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Les deux peuples fondateurs

Lise Payette   9 avril 2010  Canada
L'expression elle-même a pratiquement disparu de notre vocabulaire. Elle avait pourtant encore un sens sous Pierre Elliott Trudeau au moment des célébrations entourant le centenaire de la Confédération en 1967 et même durant la campagne du premier référendum en 1980. Nous nous sommes accrochés à ces mots qui, pour nous, représentaient une réalité historique à laquelle nous tenions.

En les disant, nous aussi, nous espérions retrouver ce que nous avions le sentiment de perdre de plus en plus: notre identité d'abord et notre force par rapport au reste du Canada ensuite. L'idée des deux peuples fondateurs nous aidait peut-être à résister aux prophéties de Lord Durham, l'envoyé spécial de Londres chargé de pacifier le pays après la révolte de 1837 et qui, dans son célèbre rapport, avait annoncé les moyens évidents de «louisianiser» le Bas-Canada en obligeant ses citoyens à se mettre à la langue anglaise jusqu'à faire disparaître la langue française et en arriver à une assimilation totale, garantie absolue de soumission et de tranquillité sur le plan des revendications. L'idée de l'union des deux Canada, c'est lui.

Lord Durham a écrit: «Les Anglais sont supérieurs aux Français, non seulement par l'argent, mais aussi par l'intelligence. Ils devront toujours dominer le pays.»

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les Canadiens anglais ont de la suite dans les idées. La stratégie de Lord Durham est toujours à l'ordre du jour à Ottawa. Si vous en doutiez, pensant qu'avec le temps le rapport de force avait évolué différemment, détrompez-vous: la volonté de Stephen Harper, énoncée il y a quelques jours et qui consiste à augmenter de 30 députés le nombre de représentants élus à la Chambre, est un autre pas vers la réalisation du rêve de Durham. L'objectif n'est pas seulement de rétablir l'équilibre entre les provinces, mais il s'agit encore de soumettre le Bas-Canada et de diminuer le pouvoir du Québec, tout en restant dans les paramètres reconnus par l'Acte constitutionnel. Autrement dit, finir la job.

Adieu, les deux peuples fondateurs. Le gouvernement d'Ottawa, qui désire faire plaisir à certaines provinces d'où il entend bien tirer un vote majoritaire à la prochaine élection, va passer le Québec à la moulinette parce qu'il sait qu'il ne gagnera pas de votes avec nous. Il va donc s'appuyer sur l'Acte constitutionnel, qui prévoit une représentation proportionnelle au nombre de citoyens de chaque province, et laisser le Québec avec ses 75 sièges. L'Ontario, autrefois le Haut-Canada, va se retrouver avec un total de 124 sièges, dont 18 nouveaux grâce au rajustement prévu par la loi C-12, déposée le 1er avril dernier, mais qui n'est pas un poisson d'avril. Au moins trois provinces ayant vu leur population augmenter réclament ce rajustement. C'est l'Ontario qui en sort gagnant.

Au Conseil des ministres où je siégeais après 1976, la première personne que j'ai entendue souligner ce danger de la diminution du poids du Québec au Parlement d'Ottawa fut Guy Joron; je me souviens que plusieurs ministres avaient réagi en disant qu'Ottawa n'irait jamais jusque-là. Nous y sommes.

C'est peut-être un effet de mon imagination, mais il me semble que le rapport Durham continue d'être appliqué pratiquement à la lettre. Il suffirait de le mettre à l'étude dans les écoles pour que nos enfants puissent savoir à l'avance ce que le fédéral leur réserve.

Le but est toujours le même. Il y a tous ces Québécois qui aident en plus à la réalisation du rêve de Durham parce qu'ils pensent que ça fait chic de chanter en anglais et qu'il sera sans doute difficile de les convaincre qu'ils ne sont que des assimilés volontaires.

À force de «branler dans le manche» quant à son avenir, le Québec s'expose à ce qu'on abuse de lui. Lord Durham a écrit: «La langue, les lois et le caractère du continent nord-américain sont anglais et tout autre race que la race anglaise y apparaît dans un état d'infériorité. C'est pour les tirer de cette infériorité que je désire donner aux Canadiens [français] notre caractère anglais.»

Le peuple du Bas-Canada dont nous sommes les descendants a traversé toutes les tempêtes. Éduqués dans la religion catholique, nous avons aussi appris que si on nous frappe sur la joue gauche, nous devons tendre la joue droite... ce qui a fait de nous un peuple qui subit au lieu d'un peuple qui choisit.

Pourtant, déjà en 1965, le rapport de la commission Laurendeau-Dunton n'hésitait pas à affirmer que «l'espoir traditionnel du Canada français, c'est celui d'être égal, comme partenaire, du Canada anglais».

Le Québec, sous les libéraux, a joué le jeu du bon fédéraliste. Le gouvernement libéral n'a pas réclamé de pouvoirs supplémentaires. Il s'est contenté d'être une province comme les autres se laissant traiter comme une minorité dans le Canada et non pas comme un peuple fondateur. Et à ce jeu, on ne fait plus peur à personne. Lord Durham est heureux.
 
 
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  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    8 avril 2010 23 h 50
    Fossoyeur d`un peuple
    Trudeau aura trahi l`esprit de la Constitution confédérale du BNA Act of 1867 en 1982. Le Grand Charles De Gaulle aura eu une remarque très appropriée après les événements de 1967. Il me semble que Trudeau a un problème avec son nom francophone. Quelle pertinence 15 ans plus tard.
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  • Georges Allaire - Inscrit
    9 avril 2010 01 h 06
    Chère Lise, te souviens-tu...
    ... du documentaire Disparaître où tu présentais Georges et Danielle Allaire comme des Québécois originaux qui avaient plusieurs enfants, pendant que les Québécois normaux n'en avaient même pas assez pour se renouveler?

    Eh bien oui, nous avons eu quatorze enfants avant que la nature ferme le robinet et nous attendons présentement nos 30e et 31e petits-enfants. Mais, comme tu le prévoyais alors, les Québécois ordinaires continuent de disparaître.

    Mon épouse et moi-même avons voté en faveur de la souveraineté aux deux référendums. La plupart de nous enfants, comme nous, ont voté pour la souveraineté aux élections québécoises, jusqu'à que l'évidence devienne insurmontable. L'indépendance du Québec est maintenant démocratiquement révolue. Les immigrants au Québec viennent au Canada. Ils ont toujours voté massivement pour le Québec dans le Canada. Voici que les Québécois d'origine eux-mêmes, ne conçoive plus leur avenir sans un apport massif de nouveaux immigrants, qui nous serviront jusque au jour de notre mise en terre ou en urne.

    L'idée d'un Canada en deux nations est devenue une lubie qu'aucun Canadien ne peut prendre au sérieux, parce que la nation qui avait opéré une revanche des berceaux subit maintenant sa propre revanche des tombeaux.

    Si seulement nous avions développé du coeur au ventre et de l'âme au coeur plutôt que de se gonfler comme un frog qui se veut gros comme un boeuf. Si nous avions su aimer notre nation jusque dans nos conjoints et notre avenir. Il faut reconnaître que les Québécois normaux ont préféré se disjoindre tout en s'envoyant en l'air. Et ils rêvent maintenant de se faire mettre à mort en douceur quand ils auront trop mal au corps et auront vidé l'âme d'un peuple.

    Bof Durham. Zut notre Québec.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    9 avril 2010 01 h 47
    Le manque de respect anglo, pas fort
    Bien oui, nous sommes un peuple fondateur minoritaire, « une part comme une autre du multi dans le culturel fédéral.»

    Que voulez-vous, dirait M. Chrétien, à ce moment-ici, that’s life ! Une autre raison, avec les mauvaises farces épaisses sur M. Parizeau, malade et hospitalisé chez les juifs, de s’éloigner de la gouverne des Anglos méprisants. Ils ont manqué de respect à M. Lévesque, ça continue avec M. Parizeau, 2 personnes dignes et respectueuses, 2 modèles pour les francophones et les francophiles québécois.
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  • Francois Dorion - Abonné
    9 avril 2010 04 h 30
    Et la France?
    Jusqu'ici nous avons subi depuis 1967 la trahison de nos politiciens qui ont préféré lécher le cul de De Gaulle qui ne désirait que réinstaurer le colonialisme français en Amérique du Nord pour fournir à la France le métal dont elle a cruellement besoin pour assurer son hégémonie militaire sur l'Europe.
    Ne vous en faites pas Mme payette, la France n'a aucune gratitude pour la libération, au contraire; sous Pétain au moins on y traitait les juifs comme les français pensent qu'ils doivent être traités, et on s'associait à un empire en formation.
    N'oublions pas que c'est selon les stratégies de De Gaulle sur la guerre mobile que les générauxs allemands avaient réussi la conquête de l'Europe.
    Ici même, le deuxième bureau n'hésite pas à recruter tout ce qu'il y a de politicien et d'artiste pour faire valoir la grandeur de la France, un pays qui a rejeté son plus beau fleuron, Descartes, pour s'enticher du charlatan Auguste Comte qui ne rêvait que de l'être suprême.
    La France sent le purin comme l'a démontré récemment notre ami cloclo, et nous ne voulons pas de cette odeur ici.
    Quant aux deux peuples fondateurs, ne vou8s en faites pas, ils vont très bien.

    François Dorion
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  • Francois Dorion - Abonné
    9 avril 2010 04 h 56
    Et la France, suite.
    J'ajoute, Mme Payette, que si vous n'êtes pas onvaincue, vous n'avez qu'à lire les pensées de Pascal, où on retrouve des affirmations comme "les miracles ne se produisent pas pour les juifs charnels", "L'inutilité de Descartes." "La Provence n'a que faire des sauvages."

    François Dorion
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  • francacadie - Inscrit
    9 avril 2010 06 h 36
    Avenir
    Chère Madame,

    la prise de conscience, lente mais réelle en France, des dangers qui menacent notre langue commune, ouvre peu à peu les yeux de mes compatriotes sur le fait québécois et sur les conséquences désastreuses qu'aurait une dilution de votre pays dans l'ensemble anglophone nord-américain.
    Il y a du travail pour quelques dizaines d'années! Nous le ferons ensemble, soyez-en sûre, et d'une manière de plus en plus militante.
    Je pense que l'on ne peut manipuler les peuples au-delà d'une certaine limite et, concernant le sujet qui nous intéresse, cette limite est en train d'être dépassée. Nous sommes, ici, pris dans un mécanisme de dépossession qui appellera un jour ou l'autre (le plus proche possible, j'espère), une réaction.
    Politiquement, la chose semble hasardeuse, tant les louvoiements de nos dirigeants, leur molle acceptation d'une colonisation des esprits associée à la faillite programmée des systèmes éducatifs, nous tirent vers le bas.
    Il faut donc agir, cela se met en place en France, avec des moyens qui doivent amuser les contempteurs des cultures supposées obsolètes. Mais cela vient.
    Plus que jamais, nous devons effacer le gentil folklore qui nous lie de part et d'autre de l'Atlantique. "Maudits Français" et "Cousins-à-l'accent-amusant" sont mûrs pour entrer au musée. Place aux libertés essentielles que sont tout à la fois la possession d'une langue, le droit d'en user dans l'espace public et la garantie, par la Loi, de ne pas en être privés au bénéfice d'une planétaire médiocrité.
    Bien sincèrement votre,

    Alain Dubos
    Médecin-Ecrivain
    Auteur de romans sur la Louisiane, l'Acadie, le Québec... et Louis Riel!
    dubosalain@gmail.com
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  • pierre-yves boucher - Abonné
    9 avril 2010 06 h 37
    en anglais s.v.^.
    2 faits récents;
    mon beaun frère qui habite le plateau me racontait avoir été temoin d'une situation où'un anglophone réclamait d'ëtre servi en anglais par une caissière d'un couche tard près de chez lui e de l'avoir vu s'offusquer du niveau de maïtrise de l'anglais de la caissière. On est tès loin du temps où quelques anglophones venaient sur le ^lateau pour s'impregner de la culture française.
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  • jacques noel - Inscrit
    9 avril 2010 06 h 47
    QUAND 118 VOTES AU QUÉBEC VALENT 100 VOTES DANS LE ROC
    A l’élection de 2008, les 5,954,763 électeurs québécois représentaient 25,15% des 23,677,639 électeurs canadiens. Or, le Québec ne compte que 75 sièges aux Communes, soit 24,35% des 308 sièges. Un siège au Québec représente donc 79 396 électeurs contre 76 063 dans le ROC.

    Pas assez d’être déjà sous-représentés, on va bientôt nous assommer avec la nouvelle carte électorale où le poids du Québec va tomber à 22,1% (on va ajouter 18 sièges à l’Ontario, 5 à l’Alberta et 7 à la CB). Comment expliquer pareille autre Nuit des longs couteaux ?

    1) D’abord, parce qu’on accorde les nouveaux sièges sur la base des HABITANTS plutôt que sur celle des CITOYENS, ce qui est totalement antidémocratique. La population de l’Ontario, de la CB et de l’Alberta est gonflée par la nouvelle immigration. Même si le Canada a des conditions extrêmement favorables à l’acquisition de la citoyenneté, ce ne sont pas tous les immigrants qui deviennent citoyens. En démocratie, seuls les CITOYENS ont le droit de vote !

    2) Deuxième injustice : la scandaleuse surreprésentation des petites provinces qu’on ne corrige pas. Ainsi, un siège en Nouvelle-Écosse représente 66,170 électeurs, (10 sièges) 59,671 au Manitoba (14 sièges) 59,098 au Nouveau-Brunswick (10 sièges) 58,530 à Terre-Neuve (7 sièges) 51,092 en Saskatchewan (14 sièges) 28,787 dans les TNO (1 siège) 27,052 à l’IPE (4 sièges) 23,281 au Yukon (1 siège) 17,089 au Nunavut (1 siège)

    Ces 6 provinces et 3 territoires, représentant 14,6 % de électeurs, ont 20,1 % des sièges.

    Alors que faire ?

    a) refuser la nouvelle carte en allant chercher le support des Libéraux et du NPD.

    b) exiger une représentation sur la base des électeurs plutôt que des habitants, ce qui ralentirait l’augmentation de sièges en Ontario, CB et Alberta.

    c) demander une garantie de 25% des sièges aux Communes sur la base que le Québec est une nation et qu’il a droit à ce titre à un minimum garanti.

    d) plaider le Lac Meech qui garantissait 25% au Québec. On va rétorquer qu’on a rejeté l’Accord, la réalité c’est que depuis on a accordé aux Autochtones l’autonomie gouvernementale, aussi rejetée dans ledit accord. Si c’est bon pour minou, c’est bon pour pitou.

    Si jamais on nous passe cette immense couleuvre, le mouvement souverainiste aura alors l’argument final pour la sortie du Canada. On ne peut pas vivre dans un pays où on fait 25,1% des électeurs mais seulement 22,1% des députés ! 118 votes au Québec ne peuvent pas valoir 100 votes dans le ROC. C’est de l’Apartheid.

    http://www.elections.ca/scripts/OVR2008/defaultf.h
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  • Caroline Moreno - Inscrit
    9 avril 2010 06 h 49
    LE QUÉBEC EST UN PAYS !
    Le Québec est un pays

    Le Québec est un pays mais un pays qui s’ignore. Il possède un territoire vaste comme quarante fois la Suisse, une population de près de 8 millions d’habitants, une langue officielle, un chef d’État, des députés, des lois, un drapeau, une base militaire, des soldats. Il détient 3% des réserves d’eau douce renouvelable de la planète; il est le 4eme État producteur d’énergie hydroélectrique; il exporte 80% de ses produits au États-Unis. Autrement dit, il n’a rien à envier au Kosovo - qui est pourtant devenu un pays par une simple déclaration d’indépendance - de même qu’au Monténégro - lequel ne s’est pas fait spolier son référendum.

    Ce qui empêche les Québécois d’accéder à leur indépendance, un processus qui s’inscrit pourtant dans sa logique historique, est le fait qu’ils sont incapables de se voir autrement qu’à travers la lorgnette rapetissante du Canada. Pourtant, si le Québec n’était pas la puissance qu’il est, le Canada s’en serait départi depuis longtemps.

