Aliénation de l'Ouest: le calme avant la tempête?
Le sentiment de colère a nettement baissé envers Ottawa, mais la lutte contre les changements climatiques pourrait ressusciter le dragon
Photo : Agence Reuters
La pétrolière Syncrude, l’un des plus important exportateurs mondiaux de sables bitumineux
Quatre ans après l'arrivée au pouvoir de Stephen Harper, comment se porte l'aliénation de l'Ouest, ce sentiment d'exclusion et de colère par rapport à Ottawa et au reste du pays? Maintenant que West is in, que pensent les Albertains de leur fédération?
Calgary — C'est ici, dans la capitale du pétrole canadien, que tout a commencé, en 1987. Et que la boucle a été bouclée, presque 20 ans plus tard, le 23 janvier 2006. En cette soirée froide d'hiver, Stephen Harper est monté sur la scène du Calgary Convention Center après avoir remporté un gouvernement minoritaire. Dans son discours de victoire, il a lancé: «Mes amis de l'Ouest, laissez-moi vous dire une chose et je veux être bien clair: l'Ouest voulait y être, eh bien l'Ouest y est maintenant. Le Canada va travailler pour nous tous!»
Le tonnerre d'applaudissements des 2000 personnes réunies a duré une bonne minute. Comme un grand cri de libération. Une joie qui allait bien au-delà de la fin d'un long règne libéral.
En 1987, le Reform Party avait mené sa première campagne électorale fédérale sur le thème «West wants in». Un slogan qui a fait mouche, tellement il représentait bien la soif de l'Ouest d'être écouté et pris en compte dans la direction du pays. Les citoyens voulaient que le pays s'ouvre à des réformes. Que la centralisation des pouvoirs cesse. Que le poids politique migre vers l'Ouest au même rythme que le pouvoir économique...
La colère de l'Ouest avait commencé à gronder au tournant des années 1980, lorsque Pierre Elliott Trudeau avait mis en place le Programme national sur l'énergie, qui visait à profiter de la manne pétrolière de l'Alberta. Ce fut le début du sentiment d'aliénation. Et en fondant le Reform Party en 1987, Preston Manning et ses acolytes (dont Stephen Harper) visaient à redonner une voix forte à l'Ouest.
Et maintenant?
Quatre ans après la victoire du gars de l'Ouest à Ottawa, comment se porte cette aliénation? Le malade n'est pas guéri, loin de là, mais il se porte beaucoup mieux, dit Roger Gibbins, de la Canada West Foundation, qui a beaucoup écrit sur l'aliénation de l'Ouest.
«L'aliénation est moins forte qu'il y a quelques années et la principale raison, c'est l'élection de Stephen Harper, affirme-t-il. Le symbole est important. Dans les 40 dernières années, il y a eu trois courtes périodes, d'à peine trois ans en tout, où le pays n'a pas été dirigé par un Québécois. Il y eut Joe Clark, John Turner et Kim Campbell. Avec Harper, le premier ministre vient de Calgary et beaucoup de députés au gouvernement viennent de l'Ouest. Il y a un effet positif.»
Preston Manning est du même avis. «L'aliénation de l'Ouest n'est plus aussi forte, même si elle ne disparaîtra pas du jour au lendemain. Je pense qu'il y a plus de respect envers les gens de l'Ouest et leurs idées depuis que Harper a pris le pouvoir. La frustration est moins palpable», dit-il.
Les Albertains sont heureux de voir un des leurs au pouvoir, mais le bilan de Harper n'est pas pour autant à la hauteur de leurs attentes. «Il n'a pas encore mis en place des politiques pour l'Ouest», affirme Mike Miles, 38 ans, qui travaille dans l'industrie du pétrole comme des milliers de résidants de Calgary.
Ici, on attend encore la réforme du Sénat, très importante (Harper passe plutôt son temps à nommer des sénateurs, ce qu'il avait promis de ne pas faire). L'énorme déficit à Ottawa ne plaît pas et le plan de sauvetage de l'industrie automobile de l'Ontario a fait grimacer. Puis, le registre des armes à feu n'a pas été formellement aboli.
