÈS ET TRAUMATISMES GRAVES QU'EN DECOULENT DE LEURS ACTIONS, ET PAR CONSEQUENCE, DOIVENT ÊTRE POURSUIVIS EN JUSTICE.

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 14 mai 2010 22h17
    Croyance et loi
    «Je crois que la vie commence dès la conception», a expliqué le conservateur Dean Del Maestro (Peterborough). Et comme tout le monde le sait ou devrait le savoir, la croyance d'un conservateur doit avoir force de loi. Dieu lui a dit. Si ce dernier existait, il aurait honte de ses créatures dites humaines.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

  • maurice bourassa
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 23h28
    Quelque chose comme un grand peuple... Laissez-moi rire!
    Depuis les trente dernières années, le Québec a fait transiter plus de sept cent mille (700 000) embryons et foetus dans les bassines de nos cliniques.
    700 000. 9% de notre population.
    Certains n'hésiteraient à parler de génocide.
    Devant pareil gâchis, plusieurs, dont la majorité des intervenants qui m'ont précédé, jouent pourtant les vierges offensées devant ceux qui osent courageusement remettre en question le droit sacré de supprimer une vie qui émerge.
    Je trouve cela d'une infinie tristesse.
    Les Québécois forment un peuple condamné à disparaître, victime de sa propre bêtise. Leur égoïsme viscéral les aura conduit inéluctablement à leur perte.
    Ils n'auront pourtant qu'à s'en prendre à eux-mêmes.
    Mes amitiés à Henry...
    Maurice Bourassa
    Laval

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    samedi 15 mai 2010 08h29
    L'apologie de l'avortement
    Pour faire l'apologie de l'avortement, nombre d'intervenants sur cette tribune parlent de cas extrèmes, la broche à tricoter, les viols, la pauvreté. On ne parle pas des couples qui préfèrent voyager, avoir une vie sociale émancipée, une carrière qui passe en premier, à la grande liberté, à la belle maison, aux beaux meubles, etc., et ne veulent pas qu'un enfant vienne gâcher tout ça. Et ceux là aussi sont très nombreux.

  • Ivan Jobin
    Inscrit
    samedi 15 mai 2010 09h47
    À Ouellet et Compagnie
    De quoi se mêle Ouellet dans les petites culottes de ces dames. Tant qu’il n’y a pas souffle de vie dans un être et aussi longtemps qu’il dépend de la mère pour survivre, c’est bien celle-ci qui en a tous les droits de vie sur ce qu’elle porte en elle. L’État, l’Église, les Hommes et tous les défendeurs des droits et liberté n’ont rien à dire, si ce n’est que de respecter le libre choix de la personne concernée.

  • Geneviève Caron
    Abonné
    samedi 15 mai 2010 11h28
    Avorter dans la joie
    J'avais 17 ans, un copain et un condom qui a déchiré. Enceinte, je n'ai même pas eu de doute : ce parasite (voir la définition de parasite avant de pousser les hauts cris) qui risquait de démolir ma vie ne pouvait de toute manière pas vivre seul. La preuve, dans le petit récipient où le médecin place les restes, ça ne bougeait pas fort! L'embryon a besoin de la femme pour vivre mais l'inverse n'est pas vrai. Malheureusement pour tous ceux qui nous voient comme des reproductrices de la nation, cette ère est révolue. Et même si les lois devaient changer, il y a suffisamment de femmes médecin et d'hommes médecins intelligents pour contourner toutes ces politiques de vieux machos contrôlants et de femmes frustrées d'avoir vue leurs vies réduites à leur progéniture et désirant voir les autres femmes faire de même. D'ailleurs pourquoi n'a-t-on pas le contrôle sur sa vie? Comment se fait-il que nous ne bâtissons pas d'endroits où les gens pourraient avoir une aide au suicide? Et, bien sûr, pourquoi empêcher les gens en fin de vie de se faire euthanasier? Nous sommes encore pris dans un système de pensée tellement religieux que c'est ridicule.