    C’est ainsi que l’on voit les juges de la Cour suprême invalider nos lois en s’appuyant sur la Charte canadienne des droits et libertés elle-même enchâssée dans la Constitution canadienne que le Québec n’a pas signée. Par quel mécanisme tordu de la pensée, en est-on arrivés à percevoir comme légales les décisions canadiennes à notre égard ? C’est ce même esprit fantaisiste qui pousse les députés québécois à prêter serment à la reine d’Angleterre laquelle, rappelons-le, possède son représentant au Québec. C’est ce prisme canadien déformant qui fait dire à Marc Laviolette que notre argent est à Ottawa alors qu’il ne s’y trouve que parce que nous consentons à l’y envoyer. C’est ce qui amène Gilles Duceppe à conclure que pour défendre les intérêts du Québec il faut voter pour le Bloc qui siège à Ottawa. C’est ce qui fait culpabiliser Pauline Marois et Louise Harel de ne pas parler anglais. C’est ce qui fait adhérer les péquistes au concept d’indépendantistes « purs et durs ».

    Il faut se sortir de cette pensée canadienne qui n’a rien de magique. Nous ne sommes pas quelque chose comme un petit peuple. Nous sommes un grand peuple. Nous avons d’importantes réalisations derrière nous et nous sommes capables de redonner au Québec son statut de pionnier. Comportons-nous en Québécois. Nous n’avons pas besoin d’une bénédiction canadienne, qui ne viendra d’ailleurs pas, pour prendre en main notre destin. Le Canada est un poids, une entrave à notre développement. Arrêtons de dresser des obstacles, de nous mettre des bâtons dans les roues. Coupons ce cordon qui nous étrangle ! Oxygénons-nous ! Nous n’avons de permission à demander à personne.

    Au Diable, les Harper, Ignatieff, Layton, les honorables Michaëlle Jean et Pierre Duchesne, les juges en chef de la Cour suprême, sa majesté la reine Elizabeth II. Exit les drapeaux canadiens, les taxes canadiennes, les impôts canadiens, les sénateurs canadiens, la fête du Canada, la péréquation, les sables bitumineux, l’industrie ontarienne de l’automobile, la guerre en Afghanistan. Fini l’unilinguisme anglais.

    Nous voulons le Québec à notre image !
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  • michel lebel - Inscrit
    9 avril 2010 06 h 50
    Brailler pour brailler!
    Encore cette référence au Rapport Durham! Et encore la ritournelle du braillage et de la faute aux "maudits Anglais". Diable que le discours est vieux! Plus pris par le ressentiment que cela, tu meurs!
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  • Normand Carrier - Abonné
    9 avril 2010 06 h 57
    Le concept des deux nations est mort et enterré .......
    Que ce soit les deux peuples fondateurs , le concept des deux nations , le rapport Fulton-Favreau , Meech , Charlottetown ou le rapport Laurendeau-Dunton qui tentaient de réconcilier les deux peuples fondateurs , force est d'admettre que toutes ces tentatives sont mortes et enterrées ! Depuis que Mulroney a courageusement essayé de ramener le peuple Québécois dans le giron constitutionnel dans l'honneur et l'enthousiasme , le ROC est passé au multiculturalisme canadien si cher a P.E. Trudeau et tout fut mis en marche pour noyer , amoindrir et enrayer la montée du nationalisme Québécois ......
    Aujourd'hui nous pouvons affirmer que ce fut un échec car le nationalisme Québécois se porte bien et le nationalisme canadien cherche sa voie mais est toujours a l'oeuvre pour son <nation building> . C'est la voie suivi par Stephen Harper qui comme le reste du Canada ne veut plus rien savoir de toutes concessions du ROC et toute demande du Québec est au mieux ignorée et souvent ridiculisée ......
    Nous sommes considérés come une minorité qui devient de plus en plus minoritaire et une nation parmi les dizaines de nations qui s'y sont ajoutées . Comme nous l'avons vu a Vancouver , le francais avait moins de place que le Chinois ! Comme nous sommes majoritaire au Québec , nous devons nous comporter comme une majorité qui doit exercer tous ces pouvoirs et se comporter comme une nation qui est en controle dans son pays ! Cela va déplaire a nos compatriotes du ROC alors , nous aurons l'obligation de nous donner un pays en bonne et due forme comme tout peuple qui se respecte . Nous feront alors comme les quarante nations qui se sont donné un pays ces trente dernières années !
    Nous avons le choix d'êtres des minoritaires et des perdants ou d'être les propriétaires de notre pays avec pleins pouvoirs et nous pouvons y arriver avec un minimum de courage et ainsi éviter une Louisianisation tranquile et inéluctable .....
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  • Claude Kamps - Inscrit
    9 avril 2010 07 h 37
    Malheureusement vous avez raison
    Malheureusement vous avez raison...
    Ce qui me désole, mais je le comprend avec le ratio maitre-élèves actuel de nos école, c'est que les jeunes, même de Rimouski, écrivent mieux en anglais qu'en français.
    Avec l'ère des ordinateurs, la simplicité de l'anglais en fait une langue bien plus facile à corriger automatiquement que le français...
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  • Georges Paquet - Abonné
    9 avril 2010 08 h 14
    Les occasions manquées.
    Mme Payette remarque que le Québec "ne fait plus peur à personne". Je me demande d'ailleurs, si en politique, la peur est une bonne conseillère. Elle n'est certainement pas une bonne stratégie.

    Je voudrais quand même rappeler brièvement le nombre impressionnant d'occasions manquées, depuis les années '60, sans toutefois en attribuer constamment l'échec à la même partie.

    Mais avant celà, je voudrais rappeler que le Bloc Québécois a appuyé avec tous ses députés, la résolution du 26 novembre 2006, de la Chambre des communes, reconnaissant que "les Québécois forment une nation dans un Canada uni". On ne peut pas extrapoler et soutenir maintenant, comme le font plusieurs politiciens, que cette résolution reconnaissait le Québec comme nation.

    Il serait donc utile et nécessaire, si on veut discuter de la peur que chacun devrait avoir de l'autre, de rappeler les éléments suivants:

    1- Le droit à l’autodétermination du Québec existe. Les deux referendums, que le monde entier a pu observer, en témoignent.

    2- Une proposition d’indépendance ne peut pas éviter de se prononcer sur la question de la monnaie. Si on prend l’Union européenne comme exemple, l’unanimité est en train de se faire sur les conséquences inévitables du partage d’une monnaie commune. En Europe, et ailleurs, on s’accorde sur deux éléments :"la participation à la zone euro ne peut se limiter à la gestion monétaire, elle doit aussi s’étendre à la gestion économique des États qui en sont membres". Et : "les États qui partagent une monnaie unique ne doivent plus s’accrocher à des apparences de souveraineté économique". Et Jacques Parizeau serait d’accord avec celà.

    3. Un bref retour sur les tentatives de modification à la Constitution canadienne (dont plusieurs avaient fait l’unanimité des premiers ministres, quand ils étaient entre eux, pour être rejetées plus tard), ne permet pas de parler d’une domination constante des uns par les autres.

    Voici les principales tentatives :

    En 1964, la Formule Fulton-Favreau qui reformulait les tentatives d’amendement de la Constitution élaborées en 1927, 1935 et 1950.

    En 1971, l’Accord de Victoria qui confirmait dans un texte, un droit de veto au Québec.

    En 1980, les Québécois sont consultés sur une formule de Souveraineté-Association.

    En 1981, le Québec invoque dans un contexte juridique, un droit de veto qui était plutôt un acquis politique, alors que le fédéral proposait à nouveau un droit de veto dans une formule semblable à celle de Victoria. Depuis ce temps ce rapport de force n'existe plus.

    En 1982, le Rapatriement de la Constitution et inclusion d’une Charte des droits.

    En 1984, le gouvernement du Québec est élu sur un projet de Beau risque.

    En 1987, l’Accord du Lac MEECH

    En 1992, l’Accord de Charlottetown

    En 1995, les Québécois sont consultés sur un projet de Souveraineté. (La pièce d’un dollar canadien est utilisée pour remplacer le O sur certaines pencartes de la campagne du OUI).

    En 2006. la Chambre des Communes reconnaît que les "Québécois" forment une nation dans un Canada uni. Résolution appuyée par le Bloc québécois.

    En 2009, le président de la France écrit aux Québécois ( dans une lettre en date du 16 février qui répondait à la lettre que lui avaient adressée Pauline Marois et Gilles duceppe, en date du 4 février) :"Je souhaite que cette nouvelle relation franco-québécoise s’épanouisse en harmonie avec la relation que la France entretient avec le Canada dans son ensemble."
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  • Paul Verreault - Inscrit
    9 avril 2010 08 h 14
    Peuple québécois et les Amériques.
    Lord Durham oui, et l'Ordre de l'Orange aussi; il y a 80 ans, Bennett, un Orangiste, était PM du Canada et finançait le journal d'Adrien Arcand, un ardent nazi fédéraliste près des Orangistes et du KKK américain. Arcand eu très peu d'influence au Québec, heureusement. Diefenbaker, PM Canadian il y a 50, était Orangiste aussi. Enfin, le peuple québécois, (Il se nommait "Canayen" en 1700), est le seul peuple des 3 Amériques à ne pas avoir pris son Indépendance, car l'Indépendance se prend, elle ne se demande pas!
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  • J. Maurice Arbour - Abonné
    9 avril 2010 08 h 18
    Peuple fondateur ? Quand ça?
    La notion des deux peuples fondateurs est l'une de ces fausses idées qui continuent encore de déformer les analyses. Elle repose sur la notion du" Pacte" qui aurait été conclu en 1867 entre les "deux races".
    La théorie du Pacte entre le Canada anglais et le Québec signifiait que le biculturalisme était le fondement du Canada et que toute modification constitutionnelle majeure nécessitait l'accord du Québec. Or la cour suprême du gouvernement fédéral, quand elle rendu son avis en 1982 sur la question du veto du Québec, a démoli cette interprétation, cautionnant ainsi la décision de Trudeau qui avait déjà procéder à son rapatriement sans l'accord du Québec. Il faudrait bien que nous en prenions acte. En réalité, il ne pouvait y avoir de pacte entre un peuple colonisateur et un peuple colonisé parce que l'égalité est une notion absente des rapports dominant/ dominé. Pour l'heure, les Québécois s'accommodent parfaitement de leurs statut de peuple minoritaire au sein du Canada.Ils savent aussi que leur poids va en diminuant au sein du parlement fédéral parce que la représentation aux Communes est basée sur la population. On ne peut pas jouir à la fois de son statut de minoritaire et vouloir en même temps empêcher la majorité de vivre sa vie. Le drame du Québec, c'est qu'il est rempli de colonisés qui accepteront jusqu'à leur mort leur statut de minoritaires,qui continueront d'accepter l'inacceptable jusqu'à l'assimilation totale s'il le faut parce qu'ils sont incapables de penser le Québec autrement. Vu d'Ottawa, nous ne sommes qu'un groupe ethnique parmi d'autres et les Québécois le savent depuis longtemps. Je trouve qu'il y a quelque chose d'incorrect à vouloir se définir autrement parce qu'on refuse ainsi de reconnaître la portée fondamentale du coup que les libéraux fédéraux ont porté au Québec en 1981-1982. La bataille contre l'augmentation des sièges aux Communes en est une d'arrière-garde et elle est indigne d'une minorité qui n'aspire qu'à demeurer une minorité au sein d'un ensemble qui prend du poids année après année.
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  • France Marcotte - Abonnée
    9 avril 2010 08 h 40
    Lithanie
    Franchement madame Payette, la complainte du méchant Anglais est devenue un peu ennuyeuse et surtout elle ne porte pas à réagir avec audace et énergie. La gestion des hôpitaux ne peut évidemment pas servir d'indice, il est bien trop flagrant, pourtant, les francophones n'y donnent certainement pas l'exemple de l'efficacité de leurs méthodes, au point que notre plus fervent premier ministre souverainiste ne croit pas indiqué d'y mettre en jeu sa santé au moment critique de la maladie, comme au moment de passer l'arme à gauche l'athée se convertit, "au cas où". Au lieu de réciter comme un chapelet les exemples où les francophones ont été humiliés, il serait plus efficace, il me semble, d'insister sur les exemples où le Québec démontre à quel point il est nécessaire à l'Amérique.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    9 avril 2010 08 h 42
    Un seul peuple fondateur, désormais
    Madame Payette, toute analyse sur les deux nations fondatrices ne tient plus et vous le savez bien.
    Le peuple anglais n'existe plus, il est minoritaire chez lui. Le ROC se transforme à vitesse grand V, modifie ses horizons, qui se trouvent dorénavant au-delà du Pacifique, la religion anglicane ou presbytérienne n'a plus d'influence qu'au Toronto Star ou au Globe and Mail dans les pages nécrologiques, et sa langue est américaine et n'a plus grand chose à voir avec celle de la mère-patrie.
    Alors que le ROC devient chaque jour plus américain et multiculturel, nous québécois continuons d'hésiter entre l'Amérique et l'Europe, alors même que notre géographie nous dicte la réponse. Nous survivrons à condition de nous mesurer au ROC et aux États-Unis. Cela veut dire non pas l'obsession de la langue, mais l'ouverture, la productivité, la créativité, l'innovation, l'immigration. Si notre peuple prospère, sa langue fleurira. Ce qui ne devrait pas l'empêcher de maîtriser la langue anlaise, qui est devenue le véhicule de l'échange et du commerce.
    Réveillons-nous, bon sang, et cessons de pleurnicher.
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  • gilbert troutet - Inscrit
    9 avril 2010 09 h 06
    Affirmer nos différences
    Madame Payette a raison. La notion des «deux peuples fondateurs» a presque disparu du vocabulaire. Je me demande ce qu'on va nous servir pour le 150e anniversaire du Canada en 2017 (ça se prépare déjà). Il me semble surtout que le Québec a des valeurs différentes. Plus progressiste en général que dans la plupart des provinces, à part la Ville de Québec qui reste un bastion bourgeois et conservateur, parfaitement représenté par le maire Labeaume. Exemple : la population du Québec a toujours tourné le dos à la guerre en Afghanistan; elle a aussi manifesté massivement en 2003 contre l'invasion de l'Irak. Si l'on nous demandait aujourd'hui notre avis sur l'appui du gouvernement Harper à la pilitique militariste d'Israël, nous pourrions aussi affirmer notre différence.
    Je crois qu'il faut d'abord au Québec un véritable «projet de société», qu'on trouve à peine au Parti Québécois. Ensuite, prendre notre courage à deux mains plutôt que de laisser les autres «au volant».
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  • Jacques Dubreuil - Inscrit
    9 avril 2010 09 h 09
    Peuple fondateur...
    Chère madame Payette
    Nous sommes un des peuples fondateurs, mais nous sommes un peuple minoritaire au Canada. Minoritaires, province donc à disparaître au long de l'histoire. Avec les recettes habituelles des majoritaires. Aujourd'hui, pour nous, «ils» nous disent que le bilinguisme ouvre toutes les portes de la richesses et des honneurs. Mais on ne parle pas des Canadiens-Français des autres provinces qui sont bilingues et pauvres. On ne parle pas du bilinguisme au Québec qui n'ouvre les portes qu'aux petits copains et à la corruption.
    Jacques Dubreuil, Sherbrooke, Estrie, Qc
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    9 avril 2010 09 h 40
    Quelque chose comme un grand peuple...
    Chaque fois qu'un nationaliste fait une envolée oratoire et reprend cette antienne, j'imagine qu'il se fonde sur les succès d'entreprises comme CAE, Bombardier, Devtek-Héroux, SNC-Lavalin, Power Corporation, Cirque du Soleil...qui toutes parlent l'anglais régulièrement, emploient en abondance des étrangers et s'appuient sur l'aide fédérale pour réaliser leurs projets. Ou encore sur nos grands succès littéraires, qu'ils s'appellent Kim Thuy, Catherine Mavrikakis, Yann Martel, Dany Laferrière ou Modercai Richler...sans oublier Réjean Ducharme et Marie-Claire Blais.
    Le Québec est inclusif et porte de moins en moins, tout comme le ROC la bannière Orange, la ceinture fléchée.
    Prenons-en acte.
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  • Simon Beaudoin - Inscrit
    9 avril 2010 09 h 46
    La démographie seulement...
    Madame Payette,

    Je n’arrive pas à comprendre comment on peut se prétendre démocrate et soutenir que le Québec devrait avoir, par quelque privilège historique, un seuil minimal de représentation au parlement, élu normalement sous le principe du suffrage universel ( /– un homme = un vote). Je sais bien que la parité a été maintenue sous l’acte d’Union, de 1840 à 1867, mais je refuse d’accuser les anglophones d’alors, dont certains voulaient effectivement nous assimiler, comme je vois ceux d’aujourd’hui, qui reconnaissent pour la plupart la diversité culturelle. D’ailleurs, ce serait une vision dichotomique inacceptable pour ma part que de voir les choses sous un angle anglais vs français. Des anglais étaient pour la responsabilité ministérielle, comme des français s’accommodaient très bien que le peuple n’ait aucune représentation proportionnelle. Le projet de plafonner le nombre de députés québécois va à mon sens contre cette représentation proportionnelle.

