Sondage Léger Marketing-Le Devoir -Une majorité de Québécois déçus par le budget Flaherty
Près des deux tiers des répondants jugent que la prorogation du Parlement en décembre était «injustifiée»
À retenir
Le premier ministre Stephen Harper avait justifié la fermeture du Parlement par un besoin de «recalibrer» l'action de son gouvernement.
Les Québécois estiment toutefois que le discours du Trône et le budget fédéral n'ont pas répondu à leurs attentes, selon un nouveau sondage Léger Marketing-Le Devoir.
Par ailleurs, le Parti conservateur est tombé deuxième dans les intentions de vote dans la région de Québec, une première depuis 2006.
L'exercice budgétaire du 4 mars dernier est accueilli froidement par une majorité de Québécois. En fait, 55 % des répondants se disent «insatisfaits» ou «très insatisfaits» du budget. En revanche, 19 % affirment être «satisfaits» ou «insatisfaits».
Christian Bourque, vice-président de Léger Marketing, soutient que l'impression qui se dégage du budget est la «tranquillité». «C'est un budget ennuyant, austère, sans nouveauté et sans grande vision, alors les gens ne se sentent pas concernés», dit-il.
Le budget n'a pas démontré, pas plus que le discours du Trône présenté la veille, que le gouvernement Harper avait une nouvelle direction aux yeux des électeurs, de sorte que 65 % des répondants jugent que la prorogation du Parlement en décembre était «injustifiée». À peine 8 % des gens estiment que la fermeture du Parlement était justifiée. Près de 27 % affirment ne pas savoir ou ont refusé de répondre.
«Les partis d'opposition ont résumé le discours du Trône et le budget par la formule "tout ça pour ça?". Visiblement, les gens pensent la même chose. Il n'a rien dans ces deux exercices qui démontre que le gouvernement avait besoin de fermer le Parlement pendant deux mois pour réorienter son action», affirme M. Bourque.
Le taux d'insatisfaction à l'égard du gouvernement Harper demeure élevé au Québec, à 73 %, mais il est stable depuis un mois. Près de 21 % des répondants se disent «satisfaits» du travail du gouvernement.
Les intentions de vote à l'échelle de la province n'ont pas véritablement bougé depuis février, alors que le Bloc québécois demeure en tête, avec 37 %. Le Parti libéral du Canada obtient 25 %, alors que le Parti conservateur récolte 17 %. Le NPD (14 %) et le Parti vert du Canada (7 %) ferment la marche.
Chez les francophones, la domination du Bloc est toujours importante, avec 45 % d'appuis. Le PLC recueille 21 %, suivi du PC à 14 % et du NPD à 14 %.
La surprise provient toutefois de la région de Québec, considérée comme le bastion des conservateurs depuis les élections de 2006. Pour la première fois, les troupes de Stephen Harper arrivent deuxièmes dans les intentions de vote, avec 28 %. Elles sont devancées par le Bloc québécois, qui récolte 34 %. Le PLC est crédité de 23 %, alors que le NPD est à 11 %.
«On devrait être inquiet au Parti conservateur, affirme Christian Bourque. C'était la place forte du parti au Québec, et les appuis s'effritent. Ça va prendre une opération charme pour renverser la vapeur.»
La marge d'erreur est toutefois plus grande pour les sous-groupes régionaux, puisque 265 personnes ont été interrogées dans la région de Québec.
Ce sondage a été réalisé en ligne auprès de 1000 répondants du 8 au 11 mars. Le coup de sonde Internet a été réalisé selon une méthodologie fiable et éprouvée. Les données ont été pondérées selon l'âge, le sexe, la langue maternelle, le degré de scolarité et la composition du foyer. Un échantillon probabiliste de la même taille présente une marge d'erreur de 3,1 %, 19 fois sur 20.
Les Québécois estiment toutefois que le discours du Trône et le budget fédéral n'ont pas répondu à leurs attentes, selon un nouveau sondage Léger Marketing-Le Devoir.
Par ailleurs, le Parti conservateur est tombé deuxième dans les intentions de vote dans la région de Québec, une première depuis 2006.
L'exercice budgétaire du 4 mars dernier est accueilli froidement par une majorité de Québécois. En fait, 55 % des répondants se disent «insatisfaits» ou «très insatisfaits» du budget. En revanche, 19 % affirment être «satisfaits» ou «insatisfaits».
Christian Bourque, vice-président de Léger Marketing, soutient que l'impression qui se dégage du budget est la «tranquillité». «C'est un budget ennuyant, austère, sans nouveauté et sans grande vision, alors les gens ne se sentent pas concernés», dit-il.
Le budget n'a pas démontré, pas plus que le discours du Trône présenté la veille, que le gouvernement Harper avait une nouvelle direction aux yeux des électeurs, de sorte que 65 % des répondants jugent que la prorogation du Parlement en décembre était «injustifiée». À peine 8 % des gens estiment que la fermeture du Parlement était justifiée. Près de 27 % affirment ne pas savoir ou ont refusé de répondre.
«Les partis d'opposition ont résumé le discours du Trône et le budget par la formule "tout ça pour ça?". Visiblement, les gens pensent la même chose. Il n'a rien dans ces deux exercices qui démontre que le gouvernement avait besoin de fermer le Parlement pendant deux mois pour réorienter son action», affirme M. Bourque.
Le taux d'insatisfaction à l'égard du gouvernement Harper demeure élevé au Québec, à 73 %, mais il est stable depuis un mois. Près de 21 % des répondants se disent «satisfaits» du travail du gouvernement.
Les intentions de vote à l'échelle de la province n'ont pas véritablement bougé depuis février, alors que le Bloc québécois demeure en tête, avec 37 %. Le Parti libéral du Canada obtient 25 %, alors que le Parti conservateur récolte 17 %. Le NPD (14 %) et le Parti vert du Canada (7 %) ferment la marche.
Chez les francophones, la domination du Bloc est toujours importante, avec 45 % d'appuis. Le PLC recueille 21 %, suivi du PC à 14 % et du NPD à 14 %.
La surprise provient toutefois de la région de Québec, considérée comme le bastion des conservateurs depuis les élections de 2006. Pour la première fois, les troupes de Stephen Harper arrivent deuxièmes dans les intentions de vote, avec 28 %. Elles sont devancées par le Bloc québécois, qui récolte 34 %. Le PLC est crédité de 23 %, alors que le NPD est à 11 %.
«On devrait être inquiet au Parti conservateur, affirme Christian Bourque. C'était la place forte du parti au Québec, et les appuis s'effritent. Ça va prendre une opération charme pour renverser la vapeur.»
La marge d'erreur est toutefois plus grande pour les sous-groupes régionaux, puisque 265 personnes ont été interrogées dans la région de Québec.
Ce sondage a été réalisé en ligne auprès de 1000 répondants du 8 au 11 mars. Le coup de sonde Internet a été réalisé selon une méthodologie fiable et éprouvée. Les données ont été pondérées selon l'âge, le sexe, la langue maternelle, le degré de scolarité et la composition du foyer. Un échantillon probabiliste de la même taille présente une marge d'erreur de 3,1 %, 19 fois sur 20.
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