  • Line Légaré
    Abonnée
    samedi 15 mai 2010 15h34
    Mon Dieu...!!!
    Vie: Ensemble des phénomènes communs aux êtres organisés et qui constituent leur mode d'activité propre, de la NAISSANCE à la mort. (Le Petit Larousse, 2007).... J'espère que le Cardinal sait que plusieurs des siens ont bafoué la VIE de certains de nos concitoyens en les violant...quand ils n'étaient que des petits enfants...il devrait s'occuper des vivants...

    En passant, certaines des personnes qui font partie de ce groupe sont des extrémistes qui ne respectent nullement les femmes et leurs droits. J'espère grandement que cela ne deviendra pas comme aux États-Unis où il y a des meurtres de ceux et celles qui tentent de maintenir le droit des femmes à leur liberté de choix....

    Line Légaré

  • Jacques Légaré
    Inscrit
    dimanche 16 mai 2010 09h11
    La barbarie chrétienne is back


    Les conservateurs chrétiens (quasi synonymes) veulent le retour en arrière où des femmes se faisaient charcuter pour obtenir un avortement. Que faire ?

    Il faut dénoncer cette pensée stupide, arriérée en tout domaine qu'est toute religion. Ces croisés, plus que contrôlants mais bel et bien assassins de femmes en difficulté, qui dissimulent les pédophiles dans le placard, qui entretiennent l'homophobie qui pousse au suicide de nombreux jeunes gens méprisés et isolés, ont une philosophie criminelle.

    S'y rajoute une aberration incroyable: ce sont de vieux célibataires (curés et autres) qui exigent le retour à la brutalité d'antan contre les femmes (par la toute puissance du code criminel) dans un acte qui ne relève que de la liberté des femmes. Ce qui se passe dans le ventre d'une femme ne regarde que les femmes. Jamais ils ne l'accepteront, car ce qu'ils veulent, c'est la domination des esprits, et curieusement ils s'acharnent sur la domination du ventre des femmes... Ils tournent toujours autour de quelque perversion sexuelle (sadisme de contrôle), tordue, maquillée en vertu.

    Leur conception de la vie humaine, et de ce qui la produit (la sexualité), la maintient (le mariage) ou la termine (l'euthanasie) est pathologique, et le fut de tout temps. Ces archaïques profonds ne la veulent pas pour eux-mêmes, ce serait trop beau, et respecterait autrui. Ils veulent l'imposer aux autres par la toute puissance de la loi. Ce sont des fascistes mous, mous car on leur a enlevé les bûchers depuis des lustres. Ils récidivent dans leur besoin de domination et de contrôles sur autrui en exigeant la criminalisation d'actes dont ils sont les seuls à détenir une compréhension si arriérée.

    Le zygote, le foetus sont-ils des personnes humaines ? Débat intranchable, car la vie n'a pas de frontières absolument fixes (sauf au décès). Devrons-nous devenir végétariens pour ne pas tuer ? Pour la vie humaine, les débuts sont incertains, et surtout la viabilité (condition de toute vie) est elle aussi incertaine. Et même dans ce cas où, péremptoirement, on décréterait que la vie humaine commence au zygote, il faut décider si la vie de la mère, et plus encore la qualité de la vie de la mère, doivent être sacrifiées pour une vie qui n'est pas encore socialement et historiquement commencée.

    Si même on lui accorde le crédit d'être une vie qui a biologiquement commencé, ce n'est pas pour autant un droit à une vie sociale et future historiquement commencée, car ce droit est un acte qui relève de la volonté. Or la volonté des citoyens est toute personnelle quand il s'agit de ce qui se passe dans son ventre.

    Et c'est là où le débat est insoluble, il demeure donc de nature métaphysique: une affirmation qui ne repose que sur elle-même. En politique donc, quand un débat est insoluble, métaphysiquement concluant que pour des partisans, il faut respecter la liberté individuelle, donc la liberté de choix. Et le choix n'appartient qu'aux femmes qui ont le problème dans le ventre, et non aux religieux machistes dont l'anthropologie est primitive et qui l'ont imposée aux femmes par la violence dans le passé, et qui récidivent aujourd'hui en voulant la violence (la force publique) du code criminel.

    Il faut combattre avec toutes les armes légales et pacifiques à notre disposition cette clique de réactionnaires à l'anthropologie religieuse obsolète, et dont la philosophie arriérée est une honte et un déni du droit des femmes, de leur glorieuse lutte pour leur émancipation des religions et des violences machistes.