    On peut croire que le multiculturalisme est un cheval de Troie destiné à nous marginaliser, mais c’est à mon avis se donner une importance démesurée dans l’imaginaire anglophone. Peut-être la volonté de ceux qui ont introduit le multiculturalisme incluait une volonté de casser le moule d’un État-nation fondé sur des ethnies majoritaires, c’est même le cas, selon moi. Cependant, si la nation québécoise a été relativisée, la « nation » canadienne-anglaise l’a tout autant été, seulement sa langue lui donne une plus grande capacité d’absorption.

    Je n’adhère tout simplement pas au mythe des deux peuples fondateurs. Il y en a plusieurs, et un pays est une construction journalière. Parler de deux peuples fondateurs et vouloir en protéger artificiellement un, en le momifiant par une représentation biaisée, passe sous silence l’apport de d’autres vagues d’immigration tout autant que l’influence amérindienne sur le développement du Canada. Il faut accepter ce dynamisme de notre société et se mobiliser en tant que québécois pour défendre notre culture.

    Le seul moyen, cependant, que notre fédération en soit vraiment une, passe pour moi par une réforme du Sénat canadien, là où il serait possible d’avoir plus de québécois que démographiquement pour une raison d’équilibre entre les provinces. Ce n’est pas, comme vous tentez de nous le faire croire, un pied de nez au Québec que de respecter le principe démocratique le plus élémentaire. C’est un pied de nez au principe fédéral que ce mépris de l’institution sénatoriale, allant même jusqu’à vouloir l’abolir plutôt que la réformer dans certains partis.

    Simon Beaudoin
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  • RJW - Inscrit
    9 avril 2010 09 h 55
    la valeur du bulletin de scrutin
    Étes vous en train de dire que le vote d'un Québecois doit compter plus que le vote d'un Ontarien? Ça va à l'encontre d'un principe fondamental de ce que c'est la démocratie! C'est pas la faute des Canadiens anglais que les immigrants réussissent plus chez eux qu'au Québec, qu'ils ont plus de naissances que nous. Les Québecois critiquent souvent le fait que l'Ïle du Prince Édouard a le même poids politique que le Québec, mais quand ça va dans l'autre sens on crie scandale. Voyons donc!
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  • Zora Fernandes - Inscrit
    9 avril 2010 09 h 59
    Faut être raisonnable
    On ne peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre et les seins de la laitière! d'abord cette notion de peuples fondateurs est une notion impérialiste puisque je vous signale que le pays était déjà occupé par un peuple qui avait fondé une civilisation. Deuxièmement si le peuple "fondateur" français actuel reste accroché à ses gloires passées il se perdra certainement. Cet article ne fait que confirmer ce qu'on observe dans la réalité que, les Tremblay / Bilodeau et Payette de ce monde refusent d'accepter l'idée que la relève est là, prête à reprendre le flambeau dans les mêmes termes que les « glorieux prédécesseurs ». Mais ces derniers ne trouvent pas l'idée très catholique de laisser le flambeau être repris par les nouveaux québécois (ne faisant certes pas parti du « Nous ») mais qui ont la volonté de poursuivre l'épanouissement du nouveau Québec. Quelle est l’alternative? Rejoindre le grand Canada où on a l’impression que les scandales de corruption sont moins nombreux, les préoccupations mesquines de foulards islamiques / de langues / d’immigrants ne sont pas à l’ordre du jour et où somme toute il fait bon vivre.
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  • Normand Carrier - Abonné
    9 avril 2010 10 h 01
    Queles sont vos solutions maitre Lebel ?
    A part traiter tout le monde et son père de pleurnichards , quelles sont les solutions du constitutionnaliste que vous dites être pour régler tous les malaises qui affligent les Québécois et aussi nos compatriotes du ROC tels :
    < Tous les problèmes de juridiction et d'empiètement dans les juridictions des provinces et éviter les dédoublements .
    < Ré-intégrer le Québec dans le giron constitutionnel .
    < Instituer un semblant de bilinguisme dans ce pays officiellement bilingue .
    < Donner un minimum de protection a la langue et a la culture francaise pour cette nation qui n'a que de belles paroles mais aucune substance .
    < Accorder la même équité de l'aide et des subventions a l'industrie forestière qu'au secteur automobile de l'Ontario .
    < Compenser l'aide massive a l'industrie de l'auto depuis les années cinquante et ce qui lui a donné une ampleur et un avancé insurmontable pour le Québec .
    < Faire du Québec le monopole de l'industrie aéronautique alors que l'on favorise autant les deux provinces .
    < Harmoniser les taxes de ventes alors que le Québec administre les deux taxes depuis plus d'une décennie .
    < Ect, car je pourrais continuer avec des dizaines d'exemples .
    Alors si vous avez du positif et des vraies solutions , nous serions heureux de l'entendre monsieur Lebel .......
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  •  
  • Simon Beaudoin - Inscrit
    9 avril 2010 10 h 18
    @ jacques noel
    J'ai beau être en désaccord avec la plupart de vos suggestions, celle d'établir les futures répartition de siège du parlement fédéral sur la base du nombre de citoyens par province m'interpelle. Je n'étais pas au courant de cette réalité que vous affirmez selon laquelle, sur une base citoyenne, les données seraient différentes. Il me semble que ce serait une bonne approche, que de faire davantage de cas de la valeur citoyenne.

    Cependant, on pourrait vous rétorquer que les résidents permanents profitent également de quasi les mêmes avantages (des systèmes étatiques) que les citoyens.

    Simon Beaudoin, Québec
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  • emeri - Abonné
    9 avril 2010 10 h 38
    S.V.P.faiites vite, j'ai soixante quinze ans!
    Quand il me prenait des petits goûts de masochisme, je cliquais
    sur Google et je relisais des bouts du dégueulasse rapport Durham.
    A chaque fois j'éprouvais un gros serrement au coeur.
    Ce matin, en vous lisant, madame Payette, c'est de la rage que je ressent. Comment notre peuple de béni oui oui a t'il pu ne pas comprendre qu'en votant non aux référendums, et plus récemment,
    oui aussi à la réélection de ce qu'il y a de pire au Québec comme politiciens à genou devant leur dieu fédéraliste à la Durham: le gouvernement Charest, c'est directement à l'assimilation que nous
    nous dirigeons à la vitesse grand V?
    Mes amis, je vous en prie, j'ai soixante quinze ans, mon règne achève
    et je veux voir le pays du Québec se réaliser les deux pieds sur terre
    et non du haut d'un problématique ciel.
    Réjean Grenier,
    Mont-Laurier.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    9 avril 2010 10 h 56
    @Monsieur Simon Beaudoin, bravo.
    Vous avez parfaitement raison, Monsieur Beaudoin. Votre propos est clair et net. Cela nous change des vieilles litanies sur le complot anglo-saxon.
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  •  
  • Pierre Rousseau - Inscrit
    9 avril 2010 11 h 55
    Anachronisme et démocratie.
    Mme Payette, votre texte est plutôt anachronique et manque un peu de rigueur... Si le Québec est dans la situation dans laquelle il est maintenant, ce n'est pas la faute aux Anglais et à Lord Durham, mais bien à celle des Québécois eux-mêmes. Ils ont eu l'occasion de se prononcer sur leur avenir à 2 occasions alors même que leur gouvernement était pro-indépendance et ils ont quand même refusé votre projet, même si le premier référendum ne demandait que la permission de commencer à discuter avec Ottawa... On se croirait dans un télescopage de l'histoire alors qu'aujourd'hui vous parlez de Durham alors que la situation actuelle est bien le fait des Québécois à la suite d'un processus démocratique. On pourrait croire que vous rejetez la démocratie comme véhicule de changement politique.

    De plus l'idée de peuples fondateurs ne tient plus aujourd'hui car elle ne reflète pas l'histoire réelle de ce pays et de ce continent: on oublie les premiers peuples fondateurs, les peuples autochtones et en ce faisant cette idée de « deux peuples fondateurs » perd toute sa pertinence, sa réalité et devient un concept artificiel déconnecté de l'actualité. De plus, le concept de biculturalisme a perdu son sens avec l'avènement du multiculturalisme à la Trudeau et ça aussi c'est une réalité avec laquelle il faut composer. Ça veut dire que de moins en moins les Canadiens sont des « Anglais » mais aussi, de moins en moins ils comprennent les concepts de peuples fondateurs et de biculturalisme. La conséquence c'est que de moins en moins il devient possible pour le Québec d'avoir un statut particulier au sein du Canada.

    Mais, encore une fois, ce n'est pas la faute du ROC si les Québécois se sont confinés dans le rôle d'une minorité parmi d'autres; ils ont eu l'occasion de montrer leur détermination à décider de leur avenir mais ils ont préféré laisser passer le train et ils ont démocratiquement, faut-il le répéter, choisi d'être une minorité au Canada. Certains vont dire qu'il y a eu la propagande fédérale et les illégalités commises en faveur du « non » aux deux référendums qui ont pu fausser les résultats mais ce serait mépriser les Québécois que de dire qu'ils se sont fait avoir par des artifices de propagande et par des dépenses éhontées. On sait qu'à d'autres occasions ça n'a pas marché, par exemple l'affaire des camions de la Brinks qui quittaient le Québec à la veille d'une élection cruciale...

    Je vous comprend très bien d'être nostalgique et de voir dans cette nouvelle une autre tentative de marginaliser le Québec mais c'était prévisible (vous le dites vous-même) car les populations des autres provinces ont augmenté et leur représentation a décru en conséquence et que ce déficit démocratique doit être remédié. Ce n'est que par un statut politique différent et une relation différente entre le Québec et le Canada qu'on aurait pu éviter cette situation mais ce n'est pas Durham mais bien les Québécois qui en ont décidé autrement.
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  •  
  • Hugo Vaillancourt - Inscrit
    9 avril 2010 11 h 57
    Les "deux" peuples fondateurs?
    Bonjour Mme Payette,

    Mon conjoint est autochtone et je crois qu'il sourcillerait beaucoup en entendant l'évocation de "deux" peuples fondateurs. L'histoire des autochtones sur le territoire qui est aujourd'hui appelé le Canada est fréquemment occultée, ainsi que l'impact qu'ils ont eu sur l'évolution du pays; une bonne part de cette invisibilisation paraît délibérée (pas de votre part, mais davantage de celle des groupes dominants qui ont écrit leur version de l'Histoire). L'empreinte du colonialisme se fait encore sentir sur le Canada aujourd'hui, mais il est important de garder à l'esprit que les descendant-es des colons français ne sont pas ceux qui en ont subi les pires exactions (bien que nous ayons certainement subi nous aussi l'oppression de l'empire britannique). À l'heure des débats sur l'immigration et le multiculturalisme, on oublie trop souvent que ce que subissent les peuples autochtones demeure un racisme invisible.
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  •  
  • Geoffroi - Abonné
    9 avril 2010 12 h 12
    Deux nations vraiment ?
    Ce concept des deux nations fondatrices n'a jamais été préconisé par les dirigeants du Canada anglais. C'est une illusion proclamée par nos petits bourgeois et notre haut clergé catholique colonisés et collaborateurs en mal de belles carrières.

    Nos ancêtres ont fondé la Nouvelle-France puis ont été limité au Québec. Maintenant, les colonisés et collaborateurs sont surtout nos hommes d'affaires "mondialistes" du supposé "Quebec Inc" bourrés de subventions avec notre argent. Merci John Buggy.
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  •  
  • francacadie - Inscrit
    9 avril 2010 12 h 17
    Etats.
    Petit ajout du Français de service aujourd'hui :

    Le Montenegro est devenu indépendant. Un million d'habitants au maximum, pas de ressources naturelles. Tourisme et Méditerranée....
    Le Kosovo, délabré par une guerre terrible, au niveau zéro sur le plan économique, rongé par son Histoire, etc. a déclaré son indépendance.
    La Moldavie, l'Ossétie du Nord ...
    J'arrête.
    Qu'est-ce qui a bien pu tourner dans la tête de ces gens au point qu'ils aient tous désiré, à un moment donné, disposer d'une vraie patrie? Et ce, dans les conditions les plus dramatiques (pour certains d'entre eux) qui se puissent imaginer?
    Fous? Ou fiers?
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  •  
  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    9 avril 2010 12 h 19
    Autres temps, autre moeurs.....
    Mes amis, je vous en prie, j'ai soixante quinze ans, mon règne achève
    et je veux voir le pays du Québec se réaliser les deux pieds sur terre
    et non du haut d'un problématique ciel.
    Réjean Grenier,
    Mont-Laurier
    -------------------------------

    Je suis désolée pour vous mais je doute fort que votre rêve se réalise, même si vous deviez vivre jusqu'à 100 ans, car les plus jeunes sont passés à autre chose; ils regardent maintenant droit devant et foncent vers un avenir fondé sur d'autres valeurs, tels l'entrepreneuriat et le partenership à la grandeur de la planète, au lieu de revenir en arrière et de perdre son temps à ressasser tout le temps les mêmes rancoeurs.

    Ce qui fut et jamais plus ne sera...!
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  •  
  • Gilles Arpin - Inscrit
    9 avril 2010 13 h 09
    Dilemne et réalité
    Comment un des peuples fondateurs qui vit au crochet de l'autre peut-il aspirer à l'indépendance?
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  •  
  • David Jacques - Inscrit
    9 avril 2010 13 h 23
    Lettre à ma chère Raymonde,,,
    Je suis jeune et je n'hésiterais pas une seconde à voter pour l'indépendance de ma patrie... Les jeunes ne sont pas tous les mondialistes matérialistes, individualistes, égoistes que vous décrivez joliment en les englobant sous les termes "partenership" et "entrepreneuriat". Faut être limitée pour croire que seuls les fédéralistes savent brasser de l'argent! D'autres valeurs existent également comme le respect de l'environnement, le partage, la solidarité, la diversité culturelle. Ces valeurs rejoignent énormément de jeunes...et ne sont aucunement en contradiction avec l'indépendance du Québec

    Si vous voulez mon avis, ce sont les Raymondes et les Yvettes aux genoux usés qui font de plus en plus exception!

    Monsieur Grenier, je vous souhaite une longue vie et je vous assure que le Québec se lèvera un jour et s'assoiera aux Nations-Unies à New York à la grande table des nations.
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  •  
  • JAMAIS UN QUeBEC PAYS - Inscrit
    9 avril 2010 14 h 16
    M Carrier
    Une parenthèse, pour ce qui est de l'harmonisation et le fait que Québec collecte la taxe pour le fédéral, de un le fédéral paye généreusement le Québec pour cette fonction, pour ce qui est de l'harmonisation il faudrait qu'au Québec la taxe provincial ne s'applique pas sur celle du fédéral, le Québec est le seul endroit qui taxe la taxe. Combien rapporte à Québec cette surtaxation???
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  •  
  • michel lebel - Inscrit
    9 avril 2010 14 h 21
    Un peu d'espoir, diable!
    @Normand Carrier,

    Que vous dire, sinon que toutes les sociétés ont leurs problèmes. J'ai aussi aussi envie de vous dire que comme société(québécoise et canadienne) globalement plutôt riche(en comparant), on a nettement tendance à se plaindre, à rechigner le ventre plein(en comparant toujours). En d'autres termes, je dis qu'il faut mettre les choses en perspective. Trop de gens pensent qu'une société sans problème peut exister. Je dis non, la vie n'est jamais un nid de roses pour quiconque.

    Fatalisme, résignation, contentement simpliste de ma part? Sans doute un peu, mais je ne crois plus aux grandes réformes, aux lendemains qui chantent la vie parfaite, libérée. Je crois plutôt à des réformes ponctuelles, importantes, nécessaires, j'en conviens. Mais je ne crois pas au Grand Soir! Ce qui manque surtout, ce sont des hommes et des femmes politiques de vision, qui donnent espoir , qui ont une grande vision de l'humanité. Pas un petit discours au niveau des pâquerettes. Ce qui de fait fait défaut, c'est une vision culturelle et spirituelle de l'Homme. Les discours, le langage est si plat, si désespérant et souvent si faux. L'Homme veut dépasser l'Homme, mais il est trop souvent rabaissé, rapetissé, sans idéal autre qu'une belle petite retraite ou la participation des Canadiens aux séries! Notre plus grande menace sociale hélas est le cynisme et l'indifférence.
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  •  
  • jacques noel - Inscrit
    9 avril 2010 14 h 24
    @simon beaudoin
    «Je n’arrive pas à comprendre comment on peut se prétendre démocrate et soutenir que le Québec devrait avoir, par quelque privilège historique, un seuil minimal de représentation au parlement, élu normalement sous le principe du suffrage universel ( /– un homme = un vote).»

