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Le réveil de l'Alberta

À l'image du Québec, la plus riche des provinces canadiennes sera plus revendicatrice et autonomiste... quitte à augmenter les tensions avec Ottawa et le reste du pays

Alec Castonguay   8 mai 2010  Canada
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
La cause est entendue dans le reste du Canada: le Québec est le mauvais garçon de la fédération. La province semble en constant affrontement politique avec Ottawa et en veut toujours davantage dans tous les domaines. Mais Québec ne sera plus la seule source de tensions. Le virage revendicateur et autonomiste de l'Alberta ne fait que commencer.

Edmonton — Dans son grand bureau vitré au quatrième étage du parlement albertain, en plein coeur de la capitale, le nouveau ministre des Finances, Ted Morton, s'ouvre un Coke Diet et s'affale sur une chaise. Il est passé 17h30 et la journée s'annonce encore longue.

Les réunions s'enchaînent pour Ted Morton, qui est devenu en janvier le nouvel homme fort du premier ministre Ed Stelmach, en chute dans les sondages. Pour redresser le navire progressiste-conservateur qui tangue, Ted Morton a reçu deux mandats aussi lourds que délicats de la part du premier ministre.

D'abord, réduire le déficit de la province, qui s'élève à 4,7 milliards de dollars (le Québec a un déficit de 4,5 milliards). Ensuite, lancer une petite révolution politique en faisant passer l'Alberta dans le clan des «grandes provinces» canadiennes, celles avec lesquelles Ottawa doit absolument composer. Edmonton estime que la fédération connaît des ratés qui la désavantagent. Et elle veut que ça change. Pour y arriver, le gouvernement Stelmach souhaite augmenter la pression sur le fédéral dans plusieurs domaines, notamment la péréquation, les transferts en santé et le système de pension.

En entrevue avec Le Devoir, Ted Morton, malgré la fatigue, affiche l'air du général déterminé à remporter la bataille. «Un de mes mandats est de défier Ottawa sur la péréquation et sur les transferts en santé. On va être plus exigeants», dit-il.

Pourtant, le gouvernement progressiste-conservateur a été plutôt calme ces dernières années sur le front fédéral-provincial. La prospère Alberta encaissait l'argent du pétrole et du gaz sans faire de vagues. Cette époque est révolue, prévient Ted Morton. «On veut des changements, des réformes. Et ce côté revendicateur, c'est nouveau pour notre gouvernement.»

La première cible est trouvée: le système de péréquation fédéral, qui permet de redistribuer la richesse du pays aux provinces moins nanties afin que celles-ci puissent offrir un niveau de service comparable. Cette année, Ottawa distribue 14,3 milliards de dollars, qui profitent à toutes les provinces, sauf à l'Alberta, à Terre-Neuve, à la Colombie-Britannique et à la Saskatchewan. Le Québec touche 8,55 milliards en péréquation, soit 24 % de ses revenus totaux.

Fin janvier, Ted Morton a commencé la bagarre albertaine. «Le gouvernement fédéral n'a-t-il pas besoin de trouver 56 milliards de dollars pour éponger son déficit? Pourquoi ne pas commencer avec la péréquation? a-t-il écrit dans le National Post. Pourquoi ne pas revoir tout le système de transfert aux provinces? [...] Il est temps d'en parler.»

Le gouvernement Stelmach soutient qu'il y a un déséquilibre négatif de 21 milliards de dollars par année entre ce que l'Alberta paie en impôts et en taxes à Ottawa et ce qu'elle reçoit en services du gouvernement fédéral. «Est-il normal que l'Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick, qui touchent de la péréquation, aient plus de médecins et d'infirmières par habitant que l'Alberta?», lance Ted Morton.

Le ministre des Finances a un atout de taille: les Albertains. Un sondage Léger Marketing publié en janvier 2009 montre que 78 % des Albertains estiment que la fédération canadienne leur coûte plus cher qu'elle ne leur rapporte.

Ted Morton a une autre alliée dans sa bataille pour changer la formule de péréquation: Danielle Smith, la chef du Wildrose Alliance Party, un nouveau parti de droite qui a le vent dans les voiles en Alberta. Les deux partis qui caracolent en tête des sondages sont donc sur la même longueur d'onde.

En entrevue avec Le Devoir dans son bureau du centre-ville de Calgary, Danielle Smith assène calmement des phrases qui font mouche auprès des Albertains. Les provinces pauvres se payent de gros programmes sociaux avec la péréquation, donc aux frais des Albertains, dit-elle. «Est-ce normal que le Québec soit en mesure de s'offrir des garderies à 7 $ par jour?», dit-elle, passant sous silence le fait que le Québec a aussi des taxes et des impôts plus élevés que la moyenne canadienne, ce qui contribue à payer ces services. «On est d'accord sur le principe de la péréquation, dit Mme Smith. Mais là, ces provinces s'offrent de meilleurs services. Je pense que ça va créer des tensions dans la fédération.»

Virage autonomiste

La réforme de la péréquation a beau être importante, l'Alberta entend ouvrir d'autres fronts avec Ottawa. Le prochain: créer son propre système de retraite, comme au Québec. Les pensions de la province sont actuellement gérées par Ottawa. «La forme n'est pas arrêtée encore, mais on va mettre en place quelque chose géré par les Albertains, dit le ministre des Finances. On va être plus en contrôle de nos affaires, de notre futur.»

Cette dernière phrase n'est pas anodine. Elle est lâchée par Ted Morton avec le sourire carnassier de celui qui se prépare à attaquer. Il faut dire que le courant en faveur d'une plus grande autonomie de l'Alberta dans le cadre canadien est de plus en plus fort. Dans les rues d'Edmonton et de Calgary, les citoyens rencontrés par Le Devoir ont le sentiment de pouvoir mieux gérer certains programmes que le gouvernement fédéral.

Mike Miles, 38 ans, s'est longtemps identifié comme un progressiste-conservateur. Aujourd'hui, ce prospecteur pétrolier a rejoint les rangs du Wildrose Alliance Party. Assis une bière à la main dans un pub sportif du quartier Calgary-Glenmore, au sud de la ville, il résume ce qui pour lui tombe sous le sens. «Si on peut diriger nos propres affaires et qu'on peut faire mieux, pourquoi pas?»

Son engagement au sein du Wildrose n'est pas un hasard. Le parti de Danielle Smith tape sans cesse sur deux clous: les finances publiques — l'économie est la priorité du Wildrose — et l'affirmation de la province. Le Wildrose Alliance Party a une aile autonomiste forte et propose que l'Alberta crée sa propre police provinciale, gère la sélection de ses immigrants, perçoive ses impôts et mette en place un système de retraite albertain, entre autres. Des leviers actuellement contrôlés par Ottawa.

«Peut-être qu'on avait besoin d'aide du fédéral avant, mais on est maintenant la troisième économie du pays en importance, dit Danielle Smith. On a des ressources stratégiques qui font l'envie du monde. On n'est plus un joueur junior dans notre confédération. Il faut arrêter de se voir petits. Il est temps de reprendre le contrôle de nos responsabilités.»

Tous les sondages placent le Wildrose en tête dans les intentions de vote — parfois avec 15 points d'avance — depuis décembre dernier, soit quelques semaines après que la charismatique et éloquente Danielle Smith en eut pris les rênes à la suite d'une course au leadership.

Le Wildrose compte trois députés à l'Assemblée législative. Assis dans son bureau du parlement, le numéro deux du Wildrose, Paul Hinman, affirme que les Albertains sont rendus là. «Ce sont des principes simples qui traitent de l'indépendance de la province plutôt que de sa dépendance. On doit prendre nos responsabilités», dit-il, lui qui a été élu à Calgary lors d'une élection partielle l'automne dernier.

L'Alberta va plutôt bien, alors pourquoi tous ces changements? «C'est vrai, mais on peut faire beaucoup mieux, dit Paul Hinman. C'est comme avoir Sidney Crosby dans ton équipe. Tu peux le faire jouer juste cinq minutes par match et il va compter des buts. Mais pourquoi ne pas réaliser son plein potentiel et le faire jouer 20 minutes? Les Albertains veulent qu'on excelle.»

La lettre «coupe-feu»

L'idée de rapatrier des pouvoirs comme l'immigration, la police, la gestion des impôts ou encore le système de retraite a d'abord été soulevée dans une lettre devenue célèbre dès sa parution dans le National Post, le 27 janvier 2001. Intitulée «The Alberta Agenda», elle a circulé avec le surnom de «Firewall Letter» (lettre «coupe-feu»), puisque les auteurs suggéraient que l'Alberta se développe à l'abri du pouvoir fédéral.

Dans l'introduction de la lettre, on peut lire: «Nous croyons qu'il est temps pour les Albertains de prendre en charge leur propre destinée. Cela veut dire récupérer des pouvoirs qui nous appartiennent selon la Constitution, mais que nous avons laissé le gouvernement fédéral exercer.»

Parmi les six signataires, on compte Tom Flanagan, professeur de sciences politiques à l'Université de Calgary, qui est devenu l'un des mentors de Danielle Smith. On note aussi la présence de Stephen Harper, qui n'était pas encore chef du Parti conservateur, et de... Ted Morton, alors professeur à l'Université de Calgary.

Ce n'est pas pour rien que le premier ministre Stelmach a fait de Ted Morton son homme fort. Non seulement le ministre des Finances est un faucon économique, un libertarien (comme Danielle Smith), mais il a aussi une vision autonomiste. «Morton est là pour aller chercher les électeurs séduits par les sirènes du Wildrose. Toute la classe politique est donc en mode revendication par rapport à Ottawa», affirme Roger Gibbins, président de la Canada West Foundation, un groupe de réflexion sur la politique dans l'Ouest.

En entrevue, Ted Morton ne fait pas de mystère. Il a bien l'intention de poursuivre sa vision de 2001. «Je soutiens encore tout ce qui est dans ce manifeste. C'est plus une question de "comment y arriver".»

