Harper refuse de financer l'avortement outre-mer
Ottawa — Qu'importe ce qu'en dit la secrétaire d'État américaine: le Canada ne financera pas les avortements outre-mer dans le cadre de son initiative de santé maternelle. Chaque pays du G8 aura toutefois le loisir d'en faire à sa tête.
Au lendemain des déclarations de Hillary Clinton sur la santé des femmes dans les pays en voie de développement, laquelle passe, selon elle, par la régulation des naissances, la contraception et l'avortement, le premier ministre Stephen Harper a indiqué que le Canada n'irait pas jusque-là.
«Les pays du G8 auront différentes priorités quant aux mesures spécifiques qu'ils financeront. Sur la question de l'avortement en particulier, plusieurs pays du G8 ont des points de vue différents, a déclaré M. Harper à la Chambre des communes hier. Quant à l'avortement, le député [Bob Rae] a posé la question à la Chambre des communes et il a obtenu la réponse qu'il ne voulait pas.»
Les libéraux ont tenté en vain de faire adopter une motion la semaine dernière exhortant le pays à inclure la contraception dans l'initiative de santé maternelle d'Ottawa. Le texte de la motion ne mentionnait pas l'avortement, mais M. Rae avait reconnu que c'était sous-entendu.
Le ministre d'État aux Affaires étrangères, Peter Kent, a ajouté que «les Canadiens élaborent la politique du Canada» et pas celle des États-Unis. Il n'est pas question de «rouvrir le débat sur l'avortement».
La Grande-Bretagne dit oui
Notons qu'au moins un autre pays du G8 estime que l'avortement doit faire partie des services offerts aux femmes dans les pays en voie de développement. En entrevue avec le Globe and Mail, le secrétaire d'État de la Grande-Bretagne, David Miliband, a indiqué que «notre position est très similaire à ce qu'a déclaré Mme Clinton».
L'hebdomadaire Embassy, d'Ottawa, a passé en revue la politique de chacun des pays du G8 sur cet enjeu. Il appert que seule l'Allemagne stipule clairement que, «aux fins de développement international allemand, l'avortement n'est pas considéré comme une méthode de planification familiale».
Au lendemain des déclarations de Hillary Clinton sur la santé des femmes dans les pays en voie de développement, laquelle passe, selon elle, par la régulation des naissances, la contraception et l'avortement, le premier ministre Stephen Harper a indiqué que le Canada n'irait pas jusque-là.
«Les pays du G8 auront différentes priorités quant aux mesures spécifiques qu'ils financeront. Sur la question de l'avortement en particulier, plusieurs pays du G8 ont des points de vue différents, a déclaré M. Harper à la Chambre des communes hier. Quant à l'avortement, le député [Bob Rae] a posé la question à la Chambre des communes et il a obtenu la réponse qu'il ne voulait pas.»
Les libéraux ont tenté en vain de faire adopter une motion la semaine dernière exhortant le pays à inclure la contraception dans l'initiative de santé maternelle d'Ottawa. Le texte de la motion ne mentionnait pas l'avortement, mais M. Rae avait reconnu que c'était sous-entendu.
Le ministre d'État aux Affaires étrangères, Peter Kent, a ajouté que «les Canadiens élaborent la politique du Canada» et pas celle des États-Unis. Il n'est pas question de «rouvrir le débat sur l'avortement».
La Grande-Bretagne dit oui
Notons qu'au moins un autre pays du G8 estime que l'avortement doit faire partie des services offerts aux femmes dans les pays en voie de développement. En entrevue avec le Globe and Mail, le secrétaire d'État de la Grande-Bretagne, David Miliband, a indiqué que «notre position est très similaire à ce qu'a déclaré Mme Clinton».
L'hebdomadaire Embassy, d'Ottawa, a passé en revue la politique de chacun des pays du G8 sur cet enjeu. Il appert que seule l'Allemagne stipule clairement que, «aux fins de développement international allemand, l'avortement n'est pas considéré comme une méthode de planification familiale».
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