    Connaissez-vous le Canada réel? Dans le Canada RÉEL dans lequel où on vit présentement, un siège aux communes vaut en

    Alberta, 86918 électeurs
    Ontario, 83349, électeurs
    CB, 83246, électeurs
    Quebec, 79397 électeurs
    NE, 66170 électeurs
    Manitoba, 59672 électeurs
    NB, 59098 électeurs
    TN, 58630 électeurs
    Saskatchewan, 51092 électeurs
    TNO 28787 électeurs
    IPE 27053 électeurs
    Yukon, 23281 électeurs
    Nunavut, 17089

    Ca c'est la réalité.
    Le Yukon a un statut spécial. Le Nunavut a un statut spécial. L'Ile du Prince-Édouard a un statut spécial. Terre-Neuve a un statut spécial. Le Nouveau-Brunswick a un statut spécial. La Nouvelle-Écosse a un statut spécial. Le Manitoba a un statut spécial. La Saskatchewan a un statut spécial. Mais pour rien au monde, le Québec devrait avoir le moindre privilège dans ce pays. Pire encore, on va nous sousreprésenter, à 118 vs 100. Et qui fait la job? Les 10 braves députés conservateurs de Harper au Québec
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  •  
  • Jean-Roch Lapointe - Inscrit
    9 avril 2010 14 h 29
    ACTE DE RECOUVREMENT DE LA NOUVELLE-FRANCE PAR LES HÉRITIERS LÉGAUX DE SES FONDATEURS
    La Confédération Canadienne de 1867 nous a minorisés et confinés , nous le peuple fondateur du Canada, dans une seule province à travers 9 provinces anglophones et 3 territoires anglophones. Et maintenant, le peuple anglophone, qui n'a pas fondé le Canada, mais l'a conquis par la violence des armes, avec l'aide de l'immigration qui se range du côté des anglophones après qu'elle ait été admise au Canada, pays à majorité anglophone, continue à nous assimiler subtilement sur le seul territoire qui nous reste, la province de Québec, amputée du Labrador qui nous a été volé.

    Et le pire, c'est que l'assimilation se fait avec nos deniers, comme par exemple tous les coûts que nous payons pour les Institutions Anglophones comme le CUSM, tous les Hôpitaux et Universités anglophones de Montréal. Et la petite politicaillerie de bas étage à fait , qu'après tous les sacrifices consentis par nos compatriotes de Mirabel, les emplois, les investissements ont été détournés de Mirabel francophone à Dorval anglophone. Et le Québec a vu le trafic aérien international passer de Mirabel à Pearson de Toronto.

    À ce stade, nous ne devons plus parler de séparation ou de souveraineté, mais de recouvrement d'un territoire plus grand que celui du Québec, d'un territoire moderne plus grand que celui du Québec amputé que je nommerais Nouvelle-France et qui équivaut tout au moins aux frontières de l'Ontario à l'Ouest à la Côte atlantique à l'Est, ou au Bas-canada d'avant la Confédération.

    Et notre décision de recouvrer le territoire de nos ancêtres fondateurs ne revient ni aux anglophones et ni aux immigrants ainsi que notre droit à l'auto-détermoination sur ce territoire qui est l'héritage laissé par nos ancêtres.

    Il est évident que le Gouvernement actuel est à la solde des anglophones et des immigrants. Il défend plus les droits religieux des minorités que les droits civiques de la majorité francophone.

    Et à Ottawa, Harper est une farce reconnue maintenant à l'échelle internationale. Il voulait faire disparaître le Sénat, il l'a au contraire amplifié et il s'est servi du poste protocolaire de Gouverneur Général, un vestige de la monarchie britannique, pour sauver sa peau politique.

    Si tout continue, nous pouvons bientôt voir un Premier Ministre dont le nom pourrait être Sam Hamad ou Hamid Kharzai ou Amir kadir ou autre; je le dis en tout respect pour ces gens et pour démontrer jusqu'oû peut conduire les stupidités de la constitution britanno-canadienne.

    Le recouvrement de la Nouvelle-France n'aura jamais été si cruciale pour notre avenir patrimonial et notre avenir économique. Nous n'avons pas à le quémander, car c'est un droit. Et il faut rapporter les faits et la vérité à la communauté internationale, à nos voisins des États-unis, à nos cousins français qui ont compris rapidement que Sarkosi n'était pas un vrai français de France; il ne connaît pas l'histoire de la France, comment voulez-vous qu'il connaisse celle de la Nouvelle-France?

    Les Anglais et les Français, si nous regardons l'Angleterre et la France, ça n'a jamais marché et ça ne marchera jamais, surtout si les deux peuples vivent sur le même territoire. L'Angleterre est encore à la Livre-sterling et n'a pas adopté l'euro; les Anglais d'angleterre donnent encore du trouble en Afrique du Sud.
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  •  
  • Victor Beauchesne - Abonné
    9 avril 2010 14 h 52
    startégie de Lord Durham ???
    Quel procès d'intentions, quel radotage d'idées reçues, et après les vieux souverainistes se demandent pourquoi les jeunes ne suivent plus et que leur option stagne dans l'opinion publique.

    On a passé à d'autre chose et oui oui Durham et tous les Anglais colonialistes du temps se croyaient supérieurs, et puis ? Pensez-vous que les Français d'Algérie ne se croyaient pas supérieurs aux Arabes, que les Espagnols ne se croyaient pas supérieurs aux Incas, que les Américains aux Irakiens? C'est l'histoire humaine depuis la nuit des temps, pourquoi le Québec en ferait exception?

    Y en ici qui citent le Monténegro et le Kosovo comme exemples de petits pays bien souverains. Ne pensez-pas pour un seul instant que ces pays n'échangeraient pas volontiers leur beau siège à l'ONU pour le statut et le niveau de vie et de démocratie du Québec, simple province du Canada ? Province qui contient un peuple qui a exercé son droit à l'autodétermination deux fois en une génération.

    C'est Guy Joron et Mme Payette , entre autres, qui ont affaibli le Québec en menant deux campagnes référendaires perdantes, c'est la présence du Bloc à Ottawa qui tente de démontrer que le Canada ne fonctionne pas mais qui paradoxalement prouve tout le contraire. Dans quel autre pays un parti voué à l'échec du pays accorderait des généreuses pensions viagères à ceux qui ont passé toute leur carrière à chercher à le diviser ?
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  • Jacques Cayouette - Abonné
    9 avril 2010 15 h 59
    M Michel Lebel
    Lisez attentivement l' article de J.M.Arbour,ça fera surement du bien à votre éducation,je crois que vous avez besoin d'être éclairé.
    J Cayouette
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  • nosnibor - Abonné
    9 avril 2010 18 h 12
    les deux peuples fondateurs
    Trudeau n'était pas premier ministre au moment des célébrations du centenaire
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  • Alain Senécal - Abonné
    9 avril 2010 18 h 46
    Les deux peuples
    À mon sens, il n'y a pas pas deux peuples fondateurs au Canada. Il y a un peuple fondateur et un peuple usurpateur.
    Alain Senécal, Montréal.
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    9 avril 2010 19 h 15
    Durham est bien vivant au Canada, Harper en est sa réincarnation
    -Demander une garantie de 25% des sièges aux Communes sur la base que le Québec est une nation et qu’il a droit à ce titre à un minimum garanti.-

    Dans tout ce débat postérieur à l’article de madame Payette qui est bien plus que cette jacasserie méprisante décrite par l’élitiste anti démocrate
    L .Bissonnette au sujet des blogues, il y a cette exigence fondamentale défendue par Jacques Noel de garantir 25% des sièges au Québec dans le parlement d’Ottawa. Le Québec qui n’est justement plus sous l’emprise d’un catholicisme masochiste devra réagir contre cette volonté des conservateurs de noyer les Québécois dans ce Canada construit contre les francophones et qui n’est historiquement qu’une réinvention astucieuse en 1867 de la colonie britannique issue de l’acte d’Union forcée entre le Haut et le Bas Canada.

    Et ceux qui banalisent la condition francophone dans sa précarité au Canada sont prêts à accepter que leur descendance devienne anglophone, toute autre explication à leur sujet ne peut tenir.
    Que faut t-il penser de ces conservateurs québécois si ce n’est tout ce qui encourage la censure des commentaires. Nous n’avons pas le droit de dire ce qu’ils sont mais nous savons très bien quoi penser d’eux.
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  • observateur1 - Abonné
    9 avril 2010 19 h 58
    Bravo Mme Payette
    À lire tous les commentaires concernant les 2 peuples fondateurs, vous avez donné un vrai beau coup de pied au derrière des québécois pour les sortir de leur torpeur...

    À quand la prochaine volée de bois vert...

    Continuez à nous faire réfléchir...

    Le temps presse pour le grand réveil...
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  • Paul Verreault - Inscrit
    9 avril 2010 20 h 02
    Amérindiens?
    Je sais que je vais heurter des sensibilités mais il y a très peu d'Amérindiens "purs-race" au Québec ou au Canada. À peu près tous ont combattu avec les Canayens avec lesquels ils se sont métissés. Seulement 200 des "filles du Roy" sont restés ici; les Canayens masculins ont procréé avec les femmes du pays, avec l'accord des Chefs Amérindiens, ce qui fait d'eux et de nous un peuple de Métis. Les Britannos-Américains n'approchaient les Amérindien(ne)s avec des gants et en se pinçant le nez, donc il y a peu de Métis parmi eux.
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  • Claude Daigneault - Abonné
    9 avril 2010 21 h 06
    Le pari perdu
    Nous sommes de la même époque ou presque, vous et moi, Mme Payette. Celle qui a cru que les Québécois étaient autre chose que de la guimauve fondue. Vous évoquez le rapport Durham, alors qu'on n'enseigne même plus l'Histoire dans les classes de nos écoles. Qui comprendra ce que vous espérez démontrer ?
    "Disparaître ?'" avez-vous demandé jadis dans un documentaire ? Eh oui, nous sommes destinés à ne plus être là. Comme le baiser à la servante Perrine de la chanson. "'L'indépendance, ça se s'prend dans l'demander". Mais l'indépendance se mérite, elle ne se commande pas comme du poulet BBQ ou de la pizza.
    Le sens de l'effort, de l'abnégation, du refus du soufflet sur l'autre joue qui nous convainquait qu'il fallait respecter le "boss" exploiteur, autant de signes que nous sommes l'exemple parfait de ce que Memmi évoquait par cette phrase ou l'équivalent (fichue mémoire !) ; "Il y a des peuples qui sont faits pour être colonisées".

    Nous avons nos gouvernements nègres à Québec, nos députés nègres à Ottawa, l'hymne national traduit qui ne dit pas la même chose en anglais qu'en français avant les parties de hockey, pourquoi tenez-vous tant à "brasser la cage" ? Par conviction que vous allez réveiller ceux qui dorment ? Allons-donc, ceux qui ont cru au grand rêve de 1976 sont a la retraite. Ils cultivent leur potager et écoutent "Le banquier". Et la jeune génération joue aux jeux vidéos, ne sait pas comment écrire "As-tu voté aux dernières élections ?" et rêve d'aller passer ses vacances à Disney World.

    Allez madame, cessons de nous illusionner. Nous sommes à la hauteur de nos désirs : avoir un "bon" salaire, une "bonne job stèdée", un "bon boss". Après avoir été des Québécois, nous redevenons ce que nous avons été pendants 200 ans: des Canayens-français. Du genre à ne pas trop s'instruire, à lâcher l'école de bonne heure et à apprendre l'anglais (tout croche) pour être pompistes pour les touristes.

    Il y a des fois que je m'ennuie des années 1960 et 1970 quand nous chantions : "À partir d'aujourd'hui, demain nous appartient".

    Aujourd'hui, nos chanteurs chantent en anglais et Vigneault a 82 ans...
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  • Jacques Baril - Inscrit
    9 avril 2010 22 h 54
    Argumentum ad nauseam... Basta!
    Sans commentaire.
    Très exceptionnellement @Michel Lebel. Un petit cours de «Constitution 101» pour tous serait apprécié (bis). Moi, perso, j'ai d'autres choses à lire et à faire! Du n'importe quoi (à puissance exponentielle) jumelé avec des compétences transversales nulles, ça me tue!
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  • novis - Inscrit
    10 avril 2010 00 h 14
    aucune société ne peut se passer de communion
    [J'ai emprunté ici un des titres du livre de Comte-Sponville intitulé "L'esprit de l'athéisme".]

    J'ai été éduqué dans le catholicisme par mes parents immigrés, qui m'ont également inculqué des tas de valeurs plus laïques, dont la fierté de la langue et un attachement patriotique. J'ai senti mon père devenir souverainiste québécois, et son choix s'est présenté à moi comme une sorte d'évidence. Dans mon univers mental, tout ça relevait d'une même vision, d'un même amour, d'une même foi... d'un même désir de communion. La valeur d'un pays, d'un pays à nous, n'était pas une question.

    Le temps a passé. Je me suis marié, j'ai eu des enfants, j'ai voyagé. J'ai conservé mes valeurs, mais je dois dire que mon rêve de communion s'est effrité.

    D'une part, comme l'ont dit d'autres commentateurs, le Québec s'est un peu renié lui-même, et il faut bien se demander pourquoi (on a beau s'attrister des magouilles qui nous ont laissés sous les 50%, il reste que 50% ce n'était déjà pas un "oui" très enthousiaste). Il y a une hypothèse que je souhaite exprimer: si la valeur du pays est comme une évidence dans l'univers qui m'a été transmis, j'ai du mal à la concevoir dans une perspective simpliste résolument matérialiste et athée, comme celle que je perçois beaucoup autour de moi. C'est quoi un pays, au-delà de l'amas de molécules, de l'aire habitable, du nombre d'habitants et de quelque autre quantité "scientifiquement" mesurable? (Si je me fais un peu violence en lisant sur l'athéisme ces jours-ci, c'est dans l'espoir de trouver des réponses significatives à ces questions.)

    D'autre part, beaucoup des "valeurs" que je vois émerger me déplaisent:

    . face à l'argent, par exemple: l'engouement des dernières années pour l'ADQ et ses propos visant à alléger les responsabilités gouvernementales semble aller complètement à l'opposé des inquiétudes graves exprimées dans un livre comme "Off-shore" de Deneault; ça témoigne aussi d'une sorte de refus de générosité, voire de communion; en somme, le ton ADQ-iste sonne à mes oreilles comme les voix des jeunes prétendants de Pénélope, devant Ulysse déguisé en mendiant

    . ou encore face à la laïcité: je me retrouve beaucoup plus dans les propos de Taylor-Maclure (qui me semblent nuancés et accueillants), que dans la déclaration sécularisante du MLQ et du PQ, qui se présente à moi comme une espèce de déni de communion

    Pour finir sur une note positive, je dois dire que j'apprécie encore beaucoup les propos de M. Parizeau (de même que ceux d'un grand nombre de commentateurs sur cette tribune).
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    10 avril 2010 00 h 15
    Les bases du séparatisme.
    Dans le commentaire de Mme Payette on reconnaît facilement les deux bases du séparatisme: la victimisation et le ressentiment.

    -. la victimisation: pauvres de nous! Nous avons été conquis. Ce qui est faux. Nous n'avons JAMAIS été conquis. Nous parlons encore français. Nos institutions: universités, collèges, écoles sont en français. Notre Parlement est français: premier ministre, ministres, députés. Ils s'expriment en français au Parlement. Nous faisons nos lois. Nous sommes autonomes dans l'Éducation, la Santé etc...

    -. le ressentiment: les maudits anglais nous ont conquis, le ROC nous persécute, le Fédéral nous méprise en un mot nous haïssons tout ce qui est anglais, ils nous ont conquis.

    -. Mais la France nous a abandonnés. La mère-patrie nous a délaissés, ignorés, et méprisés: "À quoi bon se battre pour quelques arpents de neige" Voltaire. Maintenant que nous sommes sortis de notre léthargie (1960) ils nous trouvent gentils les "cousins" comme ils nous appellent avec condescendance...

    -. S'il y a eu conquête.....heureuse conquête qui nous a sauvés de la Révolution française! et de toutes ses folies meurtrières. Plusieurs communautés religieuses ont fui les révolutionnaires et sont venus s'installer au CANADA, terre de libertés. Le Québec fut une terre d'accueil pour elles.