Négociations difficiles

Ted Morton sait bien que rapatrier tous ces pouvoirs va nécessiter de longues et peut-être difficiles négociations avec Ottawa. C'est pourquoi il mise beaucoup sur la présence de Stephen Harper dans la capitale fédérale. «Je pense que, si Harper obtient une majorité, il va être plus conciliant et laisser des provinces comme l'Alberta et le Québec mettre en place des projets plus autonomistes.»

Et si le Parti libéral du Canada reprend le pouvoir? «Si l'histoire est garante de l'avenir, la réponse est que ça va être plus difficile. Les tensions seront plus grandes», dit Ted Morton. Son opposante, Danielle Smith, est du même avis. «Je vois mal Harper nous mettre des bâtons dans les roues, alors qu'il a signé la "Firewall Letter".»

La bataille sur la péréquation sera beaucoup plus périlleuse, conviennent les politiciens albertains. Il ne s'agit pas de négocier des ententes à la pièce, mais de modifier un programme qui profite à plusieurs provinces. «Peut-être qu'il va y avoir un peu de chicane!», dit Paul Hinman, avant d'éclater d'un grand rire. «Mais un bon débat, ça fait toujours du bien!»

***

Le Devoir en Alberta

Précision du 10 mai 2010: Une imprécision a pu prêter à confusion dans ce texte. Les paiements de péréquation de 8,55 milliards versés au Québec représentent l'équivalent de 20,5% des revenus autonomes de la province (avant les revenus des sociétés d'État et les transferts fédéraux). Si l'on considère le budget total du Québec, qui est de 66 milliards, la péréquation représente 13% des revenus.
 
 
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  • Marie-France Legault
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 00h26
    Les turbulences du Québec.
    Si l'Alberta se réveille, le Québec subit les turbulences des séparatistes depuis 1968....
    tous les québécois ne sont pas séparatistes. La majorité est attaché au Canada. Nos ancêtres l'ont fondé en 1867...

    Un proverbe haïtien dit:

    "Les tonneaux vides font plus de bruit, que les tonneaux pleins"
    tirez vos conclusions!

  • bonneau
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 01h58
    La balkanisation du Canada
    Trudeau doit se retourner dans sa tombe. Il a sans cesse lutté vigoureusement contre ladite « balkanisation » du pays (la campagne du NON au référendum, l'accord du Lac Meech, de Charlottetown, etc.). Il semble que le thème d'une nation fragmentée et divisée est dans l'air. C'est ce que prônent non seulement le parti Wild Rose, Ted Morton, Tom Flanagan et compagnie, mais également le parti Conservateur, Maxime Bernier en particulier, sans oublier un paquet d'autres, incluant Gérard Latulippe, et bien entendu Pauline Marois et sa gang. C'est une grande question, qui mérite un sérieux débat, à savoir, allons nous rendre Ottawa complètement impuissant, pour être éventuellement gouverné par des eunuchs, comme dirait PET ?

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 06h32
    Comme au Québec
    ¸Ca fera comme au Québec, du dédoublement.Qui en profitera? , la fonction publique. Donc, plus de fonctionnaires, plus de taxes.

  • Jean Claude Pomerleau
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 06h56
    Ls fin du Canda de Trudeau
    Le Canada se métamorphose sans que le Québec prenne acte de ce qu'il peut tirer de cette transformation. La montée en puissance des provinces pétrolières a changé la dynamique: Le pouvoir est passé de l'Est vers l'Ouest et de l'État central (de convenance et arbitraire) vers les États naturelles (Provinces). Pour les provinces qui ont du pétrole, la doctrine politique d'un gouvernement central fort qui dicte aux provinces ses volontés est terminer. Nous sommes à la Fin du Canada de Trudeau:

    http://www.vigile.net/La-fin-du-Canada-de-Trudeau

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 07h29
    Québec touche 8,55 milliards en péréquation, soit 24 % de ses revenus totaux
    FAUX. Le budget du Québec est de 66 milliards. Ce 8,5G ne représente que 12% des revenus du Québec.

    La péréquation est une légende urbaine, un immense mensonge où on nous fait accroire qu’on reçoit un cadeau 8 milliards des riches Albertains, parce qu’on est une province pauvre, et qu’on se paie le gros party social-démocrate , des garderies à 7 piasses et l’université à 2k. C’est non seulement insultant, mais c'est surtout c’est un immense mensonge.

    En 2000, les Québécois ont envoyé 39,493G à Ottawa qui a retourné 41,383G, pour un gain théorique de 1,890G. Théorique parce que, dans le 41,383G, on a calculé une facture de 10,859G pour payer notre portion de la dette canadienne. En ARGENT RÉEL, les Québécois n'ont donc reçu que 30,524G, pour une perte monumentale de 8,969G.


    Entre 2000 et 2007 (dernières données disponibles sur Stats Can), les Québécois ont envoyé à Ottawa 355,021G et n'ont reçu, EN ARGENT RÉEL, que 288,084G, pour un vol (c'est le mot qu'il faut utiliser) de 66,937 milliards, une cinquantaine de CHUM ou d'autoroutes des Bleuets payés cash. C'est à part, évidemment, des 3 milliards que l'on perd dans les dédoublements. Voilà pour le grand mythe des 8 milliards de la péréquation tirés des merveilleux sables bitumineux.


    http://www.statcan.gc.ca/pub/13-018-x/2009002/t/ta

  • Jacques Dubreuil
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 07h33
    Québec - Canada
    Qu'y a-t-il de nouveau dans le racisme et la haine que le Canada entretient envers le Québec? C'est toujours la même chose depuis 1760 en passant par Durham et Trudeau, non?

  • Duchêne Denys Mehdi
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 07h53
    Une réalité toujours d'actualité
    «Certains pays ont trop d'histoire, le Canada lui, a trop de géographie». Mc Kenzie King 1949

  • Jean-Yves Larose
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 08h16
    Vers une véritable confédération?
    Il me semble évident qu'il y a une montée nationaliste dans l'Ouest canadien, particulièrement en Alberta.Actuellement, le Canada ne vit pas une véritable Confédération car il y a chevauchement des pouvoirs entre le provincial et le fédéral. Une véritable confédération donne des pouvoirs exclusifs aux provinces et laisse au gouvernement "confédératif" des pouvoirs d'intérêt commun pour l'ensemble des provinces et/ou états....Il est là le problème et personne ne veut s'attaquer au véritable litige et ce, malgré deux référendums importants au Québec qui auraient dû être reçus comme étant la nécessité de revoir toute l'application du système confédératif actuel. Ce n'est pas suffisant de se faire dire "Restez avec nous, on vous aime" . À quand la parole aux actes?

  • Hubert Grégoire
    Abonné
    samedi 8 mai 2010 09h19
    Alberta forte dans un Canada uni
    Cela me fait toujours sourire lorsque des provinces riches se plaignent de donner à la péréquation plus qu'ils n'en retirent. N'est-ce pas exactement la base de la péréquation?! Après tout, si une province riche recevait autant qu'elle donne, il n'y aurait rien à répartir...
    Les politiciens albertains sont des politiciens aussi menteurs et manipulateurs que les autres. Ils peuvent bien se plaindre que d'autres provinces ont des système sociaux plus élaborés, mais ils n'ont qu'eux-même à blâmer pour les tares sociales de l'Alberta. Le Québec aurait pu choisir d'envoyer un chèque à tous ses citoyens ou d'éliminer les impôts comme le fait l'Alberta, mais on a préféré se doter d'un système de garderie et d'un filet social plus élaboré.
    Néanmoins, il appert que le Québec et l'Alberta ont plus de points en commun qu'a première vue. On dirait qu'une alliance improbable est en trains de se dessiner : albertains (ultra)conservateurs côte à côte avec les méchants séparatisssssses! Qui l'aurait cru!

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 09h22
    Alberta copieur de Québec
    Gang de copieurs de Québécois, s'ils continuent comme ça à demander les mêmes afaires que nous avons déjà et d'autres que nous voulons avoir, ils vont finir par devenir des vilains séparatistes aussi.

  • Franfeluche
    Abonné
    samedi 8 mai 2010 09h47
    Je ne comprends pas !
    Comment expliquer qu'une province aussi riche que l'Alberta ait une dette de 4.7 milliards alors que le Québec en a une de 4.5 milliards ? Il ne faudrait pas me servir comme explication que c'est à cause de la péréquation. Cf. Le commentaire de M. Jacques Noël.

  • Le Voyageur
    Inscrite
    samedi 8 mai 2010 10h03
    Restons unis!
    Je n'aime pas trop cette situation où les provinces veulent essayer de s'autonomiser, comme si s'entraider entre elles leur enlève des pouvoirs. Mais je n'aime pas non plus comment parfois, le gouvernement fédéral se mêle trop des affaires relatives à ses propres provinces.
    Comme bonneau l'a énoncé, j'ai l'impression que le Canada se balkanise de plus en plus. Et ça me fait peur de voir le rêve de Trudeau d'un Canada uni se briser, pour faire place à une montée dangereuse du communautarisme national, voire même local.
    Et il faut bien l'observer : aujourd'hui, c'est un pays qui n'a plus confiance en lui, et la population en général se sent trahie par le gouvernement fédéral actuel des conservateurs qui ont complètement saccagé l'image et les valeurs les plus intouchables du Canada. En effet, si vous avez remarqué depuis plusieurs mois, aucune journée ne passe sans un acte inacceptable ou un projet de loi scandaleux imposé par notre gouvernement de dinosaures.
    Il est donc normal que les provinces veulent acquérir plus de pouvoir et s'autonomiser de plus en plus de cette dérive dangereuse du fédéral. Mais en ce qui compte pour l'Alberta, je trouve ça étrange qu'elle veut avoir plus de pouvoir. C'est la province la plus riche du pays et, actuellement, le premier ministre canadien est albertain, lui.

    Mais vous savez, quand on sait que 25% des Albertains veulent faire partie des États-Unis, quand on sait que l'Alberta est une province conservatrice, religieuse et très américanisée, on peut conclure que ses volontés d'autonomie n'ont souvent rien à voir avec une volonté de s'imposer encore plus dans le fédéral. À moins de vouloir faire séparation, comme le Québec a essayé deux fois sans succès.