Mario Canseco, vice-président de la firme de sondage Angus Reid, à Calgary, le constate dans ses études. «Gouverner est toujours plus difficile que critiquer, et je pense que les Albertains l'apprennent à la dure. Ils auraient voulu que ça change plus vite, mais au fédéral, tout est toujours lent. Encore plus avec un gouvernement minoritaire», dit-il.
En 2008, deux ans après l'arrivée au pouvoir de Harper, Angus Reid avait sondé les Albertains sur le sujet. Est-ce que l'Ouest a maintenant l'attention qu'il mérite? Pas moins de 56 % ont répondu par la négative. Est-ce que l'Alberta est traitée équitablement par Ottawa? Non, ont répondu 51 % des répondants.
N'empêche, Mike Miles estime que Harper fait de son mieux dans les circonstances. «Il est un leader national, alors il doit faire des compromis», dit-il. Ce réalisme teinte les réactions aux années Harper, ajoute Roger Gibbins. «On savait qu'il voulait faire prendre racines à son parti en Ontario et au Québec. On ne peut pas former une majorité seulement avec l'Ouest. Il allait donc faire des choix en conséquence», dit-il.
Le prochain test pour Harper surviendra s'il obtient une majorité de sièges aux Communes, affirme le politologue. «Est-ce que Harper sera en mesure d'arriver avec un programme politique que les gens de l'Ouest veulent voir? Ce n'est pas certain.»
La menace environnementale
Preston Manning affirme qu'il ne faut pas confondre l'aliénation de l'Ouest avec une liste de demandes particulières qu'il suffirait de remplir. «Si c'était seulement ça, la prospérité de l'Ouest aurait réglé beaucoup de problèmes, dit-il. C'est aussi une question d'aspiration, de respect. L'Ouest a des idées et des valeurs qu'il veut partager avec le pays. Par exemple, la réforme du Sénat, c'est avant tout l'idée selon laquelle il faut une meilleure représentation des régions et combler un fossé démocratique.»
Tout n'est d'ailleurs pas noir dans le bilan de Harper concernant l'Ouest. Un projet de loi fédéral vise à accorder plus de circonscriptions à l'Alberta et à la Colombie-Britannique. Les lois pour durcir le Code criminel se multiplient. Et surtout, Harper a renié le protocole de Kyoto et a mis la pédale douce en environnement.
Jarrett Leinweber, 27 ans, vient de terminer ses études à l'Université de Calgary en sciences de l'énergie. Dans un bistro au sud de Calgary, il plonge son couteau dans un énorme steak et lance une réflexion souvent entendue en Alberta: «Tant que le fédéral fait attention sur les questions de l'environnement et de l'énergie, je pense qu'on va être capables de s'entendre. Sinon, il y aura un problème.»
Mike Miles, qui milite au sein du Parti conservateur fédéral et qui est aussi membre du Wildrose Alliance, abonde dans ce sens. «L'aliénation n'est plus aussi forte qu'avant, mais ça pourrait revenir assez vite si on touche à nos ressources naturelles, qui représentent le coeur de notre économie, dit-il. Il y aurait une grogne générale. Et pas besoin de refaire le programme de Trudeau. Simplement imposer une taxe sur le carbone ou un "cap and trade" sévère, ça mettrait bien des gens en furie.»
Preston Manning, Roger Gibbins et Mario Canseco sont du même avis: la lutte contre les changements climatiques pourrait réveiller le dragon de l'aliénation, particulièrement dans une province où près de 45 % des Albertains se disent sceptiques à l'endroit du réchauffement de la planète.
«Outre le Sénat, ce qui enrage le plus les Albertains, c'est l'attitude des autres provinces et d'Ottawa sur les sables bitumineux, affirme le sondeur Mario Canseco. En décembre, à Copenhague, quand le Québec et l'Ontario ont critiqué le pétrole albertain, cela a été très mal reçu. Il y a ce sentiment que l'Alberta va payer le gros prix économique à cause de l'environnement, alors que tout le pays consomme du pétrole.»
