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Vingt ans après l'échec du Lac Meech - Identité et estime de soi: les piliers de la souveraineté

Jean-François Lisée - Ancien conseiller de Jaques Parizeau et de Lucien Bouchard, l'auteur a écrit les livres Nous et Pour une gauche efficace et tient un blogue quotidien sur le site lactualite.com.  8 mai 2010  Canada
Vingt ans après l'échec des négociations du Lac Meech, le fédéralisme canadien a-t-il démontré sa capacité de se réformer de manière à satisfaire les besoins et les valeurs des Québécois? Qu'en pensent Québécois et Canadiens? Dans le cadre du colloque 20 ans après Meech, quel est l'avenir du Québec dans le Canada?, quatre intellectuels, Danic Parenteau, Claude Bariteau, Gilbert Paquette et Jean-François Lisée, présentent leurs réflexions dans Le Devoir, qui termine aujourd'hui cette série. Le colloque, organisé sous l'égide des Intellectuels pour la souveraineté (IPSO) en collaboration avec le Bloc québécois, a lieu ce samedi, 8 mai, à Montréal.

Avez-vous lu le dernier budget de la Colombie-Britannique? Moi, oui. J'ai eu le choix de la langue de lecture. La province, dont le slogan est «The best place on earth», présente ses textes, tableaux et chiffres en trois langues: l'anglais, le mandarin, le pendjabi.

Autant vous dire que le français y est encore moins présent qu'à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Vancouver. Les francophones de la Colombie-Britannique sont des gens actifs, dynamiques, attachants. Mais ils sont peu nombreux. En fait, le français n'y est pas la première langue minoritaire. Vous le savez, c'est le mandarin. Il n'est pas la deuxième langue minoritaire, c'est le pendjabi. Il n'est pas la troisième, c'est le coréen. Il n'est pas la quatrième, c'est le tagalog, langue des Philippins. Il n'est pas la cinquième, c'est le vietnamien. Il n'est pas la sixième, c'est le perse. Le français y est la septième langue minoritaire.

Je vous entends objecter: c'est la Colombie-Britannique! Un microclimat linguistique, balayé par les vents du Pacifique. Pourtant. Le recensement de 2006 a confirmé qu'un cap historique a été franchi dans le Rest of Canada. Pour la première fois de son histoire, le français n'y est plus la première langue minoritaire. C'est vrai en moyenne. C'est vrai aussi dans le coeur du pays: l'Ontario. Le chinois — il est plus précis de dire «les langues chinoises», car il y en a plusieurs — y est désormais la langue maternelle de 18 % des non-anglophones, devant le français avec 13 %.

La marginalisation démographique des francophones hors Québec sonne lentement le glas de la place spéciale dont bénéficiait le français, depuis Pierre Trudeau et Brian Mulroney, dans l'univers canadien. Combiné au reflux démographique du Québec au sein de l'ensemble canadien — hier le tiers du pays, maintenant moins du quart, bientôt un cinquième —, le fait français ne peut simplement plus maintenir la magnifique fiction qu'a représentée l'idée d'un pays bilingue. Ce pays dont l'idéal trudeauiste, hors des bureaux gouvernementaux d'Ottawa et de Toronto, n'existe dans la rue qu'à deux endroits: à Montréal et en Acadie.

Un argument fédéraliste majeur, en déclin

Quel rapport entre cette évolution démographique et l'avenir du mouvement souverainiste québécois?

Il s'agit d'une variable, parmi plusieurs autres, qui lime les fondations de l'idée fédérale au Québec. Une partie de l'électorat nationaliste modéré, notamment parmi les francophones de plus de 50 ans, s'accroche à l'idée d'un Canada bilingue, d'un pays où le français a un statut, voire un avenir. Ce message leur a été transmis avec constance depuis les années 60 par l'existence, au sommet de l'État canadien, d'un French Power réel: Trudeau, Mulroney, Chrétien, Martin. Au tournant du siècle, la majorité des juges de la Cour suprême étaient francophones. Ce temps est révolu.

Outre-Outaouais, on réduit sans état d'âme la proportion de sièges du Québec à la Chambre des communes — légèrement sous son poids démographique réel. On se demande s'il est vraiment indispensable que les membres de la haute cour, qui doivent régulièrement décider de l'applicabilité de la loi 101, puissent entendre les plaidoiries dans la langue de Molière. Ce n'est que la pointe de l'iceberg.

Le Canada est le pays du monde qui reçoit, de loin, le plus d'immigrants per capita. En 2006, 20 % des résidents étaient nés à l'étranger, proportion qui pourrait passer à 28 % d'ici 20 ans grâce à un afflux surtout asiatique. Voilà un contexte où les notions de «peuples fondateurs» et les raisons qui font que le français, plutôt que le chinois ou le tagalog, a des droits particuliers se perdent dans le brouillard d'un passé que le multiculturalisme n'a pas pour mandat d'entretenir.

Identité canadienne des Québécois

Cette évolution, hier prévisible, aujourd'hui manifeste, ne peut qu'avoir un impact délétère sur l'attachement canadien d'une partie des 40 % de francophones qui ont voté NON en 1995. Qui le craint? Les penseurs du NON eux-mêmes.

Pensez-vous que ce serait un changement majeur dans la nature du Canada? Oui, des cerveaux fédéralistes ont vu venir le danger. Ils ont même compris que ces tendances démographiques pourraient mettre en cause la permanence de la Loi fédérale des langues officielles. Les sondeurs du très regretté Conseil pour l'unité canadienne avaient donc testé cette hypothèse dès 2005 en incluant deux questions dans leur sondage annuel pour mesurer quelle serait l'étendue des dégâts politiques si la chose arrivait (ou quand elle arriverait).

