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Droits et Démocratie - La tutelle

Bernard Descôteaux   1 mars 2010  Canada
Ce qu'il ne pouvait faire directement, le gouvernement Harper l'a fait indirectement. Par la nomination d'une majorité de membres idéologiquement en phase avec la politique conservatrice au conseil d'administration de Droits et Démocratie, il a mis en tutelle cet organisme dont on avait voulu, au moment de sa création par une loi du Parlement canadien, qu'il soit, comme on aime dire à Ottawa, à «arm's lenght» du pouvoir politique même si son financement est public.
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  • Jean de Cuir
    Abonné
    lundi 1 mars 2010 10h56
    Curieux
    On ne se souvient pas que c' est Mme Eleanor Roosevelt qui a présidé, la première, la commission des droits de l'homme ( sic) après la pomulgation de la Déclaration en 1948 par les Nations-Unies. Il faudrait peut-être relire cette déclaration. Comment peut-on nier que la commision des droits et libertés doit apparaître non seulement indépendante de toute ingérence gouvernementale soit directement ou indirectement, mais aussi animée par des personnes qui s`inspirent d`une "conception commune de ces droits et libertés (ce qui )est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement,`" (un des considérants)
    Et l`article 30 est un avertissement on ne peut plus clair :
    Article 30
    Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant, pour un État, un groupement ou un individu, un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.`"
    Bien sûr, ce gouvernement protestera qu`il ne se livre pas à `"à une activité visant la destruction des droits et libertés". En effet. Mais quel argumentaire peut-il mettre de l`avant, si de fait les nominations sont non seulement partisannes, mais nettement inspirées d`une idéologie pilotée par un parti ayant des parti-pris aussi affiché pro Israël, de plus pro juif ( l`action de M. J. Gauthier) et pro B`nai Britt -- qui ne représente pas la judaïté, mais seulement sa conception de celle-ci. Faudrait-il citer toute la déclaration?
    Il serait souhaitable que ce type de nomination soit confié au Parlement et soumis à l`examen d`un comité parlementaire et qu`il y ait une liste établie par la communauté des juristes.

  • Jean C. Lemieux
    Abonné
    lundi 1 mars 2010 21h28
    LA TÊTE À LA BONNE PLACE
    La démocratie et les droits qui en découlent -si on oublie les expériences des républiques d'Athènes et de Rome - ont été inventés par les philsophes européens du XVIIIième siècle et appliqués pour la première fois par les Founding Fathers aux USA, pour l'avancement du monde civilisé judéo-chrétien. Ces concepts n'ont aucune application dans les sociétés et cultures qui n'acceptent pas ou rejettent nos valeurs occidentales, en particulier la mouvance islamique.
    Comme canadiens nous devons nous féliciter que notre gouvernement garde la tête à la bonne place et nous préserve des subversions et extorsions auxquelles nos chartes et nos tribunaux moumounes pourraient prêter le flanc.

  • Germain Bilodeau
    Abonné
    mardi 2 mars 2010 13h03
    Assassinat de Droits et Démocratie.
    M. Harper s'apprête à créer son propre organisme semblable à Droits et Démocratie, créé par Brian Mulroney; ne doit-il pas d'abord discréditer puis assassiner l'organisme de son prédécesseur et père: n'est-ce pas Mulroney qui a permis l'unification du nouveau parti conservateur et de ce fait de l'avènement de son successeur et fils.

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