    Jacques Légaré, ph.d. en philosophie politique, né 1948,
    Professeur (retraité) d'Histoire, d'Économique et de Philosophie

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    dimanche 16 mai 2010 10h01
    Aide au suicide?
    Bien que je sois pour le libre choix en matière d'avortement, le titre du commentaire de Geneviève Caron "Avorter dans la joie", m'a fait tiquer, car c'est la première fois que je lis ou entend ça: mais probablement qu'il s'agit de ce qu'on pourrait appeler une nouvelle culture, réalité générationnelle. J'ai suspendu mon jugement, poursuivi ma lecture de ce texte, avec lequel j'étais d'accord, jusqu'à ce que...

    Je suis aussi d'accord avec une aide au suicide, mais dans le cadre de l'euthanasie, une pratique balisée strictement, et acceptée uniquement pour des motifs médicaux. J'ai pu lire avec plaisir, dernièrement, que dans l'un des pays où cette pratique est légalisée, le nombre de ces actes médicaux allaient en décroissant. Révélateur et en même temps tout à fait dans l'esprit du libre choix, qui est une option complexe. Mais Geneviève C. semble étrangère aux nuances, à la complexité des situations, c'est pourquoi elle généralise en écrivant "Comment se fait-il que nous ne bâtissons pas d'endroits où LES gens pourraient avoir une aide au suicide? Et, bien sûr, pourquoi empêcher LES gens en fin de vie de se faire euthanasier?" Le terme "les gens" sous-entend n'importe qui, surtout dans le cas du suicide. Quant à cette affirmation trop fréquente qu'elle reprend
    "D'ailleurs pourquoi n'a-t-on pas le contrôle sur sa vie?"... éh bien, on n'a JAMAIS le contrôle total sur sa vie, et certains moins que d'autres: si j'ai été abusée sexuellement par ma mère alors que j'étais bébé, puis par mon père, pourrai-je par la suite contrôler tous les aspects de ma vie? Idem si je suis née dans la violence et la pauvreté. Et au nom de cette liberté de faire n'importe quoi de notre vie, parfois pour des raisons obscures, doit ont favoriser l'anorexie jusqu'à laisser mourir en paix, plutôt que de les aider, ceux qui en sont atteints, même notre enfant?

    Cette culture de la mort, qui serait l'égale de la vie sinon supérieure, ne serait pas la marque d'une société sans religion, mais bien sans humanisme, voire humanité, et elle mènerait à considérer les humains comme des animaux, et possiblement à un passage de l'idée d'euthanasie contrôlée, dont le principe et l'application doivent être débattus, à celle d'une sorte d'EUTHANAZIE pragmatique. Et si l'application de l'euthanasie doit être balisée, c'est pour ne pas en arriver à ce que, parmi les plus vulnérables, certains soient en quelque sorte suicidés par leur entourage ou des professionnels de la santé, pour diverses raisons. Et que bien que criminalisés... de tels gestes se commettent parfois... Alors il faut être vigilants.

    Dans cette même optique de nuances et de complexité, on ne peut considérer tous les opposants à l'avortement, je ne parle pas ici des évêques et autre idéologues, comme des "machos" ou des "femmes frustrés d'avoir eu trop d'enfant": comme c'est le cas parfois pour les homophobes, les raisons de ces positions sont parfois psychologiques. Certains homophobes peuvent détester les homosexuels parce qu'ils ont été agressés par des pédophiles et confondent les deux, et des femmes s'opposer à l'avortement parce qu'elles n'ont pu avoir d'enfants ou en adopter, localement, et se disent que les femmes devraient poursuivre leur grossesse et donner leur bébé. Mais la beauté de la démocratie c'est aussi de respecter ceux qui ne pensent pas comme nous (surtout quand on ne peut pas lutter contre des travers psychologiques avec des gants de boxe), et c'est d'autant plus facile lorsqu'ils sont minoritaires, comme c'est le cas au Québec.

