Cri du coeur pour le registre des armes à feu
«Ignatieff et Layton doivent faire preuve de courage»
Un cri du coeur a été lancé hier par les défenseurs du registre des armes à feu. «Jamais nous n'aurions pensé qu'il serait remis en question. Les conservateurs ont tout fait pour l'affaiblir. Maintenant, c'est à Michael Ignatieff et Jack Layton d'agir pour qu'on ne le perde pas», assure Heidi Rathjen, une des rescapées de Polytechnique qui s'est beaucoup investie dans la lutte pour le contrôle des armes à feu.
Réunis à Pointe-Saint-Charles, des élus et des représentants de différents organismes d'aide aux femmes et de prévention de la violence ont exprimé leurs craintes sur les menaces planant sur le contrôle des armes. En novembre 2009, le projet de loi
C-391 visant à démanteler le registre a été accepté en deuxième lecture par 164 députés contre 137. «L'ensemble des conservateurs, un tiers des députés du NPD et huit libéraux ont soutenu le projet. J'ai peu d'espoir de convaincre les conservateurs, mais j'interpelle personnellement Jack Layton et Michael Ignatieff. Ils doivent faire preuve de courage et de leadership pour prendre les moyens de sauver le registre et de ne pas penser à leurs intérêts électoraux», insiste le député fédéral bloquiste Thierry St-Cyr. Pour lui, les deux chefs doivent convaincre leurs députés de voter en suivant la ligne du parti, ce qui permettrait de gagner la majorité sur les conservateurs.
Le 8 mars prochain, à l'occasion de la Journée internationale de la femme, Thierry St-Cyr déposera à la Chambre des communes une pétition signée par 1500 personnes de la circonscription de Jeanne-Le Ber qui veulent le maintien du registre. «Nous voulons sensibiliser les parlementaires. On ne sait pas quand aura lieu la troisième lecture, mais il faut agir avant la rentrée. Si on laisse aller le gouvernement minoritaire, il pourra agir à sa guise», prévient le député. Également présent, Claude Trudel, responsable de la sécurité publique au comité exécutif de la Ville de Montréal, trouve anormal de devoir encore débattre de la nécessité du registre. «C'est un outil essentiel aux mains de policiers. Le retirer est un risque de revoir se produire Polytechnique ou Dawson», avertit le maire de Verdun.
Pour l'attaché de presse de Jack Layton, Karl Bélanger, le chef du NPD a toujours maintenu sa position pour le registre des armes. Quant au vote des autres députés du parti, il estime que leur décision est personnelle. «Monsieur Layton a voté contre ce projet de loi en deuxième lecture. Maintenant, nous allons travailler en commission, mais c'est un projet de loi privé qui, de tradition parlementaire, implique le vote libre des députés», explique l'attaché de presse. Pour les libéraux, le sort du registre n'est pas encore scellé. «Nous croyons au contrôle des armes. Ce n'est pas la fin du registre. Nous voulons qu'il soit efficace et nous allons en discuter en commission», affirme Jean-François Del-Torchio, attaché de presse de Michael Ignatieff. Ne voulant pas attendre, Heidi Rathjen est en train de s'organiser avec d'autres anciens étudiants de Polytechnique pour témoigner à la fin du mois de mars devant les parlementaires.
Réunis à Pointe-Saint-Charles, des élus et des représentants de différents organismes d'aide aux femmes et de prévention de la violence ont exprimé leurs craintes sur les menaces planant sur le contrôle des armes. En novembre 2009, le projet de loi
C-391 visant à démanteler le registre a été accepté en deuxième lecture par 164 députés contre 137. «L'ensemble des conservateurs, un tiers des députés du NPD et huit libéraux ont soutenu le projet. J'ai peu d'espoir de convaincre les conservateurs, mais j'interpelle personnellement Jack Layton et Michael Ignatieff. Ils doivent faire preuve de courage et de leadership pour prendre les moyens de sauver le registre et de ne pas penser à leurs intérêts électoraux», insiste le député fédéral bloquiste Thierry St-Cyr. Pour lui, les deux chefs doivent convaincre leurs députés de voter en suivant la ligne du parti, ce qui permettrait de gagner la majorité sur les conservateurs.
Le 8 mars prochain, à l'occasion de la Journée internationale de la femme, Thierry St-Cyr déposera à la Chambre des communes une pétition signée par 1500 personnes de la circonscription de Jeanne-Le Ber qui veulent le maintien du registre. «Nous voulons sensibiliser les parlementaires. On ne sait pas quand aura lieu la troisième lecture, mais il faut agir avant la rentrée. Si on laisse aller le gouvernement minoritaire, il pourra agir à sa guise», prévient le député. Également présent, Claude Trudel, responsable de la sécurité publique au comité exécutif de la Ville de Montréal, trouve anormal de devoir encore débattre de la nécessité du registre. «C'est un outil essentiel aux mains de policiers. Le retirer est un risque de revoir se produire Polytechnique ou Dawson», avertit le maire de Verdun.
Pour l'attaché de presse de Jack Layton, Karl Bélanger, le chef du NPD a toujours maintenu sa position pour le registre des armes. Quant au vote des autres députés du parti, il estime que leur décision est personnelle. «Monsieur Layton a voté contre ce projet de loi en deuxième lecture. Maintenant, nous allons travailler en commission, mais c'est un projet de loi privé qui, de tradition parlementaire, implique le vote libre des députés», explique l'attaché de presse. Pour les libéraux, le sort du registre n'est pas encore scellé. «Nous croyons au contrôle des armes. Ce n'est pas la fin du registre. Nous voulons qu'il soit efficace et nous allons en discuter en commission», affirme Jean-François Del-Torchio, attaché de presse de Michael Ignatieff. Ne voulant pas attendre, Heidi Rathjen est en train de s'organiser avec d'autres anciens étudiants de Polytechnique pour témoigner à la fin du mois de mars devant les parlementaires.
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