Lettres - Le gouverneur général
Le débat qui a cours depuis quelques jours autour du poste de gouverneur général d'une part et, de l'autre, sur l'à-propos de renouveler ou non le mandat de l'actuelle titulaire du poste se déroule dans une regrettable confusion.
D'une part, on s'interroge sur les mérites de la présente titulaire, qui bénéficie d'une excellente image, dans l'ensemble, sur un éventuel deuxième mandat à lui accorder et, alors, deuxième mandat plein ou simple prolongement de l'actuel mandat, mais alors de combien de temps: un an, deux ans, etc.. D'autre part, on semble tenir pour acquis l'existence d'un poste de gouverneur général au Canada, sans évoquer le fait que partout ailleurs dans le monde les pays indépendants, c'est-à-dire presque tous, ont leur propre chef d'État, généralement président de la République, élu au suffrage universel. Et cela, y compris dans les pays britanniques, membres du Commonwealth, qui ont à leur tête un président de la République.
Pendant combien de temps encore le Canada conservera-t-il son statut colonial? Le premier ministre actuel pourrait trouver là une occasion de marquer sa place dans l'Histoire d'une façon éloquente et flatteuse.
***
Jean-Marc Léger - Montréal, le 3 mai 2010
D'une part, on s'interroge sur les mérites de la présente titulaire, qui bénéficie d'une excellente image, dans l'ensemble, sur un éventuel deuxième mandat à lui accorder et, alors, deuxième mandat plein ou simple prolongement de l'actuel mandat, mais alors de combien de temps: un an, deux ans, etc.. D'autre part, on semble tenir pour acquis l'existence d'un poste de gouverneur général au Canada, sans évoquer le fait que partout ailleurs dans le monde les pays indépendants, c'est-à-dire presque tous, ont leur propre chef d'État, généralement président de la République, élu au suffrage universel. Et cela, y compris dans les pays britanniques, membres du Commonwealth, qui ont à leur tête un président de la République.
Pendant combien de temps encore le Canada conservera-t-il son statut colonial? Le premier ministre actuel pourrait trouver là une occasion de marquer sa place dans l'Histoire d'une façon éloquente et flatteuse.
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Jean-Marc Léger - Montréal, le 3 mai 2010
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