  • Pierrecnd
    Abonné
    samedi 8 mai 2010 10h13
    @ Jacques Noël
    Trop simpliste votre commentaire.

    Déjà 12% c'est 12% de trop. Enlever la portion de dette fédérale du montant de la péréquation, ben voyons. Croyez-vous sincèrement que si le Québec se sépare il ne partira pas non plus avec 25% de la Dette fédérale? Ce qui serait sa juste part finalement. Et il faudra quoi par après? Se construire des ambassades? Et lorsque l'on connait les goûts de nos amis séparatistes il faudra que ce soit beau cher et évidemment différent puisque l'on est une société "tellement" différente. Et je suppose que la plus important sera à Paris et non pas à Washington qui est notre plus grand partenaire commercial.

    Je suis désolé mais le Québec a tous les avantages à rester dans le Canada. Il faudrait peut-être que les citoyens comprennent que si ils désirent avoir plus d'influence au fédéral il faudra peut-être cesser d'élire des candidats du BQ.

    Puis l'appartenance à un pays ne se compte pas en $$$$. Mais c'est une habitude tellement ancrée au Québec qu'on le fait même pour des régions comme MTL. ESt-ce que MTL reçoit sa juste part de Québec etc...

    Remarquez, comme je le dis souvent, je m'en fous un peu de tout ça car dans une vingtaine d'années je suis mort et mes enfants ont toutes faits le choix émotif et rationnel en même temps (quel paradoxe) de vivre à l'extérieur du Québec, une en Ontario (province qui se sent honteuse, contrairement au Québec de recevoir de la préréquation parce que ça veut dire qu'elle s'appauvrit) et l'autre aux USA où elle a obtenu en 2 mois un emploi à la hauteur de ses ambitions (pays pour lequel on saura dans 5-10 ans si elle a fait le bon choix). Mais ce qui est certain M. Noël et que, sauf votre respect, en lisant un discours comme le vôtre qui, à mon avis, est une négation totale de la réalité économique périclitante du Québec: "le futur économiques du Québec actuel qui, à l'intérieur ou à l'extérieur du cadre politique actuel, va droit dans un mur".

    C'est mon opinion

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 10h17
    Le grand mythe de la péréquation
    Il est vrai que le Québec reçoit 8 milliards de péréquation. Mais l’histoire s’arrête là. L’argent ne vient des riches Albertains. Edmonton, pas plus que Victoria ou Toronto, n'envoie une seule cenne noire à Québec.

    Le "tchèque" vient d’Ottawa. Qui prend le fric dans nos poches. Puisque c’est NOTRE fric. D’ailleurs l’Ontario, qui envoie 20 milliards de plus à Ottawa qu’elle ne reçoit, reçoit maintenant un milliard de péréquation, preuve de quoi il n’y a pas de lien entre les deux.

    La péréquation c’est notre fric, comme c’est notre fric qu’on nous envoie pour les gars du 22e, les Indiens d’Oka, les pêcheurs de la Gaspésie, et tout le reste.

    Dans l’extraordinaire Rapport Legault, si mal vendu par l'auteur mais que tous les Québécois devraient lire au moins une fois dans leur vie pour réaliser à quel point le Canada nous exploite, on apprend que le Québec ne recevait (en 2004) que 9,1% des dépenses des Affaires indiennes (7 milliards), o% de l’agence de développement de l’Atlantique (465 millions), 9% du budget de l’Agriculture (un budget de 5,2 milliards qui se retrouve dans l’ouest surtout), 12,9% du budget des Anciens combattants, 14,4% de la Défense (on est rendu à un budget de 19 milliards), 0% de l’Agence du développement de l’Ouest (315 millions), 15,5% du budget de l’environnement et 13,8% du budget des Ressources naturelles. On est loin du poids démographique de 24% ! Mais ça Maxime n'en parlera pas dans sa tournée...

    Alors qu’on recoive 59% de la péréquation, qu’est-ce que ca change? En bout de ligne, ce qui compte c’est combien on envoie et combien on reçoit ?

  • JAMAIS UN QUeBEC PAYS
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 10h35
    M. Noël
    Comme d'habitude vous sortez des beaux chiffres que vous tordez dans tous les sens.

    De tous les argent que le Québec envois à Ottawa, il ne devrait en théorie revenir à Québec que l'argent qui compense pour les services NORMALEMENT fournis par le gouvernement central, mais que la reconnaissance d'une société distincte fait qu'il y a eu des ententes administrative au cours des ans. Ottawa accorde de l'argent à Québec (et cela peu être sous forme de déduction au particulier) pour la collection de la TPS, pour les impôts, pour le régime des rentes et pour une panoplie de programmes similaire, qui dans le fond ne sont que des inefficacité et que dans plusieurs cas profiterait de l'économie d'échelle que le gouvernement fédéral pourrait avoir.

    Et ce que vous dites aussi à propos du vol est faut, vous n'attribuez qu'un montant pour la dette, mais que faite vous de tous les services que fournit le fédéral, passeport, armée et ne dites pas qu'elle ne fait rien pour le Québec, il y a eu le verglas pour n'en nommer qu'un il y a eu la crise d'octobre ou elle a sécurisé nos établissement publique contre la menace de terroristes meurtriers.

    Et oui M. Noël nos garderie à 7$ ne devrait pas être financé par les autres, nous n’en avons pas les moyen, l’endettement per capita des québécois (dette publique et privé) est presqu’au même niveau que celui de la Grèce.

    Une province qui est bien administré, ce qui veut dire dépense selon ses moyen et ne se paye pas des programme sociaux au dessus de ses moyen, n’a pas à recevoir $0.01 des autres.

  • Réjean Drouin
    Abonné
    samedi 8 mai 2010 11h20
    La péréquation c'est NOTRE argent
    JAMAIS UN QUeBEC PAYS a dit ""Une province qui est bien administré, .. n’a pas à recevoir $0.01 des autres.""

    Nous envoyons plus de 60 milliards par année à Ottawa. L'argent de la péréquation est NOTRE argent.

  • Réjean Drouin
    Abonné
    samedi 8 mai 2010 11h27
    On ne se sépare pas de soi-même
    bayle a écrit ""tous les québécois ne sont pas séparatistes. La majorité est attaché au Canada. Nos ancêtres l'ont fondé en 1867...""

    bayle fait aveu d'ignorance. Rectifions : Le Canada a été fondé en 1608 par les Canadiens, les anglais en ont prit possession en 1763 et ils ont fondé le canada-des-anglos en 1867 pour mieux dominer les Canadiens.

    Les Québécois sont les Canadiens et le Canada c'est le Québec. On ne sépare pas de soi-même mais on doit se débarrasser de ceux qui sont incapables de nous respecter.

    www.canadalibre.ca

  • Pierre Véronneau
    Inscrite
    samedi 8 mai 2010 11h52
    A beau mentir qui viens de loin ?
    J'ai demeuré en C-B pendant 10 ans. Les gens de la C-B ne nous haïssent pas du tout, c'est un mensonge charrié par les médias. La C-B a de la misère avec l'Alberta , a tout le moins c'est ce que j'ai entendu ya six mois lors de mon dernier passage. L'Alberta n'aime pas tellement la C-B, ni les Maritimes ni l'Ontario, l'Alberta n'aime qu'elle même. Le Québec passe assez loin derrières les autres merci. Les Albertains apprécient beaucoup les travailleurs Québécois car ils sont travaillant. On est" chialeux " mais TRAVAILLANT! Le Québec bashing est en grande partie initié par des journalistes en mal de vendre de la copie. Je défie n'importe qui a venir débattre n'importe où n'importe quand. de qui haï vraiment le Québec!
    Pierre Véronneau
    Montréal

  • Patrick Asselin
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 11h57
    Jacques Noel, tu as raison
    Pour mieux comprendre la péréquation il faut la regarder globalement et la comparer aux autres provinces. Le Québec, PER CAPITA, reçoit deux fois moins que les provinces maritimes.

    Au Québec et par année, c'est environ $1000 par personne. Au Nouveau Brunswick, c'est $2300, Manitoba $1700, IPE $2400 et Nouvelle-Écosse $1600.

    Il sera de moins en moins payant de demeurer dans la confédération canadienne si Ottawa réduit encore une fois les transferts fédéraux pour le Québec. Son indépendance deviendra la solution la plus rentable ou alors les québécois devront payer davantage au niveau provincial .

    Et ça prendra plus qu'un Maxime Bernier pour renverser la vapeur.

  • TRIPOD
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 12h00
    Je le dis et je le répète ...
    Je le dis et je le répète, NOUS N'AVONS PLUS LES MOYENS DE SE PAYER DEUX (2) PALIERS DE GOUVERNEMENTS surtout lorsque ceux-ci ont des visées diamétralement opposées sur l'avenir d'une province que ce soit au Québec ou ailleurs et qu'il y autant de corruption aux deux (2) niveaux !

    C'est un fait , nous payons beaucoup trop de taxes pour le peu de services que nous recevons que ce soit au fédéral, au provincial ou au municipal. Nous payons de plus en plus de taxes, certaines ont plus que doublées, ce qui n'est pas le cas des services qui eux ont subis des coupes parfois drastiques ! Si nous devons rester au Canada (ils nous ont bien dit qu'ils nous aimaient en 1995 !) débarrassons-nous de Charest et cie et "rentabilisons" la fonction publique fédérale et, comme le ROC ne payons des taxes qu'à un endroit ! Commençons également à réapprendre à vivre selon nos moyens et priorisont les "vraies affaires" comme la Santé et l'Éducation !

    Si deux (2) paliers de gouvernements c'est trop pour le Québec, ça doit sûrement l'être pour les autres provinces ! "Engraisser" deux (2) cochons coûte toujours plus cher qu'en "engraisser" qu'un seul surtout lorsqu'ils sont très "gourmands" tous les deux et qu'ils "mangent" pour trois (3) et que le prix de la "moulée" ne cesse de monter !!!