  • Michel Bourgault
    Abonné
    lundi 17 mai 2010 06h25
    La vie commence bien avant..., Mgr Ouellet.
    Le 14 mai, Mgr Marc Ouellet, vous preniez la parole sur la colline parlementaire devant des manifestants pro-vie pour appuyer la lutte contre l'avortement. La manifestation visait à faire reconnaître que la vie d'un humain commence dès la conception. Tous savent que les pro-vie et le parti conservateur sont accoquinés non pour définir quand commence la vie, mais pour criminaliser l'avortement.
    Je suis pour la vie et n'ai jamais vu l'avortement comme un événement heureux, ni pour la mère ni pour la famille humaine toute entière. Une femme qui avorte doit avoir des raisons graves, car je peux imaginer les douleurs qu'elle endure. Les femmes désirent fondamentalement aimer et n'ont besoin d‘aucune loi pour leur dire que la vie mérite d'être protégée. Elles ont besoin, par contre, de l'appui de la société et d'hommes responsables. Il suffit d’un mince espoir que leur enfant s'épanouisse pour qu'elles choisissent de procréer. Mais dans la vie réelle les circonstances ne s'avèrent pas à la hauteur de nos espoirs.
    Il est bien normal, Mgr Ouellet, que vous manifestiez pour le respect de la vie! Mais, je m’indigne qu'un évêque s'associe à un mouvement dont l'intention avouée est d'imposer aux femmes un fardeau par-dessus la douleur qu'elles doivent porter. Je suis pour la vie, mais je ne condamnerais pas au nom de la loi une femme qui avorte. Je lui offrirais plutôt mon aide pour retrouver l'estime d'elle-même et la paix intérieure. La compassion enseignée par Jésus me semble être le premier devoir d'un évêque.
    Je suis pour la vie et je pense qu'elle débute bien avant la conception, Mgr Ouellet. Le désir d‘avoir un enfant commence dans la tête et le cœur des enfants qui font l'expérience d'une vie de famille où ils reçoivent un idéal, des exemples, des encouragements, un soutien affectif et une sécurité psychologique. Tout cela construit la personnalité des filles et des garçons et leur donne le désir de revivre ce bonheur dans une famille à eux.
    Je suis pour la vie et je m'indigne devant les députés hypocrites qui, d'une main, ont augmenté les crédits à l'armée et, de l'autre, ont diminué les maigres subventions aux organisations qui cherchent à éduquer et aider les femmes à procréer de manière responsable. Dites-moi, aurais-je loupé un bulletin de nouvelles où les sympathisants pro-vie auraient manifesté pour protester contre le puissant lobby militaro-industriel?
    Les pro-vie et vous-même tentez d'imposer une interprétation de la loi. Vous tentez de faire passer votre jugement comme loi divine, alors que c'est votre interprétation. Ne soyez pas abusé, Mgr Ouellet : la manifestation à Ottawa avait un but politique. Au lieu de perdre votre temps avec ces manipulateurs, pourquoi ne pas faire un peu de bénévolat dans une maison d’aide aux femmes victimes de violence. Vous en apprendrez bien plus sur la nature humaine que dans tous les traités philosophiques et théologiques. Et, quelle merveille, les gens croiront qu’un vent de Pentecôte a soufflé sur votre évêché!
    Michel Bourgault
    Joliette

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    lundi 17 mai 2010 19h49
    L'avortement : une question complexe
    On lit toutes sortes de choses sur l'avortement. Il n'est pas facile de se faire une opinion éclairée. On mélange tout en accusant les opposants à l'avortement d'être pour la peine de mort. On dit que l'Église n'a pas de leçon à donner à personne puisque plusieurs religieux ont abusé physiquement et sexuellement d'enfants. On oublie qu'à cette époque, les châtiments physiques envers les enfants étaient monnaie courante dans la population. Bien des enfants ont été abusés sexuellement par leurs parents ou leur fratrie.
    On condamne en bloc l'Église pour ses erreurs tout en oubliant qu'avant la venue de l'État-providence, c'est l'Église qui assurait les soins de santé, l'éducation et l'aide aux démunis.