Ils ont d'abord voulu savoir si l'abandon de la Loi des langues officielles constituerait un changement majeur de la nature du Canada. Quatre-vingt-un pour cent des Québécois ont répondu oui. Puis, ils ont voulu vérifier si ce changement serait perçu négativement ou positivement. Quatre-vingt-six pour cent des Québécois ont jugé que ce serait un changement très négatif (64 %) ou négatif. (Et je suspecte plusieurs séparatistes d'avoir répondu que ce serait un changement positif. Vous les connaissez...)

Avant même que ne survienne ce choc, l'identité canadienne recule au Québec, à la vitesse du glacier qui fond, peut-être, mais dans un mouvement qui semble inexorable.

Identité québécoise

Le phénomène n'est pas nouveau, mais il est essentiel à la compréhension de la politique québécoise. Le sondeur fédéraliste Maurice Pinard avait le premier révélé l'importance prédictive majeure de ces évolutions. Il a dirigé une série de sondages, repris depuis par d'autres, dont le Bloc québécois, demandant aux Québécois francophones d'indiquer s'ils se considéraient «Québécois», «Canadiens français» ou «Canadiens».

Quelle importance? Elle est majeure. Car lorsque tout est dit, on ne peut voter pour un Québec souverain si on ne se juge pas d'abord Québécois. Sur 40 ans, on observe essentiellement une consolidation du pôle «Québécois» au détriment, jusqu'en 1985 à peu près, du pôle «Canadien», puis du pôle «Canadien français».

Au moment du premier référendum en 1980, l'identité québécoise était encore faible, y compris chez les francophones, qui ne furent au net que 50 % à voter OUI. Ce qui, reporté sur l'électorat entier, donna 40 % de OUI. Pendant le reste de la décennie, alors que l'intention de vote souverainiste était au plancher, l'identité québécoise a connu une progression importante — le pôle «Québécois» de l'identité passant, chez les francophones, à 59 % en avril 1990, juste avant l'échec de Meech. Ce renforcement identitaire a fourni l'assise, à compter de 1989, à la résurgence marquée de l'intention de vote souverainiste — devenu majoritaire jusqu'en 1994.

Au moment du référendum de 1995, le pôle «Québécois» était à 62 % des francophones. Ce qui, reporté sur l'électorat entier, donne presque exactement le résultat référendaire. Beaucoup d'autres variables sont en jeu, évidemment. Mais cela nous indique que, lorsque toutes les forces politiques sont mobilisées et que la conscience de l'enjeu est maximale dans l'électorat, le résultat s'approche au final de l'autodéfinition identitaire.

Niveau record

Les fédéralistes le savent, et c'est ce qui explique la grande campagne identitaire fédérale déployée de 1996 à 2005 et connue sous le nom de «commandites», avant que le mot «scandale» y soit accolé. J'ai démontré, dans mon livre Sortie de secours, que l'impact avait été majeur dans l'autodéfinition identitaire des allophones québécois — la progression de leur identification comme «Québécois» ayant alors cessé.

Le scandale, lui, a choqué les francophones et a détruit, en un an, l'effort fédéral réalisé à grands frais pendant les neuf années précédentes. Ce doit être le plus grand chagrin du couple Dion-Chrétien. En 2005, l'année du scandale, l'identité québécoise a atteint son niveau record de 69 %. Cette montée fut accompagnée par des majorités souverainistes dans l'opinion cette année-là. Plus important encore est le niveau enregistré cette année, en période de reflux de l'intention de vote souverainiste: 67 %. C'est significativement plus élevé que le niveau identitaire sur lequel les souverainistes pouvaient compter en 1995.

L'estime de soi économique

Le sondage CROP/Identité fédérale recelait une autre trouvaille. En pleine crise économique et malgré un long conditionnement quant à leur incurie économique congénitale, les Québécois affirmaient à 55 % qu'un «Québec indépendant» aurait fait mieux (14 %) ou aussi bien (41 %) que le Canada dans la crise économique.

C'est capital, car la crainte devant l'avenir économique d'un Québec souverain fut LE facteur de la défaite du OUI en 1995. Elle n'opère plus, ou alors beaucoup moins. D'autant qu'un autre cap statistique est franchi: il y a désormais moins de chômage au Québec qu'en Ontario ou aux États-Unis. Et le Québec a effectivement traversé la crise avec moins d'avanies que le reste de l'Occident — en particulier ses voisins ontarien et américain.

De même, ce printemps, une identique proportion de 55 % affirme dans le sondage IPSO-Bloc que le Québec a «le capital financier et les ressources pour devenir souverain». Troisième pièce à conviction, le sondage CROP réalisé ce printemps pour l'émission Le Verdict, de Radio-Canada. On a demandé aux Québécois s'ils jugent le Québec, comparativement aux autres pays industrialisés, dans une situation «comparable» (52 %), «avantageuse» (20 %) ou «moins avantageuse» (28 %).

Compte tenu du discours ambiant sur les ratés du modèle québécois — et en pleine campagne de presse sur «le Québec dans le rouge» —, il est simplement héroïque que les Québécois soient au total 72 % à juger le Québec en aussi bonne ou meilleure posture qu'ailleurs. En un mot: le Québec se détache du sentiment d'infériorité économique qu'il a toujours traîné comme un boulet.