  • France Marcotte
    Abonnée
    samedi 8 mai 2010 12h09
    La balance des valeurs
    Pour en revenir à l'Alberta, quoi de plus normal, pour cette province qui se sentait depuis toujours aliénée avec tout l'Ouest dans la fédération canadienne, que de chercher à s'affirmer maintenant qu'elle est riche et prospère? L'élection de S.Harper en est une manifestation. Ce qui est agaçant, ce sont les valeurs que le poids politique et économique de cette province contribuent à mettre de l'avant, valeurs dont nous avons déjà un aperçu des effets, même avec un gouvernement minoritaire. Le pétrole, sur lequel repose la prospérité de l'Alberta, l'amène à adopter des positions rétrogrades sur la question environnementale que ne partagent pas les Québécois. On peut supposer que la montée en force de ces valeurs fera sous peu paraître salvatrice au Québec la possibilité de l'indépendance.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 12h09
    @ Fanfreluche un peu mêlé
    Fanfreluche écrit : «l'Alberta ait une dette de 4.7 milliards alors que le Québec en a une de 4.5 milliards »

    Erreur, l’Alberta n’a pas de dettes mais des économies et le Québec est endette jusqu’aux yeux. Vous faites référence au déficit annuel récent des 2 provinces, ce qui est fort différent.

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 12h33
    Réponses
    @pierrecnd
    Ce sont les données officielles de Stats-Can!
    Vous avez vu combien le Manitoba reçoit en péréquation (per capita c'est le double du Québec)

    Pour ce qui est de la portion de la dette canadienne que le Québec devrait prendre du Canada, Bélanger-Campeau l'estimait à 18,5%, c'est-à-dire la valeur des biens fédéraux au Québec sur la valeur des biens fédéraux au Canada (c'est comme ça que ça marche lorsqu'on se sépare). 20 ans plus tard, on doit être autour de 17%. C'est pour ca que les calculs de Maxime Bernier sur la dette d,un Québec libre à 92% du PIB sont RIDICULES.

    Quant aux couts des ambassades québécoises, faites-moi rire! On loue un bureau dans la capitale pour quelques centaines de milliers de dollars et on a notre ambassade. 50 ambassades au début, couteraient une dizaine de millions de dollars sur un budget de plus de 100 milliards!

    @Jamais
    Prenons 2000. Le 30,524G qu'Ottawa a dépensés au Québec comprennent la péréquation, les transferts à Québec, les pensions de vieillesse, les passeports (en fait ils sont payants!), les douanes, les bases militaires, les Indiens, les aéroports, name it. Ca comprend toutes les dépensesque Fédéral a fait au Québec en 2000

    Cette année là donc, si le Québec avait été libre, il aurait pu assurer les mêmes mêmes mêmes services qu'Ottawa a assurés au Québec et dégager un beau 9 milliards.

  • Duchêne Denys Mehdi
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 12h33
    @ pierrecnd
    D'exposer ici sur cette tribune, le choix «émotionnel et rationnel» de vos enfants qui ont choisi leur carrière ailleurs qu'au Québec pour tenter de nous faire croire que l'herbe est plus verte chez le voisin, n,est guère convaincant. Les programmes sociaux ontariens ne sont guère équivalent à ceux du Québec et pour les É.U, seul pays occidental depuis 1998 où il se construit plus de prison que d'école et que des détecteurs d'armes à feu à l'entrée des écoles secondaires sont devenus la norme plutôt que l'exception montre que le côté rationnel de s'installer dans ce «marché géant du désaroi» est plutôt déficiant.

  • Alain Deloin
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 13h00
    @ Franfeluche
    >Comment expliquer qu'une province aussi riche que l'Alberta ait une dette de 4.7 milliards alors que le Québec en a une de 4.5 milliards ? <

    Vous confondez dette et deficit.

    4.7 milliards $ c'est le deficit annuel, exceptionnel pour l'Alberta, qui generalement degage des excedents. C'est un des effets de la crise, de l'effondrement des cours du petrole et du plan de relance gouvernemental.



    Depuis 2001 L"Alberta n'a plus de dette. Voir le Tableau 13.10 page 69 dans le document suivant (Statistique Quebec):

    http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/econm_finnc/con


    A la page 71, Tableau 13.12 le rapport dette nette/PIB.
    Le Quebec est la province la plus endettee au pays.

  • Paul Corbeil, Québec et Labrador
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 13h03
    Partition illégal du Labrador

  • Paul Corbeil, Québec et Labrador
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 13h05
    Comment le conseil privé de Londre a partitionné illégalement le Labrador

  • Pierrecnd
    Abonné
    samedi 8 mai 2010 13h10
    Toujours la même chose rien de nouveau sous le soleil
    Cher M. Duchesne,

    Ceci sera ma dernière intervention. Ce que je voulais tout simplement dire dans mon commentaire c'est qu'au Québec depuis plus de 40 ans (c'est près d'un demi-siècle ça, on n'a fait aucune remise en question en profondeur de nos choix. Je parle ici de remise en question digne de ce nom. Ce doit être nos restants de religions: on doit tellement être certain de que nos choix sont les meilleurs sinon on n'arriverait pas à dormir je suppose...

    Écoutez, j'ai 56 ans et depuis le milieux des années 60 j'entends exactement les mêmes arguments! Jamais de remise en question de nos choix même lorsque l'on voit qu'ils ne fonctionnent pas. On fait comme vous et on va chercher des arguments du pire chez les autres pour justifier nos erreurs. Si notre modèle québécois fonctionne si bien pourquoi sommes-nous incapable de sortir de l'ornière et SVP lâchez moi avec un c'est à cause du Fédéral, trouvez mieux que ça , ça fait 40 ans que je l'entends celle-la. Nos choix n'en seraient pas la cause pour un petit peu tiens je vais être généreux juste pour un petit 17%.

    Pour moi avoir à supporter un politicien du Québec qui est en politique depuis les années 80-90 c'est équivalent à lorsque j'avais 14 ans et que j'écoutais jean-Jacques Bertrand ou autre fossile le l'Union Nationale du temps. Il y en a tout partis confondus qui ne savent pas quand partir.

    Je veux tout simplement que l'on cesse donc ici au Québec de se croire toujours les meilleurs et que les autres n'ont jamais raison, que les autres nous détestent juste parce qu'ils ne sont pas d'accord avec nous et qu'il sont nécessairement mal informés seulement parce qu'ils ont une pensée différente. À ce que je sache les Ontariens ne sont pas tous des imbéciles, les gars de l'ouest tous propriétaires de chevaux et ne s'amusent pas tous à tirer du fusil les fin de semaine. Les gens de CB ne sont pas tous friands du New Age, les gens des Maritimes ne sentent pas tous le poisson, et il y a même, imaginez-vous, des Québécois qui n'ont pas de vestes à carreaux dans leur garderobe ni de drapeau fleurdelysé qui est en fait un ramassis de symboles coloniaux du temps des colonies française.!!! Les Américains ne sont pas tous des tueurs sanguinaires et sans instructions, et pour votre information les gens du Texas ne mangent pas tous du BBQ etc...

    Et en passant si vous pensez que le PQ se contentera de louer de petits bureaux comme ambassades vous rêvez en couleurs technicolores, mais de toute manière c'est juste une goutte d'eau. Moi pour être franc, je suis tout simplement fatigué et désabusé de voir des "pelleteux de nuages" en politique active et qui me prennent pour une cloche. Et ne vous y méprenez pas: PQ, PLQ, BQ, QS, PC c'est tous du pareil au même des gens qui désirent le pouvoir et qui sont plus fidèles à leur conviction qu'aux concitoyens qu'ils représentent. Et ça vaut pour tous.Tant que l'on vivra dans un système où les députés sont plus liés à leur parti (ligne de parti quand tu nous tiens) qu'envers leurs commettants) ça ne changera pas et c'est justement ça le plus triste.

    C'est mon opinion

  • Abuelo
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 13h37
    Alberta séparatiste.
    J`espère bien que les Albertains gagnent leur indépendance des leurs premier référendum, comme ca sa vas nous éviter une facture environnementale impossible à prévoir dans 20 ans. 10g 100g 1000g qui sait, c`est épeurant ce qui se passe dans les sables et je ne veut pas que mes enfants paient pour ca. Je vais meme me renseigner c`est quoi le Wildrose et faire une petite contribution monétaire pour les aider s`il le faut.

  • mark
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 16h08
    @Duchêne Denys Mehdi, pierrecnd a raison.
    Quelqu'un qui a du succès et une bonne job n'a pas d'avantage à rester au Québec, les programmes sociaux sont inutiles pour ces gens-là. Alors nul doute que ces enfants ont fait le bon choix, financièrement parlant. Tant qu'ils peuvent vivre loin les uns des autres...

  • mark
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 16h15
    @ pierrecnd
    Je commence à penser comme vous. Voter pour le bloc sert à rien. La preuve, les Albertains votent pour Harper et auront ce qu'ils veulent, ils votent pour le pouvoir, pas pour l'opposition à vie... inutile

  • mark
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 16h20
    @ TRIPOD
    100% d'accord. 2 gouvernements, c'est 2 rapports d'impôt, double de paperrasse pour les pme, double de taxe, 2 fois plus de chicanes, corruption x 2.....et finalement rien n'avance.

    Les albertains devrait apprendre de nos erreurs, ca rend les politiciens locaux populaires, mais ca augmente les taxes, les impots et le trouble.

  • NELL HALLE
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 16h53
    @ pierrecnd
    Quand on ce vante d'envoyer ses enfants hors du quebec pour cause de politique, c'est marginale votre affaire.
    Pourquoi n'avez vous pas suivi vos enfants.
    Nous en connaissons qui ont vécus hors du Québec et apres un certaine période ils étaient bien content de revenir .
    Moi même j'ai vécu aux État -unis et J'ai bien fait mon affaire, mais Je n"ai pas perdu l'amour de mon Québec, et Je trouve niaiseux de partir pour une question politique a moins d'être borner
    nell halle

  • Pierre-E. Paradis
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 17h31
    Communautarisme vs. autonomisme
    @Le Voyageur:
    «Et ça me fait peur de voir le rêve de Trudeau d'un Canada uni se briser, pour faire place à une montée dangereuse du communautarisme national, voire même local. »
    ----
    Il ne faut pas confondre le communautarisme avec l'autonomie des provinces.