    -. Lord Durham n'a jamais réussi à nous angliciser...ouvrez vos yeux arrêtez de vivre en 1760...vous vivez par procuration nous sommes en 2010...

    -. Que le Québec soit une nation ou pas...ça change rien dans la vraie vie...Il faudrait peut-être des campagnes de FIERTÉ pour bien parler notre langue, ce qui n'existe pas actuellement. Une nation se reconnaît par le respect de sa langue et de sa culture, ce qui n'existe pas actuellement.

    -. nation, peuple, nationalisme tous des mots qui peuvent devenir des MAUX...

    "En politique, le nationalisme c'est le MAL à l'état pur" Bertrand Russel.

    que de guerres, de conflits, de meurtres d'assassinats ont été commis et sont encore faits à cause du nationalisme....et ça continue...
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  • Pierre Cornellier - Abonné
    10 avril 2010 07 h 47
    Les 2 peuples fondateurs de Pearson et Laurendeau-Dunton(1963)
    En 1963, le premier ministre fédéral Pearson crée la Commission royale FÉDÉRALE d'enquête sur sur bilinguisme et le biculturalisme (1963),dite Laurendeau Dunton,dont le mandat était le suivant: " RECOMMANDER LES MESURES A PRENDRE POUR QUE LA CONFEDERATION CANADIENNE SE DEVELOPPE D'APRES LE PRINCIPE DE L'EGALITÉ ENTRE LES DEUX PEUPLES FONDATEURS".

    L'ex FHQ Roméo Paquette(il a vécu près de 60 ans hors Québec) du
    Conseil de Vie française en Amérique(CVFA) a très bien décrit cela
    dans la revue Franc Contact Volume 5 , No 4, Décembre 1997:
    : "L'Histoire démontrera que l'enjeu fondamental, tel qu'exprimé par le mandat de la Commission royale FÉDÉRALE d'enquête sur
    bilinguisme et le biculturalisme(1963), était le suivant: RECOMMANDER
    LES MESURES A PRENDRE POUR QUE LA CONFEDERATION CANADIENNE SE
    DEVELOPPE D'APRES LE PRINCIPE DE L'EGALITÉ ENTRE LES DEUX PEUPLES FONDATEURS".

    "Cet enjeu, c'est un gouvernement fédéral dominé par des
    Québecois(surtout Trudeau)par des préjugés anti-nationalistes, ils ont condamné la notion de peuples fondateurs, inventé le multiculturalisme et le bilinguisme, comme si un pays pouvait se morceler en enclaves culturelles et véhiculer 2 langues sans en préciser les bases communautaires".....
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  • Marc Provencher - Inscrit
    10 avril 2010 08 h 33
    Petite réponse au citoyen Beauchesne
    Le citoyen Beauchesne écrit : « Oui Durham et tous les Anglais colonialistes du temps se croyaient supérieurs, et puis ? »

    Le plus important n'est pas qu'ils se croyaient supérieurs : le plus important est qu'ils se prenaient pour une race et prenaient de même le fait français pour un fait racial. Ça se passait au XIXème siècle, qui vit l'effroyable progression de la pensée raciale partout en Occident et dans le monde (avec une réticence marquée du côté des idées italiennes, mais c'est une autre histoire). À cette époque inquiétante, une revue politique anglaise par exemple pouvait titrer "A Biological View of our Foreign Policy" (1880, cité par Hannah Arendt dans "Race thinking before racism") et le premier ministre anglais Disraeli proclamer, délirant : "Everything is race and there is no other truth !"

    Aujourd'hui, ce sentiment de supériorité s'est en grande partie effacé, quoi qu'en dise madame Payette. Mais le déterminisme biologique, lui, est toujours là. Il affleure par exemple dans le préambule de la Constitution, rédigé par Trudeau : "Nous avons voulu affirmer, par delà les frontières du sang, de la religion et de la langue..."

    En lieu et place des frontières culturelles, arrive cette délirante histoire de prétendues "frontières du sang". Les frontières de la langue existent (et elles sont franchissables au prix d'un certain effort) ; les frontières de la religion existent (et elles sont franchissables au prix d'un certain effort) ; mais il n'existe pas de "frontières du sang" entre les hommes; il n'y en a jamais eu. Aller "au-delà des frontières du sang", c'est aller au-delà de l'humanité, chez nos potes les Martiens ou nos amies les bêtes.

    Pour faire une longue histoire courte, on pourrait formuler la chose comme suit. Fait vraiment inouï, même Farinacci, le plus hystérique de tous les fascistes italiens, "ne croyait pas aux théories du sang" (fait relevé par l'historien Renzo De Felice). Fait tout aussi inouï, même Trudeau, un démocrate libéral grand teint, croyait aux théories du sang.

    On pourrait aussi le formuler de manière moins personnelle, en termes d'idées et de "systèmes" :

    Même quand il entreprend de devenir raciste, dans la seconde moitié des années 30, le fascisme italien continue de ne pas être racial, c'est-à-dire de ne pas ajouter foi aux théories qui prennent la culture pour la nature, et les peuples pour des entités naturelles-biologiques (contrairement, faut-il le préciser, à ses alliés plus au nord). Et à l'inverse : même quand elles commencent à se prendre (et à être prises) pour le phare de l'antiracisme, les idées canadiennes continuent d'être raciales. Descent, ancestry, bloodlines, stock, alouette : on nous bassine constamment avec la diverisité CULTURELLE, mais le terme même est mensonger puisqu'en fait cette diversité est prise, et dur comme fer, pour NATURELLE.

    Erreur et confusion qui seront systématisées avec l'adoption du programme improprement appelé "multiculturalisme" et qu'il faudrait appeler par son vrai nom de multinaturalisme.
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    10 avril 2010 11 h 32
    À mon cher David....
    D'autres valeurs existent également comme le respect de l'environnement, le partage, la solidarité, la diversité culturelle. Ces valeurs rejoignent énormément de jeunes...et ne sont aucunement en contradiction avec l'indépendance du Québec (David Jacques)
    ---------------------------------

    Ne vous en déplaise, ce n'est pas un fait nouveau; ce sont des valeurs partagées par tous les canadiens, français et anglais, fédéralistes et référendistes, et par bon nombre des habitants de la planète, alors que vous semblez vouloir les attribuer uniquemnt aux référendistes.

    Longue vie également à monsieur Gervais qui n'aura pas à subir, je l'espère, ces années de misère prédites par Pauline, consécutives à l'avènement d'une utopique souveraineté du Québec. À un certain âge, l'organisme s'affaiblit et supporte de moins en moins la misère......si c'est de cette façon que vous voulez finir vos jours, libre à vous.

    Méfiez-vous des lendemains qui chantent ....faux!
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  •  
  • Marc Provencher - Inscrit
    10 avril 2010 18 h 58
    Bravo citoyen Bayle, mais seriez-vous borgne ?
    Antinationaliste convaincu, il est rare que je crois que dans les colonnes du Devoir mon semblable, mon frère. Je me sens - violons en background ici - si seul. Mais voici enfin l'homme envoyé par la providence, j'ai nommé le citoyen Bayle, qui écrit : « Nation, peuple, nationalisme tous des mots qui peuvent devenir des MAUX... »

    Quoique je sois moins d'accord pour "peuple" que pour "nation", je ne peux qu'abonder dans le même sens. Sauf qu'en lisant le message au complet du citoyen Bayle, il y a un décevant problème : il ne voit qu'un seul nationalisme là où il y en a deux !

    Tt, tt, tt.

    Le véritable antinationaliste n'a pas d'amis : ni dans la capitale provinciale (et pas "nationale", comme on dit souvent par erreur) ni dans la capitale fédérale (et pas "nationale", comme on dit souvent par erreur).

    Problème stratégique difficile pour le citoyen antinationaliste : attaquer seulement le nationalisme québécois profite au nationalisme canadien ; attaquer seulement le nationalisme canadien profite au nationalisme québécois. Alors que c'est les deux qu'il s'agit de vaincre !
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  •  
  • Simon Beaudoin - Inscrit
    10 avril 2010 21 h 14
    @ MM. Noël et Beauchesne

    @jacques noel

    Je comprends que vous mettez dans votre démonstration les chiffres des citoyens présents dans chaque province canadienne, et je comprends cet argument. J’en prends note. Je pense cependant que parmi les habitants des provinces et territoires canadiens, plusieurs sont de futurs électeurs. Il me semble juste de représenter des enfants, par exemple, dans un compte de la population destiné aux élections. Ils n’ont pas le droit de vote, mais ils sont tout de même représentés, par leurs parents, qui donnent cette tâche de représentation à un député. Et même s’il n’y a pas de baby boom, un immigrants qui aura la citoyenneté dans quelques mois reçoit déjà des services publics.

    Concernant les statuts spéciaux, en revanche, il est évident que les territoires n’auraient probablement même pas suffisamment d’habitants pour envoyer un député, et comme le parlement fédéral est formé de telle sorte que les circonscriptions sont sur la base des provinces, ceci est justifiable.

    Cependant, les cas de la Nouvelle-Écosse, de la Saskatchewan et de l’Île du prince Édouard sont un peu plus problématiques. Certes, ils sont sous le million d’habitants, mais il s’agit là de provinces surreprésentées. Malheureusement, plusieurs clauses de la loi électorale canadienne participent à ce « statut spécial ». D’abord, une province ne peut pas avoir moins de sièges qu’elle n’a de sénateurs, ensuite il est impossible de diminuer le nombre de sièges d’une province sans que cette dernière ait eu une chute de population de 15% entre deux recensements. Nous pouvons certes contester ces règles, et je trouve celle du 15% pas mal abusive, mais il faut vivre avec.


    @Victor Beauchesne

    Vous avez raison, du moins en ce qui me concerne, quand vous dites que c’est le genre de discours de madame Payette, qui éloigne les jeunes de l’indépendantisme

    ce qui a fait de moi un fédéraliste convaincu, en tant que jeune, ça a été de lire le Livre Noir du Canada anglais et Québec Libre!, de feu Pierre Falardeau. Si « eux » ont été capable de telles atrocités, que je ne nie pas le moins du monde, n’aurions-nous pas fait la même chose dans une situation analogue? Pourquoi répondre à une injustice passée en en créant de nouvelle, où se situe notre droit absolu à dominer le Québec? Mais l’argument restait facile, puisque nous n’avons jamais été des oppresseurs, en tant que Québécois. De plus, en disant cela, je reste trop pris avec une vision négative des indépendantistes. Car il y en a plusieurs qui ne font ce genre de revendication, non par haine, mais par fierté, la fierté de vouloir « son » pays, comme de nombreux exemples récents le prouve possible. Par ailleurs, je ne place pas du côté des arguments « de peur » économique, je me fiche qu’un Québec indépendant soit plus ou moins riche, et je crois qu’il serait parfaitement viable.

    Alors, je me suis mis à me dire que le vrai problème était une certaine forme de nationalisme, un nationalisme qui prétend pouvoir posséder des terres. Une telle affirmation conduirait à des luttes territoriales sans fin, ces mêmes luttes pour lesquelles on s’est joyeusement massacrés en Europe, car chaque leader national croit que telle terre a déjà appartenu à son peuple. C’est ce nationalisme, qui a été si destructeur, et j’y réponds en me disant que, contrairement à un être humain, une nation est trop floue, trop immatérielle, pour posséder vraiment du territoire comme peut le faire un être humain ou, à la limite, une compagnie.

    Si je m’oppose à ce nationalisme qui va à mon avis trop loin, malgré toutes ses promesses de bonne volonté, je ne suis pas, en revanche, contre une fierté nationale. Mais la fierté d’un peuple qui ne se sentirait pas menacé, qui se contenterait de constater son existence et de se rassembler solidairement, sans complexe et même, j’ose dire, sans le parapluie étatique.
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  • Simon Beaudoin - Inscrit
    10 avril 2010 21 h 27
    @ M. Provencher
    Je partage depuis que je vous ai adressé la parole pour la première fois un certain nombre d'idées avec vous, et vous suis tout à fait quand vous dites qu'il faudrait abaisser à la fois le nationalisme canadien-anglais et le nationalisme québécois, mais je fais néanmoins une distinction, que j'établis dans mon précédent message. Je considère que le nationalisme peut être positif tant qu'il s'agit d'une affirmation d'une identité commune. Mais dès qu'on l'oppose à un autre nationalisme, pire encore quand on prétends qu'un territoire appartient à notre nation, c'est là que les choses se compliquent.

    Vous dites, ou plutôt vous citez Bayle, qui dit : « Nation, peuple, nationalisme tous des mots qui peuvent devenir des MAUX... ». Mais justement, ils peuvent devenir des maux, ils n'en sont pas à la base. Ce que je n'apprécie pas énormément, dans votre façon de voir les choses, c'est que j'ai l'impression qu'elle conduit à un individualisme trop poussé. Et vous vous prononcez tant contre le nationalisme que votre message commence à être légèrement, comment pourrais-je dire, pamphlétaire, ou radical par morceaux.

    Je ne suis pas nationaliste, du moins pas par ce nationalisme revendicateur que je condamne, mais je fait tout de même partie de la nation québécoise. Et je considère qu'une véritable fierté nationale qui passerait par l'accomplissement d'un projet de société peut donner de l'énergie, mais ce projet n'est pas l'indépendance. Je pense plutôt à bâtir un pays où des cultures semblables et moins semblables peuvent vivre ensemble. Si le Québec devenait indépendant, ce sera un coup pour mes idéaux, mais je pourrais toujours tenter de réaliser ce que je veux dans ce nouveau pays, qui serait pluriel également.

    Simon Beaudoin
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  •  
  • Marie-France Legault - Inscrit
    12 avril 2010 10 h 01
    Déluge d'insultes dans un désert d'arguments.
    Oui je suis Marie-France Legaut, celle qui est mordu pour le Canada, Mon pays bâti par mes ancêtres en 1867. Nous étions là avec la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, l'Ontario.

    -. Vos attaques quant à mon identité indiquent très bien votre absence d'arguments et votre intention de discréditer celle qui ne pense pas comme vous. Faire un pays avec de telles personnes est très dangereux. le "goulag" n'est pas loin, il nous attend.

    -. Oui j'ai écrit dans plusieurs journaux et revues dont Cité Libre, La Presse, le Journal de Québec, VOIR, Le Soleil etc...et j'en suis fière avec mon adresse numéro de téléphone et mon nom Marie-France Legault.
    Vous pourrez le demander au journal Le Devoir....

    -. Mon père a gagné la Médaille de Bronze de la SSJM pour son essai sur l'Acte d'Union 1840. Il a étudié au Collège Bourget à Rigaud 1928. Il est allé prononcer des conférences sur le Scandales des écoles séparées etc...

    -. Je suis fière de mon identité je suis née à Québec la vieille ville ilot des francophones en Amérique.

    -. Alors les insultes, les injures, les bêtises ne font que vous discréditer...Dans le QUÉBEC LIBRE.....pour tous....j'espère... j'ai le droit d'Aimer MON pays le Canada bâti par mes ancêtres...j'en suis fière et je ne cracherai pas sur eux...
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  • Marc Provencher - Inscrit
    12 avril 2010 12 h 17
    Courte réponse au citoyen Beaudoin
    Bonjour citoyen Beaudoin,

    J'ai tenté toute la fin de semaine de trouver une façon de vous répondre qui n'entraînerait pas la rédaction d'un essai de 60 pages. Je n'ai décidément pas le don de la synthèse, il faut bien le dire.

    Il faut dire aussi que je suis présentement "sur la route", et non dans ma confortable caverne, entouré de mes indispensables livres italiens.

    Oui, nous avons plusieurs idées en commun, à commencer bien sûr par le fait que nous sommes tous deux fédéralistes. Vous avez également réussi à semer le doute dans mon esprit sur certains aspects de ma position laïciste (même si je ne compte pas lâcher le morceau pour ce qui est du Parlement).

    Cela dit, vous avez raison de dire que je suis un pamphlétaire. Je le suis même de tempérament avant de l'être du point de vue des idées. Par contre - coupons ici la poire en deux - je n'accepte pas l'étiquette de "radical", ou alors dans son sens rare : c'est-à-dire au sens du vieux Parti radical de Guglielmo Ferrero (dernier quart du XIXème siècle), qui s'appelait comme ça non au sens d'"extrémiste" mais au sens de remonter en amont jusqu'à la RACINE des problèmes. En fait, pour tout vous dire, je suis même parti, il y a quinze ans, ma vie politique en tant que citoyen a vraiment commencé dans les mois inquiétants de la polarisation qui ont suivi le référendum de 1995, à la recherche d'une posture intellectuelle solide qui permettait de bûcher sur les extrémistes des deux camps. J'ai trouvé ou cru trouver que la cause profonde de cette extrémisation était la dynamique malsaine (et tacite, et mal analysée) entre deux nationalismes, et à titre d'antidote, j'ai donc ramené au jour cette position essentielle du légendaire antifasciste libéral Carlo Sforza (un homme de centre-droit, le contraire d'un extrémiste) : "Le nationalisme n'est pas seulement la caricature et la contrefaçon du patriotisme, mais à proprement parler son antithèse même." D'où ma position appelée, en tout bien tout honneur, le patriotisme antinationaliste. Qui est bien entendu, qui est sans aucun doute une position "de combat", destinée à brasser éventuellement la cabane, et qu'on peut appeler justement pamphlétaire.