La volonté politique

Ces éléments importants ne sont rien, évidemment, sans le maintien puis l'émergence d'une volonté indépendantiste populaire, dirigée par une intelligence politique, stratégique et tactique, au sommet. L'accès du Québec à la souveraineté n'est pas inscrit dans l'histoire. Il sera toujours le fruit d'un effort politique majeur, d'un volontarisme qui, s'il veut limiter le risque de l'échec, n'est pas tétanisé par lui.

Les conditions dans lesquelles se déploiera cet effort sont importantes. L'identité et l'estime de soi économique sont des guides immensément plus sûrs que les variations de l'intention de vote référendaire (variations qui se font depuis 10 ans dans une fourchette nettement plus haute que lors du précédent entre-deux référendums); bien plus encore que la prédiction de souveraineté qu'on demande parfois à l'opinion de faire. Après tout, en 1990, la majorité affirmait la souveraineté imminente. Elle avait tort. Aujourd'hui qu'elle affirme qu'elle n'arrivera pas, pourquoi aurait-elle davantage raison?

L'identité québécoise et l'estime de soi économique sont les deux piliers d'une future majorité indépendantiste. En 1980 et en 1995, ces piliers étaient trop courts pour nous porter au-delà de la barre majoritaire. Ils ont grandi depuis. Ils pointent vers l'avenir. C'est une bonne nouvelle.

***

Jean-François Lisée - Ancien conseiller de Jaques Parizeau et de Lucien Bouchard, l'auteur a écrit les livres Nous et Pour une gauche efficace et tient un blogue quotidien sur le site lactualite.com.

***

On trouvera la version intégrale de ce texte de même que les tableaux sur le blogue de l'auteur, à lactualite.com/lisee.
 
 
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  • michel lebel - Inscrit
    8 mai 2010 04 h 02
    À contre-sens de l'Histoire
    Qu'attendre de plus de la plume de Jean-François Lisée? Taper sur le bon vieux tambour nationaliste et espérer pour le grand soir sont ses deux lignes de pensée. Rien de bien original, mais qui croit que le nationalisme est une idéologie nouvelle? Ainsi va Jean-François Lisée pendant que le monde change et est à la recherche d'un plus grand rapprochement, voire d'union, dans le respect, des cultures et des nations. Mais le nationalisme souverainiste québécois va à contre-sens de l'Histoire. Ce qui explique en grande partie le peu d'appui qu'il reçoit dans le monde.

    Michel Lebel
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  • Claude Jean - Inscrit
    8 mai 2010 06 h 55
    Identité et histoire nationale
    François Mitterrand

    Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité
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  • Georges Paquet - Abonné
    8 mai 2010 07 h 01
    L'idée de l'État-providence a prpbablement fait son temps.
    Je proposerais une conclusion toute différente: L'identité québécoise et l'estime de soi économique continueront d'alimenter de plus en plus l'espoir et la détermination de chacun vers une réussite individuelle et les convaincront de ne plus compter sur l'État-providence, de moins en moins bien équipé (financièrement et idéologiquement), pour faire leur bonheur.

    Le manque d'ontérêt pour la chose politique et les faibles taux de participation aux élections à différents niveaux en seraient une démonstration.
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  • Georges Paquet - Abonné
    8 mai 2010 07 h 37
    On peut identifier deux autres pilliers de la souveraineté, mais qui aujourd'hui semblent faire défaut.
    1- Selon Lise Payette, le Québec ne fait plus peur à personne. 2- On ne peut plus transposer les intentions de vote de 1980 ou de 1995 pour analyser ou prévoir les intentions d'aujourd'hui.

    1- On a nettement l'impression que cette certitude de pouvoir faire peur pour obtenir une marge de négocaition, n'est plus guerre utile aujourd'hui, autant au mouvement syndical qu'aux idéologies politique. Les Wallons, en Belgique, nous donnent un bon exemple d'un goupe qui a envisagé, pendant longtemps. la séparation, à des fins politiques, mais qui aujourd'hui n'en veulent plus, ou pas autant.

    2- Il me semble bien que l'histoire démontre que les équipes de hockey comme les équipes politiques qui ont trop compté sur leurs supporteurs traditionnels et indéfectibles pour remporter une victoire se rendent compte que c'est sur eux mêmes qu'il fallait compter. C'est comme celà que le spectacle s'est amélioré.

    Pour poursuivre ce rapprochement sport et politique, il a fallu aux organisateurs de ce colloque du 8 mai, une sensibilité étonnante pour décider d'organiser leur importante rencontre le jour de la cinquième partie entre le Canadien et les Pinguoins. Je vous laisse deviner où se trouveront les partisans les plus enthousiastes.
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  • Roger Sylvain - Inscrit
    8 mai 2010 08 h 09
    Monsieur Lisée
    Votre article démontre hors de tous doutes qu'à défaut de pouvoir compétitionner avec le reste du Canada vous privilégiez la stratégie du repli sur soi. Je vous demande,si le Québec peut se séparer du Canada est-ce que Montréal pourra se séparer du Québec?
    Ce qui est bon pour Pitou devrait être bon pour Minou,non?
    Roger Sylvain
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  • Francois Dorion - Abonné
    8 mai 2010 09 h 56
    la confusion identitaire
    Si plus de québécois se disent aujourd'hui d'identité québécoise, c'est aussi peut-êt6re pour la raison que tout va bien à Ottawa et que l'électorat situe le problème au niveau des institutio0ns québécoises, qui sont orientées présenteemnt, comme le dit M. Descôteaux dans son article d'aujourd'hui par des politiciens éteignoirs de bonheur et de justice, soulevant comme tout argument d'élection et de gouvernement la haine et la méfiance sans que personne ne proteste vraiment contre un tel cynisme. Lers québécois, puisqu'il faut les appeler ainsi sont sensibles à leur histoire et à leur tradition; c'est leur gouvernement qui ne l'st pas, et pas seulement pour des raisons d'éthique; ils ont l'impression très nette d'avoir été trahis (la trahison,dit un proverbe arabe,est la sixième roue du diable), et cherchent le moyen de reprendre le fil de leur histoire sans laissder de traces de ce cataclisme. Le Québec est en période de reconstruction, et d'ici à ce qu'elle se termine, il faut limiter les dommages.