Roger Gibbins met toutefois un bémol. «On a des débats sur les changements climatiques en Alberta et on parle des moyens pour les combattre. Il n'est pas certain que l'aliénation de l'Ouest reviendrait au niveau des années 80.»
Mais à court terme, le prochain test pour l'aliénation de l'Ouest pourrait bien être un changement de gouvernement à Ottawa alors que l'Ouest continue de voter pour les conservateurs. Comment agirait un gouvernement libéral? «Si on est "in" seulement lorsque les conservateurs sont au pouvoir, ce n'est pas très rassurant. On pourrait alors revenir à une mentalité d'assiégé dans l'Ouest», dit Roger Gibbins.
***
Des clés pour décoder l’Alberta
- 3,6 millions d’habitants
- Premier ministre: Ed Stelmach
- Parti progressiste-conservateur: 68 députés (au pouvoir)
- Parti libéral: 8 députés
- Wildrose Alliance: 3 députés
- NPD: 2 députés
- Indépendants: 2 députés
Intentions de vote: Sondage Angus Reid (mars 2010)
- Wildrose Alliance: 42 %
- Parti progressiste-conservateur: 27 %
- Parti libéral: 19 %
- NPD: 9 %
***
Revenus de l’Alberta en 2010-2011
- 1,9 milliard du gaz naturel
- 3,2 milliards des sables bitumineux
- 2,1 milliards du pétrole traditionnel
- Total partiel: 7,2 milliards de dollars (21 % des revenus de l’État)
- 8,6 milliards de l’impôt des particuliers
- 3,1 milliards de l’impôt des entreprises
- Autres: 18,9 milliards
- Total des revenus: 33,9 milliards de dollars
- Déficit: 4,7 milliards de dollars
- 78 % des Albertains affirment donner plus à la fédération qu’ils n’en reçoivent (sondage
Léger Marketing, février 2009).
- 53 % des Albertains pensent que le gouvernement doit «ralentir» ses dépenses pendant une récession pour équilibrer les finances publiques (sondage Léger Marketing, janvier 2009).
- 44 % des Albertains pensent que les changements climatiques ne sont pas causés par les humains.
- 27 % des Albertains pensent que le phénomène n’existe pas (sondage Angus Reid, décembre 2009).
Le Devoir en Alberta
Calgary — C'est ici, dans la capitale du pétrole canadien, que tout a commencé, en 1987. Et que la boucle a été bouclée, presque 20 ans plus tard, le 23 janvier 2006. En cette soirée froide d'hiver, Stephen Harper est monté sur la scène du Calgary Convention Center après avoir remporté un gouvernement minoritaire. Dans son discours de victoire, il a lancé: «Mes amis de l'Ouest, laissez-moi vous dire une chose et je veux être bien clair: l'Ouest voulait y être, eh bien l'Ouest y est maintenant. Le Canada va travailler pour nous tous!»
Le tonnerre d'applaudissements des 2000 personnes réunies a duré une bonne minute. Comme un grand cri de libération. Une joie qui allait bien au-delà de la fin d'un long règne libéral.
En 1987, le Reform Party avait mené sa première campagne électorale fédérale sur le thème «West wants in». Un slogan qui a fait mouche, tellement il représentait bien la soif de l'Ouest d'être écouté et pris en compte dans la direction du pays. Les citoyens voulaient que le pays s'ouvre à des réformes. Que la centralisation des pouvoirs cesse. Que le poids politique migre vers l'Ouest au même rythme que le pouvoir économique...
La colère de l'Ouest avait commencé à gronder au tournant des années 1980, lorsque Pierre Elliott Trudeau avait mis en place le Programme national sur l'énergie, qui visait à profiter de la manne pétrolière de l'Alberta. Ce fut le début du sentiment d'aliénation. Et en fondant le Reform Party en 1987, Preston Manning et ses acolytes (dont Stephen Harper) visaient à redonner une voix forte à l'Ouest.
Et maintenant?