    Et pour ce qui est du pamphlet, j'ai une mauvaise nouvelle pour vous : mon éditeur vient d'admettre qu'il n'y a pas que la fiction dans la vie et m'a ouvert la possibilité de vendre ma salade dans un ouvrage à paraître.

    Sans pouvoir me lancer présentement dans un long discours pour expliquer pourquoi, je me rebiffe cependant quand vous dites que ma position "conduit à un individualisme trop poussé". C'est vrai que ça ressemble à ça vu de loin, mais ce n'est pas ça du tout. Je suis certes un individualiste et certainement pas un collectiviste, mais j'insiste sur la pluralité des enracinements ("il y a un Je et plusieurs Nous") à la fois contre l'individualisme "atomiste" ET contre la monomanie des corporatismes identitaires. Aussi sachez que pour moi l'identité culturelle est d'une importance névralgique, même si je ne la traduis pas forcément, ou pas toujours, en termes de "nation" ou de "nationalité", car pour moi la citoyenneté et la nationalité sont et doivent être deux choses.

    Enfin, nous verrons, je sens que les occasions d'articuler nos points de vue réciproques ne manqueront pas dans un proche avenir, et qui sait peut-être arriverai-je à mon tour à vous convaincre de quelque chose...

    Marc Provencher
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  • Simon Beaudoin - Inscrit
    12 avril 2010 16 h 48
    Réponse à M. Provencher et remarque à Mme. Lacroix
    @ Marie-Louise Lacroix
    « Bref, on s'imagine souvent que le fanatisme n'existe qu'ailleurs. Hélas, il a bel et bien pris place chez nous, au Québec. Mais heureusement pour la nation, ils sont tous, ou très très peu s'en faut, d'obédience canado-fédéraliste.

    Ce qui révèle que le combat de la liberté, de la dignité et de l'Indépendance se situe, sans contredit, dans le bon camp.

    De l’histoire »

    Chère madame, je peux comprendre votre frustration face à des arguments ne faisant la promotion du seul Canada et semblant nier le Québec, certains des promoteurs du fédéralisme m’énervent moi-même, parfois, mais l’absence (supposée) d’idées structurées chez des adversaires ne prouve pas qu’une position soit meilleure qu’une autre.

    Je ne suis tombé que sur cette partie de votre conversation, aussi ne puis-je pas avoir une bonne idée de ce que vous défendez, mais je trouve réducteur de placer tous les fédéralistes dans un camp de bornés du Canada qui pensent qu’il n’y a pas de salut sans ce pays. De la même façon, j’essaie de me comporter avec le plus grand respect à l’égard ceux qui sont indépendantistes, croyant que leurs frustrations ou leurs rêves doivent être entendus. Ce n’est pas en s’envoyant des insultes qu’on fait avancer un débat.

    @ Marc Provencher
    Vous avez très bien deviné quant au sens que j’attribuais au mot « radical ». En effet, je ne vous voyais pas comme une caricature de révolutionnaire, mais plutôt comme quelqu’un qui tente d’analyser les choses à la racine. Et même si je ne suis pas d’accord avec vous sur certains points, ce terme n’était nullement une insulte. En fait, je n’ai appris que récemment que ce mot voulait également dire cela, et je vous l’ai attribué parce que j’ai pensé que c’était ce qui vous décrivait le mieux.

    Je crois adhérer à votre option patriotiste, mais mon âge ne m’ayant pas vraiment fait vivre les événements traumatisants des années ‘80 ni le référendum de 1995 (pour tout dire, mon plus lointain souvenir concernant la politique se trouve le 11 septembre 2001), peut-être ai-je plus de facilité à traiter comme des synonymes le nationalisme et le patriotisme. Il me semble d’ailleurs que tenter de rabaisser tout nationalisme, même quand il se rapproche du patriotisme, n’est pas la meilleure façon de parler de façon positive à quelqu’un qui se dit nationaliste. Je prends notamment en compte que hors de quelques cercles académiques, ces deux mots signifient sensiblement la même chose.

    Concernant l’individualisme, j’ai bien entendu une vision biaisée de ce que vous pensez, ne vous ayant lu jusqu’à présent que dans le débat sur la laïcité. Ce qui me fait le plus dire ça, c’est quand vous semblez, si je me souviens bien, ne pas accorder d’importance au lieu de naissance d’une personne pour caractériser sa nationalité ou son groupe culturel. Alors que pour moi, la famille est le premier lieu où nous apprenons les normes de base de notre culture.

    Je considère cependant que mes propres positions antinationalisme revendicateur me placent dangereusement près d’un relativisme culturel. J’ai peur que cette position puisse me faire accepter des déliements dans les communautés les plus larges, faire que les gens se regroupent naturellement en communautés semblables, puis qu’ultimement il n’y ait plus une société, mais une pluralité de ghettos. C’est là la peur que j’entretiens moi-même à l’égard de mes idées. Je crois cependant que l’alternative formée d’États nation fermés ne mène guère plus loin.

    Là où je suis le plus d’accords avec vous, c’est quand nous disons que la citoyenneté et la nationalité doivent être deux choses distinctes. Le premier ministre du Québec représente les Québécois, en tant qu’habitants de la province de Québec, mais ceux qui se réclament de la nation québécoise, dès lors qu’ils excluent certains citoyens canadiens habitants au Québec, ne sont pas représentés par ce même premier ministre. À mon sens, ils devraient former un groupe pour promouvoir sans haine et sans complexe leur vision des Québécois. Et quand je parle d’un groupe, je ne parle pas d’un parti politique, mais bien d’un organisme comme ceux qui existent déjà pour représenter les minorités. La majorité québécoise d’origine canadienne-française ne devrait pas avoir plus d’importance que celle qui fait d’elle la garante de la cohésion du Québec.

    Simon Beaudoin
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  • Kaomax - Inscrit
    12 avril 2010 17 h 50
    Les fédéralistes dans l'âme ....
    Les fédéralistes dans l'âme ... seront les premier à raconter à leurs petits enfants .... " Soye happy de parle franssaize, c'es le heritage de tes grandes parentes, Soye fiaire de parlai ta language maternel, c'es un bel culture et dont be triste si on t'apèle "french frog" c'est trèze amical de tes friends"

    Moi ce qui m'énerve par dessus tout, ce sont ces anglophone qui viennent s'établir dans nos quartiers et qui n'ont absolument aucun respect, même pas la capacité d'apprendre à dire "bonjour" en français.

    En Outaouais Québécois, ils viennent envahir nos quartiers, car la même superficie d'habitations coute en moyenne 30 à 50,000 $ de moins que de l'autre côté du pont.

    En plus, ils continuent de se promener avec leurs voitures immatriculées en Ontario.

    Je n'ai aucune haine envers les anglais, mais lorsque je me sens pas respecté dans mon milieu de vie, je les préfère dans le canada anglais, que ici au Québec.

    Essayer d'aller vous installer à Toronto ou Vancouver et ne parler qu'en "français" à vos voisins, cher "canadien français" vivant dans l'illusion...Vous en perdrez votre latin.

    Ceux qui sont "pour se faire assimiler" peuvent le faire sans impliquer l'ensemble du peuple Québécois dans leur démence franglaise.
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    13 avril 2010 10 h 03
    Fédéralistes vs souverainistes.
    Dans la discussion entre fédéralistes et souverainistes j'ai remarqué que les "émotions" sont très présentes. On s'enflamme on fait des attaques personnelles, on déprécie, on méprise, on écrase les dissidents i.e ceux qui sont CONTRE la brisure du Canada. On voudrait les empêcher de parler d'écrire dans les journaux, de montrer leurs convictions. Pour cela on est prêt à tout...C'est heureux que nous soyons en démocratie...encore...car les fédéralistes seraient obligés de se la fermer....ceux que l'on considère pas intelligent, qui ne comprennent rien...C'est le contraire: ils comprennent bien TROP...
    Si...je dis bien si....l'Indépendance..(puisqu'il faut l'appeler par son nom) se faisait, je suis assurée qu'on limiterait la liberté d'expression. Pierre Bourgault avait dit dans un discours: "La première année de l'indépendance il faut contrôler la radio, les journaux la télé et même Internet"
    Surtout si on accepte 50% 1...la moitié de la province contre l'autre moitié...une guerre civile en perspective...

    Lors des élections fédérales de 2008, Monsieur G. Vigneault a baissé dans mon estime. Je peux dire que maintenant je le connais VRAIMENT.

    Mes sources: Le Soleil 11 septembre 2008.
    Voici les fleurs qu'il nous a jetées`

    "Vigneault: Inculte de voter Harper. Il n'a pas lésiné sur les expressions à accoler à ceux qui appuient le Parti Conservateur:
    illogisme tordu/ ignorance crasse/naïfs/ trahir leur propre culture/ridicule achevé/inculture incroyable.

    Monsieur Vigneault, ici c'est une DÉMOCRATIE on est libre de voter pour qui l'on veut on n'est pas obligé de voter péquiste, bloquiste.

    C'est de la graine de dictature d'exiger que tous votent pour le même parti.
    Alors arrêtez les insultes, les attaques personnelles, le dénigrement.
    ICI c'est une DÉMOCRATIE.
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    13 avril 2010 10 h 31
    Bravo Bayle
    Pierre Bourgault avait dit dans un discours: "La première année de l'indépendance il faut contrôler la radio, les journaux la télé et même Internet"

    C'est de la graine de dictature d'exiger que tous votent pour le même parti (Bayle)
    ------------------------

    Il seront les premiers à goûter à leur médecine et à désenchanter car, les premiers muselés, ce seront eux car la cheffe n'acceptera plus de dissensions à l'intérieur de son partie; on a vu ce qui s'est passé avec Laviolette
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  • Marc Provencher - Inscrit
    13 avril 2010 11 h 58
    Réponse sur un coin de table au citoyen Beaudoin
    Bonjour citoyen Beaudoin,

    Cette fois je n'ai que quelques minutes mais je tenais à vous répondre au moins sur un point, en attendant les autres.

    C'est que d'une part vous écrivez : "Je prends notamment en compte que hors de quelques cercles académiques, ces deux mots [patriotisme et nationalisme] signifient sensiblement la même chose."

    Mais d'autre part, vous écrivez aussi :

    "Là où je suis le plus d’accord avec vous, c’est quand nous disons que la citoyenneté et la nationalité doivent être deux choses distinctes."

    Citoyenneté : patriotisme. Nationalité : nationalisme.

    Loin d'être une affaire "académique", la distinction entre patriotisme et nationalisme - et à l'inverse : la mortelle confusion entre patriotisme et nationalisme, entre citoyenneté et natonalité - sont des clés incontournables de certaines avanies du vingtième siècle et aussi de la présente situation. Et aussi dans d'autres aspects de la pensée politique, d'ailleurs, il y a une bataille qui reste à faire : pour les distinctions, contre les confusions... mais là, c'est mon côté pamphlétaire qui parle...
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  • Malartic - Inscrit
    13 avril 2010 14 h 19
    Les 2 peuples fondateurs? vous dite!....
    Permettez moi de remettre l'horloge à l'heure.... La première fois que
    j'ai entendu cette expression "deux peuples fondateur du Canada" je n'ai pu m'empêcher de penser aux "Indiens" qui étaient ici longtemps
    avant que "les 2 peuples fondateurs" arrivent. Les Indiens étaient exclus!...
    Pour commencer la fédération candienne a été formé pour reduire les
    chance aux U.S.A. de gruger l'Amérique du Nord Britannique par petites
    bouchées. Le BNA Act a été écrit comme une loi britannique pour
    former un gouvernement central sur un ramassie de colonies, isolés par les distances et gouvernés par un pays encore plus loins . Le nom de cette "grande colonie" allait être DOMINIOM of CANADA, et les dernières troupes militaires Britannique auraient quittées en 1912. Pour ceux qui ont déjà écouté Séraphin (Un homme et son péché), il disait "en beau bills du dominiom" quand il parlait dollars. Les colons français qui étaient demeurés en amérique après le traité de Paris qui cédait la plus grande partie de la Nouvelle-France aux Anglais, avaient
    "émigrés" en Nouvelle-Angleterre. Est-ce que la France compte
    les différentes "nations" qui ont contribués à sa formation actuelle?
    (Breton, Basque, Normands, Corses, Alsaciens, etc...)
    Les 2 PEUPLES FONDATEURS est une création sortie du language des
    politiciens pour vendre leur projet nationaliste. Hitler, Lenine, Mao Ze Dung, Mussolini étaient de grands vendeur de nationalisme.

    Si vous voulez compter les "peuples fondateurs du Canada" faudrait
    pas arrêter à 2. Commençons avec les Indiens, les Français, les Anglais, les Écossais, les Irlandais, etc....
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  • Marc Provencher - Inscrit
    13 avril 2010 22 h 14
    Note à la citoyenne Bayle, l'insultée insultante
    La citoyenne Bayle écrit : ""Vigneault: Inculte de voter Harper. Il n'a pas lésiné sur les expressions à accoler à ceux qui appuient le Parti Conservateur: illogisme tordu/ ignorance crasse/naïfs/ trahir leur propre culture/ridicule achevé/inculture incroyable."

    Je ne suis pas impressionné. Ce genre de chapelet de noms d'oiseaux, on peut en ramasser des exemples de tous bords tous côtés. Et par exemple, dans les doctes travaux de la citoyenne Bayle elle-même. Lisez ses derniers messages sur ce fil, et vous y verrez passer le spectre du fascisme (les dangers de Nation), celui du communisme ("le goulag n'est pas loin") et celui de la guerre civile par là-dessus.

    Je serais particulièrement mal placé pour nier à la citoyenne Bayle le droit d'établir des liens circonstanciés entre la présente situation et tel ou tel syndrome totalitaire : mais qu'elle étaie ses propos. Sinon, cela reste du niveau de l'insulte et donc elle tient un discours qui fait ce qu'il dénonce.
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    14 avril 2010 10 h 15
    @Marc Provencher
    Bayle a raison. Vigneault peut voter pour qui il voudra, on s'en fout, mais il n'a pas à dicter, ni a critiquer le choix des autres, ni vous d'ailleurs. En tant que chansonnier engagé, ayant pondu quelques tounes nationalistes, il se prend pour la conscience du peuple ou quoi...qu'il descende de son piédestal et qu'il réserve ses tounes pour la St-Jean.....

    Nous vivons en démocratie et tout le monde a droit à ses opinions sur cette tribune, qu'elles vous plaisent ou non et les pkiss n'ont pas le monopole de cette tribune de discussion, quoique qu'on serait porté à croire le contraire, ou bien alors, que le Devoir l'indique dans sa politique d'information au lieu d'écrire:

    "Libre et indépendant, Le Devoir n'est au service d'aucune idéologie ni d'aucun parti politique.(..)"
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    14 avril 2010 13 h 49
    La conscience du PEUPLE....
    Ce qu'il faut de prétention et de suffisance pour s'investir représentant du PEUPLE...

    Le Peuple ce n'est pas seulement les péquistes et les bloquistes. Ceux et celles qui votent libéral, conservateur, NPD, QS SONT aussi le PEUPLE....
    Ignorer cela c'est usurper un pouvoir, c'est de la partisanerie, c'est du fanatisme. Ici c'est une DÉMOCRATIE donc nous avons plusieurs partis politiques et nous pouvons voter librement pour un parti même s'il n'est pas le P.Q. et le B.Q. Voilà une société vraiment démocratique. Dans les dictatures il n'y a qu'un parti et malheur à celui ou celle qui n'adhère pas au parti unique.
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    14 avril 2010 13 h 59
    Convaincre par des arguments.
    Je trouve incohérente l'attitude de certains souverainistes qui insultent ceux et celles qui ne pensent pas comme eux...

    Ils ne savent pas argumenter et tournent en rond dans le vide.
    Pour s'adjoindre des nouveaux membres, ils devraient être capables de discuter, d'apporter des arguments pour contrer les arguments de la partie adverse...Ce n'est pas en insultant qu'on attire les gens...