    François Dorion LLM
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  • Yves Laberge - Inscrit
    8 mai 2010 10 h 17
    Double citoyenneté ?
    Dans l'éventualité de l"accès du Québec à la souveraineté, il est fort probable que le Canada demanderait à chacun des citoyens canadiens résidents du Québec de choisir entre la nouvelle citoyenneté québécoise et la citoyenneté canadienne. En effet, accorder la double nationalité aux citoyens québécois qui le demanderaient s"avérerait impossible à moins que le Québec n'accorde aussi la double citoyenneté à tous les citoyens résidents du reste du Canada qui voudraient l'obtenir: en effet, une telle éventualité ouvrirait la porte à une situation qui, théoriquement, ferait de chaque québécois un canadien et de chaque canadien un québécois. Pour clarifier plus viscéralement le pilier identitaire que vous soulignez, il serait utile qu'un sondage pose la question suivante: Dans le cas de l'accés du Québec à sa pleine souveraineté, choisiriez-vous d'endosser la citoyenneté québécoise et de renoncer par ce choix à la citoyenneté canadienne? Yves Laberge
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  • François Dugal - Abonné
    8 mai 2010 10 h 39
    MELS
    Si l'identité et l'estime de soi sont les deux mamelles de l'indépendance, alors celle-ci ne se réalisera jamais et le responsable en est notre cher ministère de l'éducation.
    L'identité? Les cours d'histoire sont pratiquement disparus du programme dans nos écoles.
    L'estime de soi? Les élèves savent que l'approche par compétence permet de passer sans travailler, ce qui tue l'estime de soi, l'effort n'étant pas synonyme de réussite.
    Je félicite les forces fédéraliste pour leur victoire.
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  • France Marcotte - Abonnée
    8 mai 2010 11 h 13
    Les bonnes questions
    Messieurs Lebel, Paquet et compagnie ne disent pas s'ils se sentent plutôt Québécois que Canadiens; peut-être ni l'un ni l'autre après tout...Ce texte de M.Lisée est pourtant bien instructif; il démontre que le pôle identitaire a nettement évolué en faveur de l'identité québécoise à mesure qu'a progressé une estime de soi économique. Ce sont des faits qu'on peut difficilement nier et je me demande pour quel Québécois cela peut être une mauvaise nouvelle.
    "L'identité et l'estime de soi économique sont des guides immensément plus sûrs que les variations de l'intention de vote référendaire". Sous les courants de surface qui nous font tanguer entre le oui ou le non de la question référendaire, des mouvements profonds et plus significatifs se déploient. S'agit de poser aux gens les bonnes questions pour découvrir leur ampleur.
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  • Jean-Roch Lapointe - Inscrit
    8 mai 2010 12 h 26
    FONDATION D'UN NOUVEAU PAYS
    C'est sans surprise pour moi que la Colombie-britannique ne mette pas en priorité la langue française et dans l'optique de la fondation d'un nouveau Pays, c'est sans importante. Ce fait montre l'illogisme du rêve trudauiste.

    D'autres provinces, comme l'Alberta, voudront bien réclamer une décentralisation des pouvoirs d'Ottawa; ce sera leur droit comme membre du Canada. Les réclamations des Provinces de l'Ouest sont surtout économiques.

    L'histoire des canadiens français, successeurs légitimes de ceux qui ont découvert, défriché et fondé le Canada, c'est plus qu'économique, c'est le recouvrement territorial de ce qu'était le Bas Canada d'avant la confédération, c'est à dire tout ce qui est à l'est des Frontières de l'Ontario. Si nous ne réclamons rien du territoire qui est à l'ouest, c'est parce que nous sommes raisonnables et réalistes; nous sommes comme dans notre ADN des fondateurs plutôt que des conquérants.

    Je n'oublie pas que mes compatriotes francophones Acadiens ont vécu et vivent de terribles souffrances, comme la déportation, l'amputation territoriale de l'Acadie, et la lutte incessante pour la langue et la culture sur le territoire de confinement oû ils sont devenus minoritaires, soit le Nouveau-Brunswick.

    Nous devons nous attendre à une vague illégitime de désinformation, de salissage, de haine et de fausses promesses par les tenants du statut quo, par ceux-là même qui ont mis en place les conditions de notre assimilation galopante, soit les dirigeants canadiens anglais, les loyalistes francophones, les autochtones, et aussi l'immigration, pas par méchanceté, mais par méconnaissance de notre histoire bien différente de leur histoire.