    Le communautarisme, c'est le repli en «ghettos» des nouvelles communautés immigrantes, qui n'apprennent pas le français (et de moins en moins l'anglais), veulent appliquer la charia et je ne sais quoi encore...

    Le communautarisme est l'effet pervers de la Charte des droits et libertés et du multiculturalisme de Trudeau, qui a utilisé ces mécanismes pour créer un super-gouvernement fédéral en divisant et affaiblissant le Québec et les autres provinces.

    À mon avis, il n'y a pas de danger de «balkanisation» dans l'autonomie des provinces, au contraire. La Constitution de 1867 a donné une «Couronne» à chaque province, donc une souveraineté pleine et entière dans ses champs de compétences.

    Il suffit qu'Ottawa se calme le pompon et respecte les compétences des provinces. Nous aurons alors un beau Commonwealth du Canada qui fonctionnera beaucoup mieux que cette pseudo-fédération centralisatrice, héritage du PET que vous semblez tant regretter...

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    samedi 8 mai 2010 17h59
    Une véritable confédération
    Une véritable confédération de cinq ou six régions: Atlantique, Québec, Ontario, etc., est une idée à considérer.

  • Duchêne Denys Mehdi
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 18h25
    @ jamais un Québec pays
    Comme pseudonyme sur une tribune d'un quotidien qui a affiché ses couleurs non seulement autonomiste mais invité ses lecteurs à appuyer la souveraineté du québec en 1995, c'est plutôt insultant et provocateur. Digne «des valets de service de l'Empire britannique» libéraux siègeant à Ottawa.

    La crise d'ocotobre dont vous faites référence a suspendu les droits et libertés d'un peuple, a emprisonné des poètes, des écrivains, des peintres, etc. «Un pays qui emprisonne ses artistes est un pays sans avenir». Carlos Castanedas

    Et le système de garderie au québec est envié même dans le ROC. Le Gouvernement manitobain en 2008 et celui de l'Ontario en 2007 ont créé des Comités d'analyse de ce système pour en étudier la faisabilité. Des spécialistes de l'éducation et des questions sociales de l'adm. Obama sont débarqués à Québec l'été dernier pour observer ce système.

  • Duchêne Denys Mehdi
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 18h31
    @pierre cnd
    Se comparer au pire, peut aussi permettre d'éviter les pires des politiques. Et ne vous en déplaise, même chez le Gouv. de droite de Charest, les analystes libéraux ou les universitaires à contrat chargé d'étudier les différentes politiques sociales, économiques des différents gouvernements en Occident, débutent par ce qui se fait en Scandinavie. Population similaire, politiques sociales similaires, climat similaire, etc.

    Et je ne suis pas péquiste Monsieur, si vous l,aviez cru selon vos commentaires. J'ai largué ce parti quelques mois après l'arrivée de Bouchard comme 175,000 autres péquistes. On peut être souverainiste et non péquiste, et ce depuis plus 30 ans.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    samedi 8 mai 2010 18h38
    M Noël
    Personne n'a pu contester les chiffres de Monsieur Noël. Certains se contentent de le tourner en ridicule au lieu de discuter des chiffres. C'est ce qu'on appelle tirer sur le messager.

  • Francois-Xavier Jourdain
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 20h30
    Bien d'accord avec vous M. Nell Halle
    C'est comme la situation d'un Tibétain qui quitte le Tibet pour faire des études, parce que, restreint dans son pays. Mais comme la plupart de ses hexilés, désire y retourner dans le but ultime de pouvoir un jour se battre pour faire règner une justice, dans cet enfer.

    Selon-moi, quelqu'un qui parle de quitter son pays, ou sa province, pour des motifs monétaires seulement, je trouve ca lâche pas à peu près.

    Tant mieux s'il en restent qui continue de se battre, même si sa doit prendre 500 ans pour se réaliser. Moi c'est comme ca que j'ai été élevé, avec congruence et de la détermination de participer à ce que je crois juste.

    @ mark
    L'alberta vote pour Harper et les conservateurs parce qu'ils défendent les intérêts des albertains et de ceux qu'ils représentent. S'il y avait un autre parti au pouvoir, beaucoup de citoyens voteraient encore pour Harper, parce qu'ils auraient la conviction que celui-ci les représentent bien. Ce ne serais pas seulement dans le but de vouloir créer une division idéologique ou politique!
    Ici, beaucoup de québécois votent pour le bloc ou pour le parti québécois, sans doutes parce qu'ils ont la conviction qu'ils servent les intérêts des Québécois, et non pas seulement, encore une fois, dans le but de créer une division.

    C'est démocratique...

  • reneehoude
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 21h37
    Est-ce que L'Alberta se prepare a se séparer
    Que le Québec ait reussi à s'attribuer pleins de pouvoirs du fédéral que les autres provinces n'ont pas... en guise que nous sommes differents, une société distincte, un peuple...my eye!...moi j'ai toujours pensé que c'était pour se préparer a se séparer un jour....

    Alors ....si jamais l'Alberta se séparait, le Québec aurait le (excusez) le "Q" dans la rue. Il nous manquerait des milliards et il faudrait absolument prendre ces milliards manquants de notre Caisse des Dépots (nos pensions retraites). Alors....On fait mieux de se reveiller...hier....cela presse!

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 21h50
    @ M. Raymond Saint-Arnaud pour une confédération
    D’accord avec M. Raymond Saint-Arnaud qui écrit : «Une véritable confédération de cinq ou six régions: Atlantique, Québec, Ontario, etc., est une idée à considérer»

    Je dirais plus, je dirais même, une idée, qui devrait être achetée par fédéralistes et souverainistes, à mettre de l’avant tout de suite par un parti politique intelligent. Une confédération canadienne d’États souverains pourrait aller chercher au moins 60 % de OUI à un futur référendum bien clair sur la question.

  • mark
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 22h45
    @Francois-Xavier Jourdain
    Je peux comprendre un vote pour le PQ, car il peut accéder au pouvoir. Mais un vote pour le bloc? Le Québec serait mieux représenté dans le conseil des ministres que dans l'opposition, c'est aussi simple que ça, la preuve: l'Alberta.

    Maintenant, je comprends aussi qu'il y a un problème de réel choix et d'alternative pour les Québécois, et je constate que souvent, le vote pour le bloc est un vote par "dépit".

    C'est démocratique...aussi

  • Michel Lacey
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 23h09
    Triste fin
    L'Alberta qui désire son indépendance, c'est louable si la majorité en décide. Mais ce qui est triste c'est que pour ces ressources, elle s'agglutinera avec les É-U, ou se fera carrément annexer par eux.

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 23h17
    Interprétation tordue!
    @Réjean Drouin....

    -. "aveu d'ignorance" Faux....
    J'avoue plutôt ma connaissance de l'HISTOIRE

    Le Canada a été fondé en 1867. Nous étions QUATRE partenaires: Québec, Ontario, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick. L'Acte d Union 1840 a précédé la fondation en unissant le Haut et le Bas Canada, Lafontaine et Baldwin ont été les grands facilitateurs. Une grande coopération s'est établi entre ces DEUX GRANDS CANADIENS: anglophone et francophone.

    -. La ville de Québec a été fondée en 1608. Le Kanata n'existait pas encore LÉGALEMENT politiquement. Les amérindiens occupaient tout le territoire du Canada, Plusieurs tribus sont disparues lors de la venue des européens. Car on leur a imposé une culture, une langue, qui n'étaient pas les leurs.

    Le Canada est une Confédération de 10 provinces les Territoires du Nord Ouest le Nunavit. Le Québec est une province et non un état. S'il veut se séparer, on appelle ça une SÉCESSION et non la souveraineté. Le Québec appartient au Canada, il en fait partie...depuis 1867 et cela, même si certains ne le veulent pas, pour différentes raisons liées au nationalisme
    réducteur.
    Se séparer de soi même...est un jeu de mots tordu, c'est se séparer d'une fédération existante le Canada....se séparer de tous les partenaires des 9 autres provinces.
    Les gens savent très bien que c'est une Sécession que les séparatistes veulent ce n'est pas un divorce quelconque, une scision, une excision, une chicane de perron d'église...Il ne faut pas jouer avec les mots et leur faire dire ce qu'on désire...ça pourrait devenir des MAUX....

  • guido3005
    Inscrit
    dimanche 9 mai 2010 00h48
    Les Albertains peuvent s'énerver pour le temps qu'ils leur reste à pavaner
    Moi ça me fait rire. Dans deux décennies les Albertains vont commencer à pleurer car ils n,auront plus de pétrole et n,auront que leurs champs de blé. On verra s'ils vont continuer alors à nous faire ...

  • Sanzalure
    Inscrit
    dimanche 9 mai 2010 01h03
    @pierrecnd
    «Je suis désolé mais le Québec a tous les avantages à rester dans le Canada» selon pierrecnd.

    Il est possible que certains québécois tirent avantage de leur appartenance au Canada, mais personnellement je n'en ai rien à cirer.

    Je suis tanné que les «rednecks» des prairies nous fassent passer pour des colons à la grandeur de la planète à cause de leurs positions rétrogrades sur l'avortement, l'homosexualité, l'environnement, la culture, la haute finance, la guerre et tout le reste.

    Je pense qu'en envoyant l'armée canadienne nous faire des ennemis à l'étranger Stephen Harper compromet notre sécurité nationale bien plus que l'opposition qui cherche à savoir ce qui se passe dans les coulisses du pouvoir.

    Moi j'ai vécu simplement toute ma vie, et ça ne me ferait pas pleurer longtemps si quelques bien nantis québécois perdaient un peu de leur pouvoir d'achat suite à la séparation.