    Et après cela, ils ont le culot de dire: venez, on va faire un pays!!!
    Plus incohérent que cela tu meurs!

    Je ne suis plus capable d'entendre des artistes (Vigneault) des politiciens (G.Duceppe) qui parlent au nom de TOUS les québécois. C'est faux!
    Tous les québécois ne sont pas séparatistes....Ils devraient avoir l'honnêteté de le dire....
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  • Marc Provencher - Inscrit
    15 avril 2010 07 h 07
    Au citoyen Beaudoin : dissipons un malentendu
    Bonjour citoyen Beaudoin.

    Vous écrivez : « ...c’est quand vous semblez, si je me souviens bien, ne pas accorder d’importance au lieu de naissance d’une personne pour caractériser sa nationalité ou son groupe culturel. Alors que pour moi, la famille est le premier lieu où nous APPRENONS les normes de base de notre culture. » (C'est moi qui souligne).

    Eh bien, vous ne vous souvenez pas bien ! Vous avez accroché, je crois, sur naissance, mais pas dans le sens où je l'entendais.

    Ce que j'ai dit et répété - souvent dans mes assauts contre le prétendu "multiculturalisme" - c'est que l'identité étant culturelle, ce n'est pas quelque chose que nous sommes à la naissance. La culture étant par définition immatérielle. elle ne saurait être déterminée biologiquement. Donc on ne peut expliquer l'identité culturelle par un concept de "descendance" (ou ancestry, bloodlines, ethnic stock...) puisque c'est quelque chose que l'on DEVIENT, quelque chose que l'on n'était pas à la naissance et que l'on est devenu APRÈS sa naissance.

    La culture étant par définition acquise et non innée, elle est acquérable et transmissible. Comme vous le dites, c'est quelque chose que nous APPRENONS, même si ce n'est pas forcément au sens scolaire du verbe apprendre. Ni vous ni moi n'étions canadiens français à la naissance, pas plus que Dany Laferrière n'était Haïtien à la naissance ou que le légendaire Tatsuya Nakadai n'était japonais à la naissance : il s'agit de faits culturels et non de faits naturels, de faits de civilisation et non de faits de "race".

    À la naissance, nous sommes tous des hommes, il y a un seul genre humain; et c'est seulement après notre arrivée dans le monde, et pas avant, que nous commençons à devenir, par exemple, canadien français, ou juif, ou italien (voire les trois à la fois au cours d'une vie particulièrement mouvementée !). Et donc, puisque c'est quelque chose qui arrive à chaque individu de son vivant, après son arrivée dans le monde et pas avant, alors on peut tout à fait avoir des ancêtres canadiens français et ne pas être canadien français, avoir des ancêtres juifs et ne pas être juif, et ainsi de suite.

    Voilà pourquoi on peut tout à fait s'appeler Harper et être canadien français, s'appeler Laframboise et être canadienne-anglaise, s'appeler Levi et ne pas être juif, et cetera. Donc ancestry, souche, descent, descendance, ethnic stock ou bloodlines ne tiennent pas debout pour expliquer l'identité culturelle : ce ne sont que des euphémismes de RACE et par conséquent la négation du genre humain.

    La diversité humaine ne marche pas du tout selon le pattern de la diversité animale, avec ses espèces et sous-espèces. La diversité animale est un fait de nature tandis que la diversité humaine est un fait de culture. Il n'existe pas de "sang latin" mais il existe tout à fait une et même plusieurs cultures latines. Il n'existe pas de "sang juif", mais il existe tout à fait une et même plusieurs cultures juives. Il n'existe pas de "sang anglais", mais une et même plusieurs cultures anglophones. Il n'existe pas de "sang arabe", mais il existe toute une trâlée de cultures arabes. Il n'existe pas de "French blood" ou de "sang anglais". Et ainsi de suite. Car comme le disait fort justement Hannah Arendt dans son chapitre conclusif des 'Origines du totalitarisme' sur les camps d'extermination nazis, l'Homme est bien "L'ÊTRE NON NATUREL PAR EXCELLENCE" ; et à l'inverse : le NATURALISME est bien l'alpha et l'omega de la pensée nazie.

    Voilà, en gros, ce que je répète inlassablement (en essayant d'introduire des variations dans l'expression pour que ça soit moins ennuyeux à lire). Ce qui compte en somme n'est pas exactement le lieu de naissance, car on peut déménager tout de suite après de Montréal à Kyoto, mais plus précisément le lieu où l'on grandit, où l'on est élevé, où l'on devient...
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    15 avril 2010 08 h 03
    Nationalisme vs patriotisme?
    Dans le monde entier des guerres, des conflits, des meurtres, des assassinats se sont faits au nom de la NATION. ex: hutu vs tutsies, serbes vs croates, turcs vs arméniens, algériens vs français, allemands vs juifs, italiens vs juifs blancs vs noirs etc...que de tueries injustifiées, qui ont fait des ravages.

    C'est certain que tout ce beau monde se disait: pas dans ma cour! Jamais on ne fera cela, nous, nous ne sommes pas comme cela...comme une algérienne me disait lorsque je faisais partie de A.I.

    Les discours enflammés répétés des milliers de fois. ont enfoncé le clou de la haine dans la tête des auditeurs naïfs et peu avertis.

    Plusieurs auteurs ont réfléchi sur le nationalisime
    et nous ont livré leur conclusion.

    -. Le nationalisme est une maladie infantile, c'est la rougeole de l'humanité.
    Albert Einstein.

    -. Le nationalisme c'est la haine des autres, le patriotisme c'est l'amour des siens. Émile Ajar

    -. Combien de crimes dont ils ont fait des vertus en les appelant nationales.
    Henri Barbusse. 1873-1935

    -. Les nations étant inévitablement plus bêtes que les individus, toute pensée a le devoir de se sentir en révolte. Alain ( Émile Chartier 1868-1951)
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  • Michel Page - Inscrit
    15 avril 2010 09 h 14
    Une conséquence d'une politique d'immigration quasi uniquement anglophone ou anglotrope, ou allophone adoptant l'usage de l'anglais
    "Pourtant, déjà en 1965, le rapport de la commission Laurendeau-Dunton n'hésitait pas à affirmer que «l'espoir traditionnel du Canada français, c'est celui d'être égal, comme partenaire, du Canada anglais». "
    Certes mais depuis lors et avant, de manière accélérée le Canada a ouvert les portes à l'immigration anglophone ou anglotrope ou allophone adoptant la langue d'usage anglaise. Dès lors, les proportions entre anglophones et francophones ne pouvait que se modifier au désavantage de la nation canadienne-française, dssimilée à la grandeur du pays canadien, tout comme ce fut le cas pour les amérindiens. Voyez-vous on suivra la même pente démographique descendance que la leur, mes frères métis.

    Pour qu'il en soit autrement, il aurait fallu que la proportion de nouveaux arrivants reflète l'égalité théorique (historique ou souhaitée par le mouvement nationaliste).
    Il aurait aussi fallu que le Québec assume ses responsabilités de francisation et de sélection des nouveaux arrivants, ce qu'il n'a pas fait hormis pendant une courte période de redresseemnt sous le PQ. Mais depuis une dizaine année la tendance de fond (allophones passant à l,anglais) a repris la même courbe assimilitracine. Ceci fait que ce n'est pas, absolument pas, la convention de la tradition constitutionnelle de la prportion des représentnats à la chambre des Communes qu'il faille cibler, mais bien la cause: le manque d'affirmation dans la politique d'immigration. Le bloc québécois devrait être utile en réclamant (avec une alliance au NPD, parti méritoire et vraiement pan canadien) la mise en oruvre d'une politique du 50% 50% dans la proportion des anglophones/francophones immigrabnt au Canada. Se démarquer des États-Unis pourait être un argument que retiendra l'intellingensia cannadienne-angklaise.

    Il ne ne fût au cours de notre histoire de pires ennmis que nous-mêmes! Lord Durham est québécois!.
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  • Michel Page - Inscrit
    15 avril 2010 09 h 19
    représentation proportionnelle, poids politique et immigration :

    Certes mais depuis lors et avant, de manière accélérée le Canada a ouvert les portes à l'immigration anglophone ou anglotrope ou allophone adoptant la langue d'usage anglaise. Dès lors, les proportions entre anglophones et francophones ne pouvait que se modifier au désavantage de la nation canadienne-française, disséminée à la grandeur du pays canadien, tout comme ce fut le cas pour les amérindiens. Voyez-vous on suivra la même pente démographique descendance que la leur, mes frères métis.

    Pour qu'il en soit autrement, il aurait fallu que la proportion de nouveaux arrivants reflète l'égalité théorique (historique ou souhaitée par le mouvement nationaliste).
    Il aurait aussi fallu que le Québec assume ses responsabilités de francisation et de sélection des nouveaux arrivants, ce qu'il n'a pas fait hormis pendant une courte période de redressement sous le PQ. Mais depuis une dizaine année la tendance de fond (allophones passant à l’anglais) a repris la même courbe assimilatrice. Ceci fait que ce n'est pas, absolument pas, la convention de la tradition constitutionnelle de la proportion des représentants à la chambre des Communes qu'il faille cibler, mais bien la cause: le manque d'affirmation dans la politique d'immigration. Le bloc québécois devrait être utile en réclamant (avec une alliance au NPD, parti méritoire et vraiment pan canadien) la mise en œuvre d'une politique du 50% 50% dans la proportion des anglophones/francophones immigrant au Canada. Se démarquer des États-Unis pourrait être un argument que retiendra l'intelligentsia cannadienne-anglaise.

    Il ne fût au cours de notre histoire de pires ennemis que nous-mêmes! Lord Durham est québécois!.
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  • Marc Provencher - Inscrit
    15 avril 2010 10 h 32
    À la citoyenne Bayle : deux turpitudes
    Ainsi donc, la citoyenne Bayle découvre l'antinationalisme et cite à ce propos plusieurs auteurs éminents. Permettez que j'ajoute à sa liste, d'abord, le comte Carlo Sforza (fameux antifasciste libéral de la première heure) :

    "La guerre de 1939 aura montré aux plus aveugles que rien n’est plus insensé et dangereux que de vouloir substituer exclusivement l’idée abstraite de Nation à la réalité de la vie sociale."

    Et ensuite, pour faire bonne mesure, Hannah Arendt qui nous fournit une excellente définition du nationalisme dans Les Origines du totalitarisme :

    "Le nationalisme est essentiellement cette perversion de l’État en instrument de la nation et l’identification du citoyen comme membre de cette nation."

    Citoyen de la patrie (et pas "nation") québécoise, je suis également - ce qui fait bien mon affaire - citoyen de la fédération (et pas "nation") canadienne. Mais je ne suis le "national" de personne, et personne ne me nationalisera.

    Toujours borgne, la citoyenne Bayle semble hors d'état de se rendre compte que le nationalisme québécois n'est que la moitié du problème nationaliste que nous avons ici. Les zélateurs exaltés du "nation-building" ne sont pas moins dangereux à l'échelle du Canada que leurs épigones à l'échelle du Québec.

    C'est une réalité qui est devenue évidente au lendemain du référendum 1995, alors qu'une bonne part de la classe militante tant fédéraliste que séparatiste avait perdu les pédales et qu'émergeait une stratégie Grand-Serbe nommée partitionnisme. Quel crédibilité peuvent bien avoir de prétendus pourfendeurs du nationalisme qui croient dur comme fer à la one-nation et au nation-building ? De supposés dénonciateurs du "fascisme" qui croient dur comme fer à la fabrication par l'État d'une soi-disant "identité nationale" canadienne ? Et pour couronner le tout, de soi-disant pourfendeurs du racisme qui croient dur comme fer au délire de la race ?

    Deux nationalismes se font face. Voilà la clé. La citoyenne Bayle veut jouer à l'antinationaliste ? Très bien. Mais ça se fait les deux yeux ouverts. Pour citer à nouveau le comte Sforza :

    "Le nationalisme n'est pas seulement la contrefaçon et la caricature du patriotisme, il en est à proprement parler l'antithèse même."

    Quand deux nationalismes se font face (et ça dure comme ça depuis plusieurs décennies), le patriotisme antinationaliste est un recours : une position puisée à meilleure source de l'antifascisme libéral, une position de combat qui permet de pourfendre non seulement les nationalistes québécois, mais tout autant les nationalistes canadiens, ces ahuris délirants qui prennent notre fédération pour une "nation" et la citoyenneté canadienne pour une nationalité.
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  • Simon Beaudoin - Inscrit
    15 avril 2010 12 h 22
    Nationalisme, patriotisme, réponses à Mm. Provencher et Bayle
    @ Monsieur Provencher :
    J’ai bien lu vos derniers messages, mais ne trouvais pas vraiment quoi vous répondre et n’en avais pas beaucoup le temps. Alors voici ce que je peux vous dire.

    Concernant la distinction entre le nationalisme et le patriotisme, je connais la différence et je crois que vous avez raison, sur le fond. Mais ce que je voulais apporter, c’est que ce n’est pas parce que quelqu’un se déclare nationaliste qu’il ne s’agit pas, en fait, de patriotisme. La langue évolue, et aujourd’hui on n’entend guère des gens se dire patriotes. Voilà pourquoi je me propose plutôt de diviser le nationalisme entre deux paliers, l’un positif, l’autre négatif.

    Mais en fait, vous parlez de patriotisme en l’associant à un amour des institutions, si je comprends bien. Même si cette définition était bonne, je ne vois pas en quoi un nationalisme qui se limiterait à servir de repère aux gens, à donner une fierté collective à un groupe de gens, pourrait être négatif, ni même comment nous pourrions le réduire entièrement. Je suis contre le nationalisme revendicateur, je le répète, mais je ne veux pas pour autant condamner l’ensemble du nationalisme. Il me semble que c’est quelque chose de presque aussi naturel que le racisme, en fait, cette tendance que nous avons de nous tenir avec des gens qui, à tort ou à raison, nous ressemblent, et d’en ressentir une certaine fierté.

    À part ça, pour en venir à votre message sur l’apprentissage et l’appartenance culturelle, dit dans ces termes, je vous suis tout à fait. Il s’agissait bien d’un malentendu. Cependant, dès notre naissance, nous sommes immergés dans une culture qui nous marquera pour la vie, c’est cette réalité que j’avais l’impression que vous n’acceptiez pas. Des bébés de 1 ans ne sont pas interchangeables, et il peut être extrêmement douloureux, je crois, d’être déraciné.

    Le seul point où je me réserve une petite distinction est quand on parle d’ethnie en termes de lieu de naissance de nos ancêtres. Certains traits physiques (certes des traits n’ayant aucune influence sur la dignité ou l’intelligence des gens) sont associés à des régions, et ce serait se voiler la face que de ne pas voir que, globalement, les japonais sont différents physiquement des scandinaves. Mais je le répète, il ne s’agit là que de différences mineures, qui ne peuvent en rien altérer le sens et l’unité de la race humaine.

    @ Bayle :
    Je comprends votre frustration face à certains arguments indépendantistes, mais d’un autre côté, les fédéralistes ne me semblent pas avoir défendus très rationnellement l’appartenance au Canada, lors des référendums. Quoi que j’aie bien aimé la phrase de Trudeau de 1980 sur la libération du vieux monde des États nation (que j’ai vu dans les archives de la SRC), il faut reconnaître que certains arguments ont été des arguments de peur, des arguments économiques que je n’avale pas. Mon appartenance au Canada va au-delà de l’argent, c’est d’abord parce que j’ai le rêve d’une société supranationale ne s’appuyant pas sur une nation pour exister, que cette nation soit Québécoise ou Canadienne.

    J’ai été très frustré, au lendemain des élections de 2008 qui ont failli porter Harper au pouvoir majoritaire, ce que je ne souhaitais pas, d’entendre Gilles Duceppe parler au nom de tous les québécois. Je ne m’identifiais pas à son discours. La seule personne pouvant représenter le gouvernement de l’entité territoriale que forme le Québec, c’est Jean Charest, que nous l’aimions ou que nous ne l’aimions pas. Et la seule personne pouvant représenter le gouvernement de l’entité territoriale que forme le Canada est Stephen Harper, que nous l’aimions ou non.