    Nous voulons fonder un Pays et non pas détruire une fausse unité canadienne qui n'existe pas; la situation du reste du Canada pourra peut-être s'améliorer si l'autre peuple veut s'épanour sans haine, sans dépendance et sans confrontation.

    Nous devrons bien expliquer aux plus faibles de notre société la joie qu'il y a à de recouvrer notre territoire et de recouvrer une liberté perdue; nous pourrons offrir à nos jeunes beaucoup plus qu'une économie sauvage sans respect de l'éducation, de la santé, de l'environnement, de la langue, de la culture et du patrimoine d'un peuple. Fonder un nouveau Pays implique d'énormes responsabilités, de ces responsabilités qui manquent à notre jeunesse qui vit comme s'il n'y avait pas d'espoir, qu'il n'y avait qu'un présent sans lendemain.

    L'économie actuelle est inopérante pour les peuples. L'union européenne, fondée sur le capitalisme sauvage, est en train de s'effronder et de mettre en danger des Pays et des Peuples qui allaient bien: La Grèce, le Portugal, l'Espagne en exemple.

    Notre vraie économie qui devrait être le pilier de la prospérité a été transférée en Chine et au Mexique. Nous paierons pour les conséquences de la capitalisation sauvage de la Chine, de l'Inde et du Mexique. Nous paieront pour les graves conséquences des irresponsables qui ont voulu s'enrichir impunément. Les citoyens des États-Unis paient gravement pour les conséquesces de ces irresponsables qui ne veulent surtout pas changer, même si la planète est en péril.
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  • nilo - Inscrit
    8 mai 2010 13 h 16
    révélateur
    Je comprends que plus on se sent Québécois, plus il y a indication qu'un jour on le fera ce pays, pour tous les Québécois, le Québec.
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  • Gebe Tremblay - Inscrit
    8 mai 2010 15 h 01
    Un peu n'importe quoi
    Impossible de juger les chiffres de M. Lisée, car il ne donne pas accès à la méthode utilisée. Il ne dit non-plus de quelle nature (ethnique ou citoyenne) cette identité fut présentée par ce sondage aux répondants.

    Les données de Statistiques Canada ainsi que leur méthode, donnent un très différent portrait en ce qui concerne l'identité ethnique. Les québécois francophones répondront différamment selon qu'on leur pose la question identitaire en tant que citoyen du pays Canada (fédération) ou en tant que résident du Québec. À la première ils répondent très majoritairement "Canadien" et à la seconde ils répondent à 36% "Québécois".

    L'identitaire québécois est donc "provincial" pour la majorité.
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  • Jean-Philippe Simard - Abonné
    8 mai 2010 15 h 10
    la défection n’est jamais une solution!
    Je suis exaspéré par ce discourt défraichit, que vous tenez M. Lisée. J’ai lu votre livre, et deux mots me viennent à l’esprit en repensant à votre ouvrage; stagnation et redondance... Le nationalisme que vous proposé n'est plus de mise au XXIe siècle, ne résoudra rien et pire encore, ne fait qu'engouffrer le Québec dans une insoutenable torpeur; à savoir cette lutte entre « fédéralistes » et «souverainistes ». Les enjeux sont maintenant autres et les débats doivent aller au-delà de ces « conneries ». Nous sommes dans un monde globalisé où les bastonnades de gamins n'ont plus leur place.

    Le nationalisme à certes, une raison d’être et l'identité collective d'un peuple aussi, mais à voir l'état de dossiers comme l'environnement et les luttes sociales, on peut douter de la pertinence de celui-ci. Le nationalisme que propose M. Lisée se compare à un gros bébé gâté qui ne fait qu'à sa tête et lorsqu'il n'a pas ce qu'il veut, braille, chiale, chigne. Quand que pour moi le nationalisme est grandiose dans sa simple tâche d'outil et d'atout qui enrichit le débat et permet une meilleure négociation. Et c'est dans cette seule fin, soit la négociation, que l'on doit conserver une certaine forme de nationalisme.
    Les temps sont à la coopération des nations et des différentes identités.

    Il faut donc renforcer les institutions interprovinciales pour, au-delà de nos différences, s'entendre sur l'établissement des grandes lignes et des grandes volontés d'un pays qui, malgré ses différences, doit pouvoir s'entendre. C’est la seule solution qui pour moi est valable, la défection n’est jamais une solution!
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  • Georges Paquet - Abonné
    8 mai 2010 15 h 34
    Chère France Marcotte , il faut apprendre à vivre avec la complexité.
    Dites-nous pourquoi il serait impossible d'être à la fois Canadien et Québécois. Pourquoi serait-il impossible d'être à la fois Italien, Canadien et Québécois. Souvenez-vous qu'à chaque fois que le PQ a demandé aux Québécois de se prononcer sur une question référendaire, il a promis que tous pourraient conserver ler citoyenneté canadienne.

    Ne mettez donc pas la charrue devant les boeufs...
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  • Pier-Luc Lampron - Abonné
    8 mai 2010 15 h 50
    Le nouvel opus
    Si les arguments de l’identité canadienne et de la crainte économique de voir un Québec indépendant semblent battre de l’aile, les fédéralistes qui oeuvrent dans nos grands médias vont certainement trouver de nouveaux arguments pour dissuader les Québecois de se prendre en main. En particulier, un argument se dessine lentement dans les pages des journaux de Gesca et dont le bulletin de nouvelles télévisé de Radio-Canada fait souvent écho, un argument qui veut que les Québécois n’ont pas les compétences morales pour être indépendant, que leur attachement à leur langue et à leur culture les disposeraient à baffouer les droits des minorités, que leur francophilie n’est en fait qu’une anglophobie refoulée, que ce soucis de protection de la langue est irréaliste dans l’univers de la mondialisation et qu’enfin, ce désir d’être indépendant n’est qu’une folie visant à se replier sur soi.