    On parle du droit des femmes de disposer de leur corps. C'est correct, mais cela doit-il se faire au détriment des enfants à naître ? Il y en a qui disent qu'un foetus n'est pas viable, puisqu'il dépend de sa mère. Mais après sa naissance, il continue de dépendre de sa mère. Donc, selon cette logique, une mère pourrait en disposer comme elle veut . Incongruité ! Un problème, c'est que trop de femmes considèrent l'avortement comme un moyen de contraception. Si l'avortement est une tragédie pour la femme qui y a recours, pourquoi avons nous-nous plus de 30 000 avortements par année comparativement à
    80 000 naissances ?
    Alors, quelle étiquette me donnerez-vous ? Je crois en un être suprême, mais pas dans l'Église. Je suis contre l'avortement tout en étant opposé à ce qu'on criminalise celles qui y ont recours. Je suis contre la gratuité de l'avortement, puisque tous les autres moyens de contraception, incluant la vasectomie, sont payants. Je suis contre la peine de mort de façon absolue. Je suis contre la présence de soldats canadiens en Afghanistan. Je suis pour la vie, pas la mort.

    Certains craignent que la question de l'avortement dégénère ici comme aux É.U. où des " pro-vie" tuent des médecins qui font des avortements. Avec ce que j'entens et lit, je constate que les pro-choix deviennent de plus en plus violents verbalement. Je crains pour la paix sociale.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    lundi 17 mai 2010 20h02
    Mgr Ouellet nuance ses propos
    A 19H26 en ce lundi 17 mai, l'Archevêché de Québec vient de publier un communiqué provenant de Mgr Ouellet. Il affirme qu'il ne ondamner aucune femme et qu'il comprend celles qui font ce choix douloureux. Il ajoute que les femmes devraient être mieux encadrés avant et après l'avortement et que l'adoption devrait être facilitée.

    Pas mal pour un homme qu'on qualifie d'intégriste...

  • alen
    Inscrit
    mercredi 19 mai 2010 06h52
    Encore l'autre moitiée...
    Je ne comprendrai jamais pourquoi la moitiée du monde tient tant à imposer coûte que coûte sa vision des choses à l'autre moitiée.

  • Jean Delisle
    Inscrit
    mercredi 19 mai 2010 07h50
    La condamnation des femmes

    Quand un député tente de déposer un projet de loi pour baliser l'avortement le gouvernement se défile toujours parce que ça divise le parti, ça prête à la controverse et peu importe la balise qu'on tente d'imposer, cette loi fini toujours par être invalidée en Cour Suprême,

    Il y aura toujours des fondamentalistes pour imposer aux femmes leur doctrine sur une tribune publique et les criminaliser alors que le plus haut tribunal du pays a décidé que SEULE la femme concernée peut prendre une décision en toute connaissance de cause et décider si elle voulait mener à terme sa grossesse.

    Mettez-vous ça dans la tête, dans TOUTES les circonstances, la vie d'une femme sera toujours plus précieuse que la vie du foetus.

    C'est toujours plus facile de condamner les femmes et leur dire comment agir, ce qu'elles devraient penser et même ce qu'elles devraient faire de leur corps !

    Qu'allez vous faire ? Les y obliger ? Emprisonner celles qui n'ont pas voulu mener à terme leur grossesse ?

    Pourquoi pas la lapidation un coup parti ?

    Et après ça vient critiquer les fondamentalistes des autres religions !

    NON à la criminalisation de l'avortement !

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    mercredi 19 mai 2010 10h07
    Un débat acrimonieux
    Dommage que le débat sur l'avortement prenne une telle tournure. Beaucoup d'insultes, peu de nuances. Affirmer que la vie d'une femme, dans toutes les circonstances, est plus importante que la vie d'un foetus fausse le débat. Car, à ce que je sache, il y a peu de cas où la vie d'une femme est menacé si elle mène sa grossesse à terme.

    Le problème est que le Canada est le seul pays au monde à n'avoir aucune restriction sur le moment où un avortement peut être effectué. Il peut être pratiqué jusqu'au neuvième mois de la grossesse. Qui peut dire qu'un foetus n'est pas un être ayant le droit de vivre au même titre que la mère?

    Mgr Ouellet n'a jamais parlé de criminaliser l'avortement; au contraire, il a parlé de compassion pour les femmes qui font ce choix douloureux.

    Je crois qu'après des décennies à parler du droit des femmes, il est temps, sans nier ce droit, de débattre, dans la sérénité, du droit du foetus.