    Simon Beaudoin
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  • G.Champagne - Inscrit
    16 avril 2010 12 h 08
    Que de temps perdu.
    Blablabla,
    Les deux cultures disparaîtront bientôt, nous n'avons plus besoin de nous chicaner là-dessus. Fédéralistes ont fait mourir un peuple démocratique et maintenant ils ne se rendent même pas compte qu'ils travaillent à faire mourir le Canada. En tuant la démocratie québécoise comme ils l’ont fait, on tue toutes les démocraties du monde. Le déni, la peur, le mensonge, la malhonnêteté intellectuelle, des journalistes qui ne sont plus des journalistes mais des militants politiques à la solde d’intérêts qu’on ne peut plus suivre même comprendre, font partie de notre culture autodestructrice.
    La destruction de l'identité québécoise est l'exemple à suivre pour les destructeurs de peuples. L’Europe se meurt de sa belle mort, dans le nouveau fédéralisme, fini la nation française, maintenant on parle de la communauté française, la communauté allemande, mais surtout la communauté musulmane qui elle sera bientôt la plus importante de l’EU et maître du destin de plus de 300 000 000 d’habitants. Imaginez la suite à venir…
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    16 avril 2010 17 h 59
    Mon pays le Canada.
    @Beaudoin.
    Vous avez compris exactement ce que je pense.
    J'en ai ultra marre d'entendre les lamentations des souverainistes. Toujours les deux ritournelles: nous avons été conquis=victimes
    et
    les anglais nous ont maltraités, méprisés, humiliés=ressentiment. Toujours cette hargne envers le Fédéral, cette suspicion, cette hantise du complot. Le nationalisme des souverainistes m'horripile, m'ennuie, et c'est un disque usé. Depuis 1968, qu'on se fait "écoeurer" avec des lamentations, des récriminations, des accusations.

    Comme vous, je rêve d'une "société supranationale" où les canadiens seront TOUS unis pour bâtir et non pour détruire....les canadiens de toutes provenances, de toutes langues et religions. Je ne veux pas vivre dans un "ghetto"...

    Il faut arrêter de vivre en 1760...nous n'étions pas dans le décor et c'est du passé. Nous sommes en 2010 et ce qui préoccupe les québécois, j'en suis certaine, ce n'est pas la nation, la Sécession, mais les factures d'électricité, les hypothèques, l'alimentation, l'éducation, les coûts de la vie qui augmentent sans cesse.

    Pour ma part, j'ai voyagé dans le vaste monde et je peux dire qu'au Canada nous sommes privilégiés, gâtés, choyés. Et ce que certains souverainistes déplorent sont des peccadilles de juridiction. Le Fédéralisme est un partage des pouvoirs et il existe en vertu de ce partage. Il y a plusieurs fédérations dans le monde: Allemagne, États-Unis, le Canada, les principales.

    -. Donc la base des revendications séparatistes sont : la victimisation et le ressentiment.

    -. Donc la base du Fédéralisme est le partage des talents, des aptitudes, du commerce entre les partenaires (les dix provinces)....pour bâtir le Canada.

    -.Pourquoi les fédéralistes ne défendent pas mieux, selon vous, leur thèse.??? Ils n'ont pas à ergoter, discuter, les preuves sont là depuis 1867 mon pays existe. Il a fait ses preuves dans le monde. Il est reconnu, donc pas besoin de discours, de preuves, de démonstrations philosophiques.

    -. La preuve est du côté des souverainistes et ils ne l'ont pas encore faite. COMBIEN va coûter l'aventure de la Sécession?
    Y aura-t-il des avantages, des inconvénients?

    -. Le nationalisme pervers a fait ses preuves. On a qu'à regarder l'HISTOIRE et on voit des millions de personnes disparues à cause de ce nationalisme borné, réducteur, qui pratique l'exclusion....Nous autres.....les autres...

    -. Et en écoutant certains discours souverainistes, je pense qu'on a raison d'avoir peur...puisque certains sur ce forum aimeraient bien EMPÊCHER les fédéralistes de s'exprimer et leur enlever leur LIBERTÉ D'EXPRESSION, qu'adviendra-t-il une fois séparé? j'ai des doutes sur la liberté d'expression...et chaque fois qu'il y a déversement d'insultes, d'injures, de bêtises CONTRE les partisans du Fédéralisme canadien, je me dis que si la Sécession se faisait à 50% 1, il y aurait "péril en la demeure".
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  • Labgo - Abonné
    16 avril 2010 23 h 00
    Asymétrie
    Ce n'est pas une question d'avoir été maltraité, exploité ou tout autre qualificatif similaire. Ce n'est pas non plus une question de haine, d'isolation ou de ghetto. C'est plutôt une question d'asymétrie. Les deux peuples ne sont pas distribués de façon homogène au Canada. La minorité est concentrée au Québec, sur un même territoire. Si elle était distribuée uniformément au Canada, le problème ne se poserait pas.

    Sur des questions fondamentales de nature sociale (relations internationale, avortement, peine de mort, politique concernant les arts, environnement, guerre, etc.) une population francophone formant une majorité sur un territoire commun, le Québec, a des vues bien différentes de celles du reste du Canada (regardez la plupart des sondages!). Ceci est un problème sérieux car nous avons un peuple sur un territoire incapable de pleinement aligner ses actions avec ses aspirations sur ces points fondamentaux, freinant ainsi son épanouissement. Il n'existe que deux solutions: former un pays souverain ou acquérir les pouvoirs absolus dans les champs de compétence où cette asymétrie existe. Ou on peut attendre une dilution de cette asymétrie due à l'immigration...

    Espérer que les canadiens seront TOUS unis pour bâtir une société juste unissant les gens de toutes provenances, de toutes langues et religions, bla, bla, bla est tout simplement impossible tant que cette asymétrie existe (c'est aussi un peu ennuyant).
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    17 avril 2010 09 h 55
    Les moutons....
    (..)une population francophone formant une majorité sur un territoire commun, le Québec, a des vues bien différentes de celles du reste du Canada (regardez la plupart des sondages!). (Labgo)
    -------------------------

    Est-ce à dire que la souveraineté va faire en sorte que tous les francophones du Québec vont penser la même chose; puisque les opinions des francophones diffèrent déjà sur la question de la souveraineté, je doute fort qu'ils fassent l'unanimité sur d'autres questions....

    Je ne crois pas aux sondages qui s'effectuent souvent auprès d'une clientèle ciblée tout dépendant des résultats escomptés....

    Tous les francophones ne pratiquent pas la pensée unique, comme tous ceux qui fêtent encore la Saint-Jean et son emblème.....le mouton!
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    17 avril 2010 10 h 23
    Impossible n'est pas français!
    @ labgo....

    -. Oui c'est possible que TOUS les canadiens soient unis pour bâtir....

    -. Mais ils doivent lutter contre cet esprit de défaitisme (P.Q. et B.Q.) qu'on leur a inculqué depuis 1968

    -. Pendant 42 ans (1968-2010) on leur a martelé le cerveau avec la victimisation et le ressentiment, deux thèses qui sont le fondement
    du séparatisme.

    -. Et si on y regarde de près, elles ne sont pas fondées. Le Québec a toujours été libre de faire ses lois, de se gouverner lui-même, de sorte que nous sommes le seul ilot francophone en Amérique. Nous avons lutté contre l'assimilation dans une marée de 330,000,000 d'anglophones et la Sécession n'y changera strictement rien.

    "simplement impossible tant que cette assymétrie existe"

    ****Faux. Après la guerre 1939-45 plusieurs citoyens ont fui des dictatures pour venir s'installer dans les démocraties dont le Canada. Alors le Canada se compose de plusieurs citoyens venant de toutes les parties du monde et c'est cela qui amène des talents, des compétences qui contribuent à enrichir développer NOTRE pays le Canada.

    *****Mais après le lessivage des cerveaux entretenu, martelé, encouragé par des leaders politiques assoiffés de pouvoir, plus que d'amélioration des conditions de vie, certains se sont laissés avoir par le chant des "sirènes", une terre où coulent le lait et le miel, où il n'y a plus de problèmes, une sorte de Paradis terrestre qui n'existe pas dans la réalité.

    *****Je suis fière de mes ancêtres qui ont bâti le Canada, je ne cracherai pas sur leur tête. Grâce à eux, le Canada est devenu le pays le mieux coté dans le monde, le mieux perçu. De quatre provinces que nous étions au départ, nous sommes maintenant 10 provinces avec en plus les territoires du N.O. ça c'est une RÉUSSITE extraordinaire. Et cela malgré les différences de culture, de langue de religion.

    ******On a réussi à mettre dans la tête de certains québécois que les différences sont des facteurs incontournables d'échecs, de divisions, de conflits. Et certains s'arrangent pour qu'il y ait des conflits, pour qu'il y ait des soupçons, des apparences de complots (Nuit des longs couteaux) et ils cherchent des bibittes, des poux des puces pour justifier l'obligation de la Sécession.

    ******Mais il y a encore des québécois lucides, qui n'écoutent pas le chant des sirènes, des frustrés, des défaitistes.
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  • Labgo - Abonné
    17 avril 2010 12 h 45
    Homogénéité
    Il n`y a aucun doute que le Canada est un succès sur plusieurs plans, comparé à plusieurs autres pays, mais là n'est pas le point. Le Canada n'est pas assez homogène, et ici je ne parle pas d'avoir une pensée unique pour tous les individus, mais bien d'une distribution plus homogène à travers le Canada des différentes idées et opinions véhiculées par les citoyens, peu importe leur origine. Une identité canadienne, une sorte de cohérence qui se dégage du tout.

    Le situation maintenant me fait penser à la pinte de lait de mon enfance: le Québec et le reste du Canada sont souvent comme la crème qui flotte sur le lait (peu importe qui représente la crème dans cet exemple). On peut brasser la bouteille de temps à autre et prétendre que l'on a un seul liquide, mais après un certain temps, en l'absence d'un vrai processus d'homogénéisation, les deux liquides se séparent. Et cela n'enlève rien aux qualités intrinsèques de la crème et du lait, deux entités distinctes.
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    18 avril 2010 08 h 18
    Le modèle américain.
    Je suis toujours impressionnée par le patriotisme des américains, leur fierté et pourtant ce pays est constitué de: espagnols, portugais, italiens, grecs, allemands, français, chiliens, mexicains, argentins, etc....
    Et tout ce beau monde semble vivre ensemble de façon harmonieuse.
    Ce pays a été bâti grâce à l'esprit d'ouverture manifesté.
    ILs ont vécu pourtant la guerre de Sécession: nord contre le sud.
    Mais ils ont eu des "leaders" qui les ont coalisés pour bâtir une société devenue la plus grande puissance mondiale. Ils n'ont pas diviser les citoyens mais UNIS tous les talents, aptirudes, compétences dans les différences mais en appuyant sur les ressemblances.

    C'est certain que ce n' est pas parfait
    mais moins imparfait que certains autres pays.

    Ils ont compris qu'il faut unir les citoyens les uns AVEC les autres. Des leaders qui entraînent les citoyens malgré les différences de langue, de couleur, de religion vers un objectif commun: bâtir ensemble. Voilà ce qu'ils ont fait depuis des siècles.
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  • Marc Provencher - Inscrit
    20 avril 2010 06 h 36
    En guise de réponse au citoyen Beaudoin
    Citoyen Beaudoin,

    Vous ne m'en voudrez pas si les circonstances m'ont tenu à l'écart du jeu plus longtemps que souhaitable. Il faut dire aussi que la devise d'aller chercher les problèmes à la racine a son revers : le risque de s'égarer dans les arcanes. Particulièrement sur la question du racisme, il y a de quoi. Mais j'y travaille toujours d'arrache-pied ! Vous ne perdez rien pour attendre ! En attendant je vous laisse sur cette définition du racisme par Benedetto Croce : "Le racisme traite les regroupements géographiques ou linguistiques de peuples en les transformant par une imagination fantaisiste en races pures, constantes en leur être propre et permanentes ; puis il distingue des races supérieures et inférieures." Ça concorde avec Hannah Arendt qui appelle ça : "La transformation des peuples en races." À bientôt.

    Marc Provencher
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    20 avril 2010 08 h 54
    Les différences font peur.
    Le racisme est la manifestation de la peur des différences, une sorte d'insécurité face aux nouvelles façons de penser, de vivre...

    C'est la manifestation d'un complexe d'infériorité que de se sentir toujours menacé par l'AUTRE, celui qui est différent.
    je ne vois qu'une solution: la connaissance de l'autre
    apprivoiser l'autre s,en faire un ami...plutôt qu'un ennemi...
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  • G.Champagne - Inscrit
    20 avril 2010 10 h 46
    À monsieur Bayle
    Que voulez-vous dire m. Bayle? vous feriez la révolution si les québécois votaient à 51,1 % pour le oui, c'est drôle, les souverainistes ont perdus au dernier référemdum par pas beaucoup, ils n'ont pas brûler de maison. Les fédéralistes vous avez toujours sur le bout de la langue, une menace, une guerre à finir, une partition à faire, il y a toujours de la violence dans l'air, un bruit de botte, c'est bizarre. On sent la hargne qui vous habitent. Comme on la vérité choque.
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    21 avril 2010 21 h 18
    Violence dans l'air....
    oui je me souviens des felquistes, de 1970...(La Crise d'octobre)
    qui ont tué Monsieur Pierre Laporte alors Ministre du Travail...
    des fauteurs de trouble, séparatistes, qui voulaient détruire NOTRE démocratie...des p.t.c qui n'ont jamais rien fait pour bâtir le Québec...
    et d'un certain avocat (aujourd'hui décédé) qui avait soulevé la foule lors d'un rassemblement, en faveur des FELQUISTES qui approuvait le meurtre de P. Laporte...
    Là j'ai CONNU ce que c'était la violence et le Maire Drapeau a bien fait de demander l'aide de OTTAWA, de même que Monsieur Bourassa....
    J'ai vu ce que certains séparatistes étaient capables de faire
    et la force d'entraînement qu'ils exerçaient sur certains séparatistes.

    Mais j'ai admiré MONSIEUR René Lévesque qui a condamné ce geste répugnant: meutre d'un compatriote...et il a remonté dans mon estime...même si je n'étais pas de son parti....

    Au moins il y en avait un qui a raisonné avec sa tête...

    Le souverainistes parce qu'ils ont perdu pensent toujours que les québécois se sont faits f.....par le Fédéral...ce qui est FAUX...ils se sont faits f....par des québécois qui ont posé une question obscure, ambiguë, longue comme le fleuve St-Laurent...

    Pourquoi n'ont-ils pas encore posé la vraie question: courte, simple et claire?
    Parce qu'ils savent très bien, que si c'est trop clair, les québécois vont encore dire NON ...mais cette fois à 85%

    Il y a 25% de séparatistes inconditionnels qui ne changeront pas d'idée même si on les avertit qu'ils seront pendant 10 ans dans la dèche...(Louis Bernard péquiste reconnu)...
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  • GAIAGENAIRE - Inscrit
    22 avril 2010 09 h 32
    Connaître la raisons des causes
    Bonjour à tous,
    @ Mme Ouimet : Pourquoi une femme divorcée reste-t-elle Mme Payette ? Il me semble que vous devriez réaliser votre propre indépendance au lieu de la « déplacer » sur toute une population.

    Il y a eu trois demandes d’indépendance aux habitants du Québec : pourquoi occulter la première de 1775 par les États de la Nouvelle Angleterre en quête de leur affranchissement de la couronne britannique ?

    Selon les écrits savants plus haut, les canayens français ont pris femme chez les autochtones, les anglophones ne pouvaient pas les sentir, et d’autres ont pris le chemin des « States ».

    Il est donc normal que les métis québécois soient territoriaux comme l’étaient les femmes des tribus autochtones. Les métis québécois sont donc les légitimes descendants du peuple fondateur de l’Amérique du Nord.

    Parmi les savants qui lisent et participent à cette discussion, y en aurait-il un qui nous instruirait des caractéristiques génétiques, dominantes et ou récessives, transmises par nos arrières grands-mères autochtones, par exemple : yeux noirs, cheveux noirs, etc. qui n’ont rien à voir avec les « belles filles du roi ».

    Et quels droits perdaient les mâles non mariés dans les 12 mois de leur arrivée en Nouvelle France ? Y a-t-il un lien avec ceux qui devenaient des « coureurs des bois » ?

    Merci.
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  • surou - Inscrit
    23 avril 2010 12 h 30
    Les deux peuples fondateurs.
    Je pense qu' en 2010 nous devrions lire les peuples fondateurs car il y a les Anglais, les Autochtones, les Français et il y avaient d' autres Européens. Je sais qu' à l, époque L' Église avait décrété que les Autochtones étaient des animaux les animaux se sont mariés avec des blancs et ces enfants parlent aujourd' hui. En Europe aussi les Français sont pauvres en Belgique notamment en France les plus riches parlent plusieurs langues .Merci Suzanne Rousseau.
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