    Nul doute que nos plumistes à gage useront de leur imagination pour nous exposer au grand jour toutes les variations possibles autour des thèmes que j’ai exposés. Nous en avons d’ailleurs eu un prélude quand le PQ a présenté le projet de loi sur l’identité québécoise. Ce n’était là que les premières mesures de ce nouvel opus de propagande fédéraliste.
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  • France Marcotte - Abonnée
    8 mai 2010 17 h 17
    M.Paquet
    Il y aura sans doute encore longtemps un Québec comme il y a encore une Louisiane avec des francophones. La différence avec maintenant, c'est que l'effacement du Québec ira en croissant à l'intérieur de la fédération canadienne et les francophones deviendront une minorité parmi les autres au Canada. Il faut apprendre à vivre avec la vérité...
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  • Claude Desjardins Claude Desjardins - Abonné
    9 mai 2010 00 h 07
    Michel Lebel
    «Mais le nationalisme souverainiste québécois va à contre-sens de l'Histoire. Ce qui explique en grande partie le peu d'appui qu'il reçoit dans le monde.»


    Quand on marche sur les œufs de la diplomatie, c'est bien difficile sinon impossible d'appuyer une cause indépendantiste. Trouvez-moi un Pays qui est prêt à appuyer sans équivoque la cause indépendantiste Tibétaine et je vais avaler votre argument indigeste de bonne grâce.
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  • Guy LeVasseur - Inscrit
    9 mai 2010 05 h 23
    @Roger Sylvain
    @Roger Sylvain

    C'est quand même fascinant de voir réapparaitre à la vitesse de l'éclair la ridicule notion de "Partition" de l'ile de Montréal dès qu'un argumentaire solide en faveur de la souveraineté du Québec comme celui présenté par JF Lisée nous est présenté.

    Je comprend toutefois la réaction paniquée des tous les Roger Sylvain
    du Québec.

    Dans les faits, le sondage réalisé par pour le BQ et l'IPSO est lumineux de précision
    http://blogue.blocquebecois.org/flash/20_ans_Meech

    Ce sondage est un immense choc pour les québecois "fédéraleux nationalisteux mous" en faveur du renouvellement du fédéralisme canadian : Ils n'ont plus aucun argumentaire.

    Il ne leur reste comme vision politique et projet de société que l'individualisme extrême économique.

    Dans les faits, le "Rest Of Canada" ne veut plus rien savoir d'un Québec revendicateur. Le seul statu possible qui reste au Québec aux yeux du ROC est celui d'une minorité linguistique folklorique placée
    sur le même pied que leurs minorités Chinoises, Hindous, Tamouls, etc....

    Pathétique

    Guy LeVasseur
    Rimouski
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  • Georges Paquet - Abonné
    9 mai 2010 06 h 41
    France Marcotte et l'effacement du Québec...
    Si, comme vous dites, l'effacement du Québec (7 millions de citoyens) doit aller croissant à l'intérieur de la fédération canadienne (32 millions), et que l'indépendance soit la seule solution, comment qualifieriez vous cet effacement inévitable devant les puissances économiques de 350 millions de citoyens (les États-Unis), de 500 millions (l'Union européenne), d'un milliard et plus (l'Inde et la Chine)?
    Comment ferez-vous pour que les francophones ne soint plus une minorité? Comment augmenterez-vous le poids de l'Organisation internationale de la Francophonie, si le Canada s'en retirait, comme il est à prévoir?
    Est-ce que votre vérité et votre réalité seraient différentes de ce constat?
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  • Georges Paquet - Abonné
    9 mai 2010 11 h 10
    À tous les Guy Levasseur...
    À combien évaluez-vous les chances de succès d'un référendum qui devrait avoir, selon vous, comme question, unique: Voulez-vous que le Québec se sépare totalement du Canada?

    Avec ce que vous dites, j'imagine que vous ne pensez plus à un mandate de négocier ou à une quelconque association ou une sorte de partenariat.

    Alors, poposez donc cette question à Pauline Marois, et dites moi en quelle année elle croit que les chances de succès seront bonnes.
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  • Roger Sylvain - Inscrit
    9 mai 2010 11 h 30
    Souveraineté=Partition
    M.LeVasseur,
    Il est drôle votre argumentaire car je ne vois aucune différence entre la partition du Québec et la partition du Canada. Vous dites en gros que le Québec n'a pas les mêmes valeurs que le reste du pays et qu'il doit se prendre en mains et devenir indépendant.Moi je dis que Montréal n'a pas les mêmes valeurs que le reste du Québec et c'est pourquoi qu'elle devra se séparer du reste du Québec indépendant.