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    mercredi 19 mai 2010 18h03
    D'où viennent ces données improbables?
    J'ai lu dans certains commentaires 30 000 avortements par an au Québec? Que l'avortement était permis jusqu'au 9 ième mois? Permettez-moi de douter de ces deux données. De plus, je ne serais pas surprise qu'ils viennent des groupes Pro-Vie qui ne reculent pas devant l'exagération pour convaincre les coeurs sensibles... et ça marche, la manipulation des groupes religieux. Je me souviens des années 60, à cette époque des jeunes filles se faisaient avorter par peur de la colère de leurs parents, représentants de Dieu sur terre.

  • Benoit Leblanc
    Inscrit
    jeudi 20 mai 2010 09h11
    @ Micheline Gagnon
    Oui, il y a environ 30 000 avortements par année au Québec (le taux est en légère baisse). Voici les chiifres de Statistiques Canada:

    http://www40.statcan.ca/l02/cst01/health40a-fra.ht

    Cela correspond à environ 1 avortement pour trois naissances, et ce taux est lui aussi à la baisse.

    http://www40.statcan.ca/l02/cst01/health42a-fra.ht

    L'avortement est en effet légal jusqu'au neuvième mois : on pourrait techniquement se faire avorter 10 minutes avant la naissance, puisque le foetus n'a aucun statut légal avant d'être né. Ceci dit, je crois qu'il doit être très difficile de trouver un médecin prêt à pratiquer une telle intervention, qui serait sans doute dangereuse pour la mère. De plus, soyons sérieux : quoiqu'en dise la loi, je doute qu'un médecin soit très enthousiaste pour mettre un terme à une grossesse quand il sait très bien que le foetus est assez développé pour être viable. Alors dans les faits, cela ne doit pas se passer souvent.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    jeudi 20 mai 2010 12h14
    L'avortement : un débat à poursuivre

    Mgr Ouellet a réussi à faire l'unanimité contre lui, selon les médias. Mais, si l'on se fie au dernier sondage Léger Marketing-QMI, les positions des Québécois sont pas mal plus nuancées. Après tout,
    38 % des gens trouvent qu'on banalise l'avortement et qu'il y aurait lieu de rouvrir le débat sur la légalité de l'avortement. La majorité ne partage certes pas ces deux points de vue, mais il ne faut ignorer qu'il n'y a pas unanimité.

    Pour ma part, je ne souhaiterais jamais qu'on rende l'avortement illégal. Mais il est temps qu'on se penche sur le droit du foetus à lavie. Il s'agit de la meilleure contribution de Mgr Ouellet.

    Êtes-vous à l'aise et fier de faire partie d'une société où, vraisemblablement, l'avortement est un moyen de contraception parmi tant d'autres ? Un avortement pour trois naissances n'est pas le signe d'une société évoluée, mais plutôt le signe de sa décadence.

    Enfin, Mgr Ouellet peut-il dire autre chose que ce que le pape dit ? Et comme société, ne devrions-nous pas nous regarder individuellement dans le miroir et nous demander comment on en est arrivé là ?

    Un chroniqueur de La Presse écrivait hier que le discours de l'Église visait surtout les pays du Tiers-monde, car c'est là qu'elle trouve la majeure partie de ses fidèles. Ce chroniqueur parle des valeurs de l'Occident. Mais quelles sont-elles ?

  • Minona Minona
    Inscrite
    vendredi 21 mai 2010 08h39
    Dénonciation à 2 vitesses...
    Les propos du cardinal Ouellet sur les homosexuels et sur les femmes qui se font avorter choquent mais ce qui m'inquiète c'est de voir qu'une fois de plus le fondamentalisme religieux n'est franchement dénoncé que parcequ'il est manifesté par des chrétiens.

    Lorsque des propos choquants à propos des femmes ou contre les homosexuels sont proférés par des fondamentalistes musulmans par exemple, la plupart des gens gardent un silence gêné, de peur d'être taxés de racistes ou de xénophobes.

    Je commence à penser que la dénonciation de l'église catholique est devenue une façon de pouvoir se libérer de la frustration collective engendrée par l'impossibilité de critiquer les autres religions sans être cloué au pilori.