Quatre ans après la victoire du gars de l'Ouest à Ottawa, comment se porte cette aliénation? Le malade n'est pas guéri, loin de là, mais il se porte beaucoup mieux, dit Roger Gibbins, de la Canada West Foundation, qui a beaucoup écrit sur l'aliénation de l'Ouest.
«L'aliénation est moins forte qu'il y a quelques années et la principale raison, c'est l'élection de Stephen Harper, affirme-t-il. Le symbole est important. Dans les 40 dernières années, il y a eu trois courtes périodes, d'à peine trois ans en tout, où le pays n'a pas été dirigé par un Québécois. Il y eut Joe Clark, John Turner et Kim Campbell. Avec Harper, le premier ministre vient de Calgary et beaucoup de députés au gouvernement viennent de l'Ouest. Il y a un effet positif.»
Preston Manning est du même avis. «L'aliénation de l'Ouest n'est plus aussi forte, même si elle ne disparaîtra pas du jour au lendemain. Je pense qu'il y a plus de respect envers les gens de l'Ouest et leurs idées depuis que Harper a pris le pouvoir. La frustration est moins palpable», dit-il.
Les Albertains sont heureux de voir un des leurs au pouvoir, mais le bilan de Harper n'est pas pour autant à la hauteur de leurs attentes. «Il n'a pas encore mis en place des politiques pour l'Ouest», affirme Mike Miles, 38 ans, qui travaille dans l'industrie du pétrole comme des milliers de résidants de Calgary.
Ici, on attend encore la réforme du Sénat, très importante (Harper passe plutôt son temps à nommer des sénateurs, ce qu'il avait promis de ne pas faire). L'énorme déficit à Ottawa ne plaît pas et le plan de sauvetage de l'industrie automobile de l'Ontario a fait grimacer. Puis, le registre des armes à feu n'a pas été formellement aboli.
Mario Canseco, vice-président de la firme de sondage Angus Reid, à Calgary, le constate dans ses études. «Gouverner est toujours plus difficile que critiquer, et je pense que les Albertains l'apprennent à la dure. Ils auraient voulu que ça change plus vite, mais au fédéral, tout est toujours lent. Encore plus avec un gouvernement minoritaire», dit-il.
En 2008, deux ans après l'arrivée au pouvoir de Harper, Angus Reid avait sondé les Albertains sur le sujet. Est-ce que l'Ouest a maintenant l'attention qu'il mérite? Pas moins de 56 % ont répondu par la négative. Est-ce que l'Alberta est traitée équitablement par Ottawa? Non, ont répondu 51 % des répondants.
N'empêche, Mike Miles estime que Harper fait de son mieux dans les circonstances. «Il est un leader national, alors il doit faire des compromis», dit-il. Ce réalisme teinte les réactions aux années Harper, ajoute Roger Gibbins. «On savait qu'il voulait faire prendre racines à son parti en Ontario et au Québec. On ne peut pas former une majorité seulement avec l'Ouest. Il allait donc faire des choix en conséquence», dit-il.
Le prochain test pour Harper surviendra s'il obtient une majorité de sièges aux Communes, affirme le politologue. «Est-ce que Harper sera en mesure d'arriver avec un programme politique que les gens de l'Ouest veulent voir? Ce n'est pas certain.»
La menace environnementale
Preston Manning affirme qu'il ne faut pas confondre l'aliénation de l'Ouest avec une liste de demandes particulières qu'il suffirait de remplir. «Si c'était seulement ça, la prospérité de l'Ouest aurait réglé beaucoup de problèmes, dit-il. C'est aussi une question d'aspiration, de respect. L'Ouest a des idées et des valeurs qu'il veut partager avec le pays. Par exemple, la réforme du Sénat, c'est avant tout l'idée selon laquelle il faut une meilleure représentation des régions et combler un fossé démocratique.»
Tout n'est d'ailleurs pas noir dans le bilan de Harper concernant l'Ouest. Un projet de loi fédéral vise à accorder plus de circonscriptions à l'Alberta et à la Colombie-Britannique. Les lois pour durcir le Code criminel se multiplient. Et surtout, Harper a renié le protocole de Kyoto et a mis la pédale douce en environnement.