    Je suis bien dans NOTRE Canada et à deux reprises les québécois ont exprimé ce même sentiment.Alors vivons avec et passons à autre chose bon sens!
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  • Virginie Proulx - Abonnée
    9 mai 2010 16 h 12
    Je suis jeune et j'y crois (à la souveraineté)
    Pour ma part j'en ai marre d'entendre les baby boomers répéter que la souveraineté est archaïque comme idée et qu'on doit passer à autre chose... vous n'avez pas su la faire, et c'est bien vous et nous les pires. Le Canada n'aura jamais rien à nous offrir de mieux et pourquoi s'obstiner et avoir si peur d'essayer? Les petits pays sont les mieux gérés sur la planète, d'abord, et ensuite, nous nous obstinons à vouloir continuer à vivre au sein d'un pays qui n'est pas le nôtre, qui ne parle pas notre langue, n'a pas la même culture, et pire que tout, ne respecte pas notre différence. Il faut être idiot, sado-mazo ou vraiment borné pour ne pas le réaliser! Que les plus vieux se le disent, les jeunes de ma génération y croient encore, et plus que jamais! La souveraineté n'est pas morte!
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    9 mai 2010 17 h 48
    À Roger Sylvain et cie.:
    Oui, les Québécois on dit non deux fois, mais la deuxième fois les deux camps était pratiquement à àgalité, alors... jamais deux sans trois.

    Montréal n'a pas les mêmes valeurs que les régions du Québec? Alors pourquoi les deux votent-ils pour le Bloc québécois? Depuis 20 ans... C'est qu'on attend notre heure, et elle viendra.

    Et en passant, combien a-t-il fallu de temps de temps à l'Irlande pour se prendre en main? Combien de siècles? Et maintenant... elle est plus prospère et moderne que jamais!
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    9 mai 2010 17 h 55
    À Roger Sylvain:
    Vous écrivez "Ce qui est bon pour Pitou devrait être bon pour Minou,non?" Mais voilà, dans le cas qui nous occupe il s'agit plutôt d'un minou et d'une souris... Et on sait ce qui arrive avec une souris.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    9 mai 2010 18 h 19
    À Tous les Georges Paquet:
    Votre question n'est pas la bonne, car on peut la traduire ainsi: Bouh!!!

    La bonne question est: VOULEZ-VOUS QUE LE QUÉBEC DEVIENNE UN PAYS?
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  • Michel Laurence - Inscrit
    9 mai 2010 18 h 23
    Monsieur Lisée !
    Vous écrivez « L'identité québécoise et l'estime de soi économique sont les deux piliers d'une future majorité indépendantiste. » Jusque là, ça va.

    Vous avez aussi écrit « Ces éléments importants ne sont rien, évidemment, sans le maintien puis l'émergence d'une volonté indépendantiste populaire, dirigée par une intelligence politique, stratégique et tactique, au sommet. »

    Au sommet ? Dites-vous ? Si le PQ avait eu à le faire, il l'aurait déjà fait. QS et le PI, je n'en parle même pas.

    Non, vraiment, vous errez.

    Oubliez le sommet, le maintien puis l'émergence d'une volonté indépendantiste populaire, dirigée par une intelligence politique, stratégique et tactique, ne peut se faire que par un mouvement citoyen sans aucune partisanerie, sans autre objectif que de mobiliser le peuple afin que toute sa députation soit tenue d'agir et ne puisse même envisager, sous peine de répudiation, d'ignorer la volonté populaire.

    Le pouvoir appartient au peuple.

    L'indépendance d'abord !
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    9 mai 2010 18 h 44
    Encore la Lâcheté
    J.F.Lisée essaie dans un article d'être positif, de dégager des lignes d'évolution qui favorisent un statut de pays pour le Québec qui risque la tribalisation ou l'assimilation s'il reste une province canadienne. Les commentateurs frileux, peureux et fédéralistes ne trouveront jamais la grâce et l'honneur dans leurs commentaires si ce n'est la petitesse. Qu'ont-ils à offrir pour les francophones d'Amérique précisément les Québécois, les seuls encore majoritaires dans leur province? M.Lisée, répond avec justesse, rien. Le Canada veut laisser du temps au temps afin que Montréal devienne une vile majoritairement anglophone en espérant progressivement une régionalisation du français au Québec.

    Comme dit dans l'article, le seul gain obtenu d'Ottawa, la loi sur les langues officielles dont l'application concrète se limite à l'affichage en français ou bilingue des boîtes de céréales pourrait éventuellement disparaître suite à l'effritement du français partout dans le Canada.
    Certaines nations méritent telles de vivres? C'est la question. Du type de raisonnement évolutionniste ou darwinien que je n’aime pas mais qui s’impose à moi devant ces Québécois sans orgueil. Les fédéralistes devraient lire le philosophe Nietzche. La vie mérite plus que la peur et la culpabilité. Heureusement qu’il y a les messages de ceux et celles qui sont sensibles et conscients face au Québec et au monde comme celui de la jeune Virginie Proulx.
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  • Claude Boucher - Abonné
    9 mai 2010 19 h 40
    À contre-courant de l'histoire? Vraiment?
    M. Lebel,

    En 1945, la Charte des Nations unies a été ratifiée par 46 pays. Aujourd'hui, l'organisme compte 192 membres. Le nombre de pays a donc quadruplé au cours des 65 dernières années. Plus que jamais, le Québec doit être représenté à la table des nations.

    C'est vous M. Lebel, et les autres détracteurs de la marche du peuple québécois, qui nagez à contre-courant de l'histoire.
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  • S. Gauthier - Inscrit
    9 mai 2010 21 h 52
    La partition: un problème inexistant
    @ Roger Sylvain

    Le débat sur la partition éventuelle du Québec dans le cas de son indépendance est vain. La question a été traitée avec la Commission Bélanger-Campeau en 1992 qui avait fait appel à un groupe de juristes en droit international pour étudier la question.