    Serge Grenier

  • Paul Corbeil, Québec et Labrador
    Inscrit
    dimanche 9 mai 2010 09h01
    SI LA SÉPARATION DE L'ABERTA DU CANADA ANGLAIS EST BON POUR LES ANGLO-SAXONS, IL EST NORMAL ET DE LA SÉPARATION DU QUÉBEC ET LABRADOR POUR LA NATION FRANCHOPHONNE
    LE TERRITOIRE DU LABRADOR APPARTIENT À LA NATION DU QUÉBEC, IL APPARTIENT AU PAYS DU QUÉBEC ET LABRADOR
    Lors du dernier référendum le ministre Stéphan Dion, menaçait tout simplement de partitionner l’ouest de Montréal si le référendum avait lieu! Dire de pareil menace au peuple Québécois est signe malheureusement du plus haut mépris d’un francophone vendu au canada anglais! Il a eu Juda dans la Bible, la nation Québécoise elle, elle a son Dion! En passant Stéphane Dion si tu veux parler de partition du Québec il faudra commencer un jour, venir à parler de la partition illégal oui j’ai bien écrit de partition illégal de notre territoire du Labrador sans référendum pour le donner gratuitement au Terre-Neuviens pour son accession au canada anglais! Il faudra nécessairement qu’un jour que toutes les instances Internationales entre autre les Nation-Unis et surtout la Cours et le Tribunal International de la Haye au Pays Bas se prononcent par un jugement pour la rétrocession de notre territoire du Labrador au pays du Québec! Quand le Bloc Québécois et le Parti Québécois de même que Québec Solidaire le nouveau venu, soulèveront t cette question en chambre au Parlement du Québec! Il faudra dans un avenir rapprocher coute que coute venir à ce débat inévitable, à cette démarche inévitable aux yeux de toute la Nation du pays du Québec! J’ai écrit plusieurs lettres à ce sujet au Bloc Québécois et au Parti Québécois, j’attends toujours des réponses de leur part pour commencer des discussions pour qu’ils entament ce vrai débat plus que d’actualité et rendue nécessaire!
    http://espace.canoe.ca/group/journalmtl/blog/view/
    http://www.ledevoir.com/politique/canada/288470/vi
    http://m.ledevoir.com/politique/canada/288470/ving
    Paul Corbeil
    Saint-Joseph de Mékinac
    Pays du Québec et Labrador

  • Réal Ouellet
    Abonné
    dimanche 9 mai 2010 09h03
    Trudeau
    @pierrecnd

    Le québec a déjà élu 76 députés libéraux et c'est à cette occasion qu'il a le plus reculé!

    Félicitation pour votre beau programme!

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    dimanche 9 mai 2010 10h28
    À monsieur Verroneau
    Alors que vous viviez en CB, est-ce que vous pouviez parler français dans les commerces, les administrations et la population, qui aime tant le Québec? Ou deviez-vous parler LEUR langue?

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    dimanche 9 mai 2010 10h30
    Pas surprenant que les débats tournent en rond
    Quand on lit certains commentaires primaires de cette chronique, on se dit que la géométrie du cercle est une loi imparable de l'univers.

    À ceux qui ne sont pas forts en calcul, je vous suggère de vous pencher sur cette question : quand le Québec s'excisera comme le dit le chose Bayle, qui n'a pas encore compris pourquoi on nomme ainsi avec mépris le projet d'autonomie de 60 % des québécois francophones, il sera inéluctable que la discussion sur la dette soit balisée. On devra alors déterminer, comme l'avait pertinemment souligner Jacques Parizeau, les bornes temporelles de cette dette, qui sera vraisemblablement le début de la Confédération.

    Rappelons que cette organisation, appelée Canada, n'a jamais été fondée sur un référendum, pas plus qu'une élection. Si nos apprentis historiens font leurs devoirs, ils trouveront probablement que ce plus démocratique pays au monde a tiré profit de ce Bas-Canada devenu Québec. Leur expansion déjà bloquée vers l'ouest par la création antérieure du Haut-Canada, on verra le début d'un déclin des Canadiens, francophones et québécois d'alors. Mais pendant longtemps, la Confédération tirait profit du Québec, jusqu'au jour bien sûr, où on l'aura appauvri.

  • Nathan Geib
    Inscrit
    dimanche 9 mai 2010 10h56
    Environnementale?
    Il est toujours plus facile de critiquer la politique environnementale d'une autre région. Tout comme les Européens critiquent la chasse au phoque. Tout comme les Américains critiquent l'amiante au Québec.

    Si les sables bitumineux ont été au Québec l'ensemble de ces postes de l'environnement contre l'Alberta serait tout à fait différentes. Quelque chose à penser.

    Si les Québécois veulent vraiment aider l'environnement qu'elles cesseraient de vote pour le Bloc et aurait des électeurs de M. Dion et de la taxe carbone. Cela aurait contribué à la situation. À travers les Québécois, tout comme se plaindre, mais sont dépourvus de toute action réelle.

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    dimanche 9 mai 2010 12h53
    Refuser toutes les tentatives.
    partant du PRINCIPE que les péquistes et les bloquistes veulent la SÉCESSION, que c'est leur raison d'être, il aurait été inconcevable, impossible, inimaginable, que ceux-ci puissent trouver la moindre parcelle d'accommodement, dans toutes les formules que ce soit: Charlottetown, Accord du Lac Meech, Rapatriement de 1982...

    Rien ne poura JAMAIS les satisfaire et le ROC sera toujours considéré comme le MÉCHANT, celui qui ne veut pas négocier...c'est SA faute...
    Ce qui revient à confirmer ce que Doris Lussier disait: Il faut mettre tout ce qui ne va pas au Québec
    sur le dos du Fédéral... et ça marche...pour certains...

    Tous ces rendez-vous manqués parce que ceux qui négociaient ne voulaient pas que ça fonctionne pour JUSTIFIER la Sécession...

    Je dois avouer que ça change rien dans la vraie vie des québécois.
    Nation reconnue ou pas...les québécois doivent travailler, gagner leur croûte...souvent certains ont deux emplois pour arriver, ils doivent payer l'hypothèque, les études de leur enfant, la nourriture, le vêtement etc...

    Toutes ces chicanes inutiles sont du PASSÉ et ont été fomentées par les séparatistes québécois...les autres en ont rien à foutre...
    Qu'on se le dise...

  • Jean-Pierre Aubry
    Abonné
    dimanche 9 mai 2010 15h49
    Analyse de l’effort de redistribution par le fédéral
    Le programme de péréquation a été conçu pour réduire les inégalités entre les assiettes fiscales per capita entre provinces. Cela n’a rien à voir avec l’égalisation (ou uniformisation) des services offerts dans chaque province. Ce programme est là pour permettre à aux provinces de s’offrir des services comparables à un taux de taxation comparable. Cependant, une province peut décider de s’offrir plus de services que la moyenne canadienne en taxant plus ses citoyens. Une province peut également décider de s’offrir moins de services que la moyenne canadienne en taxant moins ses contribuables. Il n’y a aucun problème à ce qu’une province dont l’assette fiscale est plus petite que la moyenne reçoive des droits de péréquation et s’offre plus des services, en taxant à un plus haut taux ses contribuables qu’une province riche ne le ferait. Si les Albertains veulent recevoir relativement peu de services de leur gouvernement provincial et être peu taxé, c’est leur choix. Si les Québécois veulent recevoir plus de services de leur gouvernement provincial tout en étant plus taxés, c’est leur choix.


    Il est inapproprié de présenter le programme de péréquation en présentant UNIQUEMENT les droits de péréquation versés à certaines provinces (ex. 8,4 G$ [milliards de dollars]au Québec et 0,35 G$ en Ontario en 2009-2010) et la somme totale de ces droits (ex. une enveloppe totale de 14,2 G$ en 2009-2010).

    Il faut ÉGALEMENT présenter les transferts nets de fonds entre provinces générés par ce programme. Si nous faisons l’hypothèse que le Québec contribue à 22% des revenus du Fédéral et l’Ontario à 40% de ceux-ci, nous obtenons une estimation de la contribution de ces deux provinces à la levée de fonds faite par le gouvernement fédéral pour payer les droits de péréquation. Ces montants sont de 3,1 milliards de dollars provenant du Québec et 5,7 milliards de dollars provenant de l’Ontario. Ces chiffres impliquent que le Québec recevrait une ENTRÉE de fonds de 5,33 milliards de dollars orchestrée par le gouvernement fédéral par le biais du programme de péréquation. Ce programme impliquerait une SORTIE nette de fonds de l’Ontario de 5,35 milliards de dollars. Personnellement, je préfère penser que le gouvernement du Québec reçoit du programme de péréquation du transfert net de fonds de près de 5 milliards de dollars que de dire qu’il reçoit 8,4 G$. Il est extrêmement malheureux que le gouvernement fédéral refuse d’expliquer ce programme en ces termes et chercher à donner le message que les provinces qui ne reçoivent pas de droits de péréquation ne perdent rien un peu comme si l’argent venait du ciel.

    Il est également approprié d’analyser le programme de péréquation en termes de droits versés et de transferts nets de fonds sur une base per capita, puisque la formule menant au calcul des droits de péréquation a été conçue de cette façon.

    Il est grandement souhaitable d’analyser l’ensemble des transferts bruts et nets de fonds, sur une base nominale et une base per capita, provenant de l’ensemble des transferts versés par le gouvernement fédéral à chaque province et territoire. Ainsi en 2009-2010, le gouvernement a versé un montant de 63,7 G$ aux provinces et aux territores, soit 1,892 $ par Canadien.
    Terre-Neuve-et-Labrador Total : 1,3 G$ per capita 2,488
    Île-du-Prince-Edward Total : 0,6 G$ per capita 4,340
    Nouvelle-Écosse Total : 3,0 G$ per capita 3,192
    Nouveau-Brunswick Total : 2,8 G$ per capita 3,706
    Québec Total :19,0 G$ per capita 2,428
    Ontario Total: 17,9 G$ per capita 1,375
    Manitoba Total : 3,8 G$ per capita 3,139
    Saskatchewan Total : 1,6 G$ per capita 1,549
    Alberta Total : 4,1 G$ per capita 1,123
    Colombie-Britannique Total : 6,4 G$ per capita 1,431
    Source : Voir http://www.fin.gc.ca/fedprov/mtp-fra.asp

    Il est également souhaitable d’analyser la répartition provinciale des fonds distribués par le gouvernement par le biais de ses grands programmes de transferts aux particuliers. En 2009-2010 le montant total de ces transferts a été de 69,7 G$, réparti entre trois grands programmes :
    Prestation aux aînés 35 G$
    Prestation d’assurance-emploi 22 G$
    Prestation pour enfants 12,3 G$
    Source : tableau 4.2.5 dans le dernier budget fédéral.