Jarrett Leinweber, 27 ans, vient de terminer ses études à l'Université de Calgary en sciences de l'énergie. Dans un bistro au sud de Calgary, il plonge son couteau dans un énorme steak et lance une réflexion souvent entendue en Alberta: «Tant que le fédéral fait attention sur les questions de l'environnement et de l'énergie, je pense qu'on va être capables de s'entendre. Sinon, il y aura un problème.»
Mike Miles, qui milite au sein du Parti conservateur fédéral et qui est aussi membre du Wildrose Alliance, abonde dans ce sens. «L'aliénation n'est plus aussi forte qu'avant, mais ça pourrait revenir assez vite si on touche à nos ressources naturelles, qui représentent le coeur de notre économie, dit-il. Il y aurait une grogne générale. Et pas besoin de refaire le programme de Trudeau. Simplement imposer une taxe sur le carbone ou un "cap and trade" sévère, ça mettrait bien des gens en furie.»
Preston Manning, Roger Gibbins et Mario Canseco sont du même avis: la lutte contre les changements climatiques pourrait réveiller le dragon de l'aliénation, particulièrement dans une province où près de 45 % des Albertains se disent sceptiques à l'endroit du réchauffement de la planète.
«Outre le Sénat, ce qui enrage le plus les Albertains, c'est l'attitude des autres provinces et d'Ottawa sur les sables bitumineux, affirme le sondeur Mario Canseco. En décembre, à Copenhague, quand le Québec et l'Ontario ont critiqué le pétrole albertain, cela a été très mal reçu. Il y a ce sentiment que l'Alberta va payer le gros prix économique à cause de l'environnement, alors que tout le pays consomme du pétrole.»
Roger Gibbins met toutefois un bémol. «On a des débats sur les changements climatiques en Alberta et on parle des moyens pour les combattre. Il n'est pas certain que l'aliénation de l'Ouest reviendrait au niveau des années 80.»
Mais à court terme, le prochain test pour l'aliénation de l'Ouest pourrait bien être un changement de gouvernement à Ottawa alors que l'Ouest continue de voter pour les conservateurs. Comment agirait un gouvernement libéral? «Si on est "in" seulement lorsque les conservateurs sont au pouvoir, ce n'est pas très rassurant. On pourrait alors revenir à une mentalité d'assiégé dans l'Ouest», dit Roger Gibbins.
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Des clés pour décoder l’Alberta
- 3,6 millions d’habitants
- Premier ministre: Ed Stelmach
- Parti progressiste-conservateur: 68 députés (au pouvoir)
- Parti libéral: 8 députés
- Wildrose Alliance: 3 députés
- NPD: 2 députés
- Indépendants: 2 députés
Intentions de vote: Sondage Angus Reid (mars 2010)
- Wildrose Alliance: 42 %
- Parti progressiste-conservateur: 27 %
- Parti libéral: 19 %
- NPD: 9 %
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Revenus de l’Alberta en 2010-2011
- 1,9 milliard du gaz naturel
- 3,2 milliards des sables bitumineux
- 2,1 milliards du pétrole traditionnel
- Total partiel: 7,2 milliards de dollars (21 % des revenus de l’État)
- 8,6 milliards de l’impôt des particuliers
- 3,1 milliards de l’impôt des entreprises
- Autres: 18,9 milliards
- Total des revenus: 33,9 milliards de dollars
- Déficit: 4,7 milliards de dollars
- 78 % des Albertains affirment donner plus à la fédération qu’ils n’en reçoivent (sondage
Léger Marketing, février 2009).
- 53 % des Albertains pensent que le gouvernement doit «ralentir» ses dépenses pendant une récession pour équilibrer les finances publiques (sondage Léger Marketing, janvier 2009).
- 44 % des Albertains pensent que les changements climatiques ne sont pas causés par les humains.
- 27 % des Albertains pensent que le phénomène n’existe pas (sondage Angus Reid, décembre 2009).
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