    Ces juristes avaient expliqué clairement que non seulement le Québec garderait ses frontières actuelles, mais que sa partition ne pouvait pas se produire. De plus, les juristes avaient expliqué que le droit international ne donnait pas de droits particuliers aux peuples autochtones et que ceux-ci ne pouvaient pas prendre possession d'une partie du territoire québécois et demeurer au sein du Canada.

    Une des explications de l'impossibilité juridique de la partition est simple: une municipalité qui effectuerait un référendum sur sa partition pour retourner avec le Canada n'aurait aucune autorité juridique de le faire. Les villes n'existent que par les pouvoirs conférés par l'État québécois et ses lois. Vous vous souvenez des fusions et défusions? Entièrement sous le contrôle des lois de l'État québécois. Les villes n'ont de pouvoirs que ceux conférés par l'État. (Ce serait totalement contradictoire pour un État de permettre son auto-destruction...)

    Ainsi, d'un point de vue légal, une ville n'a aucune autorité de se séparer de l'État au sein duquel elle existe.

    Voilà pour le plan légal.

    Revenons dans le temps. Le Canada à l'origine a été créé en 1867 avec la réunion de 4 États (les 4 provinces fondatrices). Des traités (1867, 1898 et 1912), qui ont force de loi au niveau international, sont venus délimiter les territoires de ces États. À moins qu'un État désire volontairement céder une partie de son territoire, ou bien qu'il soit envahi et qu'il cède du terrain à son envahisseur dans l'acceptation de sa défaite, rien ne peut modifier l'intégrité de son territoire.

    Évidemment, l'État québécois pourrait décider de céder des territoires et d'accepter sa partition, mais ce serait totalement improductif... Et pour votre information, aucun parti politique québécois, fédéraliste ou souverainiste, n'a donné crédit à cette idée que le Québec puisse subir la partition. Le Québec, pour tous les partis représentés à l'Assemblée Nationale, est indivisible.
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  • Guy LeVasseur - Inscrit
    10 mai 2010 08 h 18
    Partition du Québec ? La Réalité des choses !
    Merci S. Gauthier pour votre réponse.

    En complément d'information, voici une lecture de chevet pour nos colonisés "Elvis Gratonnisés", en voie d'assimilation anglophone
    et rêveurs de partition :

    http://www.quebeclibre.net/spip.php?article136

    Guy LeVasseur
    Rimouski
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    10 mai 2010 10 h 15
    À Virginie Proulx:
    Le peuple et la souveraineté n'ont pas d'âge! Des vieux y croient toujours, des jeunes s'en fout...

    Signé: une vieille.
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  • nilo - Inscrit
    10 mai 2010 17 h 08
    Les piliers de la Souveraineté
    Identité et estime se soi sont les piliers de la Souveraineté.

    L'identité, ce sont l'ensemble des valeurs qui fondent notre vouloir vivre ensemble. L'estime de soi, c'est d'être fiers que ces valeurs que nous partageons visent essentiellement notre besoin d'harmonie entre nous et notre désir de paix avec nos voisins.

    Traduits en termes de comportements socio-politiques, une saine identité collective et la fierté de se voir devenir officiellement ce peuple pacifique que nous sommes dans notre agir nous indiquent la double voie complémentaire requise pour réaliser la Souveraineté du Québec, soit de savoir manifester que nous sommes Autonomes et Solidaires.
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  • Chryst - Abonné
    13 mai 2010 16 h 14
    Financièrement responsable le gouvernement du PLQ ?
    Comment se fait-il que notre bon gouvernement Charest ne parle jamais de tout ce dont sont capables les nouvelles technologies (informatique et géomatique notamment) ?

    Personnellement, elles nous ont même amené à la retraite et au refus d’un travail à domicile tellement elles peuvent nous être avantageuses.

    On peut difficilement imaginer tout ce qu’elles peuvent aider à accomplir pour la société.

    Michel Thibault ing. f. m. sc.
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  • Francois-Xavier Jourdain - Inscrit
    16 mai 2010 01 h 18
    Un bon article
    Personnellement, j'ai aimé cet article et je suis d'accord avec Virginie Proulx et Claude Desjardins (concernant la diplomatie ainsi que son affirmation sur la cause Tibétaine).

    Par ailleur, je ne dirais pas que ce sont seulement les jeunes qui sont maintenant pour l'indépendance et un Québec pays, mais que beaucoup de "vieux" invoquent encore la "terrible réalité économique" qui propulserait le Québec dans un gouffre... Voyons donc...

    Et comme si ce n'était pas pire de voter pour le gouvernement libéral que de faire un pays au Québec!

    Ce qui est incompréhensible aujourd'hui, ce sont les électeurs francophones qui votent encore, en 2010, et après toute la corruption, les magouilles et les refus d'enquêter sur la construction, ou quel que soient la combine, pour le PLQ.

    Quand à ceux qui ne votent pas, ils sont bien mal placés pour se plaindre...

    Il serais temps que plusieurs réalisent que ce qui est bon pour le PLQ n'est pas forcément bon pour le Québec et les Québécois (Je jurerais être entrain de parler de Mister Desmarrais et de "powa") pfff!

    Je souhaite que l'on ait notre pays, et avec notre belle langue francaise, et je souhaite par la suite qu'une vague déferlante de francisation s'abatte sur le Québec, en commencant par Montréal. Et ainsi que l'avait mentionné M. Bernard Landry, il y a presque 3ans, une très solide politique d'intégration pour les nouveaux arrivants.

    Bref, ca c'est mon opinion!
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