    Pour avoir une bonne compréhension de l’effort de redistribution de la richesse entre provinces impliquées par les programmes de transferts aux particuliers et aux provinces (133,4 G$ en 2010-2011), il faut regarder non seulement aux transferts brutes per capita mais aussi aux transferts nets per capita par provinces. Le programme de péréquation ne représente donc qu’une partie de cet effort. Voir http://www.eqtff-pfft.ca/submissions/AnalyserLePro

    Pour avoir une compréhension de l’effort de redistribution par provinces venant de l’ensemble des revenus et dépenses du gouvernement fédéral, il regarder les tableaux de Statistique Canada comme le souligne M. Jacques Noël. http://www.statcan.gc.ca/pub/13-018-x/2009002/t/ta
    Cependant, il me semble incorrecte d’enlever dans le calcul des transferts nets les dépenses pour le service de la dette du gouvernement fédéral, sous prétexte que cela n’est pas de « l’argent réel ». Il faut payer les intérêts sur sa dette. Le faire ce n’est se faire voler. De plus, les Québécois, leurs régimes de pension et les institutions québécoises (financières et autres) détiennent des titres de dette du gouvernement fédéral et reçoivent des intérêts sur ces actifs financiers. Il en en de même pour le cas du gouvernement du Québec. On ne peut pas dire que les Québécois se font voler parce le gouvernement du Québec verse des intérêts sur sa dette (9 G$ en 2010-2011). Que dira-t-on si le Québec devient indépendant, prend à sa charge une partie de la dette fédéral et doit accroître le service de sa dette ?

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    dimanche 9 mai 2010 16h45
    À mark
    Vous avez écrit: "Quelqu'un qui a du succès et une bonne job n'a pas d'avantage à rester au Québec, les programmes sociaux sont inutiles pour ces gens-là."

    Faux! C'est M. Medhi qui a raison. Les congés de maternité , les congés parentaux et surtout les garderies subventionnées ne servent pas les pauvres mais la classe moyenne, et même un peu au-dessus.

  • André Bussière
    Inscrit
    dimanche 9 mai 2010 17h59
    LE BUDGET DU QUÉBEC EN 2010= 84 MILLIARDS $
    """Québec touche 8,55 milliards en péréquation, soit 24 % de ses revenus totaux
    FAUX. Le budget du Québec est de 66 milliards. Ce 8,5G ne représente que 12% des revenus du Québec."""

    S.V.P. Faites vos calculs;
    8,55 milliards en péréquation sur un budget de dépenses de 84 MILLIARDS $, ça fait autour de 10%.

  • jacques noel
    Inscrit
    dimanche 9 mai 2010 19h06
    @Aubry
    Pour 2007, Ottawa calcule une facture 7 363G aux Québécois pour le paiement de la dette canadienne. Ce paiement est fait sur le ratio de la population québécoise sur la population canadienne, soit 23,5%

    Or on sait que Bélanger-Campeau avait estimé à 18,5% la part que les Québécois devaient assumer de la dette canadienne. Cet écart de 5 points représente une somme de 2 milliards! La dette canadienne est à 500G, on devrait en prendre 18% (depuis Bélanger-Campeau, la part des biens fédéraux au Québec a baissé par rapport au reste du Canada), soit 90G. A 4% par année, ca ne représenterait que 3,6G. Des peanuts sur un budget de 100 milliards

    D'autre part, on n'a toujours rien pour cette facture d'appartenance au Canada. Alors il faut un sacré culot pour venir nous dire qu'on est pauvres et qu'on vit sur le BS canadien alors que nous avons envoyé, entre 2000 et 2007, 67 milliards de plus qu'on a reçu d'ottawa
    Mais si jusqu'ici les Feds ont réussi à nous remplir aussi facilement c'est qu'on a élu 101 endormis souverainistes qui ne comprennent rien aux finances publiques, qui sont muets comme une carpe, et qui s'éparpillent dans 56 niaiseries comme les prisonniers afghants et les sables bitumineux, plutot que de s'occuper de souveraineté.

  • Dionisio Dussart
    Inscrit
    dimanche 9 mai 2010 21h07
    Les Albertains ont raison
    Je n'ai bien compris ce que c'est, ce parti "conservateur progressiste" (!!) mais on peut très bien comprendre que les Albertains n'aient pas envie de payer pour des provinces éloignées.
    La tendance à l'explosion de cette fédération semble évidente. Trop d'espace pour trop peu de population. Et trop peu d'identité commune.
    Le Québec a peut-être inventé la meilleure manière d'obtenir son indépendance : la "péréquation".

  • Lanthier Claude
    Inscrit
    lundi 10 mai 2010 10h23
    Les « collaborateurs »
    Il serait temps pour les indépendantistes québécois de répliquer à l’utilisation du terme « séparatiste ». Nos adversaires n’ont jamais hésité à utiliser ce terme clairement péjoratif pour nous décrire (tel que vous pouvez le lire dans plusieurs répliques ci-dessus) et pourtant nous continuons d’utiliser le terme « fédéraliste » ; un terme mélioratif, ou neutre à tout le moins. Je propose le terme « collaborateur ». Évidement ce terme rappel le régime de Vichy qui a travaillé avec le gouvernement d’occupation allemande. Le parallèle avec le Québec est apte puisque notre condition politique est également le résultat d’une conquête militaire. Clairement le terme est provocateur, et en voila justement sa force. Il faut comprendre que les luttes politiques modernes se gagnent sur le terrain sémantique. Et rappelons-le, les anglais (ici et ailleurs) n’ont jamais hésité à utilisé les moyens nécessaires pour faire prévaloir leurs intérêts, d’où leurs succès.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    lundi 10 mai 2010 10h31
    Fédération et confération
    Je ne sais plus quel politologue a dit: Il y a deux sortes de confédérations: celles qui se transforment en fédérations et celles dont les membres deviennent indépendants. Exemple, la Confédération helvétique (dont le nom a inspiré celui du Canada) est devenue une fédération...


    Par ailleurs, le Canada confédéral a été fondé avec TROIS partenaires: le Canada-Uni, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick. L'Île-du-Prince-Édouard a participé aux discussions mais n'a pas voulu adhérer jusqu'à ce qu'on compense les revenus forestiers pour les forêts qu'elle n'avait pas. De même pour la Colombie-Britannique, elle-même issue de la fusion de deux colonies (île de Vancouver et partie continentale), qui a attendu le train avant d'adhérer.

    D'ailleurs, comme un des partenaires s'appelait déjà Canada, on a considéré d'autres noms que Canada pour la nouvelle entité, dont Boréalie (pour faire pendant à l'Australie). Ç'aurait été amusant: sans doute que ceux qui s'appellent maintenant Québécois ou Canadiens-Français auraient continué à se qualifier de Canadiens.

  • bonneau
    Inscrit
    lundi 10 mai 2010 14h17
    Trudeau n'haïssait pas le Québec
    À Jacques Dubreuil qui dit : «Qu'y a-t-il de nouveau dans le racisme et la haine que le Canada entretient envers le Québec? C'est toujours la même chose depuis 1760 en passant par Durham et Trudeau, non?»

    Et moi je dis non. Cela dépend de quel angle on voit les choses : soit qu'on est fédéraliste, croyant dans un pays où les deux langues sont sur un même pied d'égalité, soit qu'on est indépendantiste. On peut aimer et promouvoir le fait français dans les deux cas. C'est juste que le cadre est différent. Une chose est vraie cependant, c'est pas facile de protéger notre langue et nos droits quand on perd petit à petit notre poids démographique, tandis que la majorité des immigrants choisissent l'anglais comme langue seconde. Peut-être que la solution demeure toujours un Québec fort dans un Canada uni. Bien que la loi 101 est "anticonstitutionnelle", on a pas vraiment le choix, sinon l'assimilation se fait plus vite. C'est une situation inextricable.

  • Jean-Yves Larose
    Inscrit
    lundi 10 mai 2010 16h30
    Lorsque la peur nous envahit et nous divise!!!
    Toujours le même situation en 2010 . Un vieux fédéralisme usé. Toujours les mêmes problèmes malgré deux référendums soit de 1980 et surtout de 1995 où on est venu nous dire qu'on nous aimait: "à beau mentir vient de loin" comme on dit!

    La souveraineté comme projet de société québécois...oublions ça. On aime mieux brailler sur notre sort et s'en prendre à tous ceux qui nous gouvernent et ce, qu'on soit fédéraliste ou souverainiste. Si ça ne marche pas alors et que rien n'a changé, à quand le goût d'un vrai projet de société pour le Québec?

    Ma réponse est JAMAIS car nous sommes une gang de peureux et de braillards!....On le voit ici quand on lit les commentaires. La politique, c'est comme la religion, on s'y accroche pour croire en quelque chose, à des illusions, à des marchands de rêves, à des menteurs corrompus à la Jean Charest mais lorsqu'il n'y a plus rien à croire, on aurait été plus intelligent à ne plus croire en ce système dépassé et à prôner alors une nouvelle voie...mais non, on préfère rester dans notre confort bien au chaud et toujours à la case départ...!!!

    À ceux qui défendent l'union du Québec à cette fausse Confédération, une nouvelle lecture de l'Histoire s'impose!!! C'est vrai Jean Marchand nous a déjà dit qu'on était un petite peuple...

    Si ce n'est pas la souveraineté, c'est quoi alors le projet de société pour sortir de ce bourbier une fois pour toutes. Allez les fédéralistes ancrés dans votre système, dites-nous le votre projet de société pour le Québec alors au lieu de cracher votre venin sur les méchants séparatistes! Si vous prétendez toutefois que ce fédéralisme est parfait, vous êtes non seulement peureux et braillards mais aveugles aussi. Méchant problème avec du monde comme ça pour faire avancer une société. Pendant ce temps, le Québec bâtit une jeunesse inculte qui ne connaît même pas sa propre Histoire et même l'ignorance de base comme " qui est le premier ministre du Canada ou du Québec" ?. De quoi s'inquiéter...non!...???

