Coup dur pour l'accès au Web en milieu défavorisé
La majorité des 41 Centres d'accès communautaires à Internet sont menacés de fermeture
La mise au rancart par Ottawa du Programme d'accès communautaire (PAC) aux nouvelles technologies pourrait forcer la fermeture immédiate d'une quarantaine de points d'accès à Internet implantés depuis 1995 dans les milieux défavorisés partout au Québec, déplore la Fédération québécoise des centres communautaires de loisirs (FQCCL). Une perspective qui met en péril une «ressource publique» primordiale pour «les plus démunis de la société», ajoute-t-elle.
Sans tambour ni trompette, le gouvernement Harper a annoncé à la fin de la semaine dernière la fermeture des livres, le 1er avril prochain, de son programme qui subventionne depuis 15 ans l'accès à Internet dans plusieurs centres communautaires. Le ministère de l'Industrie, qui pilote ce plan d'aide, a justifié sa décision par la recomposition «du paysage socio-économique canadien», où «94 % des Canadiens» vivent maintenant près d'un «accès à un service à large bande [soit la haute vitesse]», peut-on lire dans une lettre adressée à la FQCCL.
En guise de compensation, Ottawa assure toutefois qu'il va maintenir un certain niveau de subventions jusqu'en mars 2011 par l'entremise de son plan d'action baptisé «Large bande Canada: un milieu rural branché». Mais le ministère ajoute toutefois une nouvelle condition: les points d'accès communautaires se trouvant dans un rayon de 25 kilomètres d'une bibliothèque publique, qui offre également un accès à Internet, ne seront plus soutenus.
«C'est donc la majorité de nos 41 Centres d'accès communautaires à Internet (CACI) qui sont menacés de fermeture, a indiqué au Devoir Normand Robert, qui coordonne le réseau de la FQCCL. C'est une perte importante pour des milliers de personnes, des travailleurs à faible revenu, des travailleurs autonomes, de jeunes familles défavorisées qui comptaient sur cette ressource pour accéder à Internet afin d'accéder à des services gouvernementaux, se divertir ou travailler.»
Bon an mal an, ces CACI pouvaient toucher 4000 $ par année, résume M. Robert, qui dit ne pas comprendre la logique du gouvernement. «C'est vrai, dans les bibliothèques, on trouve des ordinateurs qui donnent accès à Internet. Mais les équipements ne sont pas toujours à jour et on n'y offre pas l'encadrement disponible dans les CACI, encadrement souvent nécessaire pour la clientèle desservie.»
Tout en qualifiant de «recul» la décision gouvernementale, la Fédération dit qu'elle va demander au gouvernement dans les prochains mois de revenir sur sa décision. Ottawa prétend plutôt «être prudent lorsqu'il s'agit de dépenser les fonds publics».
Sans tambour ni trompette, le gouvernement Harper a annoncé à la fin de la semaine dernière la fermeture des livres, le 1er avril prochain, de son programme qui subventionne depuis 15 ans l'accès à Internet dans plusieurs centres communautaires. Le ministère de l'Industrie, qui pilote ce plan d'aide, a justifié sa décision par la recomposition «du paysage socio-économique canadien», où «94 % des Canadiens» vivent maintenant près d'un «accès à un service à large bande [soit la haute vitesse]», peut-on lire dans une lettre adressée à la FQCCL.
En guise de compensation, Ottawa assure toutefois qu'il va maintenir un certain niveau de subventions jusqu'en mars 2011 par l'entremise de son plan d'action baptisé «Large bande Canada: un milieu rural branché». Mais le ministère ajoute toutefois une nouvelle condition: les points d'accès communautaires se trouvant dans un rayon de 25 kilomètres d'une bibliothèque publique, qui offre également un accès à Internet, ne seront plus soutenus.
«C'est donc la majorité de nos 41 Centres d'accès communautaires à Internet (CACI) qui sont menacés de fermeture, a indiqué au Devoir Normand Robert, qui coordonne le réseau de la FQCCL. C'est une perte importante pour des milliers de personnes, des travailleurs à faible revenu, des travailleurs autonomes, de jeunes familles défavorisées qui comptaient sur cette ressource pour accéder à Internet afin d'accéder à des services gouvernementaux, se divertir ou travailler.»
Bon an mal an, ces CACI pouvaient toucher 4000 $ par année, résume M. Robert, qui dit ne pas comprendre la logique du gouvernement. «C'est vrai, dans les bibliothèques, on trouve des ordinateurs qui donnent accès à Internet. Mais les équipements ne sont pas toujours à jour et on n'y offre pas l'encadrement disponible dans les CACI, encadrement souvent nécessaire pour la clientèle desservie.»
Tout en qualifiant de «recul» la décision gouvernementale, la Fédération dit qu'elle va demander au gouvernement dans les prochains mois de revenir sur sa décision. Ottawa prétend plutôt «être prudent lorsqu'il s'agit de dépenser les fonds publics».
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