    L'effet pervert de cette dénonciation à 2 vitesses, c'est que nous confortons chez une jeune génération programmés au multiculturalisme des cours d'ECR que l'Église catholique est la seule qui dont nous pouvons craindre le fondamentalisme.

    Nous devons lutter contre tout les fondamentalismes religieux car ils partagent la même vision rétrograde des femmes et des homosexuels. Ils n'hésitent jamais à faire front commun pour attaquer les acquis de la laïcité et de l'égalité des sexes.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    vendredi 21 mai 2010 11h46
    Le fondamentalisme religieux
    Je donne raison à Minona qui dit qu'on peut attaquer impunément le fondamentalisme catholique, mais celui des autres, notamment des musulmans. L'Église catholique n'émet pas de fatwas contre ceux qui la dénigrent.

    Par ailleurs, selon un sondage publié hier, 45 % des Québécois jugent que Mgr Ouellet méprise les femmes alors que 40 % ne sont pas de cet avis.
    Autre sujet, je me demande pourquoi Jésus n'a semble- t'il jamais parlé de l'homosexualité ?

  • margarita farias
    Inscrite
    vendredi 21 mai 2010 11h48
    Fausses couches lors de l'extraction d'or.
    Je suis étonnée de constater que c'est précisement notre premier Ministre , Mr Steven Harper, qui se présenta précipitament au Chili aux effets de paver la voie et faciliter l'entrée au pays de notre compagnie Golden Barritz, présuposement pour continuer de nous enrichir avec son projet aurifère au sommet de la Cordillère des Andes, ce que d'abord priverait de l'eau au populations du pied-mont. et ENSUITE, cela provoquerait des fausses couches aux femmes des parrages.

    Mais ce problème de fausses couches subies par les femmes des parrages des mines aurifères, personne a tenu compte et moins les adeptes PRO-VIE, ce que éveille mon indignation. J'accuse le parti conservateur, Mgr Ouellet et les PRO-VIE, de la mort de tous ces enfants dans le monde qui crèvent de faim. des fausses couches des femmes par la poussière des notre extracction aurifère. Et tout ceci aux yeux et vue de tous nous-autres et en entendant seulement un silence profond.

  • Minona Minona
    Inscrite
    vendredi 21 mai 2010 14h44
    Contradiction
    @margarita farias

    Vous soulevez ici fort judicieusement une contradiction du Parti Conservateur. C'est là qu'on peut voir la conception très élastique qu'ont certaines personnes des "droits du fœtus", surtout lorsqu'il est question de faire des affaires.

    Toutes les bondieuseries n'ont peut-être finalement pas d'autre but que de courtiser l'électorat de droite alors que derrière les caméras, on sacrifie la vie et la santé des femmes tout en saccageant l'environnement.

  • Jean Rousseau
    Inscrit
    mardi 25 mai 2010 15h56
    RÉUSSIR À FAIRE LA PART DES CHOSES.

    Bien sûr que je ne suis pas une femme et dès lors, je demeure inapte à juger du phénomène de l’avortement. Mais, comme j’aime faire travailler mes méninges, je vais m’y risquer malgré tout. Des deux écoles qui s’oppose; l’une concevant l’être humain dès la rencontre du sperme et de l’ovule et l’autre, ne le considérant pas vraiment, à la limite, avant la naissance, j’opterait pour une approche de prévention mature, voire détachée des cadres de la religion. Lorsqu’on coupe dans les budgets pour les cours sur la sexualité dans les écoles, par motifs religieux essentiellement, le temps presse de remplacer cette racaille administrative par des professionnels. Mettre sur le coup aussi des chercheurs de hauts vols afin d’apercevoir les signes de fécondation de manière instantanée, afin de procéder, s’il il y a lieu, au moment où, il me semble, que la vie n’a pas encore fait son nid.

  • Guylaine St-Pierre
    Inscrit
    mercredi 26 mai 2010 09h46
    La planète déborde de TASTAS !
    non mais, il faut être réaliste, d'ici dix ans ou moins il faut légiférer pour ne pas que les humains débordent sur l'environnement. Il faut pas se raconter des histoires. Ya 7 milliad de tas tas et il faut que cela cesse. Le Cardinal et les pro-vie me font rire ! La terre se meurt sous le poids des humains et de leur stupidité !

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