    Ce n'est pas avec des drapeaux en l'air le 24 juin ou le 1er juillet qu'on réussira à bâtir une société meilleure et répondant aux légitimes aspirations d'un peuple!

    Dans l'fond, Marchand a peut-être raison!

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mardi 11 mai 2010 12h04
    Collaborateurs?
    Collaborateurs, dépendantistes, peureux, ...

    Quand les francophones du Québec seront unis, ils deviendrontt Maîtres chez eux.

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    mardi 11 mai 2010 15h36
    Et les milliards reçu du Canada (de nos poches)?
    Près de 70 milliards investi dans trois provinces pour le pétrole, je me souviens? pourtant lorsque ce fut l'énergie au Québec avec Hydro pas une cent, rien du fédéral et dire qu'aujourd'hui on cherche par tout les moyens à faire des ententes pour exporter. Notre fédération que ne fonctionne pas, on a beau réduire la démocratie un canard boiteux. Vive le pays de l'Alberta!

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mercredi 12 mai 2010 07h48
    @ M. Bayle le Canadien content
    Bayle écrit : «Le Canada est une Confédération de 10 provinces les Territoires du Nord Ouest le Nunavit »

    Faux, le Canada est une fédération, faussement nommée confédération parce qu’une confédération est formée d’États souverains, pas de provinces qui lui sont subordonnées.

    Il écrit encore : «Le Québec appartient au Canada, il en fait partie...depuis 1867 »

    Vrai et c’est pour ça que nous voulons en sortir mais, le Québec n’a pas signé encore la constitution de 1982. Il ne devrait plus être tenu s’appartenir au Canada « comme un mariage forcé ne devrait pas être éternel ».

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mercredi 12 mai 2010 14h01
    Situation loufoque
    Le Québec appartient aux Québécois.

    Vivement sortir le Canada du Québec!

    Ça va faire l'affaire de tout le monde.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mercredi 12 mai 2010 21h40
    Québec Souverain?
    Ce serait beau. Un Québec anglophobe, Canadaphobe, usaphobe, grande Bretagnephobe. Sept millions de Québécois entourés d'"ennemis". Les seuls amis du Québec seront Haiti et Cuba. Même la France serait plutôt froide.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 13 mai 2010 08h18
    @ M. Lafrance
    Je crois que ce serait le contraire M. Lafrance. C'est le ROC, les USA, l'Angleterre et même la France de M. Sarkozy qui seraient québecophobes, si nous tentions la souveraineté pure avec, disons, 50,5 % de OUI à un prochain référendum.

    M. Chrétien a écrit dans ses mémoires qu’Ottawa aurait ignoré ou contesté une courte victoire du OUI au référendum de 1995. Je le crois facilement. Il avait tous les moyens pour le faire.

    C'est une minorité de souverainistes qui ont une phobie du ROC, il y a plus de phobies du Québec dans le ROC parce qu'ils craignent de se faire couper le Canada en deux parties inégales par la souveraineté du Québec...genre. C'est la peur qui apporte les phobies...généralement.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    jeudi 13 mai 2010 09h18
    @ M.Bousquet
    Le Québec, de par son appartenance au Canada, jouit d'une opinion favorable au sein des pays anglophones. En se séparant du Canada, le Québec se retrouverait dans une position de vulnérabilité et d'indifférence, rendant difficile nos rapports avec nos voisins, aussi bien sur le plan diplomatique que sur le plan d'échanges commerciaux. Ceux qui devraient être nos meilleurs amis seront des voisins polis, mais froids. L'indépendance, ça se paye. Je préfère l'inter-dépendance.

  • Sylvie Brodeur
    Abonnée
    jeudi 13 mai 2010 13h57
    Vive l'Alberta libre
    Le Québec et l'Alberta sont différents.

    Ils veulent vivre chacun selon leurs valeurs ? Les Albertains peuvent compter sur mon appui indépendantiste québécois.

  • Jean-Yves Larose
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 15h32
    À monsieur Paul Lafrance
    Vous êtes, selon moi exactement le prototype du vrai Québécois dont je parle un peu plu haut dans mon commentaire intitulé "Lorsque la peur nous envahit et nous divise !!!

    Si vous changiez votre approche par la volonté d'un changement positif pour le Québec au lieu de prédire l'apocalypse, vous sentiriez sans doute en vous cette magnifique impression de faire un pas en avant après avoir tout vu et entendu sur ce qu'il y avait à voir et à entendre, au lieu de rester sur place et de revoir et d'entendre toujours le même film.

    C'est ça, croire à des lendemains meilleurs pour le Québec!

  • Jean-Yves Larose
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 15h37
    À monsieur Gilles Bousquet
    La position de monsieur Bousquet est exactement ce que je pense sur notre système politique fédéral actuel. Vous cernez très bien la situation actuelle qui est devenue avec le temps une sorte de carcan vicieux où il n'y a plus rien à retirer de quelque manière que ça soit à moins d'un virage important afin de mieux vivre une véritable Confédération. Ainsi, ce nouveau vécu rendrait tout le monde heureux car il n'y aurait plus de méchants séparatistes, ni en Alberta et ni au Québec!

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 18h51
    @ M. Larose
    Faudrait faire la promotion d'une vraie confédération en s'affichant avec ces mots VRAIE CONFÉDÉRATION. Ça intriguerait les fédéralistes qui aiment ça une confédération et les souverainistes qui aiment ça un Québec souverain qui serait membre d'une confédération canadienne. Je ne vois pas d'autres solutions qui pourraient aller chercher une solide majorité requise pour commencer à négocier un vrai changement constitutionnel d'envergure qui ménage la chèvre et le choux...pourquoi pas, après tout ?

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    samedi 15 mai 2010 08h19
    £@ M.Larose
    Vous me traitez de pessimiste. Comment pourrait-il en être autrement? Les Québécois, et particulièrement les Souverainistes, se mettent la tête dans le sable. Ils ne voient que le rose bonbon. On dépense l'argent qu'on a pas, pas grave. Le principal, sinon le seul critère d'admission des immigrants, c'est qu'ils soient assimilables, pas grave. On va bientôt se retrouver dans la même situation que la Californie ou que la Grêce, pas grave. On ne fait pas assez d'enfants pour se renouveler, pas grave.On détruit nos enfants avant qu'ils viennent au monde, pas grave. On laisse les criminels, meurtriers et pédophiles inclus en liberté, pas grave. Au nom d'une grande ouverture d'esprit et de la liberté, on accorde des accommodements déraisonnables, pas grave. Il n'y a rien de grave aujourd'hui.

  • Victor Beauchesne
    Abonné
    samedi 15 mai 2010 08h46
    collabos dite-vous ?
    Si M. Claude Lanthier pense qu'en affublant de collabos les 60 % de Québécois qui ne sont pas souverainiste va améliorer les chances de réaliser la souveraineté, il en fume du bon. Il démontre une tendance trop souvent présente dans son camp de vouloir se revenger pour la Conquête.

    C'est en fait cette notion du peuple martyrisé qui cherche sa liberté qui est une caricature dépassée de notre histoire et qui rend son option si impopulaire avec les plus jeunes et les minorités.

    Mais que bon lui fasse avec sa théorie du collaborateur. Quand une majorité importante de la population serait des collaborateurs, que reste-t-il des définitions ? Les Nazis ont occupé la France pendant 4 ans, les occupants ennemis du Québec 240 ans , quelle intelligente comparaison , pauvre nous,, dommage que nos méchants occupants ne portent plus l'uniforme.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    dimanche 16 mai 2010 18h53
    @ M. Lafrance, partisan
    Vous n'êtres pas trop loin de la vérité mais vous dérapez quand même quand vous écrivez que ce sont principalement les souverainistes qui se mettent la t^te dans le sable avec le fait que le Québec dépense l’argent qu'il n'a pas.

    Faut pas oublier que c’est M. Bouchard qui a le plus coupé dans les dépenses pour balancer le budget du Québec et que c’est M. Charest qui lui a reproché la chose tout en endettant la province plus que ses prédécesseurs.

    Fait que, le rose bonbon, il semble distribué également dans nos partis dépensiers.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mercredi 19 mai 2010 06h42
    @ M. Bousquet
    Si je ne m'abuse, c'est le PQ qui a créé les plus dispendieux programmes dont les coûts explosent chaque année, c'est-à-dire les garderies, centres de petite enfance, et les congés parentaux, des programmes qui ont fait augmenter d'au plus 5000 naissances par année. Calculez le coût de ces programmes et divisez par 5000 vous verrez qu'une naissance coûte cher.

  • Jean-Yves Larose
    Inscrit
    mercredi 19 mai 2010 09h36
    À Paul Lafrance
    Avez-vous de la parenté ayant des enfants ou des petits-enfants ?

    Un langage semblable est tout simplement incroyable. On ne vit plus en 1950 où la mère restait à la maison. Les garderies et les congés parentaux sont nécessaires au Québec en 2010. En leur absence, le taux de natalité chuterait dramatiquement. On croirait assister à un vieux débat archaïque où on devrait abolir les CPE et les congés parentaux qui coûtent trop chers maintenant. Pourtant, vous ne parlez pa aussi du coût de l'essence, du mazout, de la nourriture et des vêtements etc. Tout augmente monsieur Lafrance. Connaissez vous le mot "inflation" ???

    Ce n'est pas le PQ qui crée des CPE avec en retour de ristournes au PLQ en termes de financement?. Si je comprends bien vous préférez que le PLQ installe la corruption dans ce qui a été créé par le PQ pour les familles québécoises ayant des enfants et dont la femme est sur le marché du travail?

    Votre partisanerie aveugle me laisse croire que tout ça est la faute du PQ. Vraiment, c'est un comportement où l'étroitesse d'esprit n'a pas d'égal.

    Je souhaite que les femmes du Québec ayant des enfants ne lisent pas vos propos car elles en seront sûrement frustrées, et avec raison. Les cheveux risquent de leur dresser sur la tête!

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