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Garderies et logements sociaux: Sheila Copps cite le Québec en exemple

23 mai 2003  Canada
Longueuil — La candidate au leadership libéral Sheila Copps a cité en exemple les politiques sociales du gouvernement du Québec hier et fait à cet égard une sévère mise en garde à l'endroit du gouvernement ontarien.

Mme Copps considère que le gouvernement fédéral doit faire preuve de leadership à l'égard des provinces et leur demander des comptes sur l'utilisation des sommes fédérales qui leur sont allouées pour soutenir le réseau public de garderies et les logements sociaux.

«Nous avons donné à l'Ontario 844 millions de dollars et avec cette somme le gouvernement provincial n'a créé aucune place supplémentaire en garderie», a soutenu la ministre du Patrimoine canadien devant une cinquantaine de professionnels oeuvrant dans les services aux familles.

L'Ontario a également été montré du doigt pour son inaction en ce qui a trait aux logements sociaux.

«Je mets en garde le gouvernement de l'Ontario. L'entente de partenariat sur l'habitation ne sera pas renouvelée et nous travaillerons directement avec les communautés.»

«Je veux travailler avec les provinces, mais l'Ontario n'a créé aucun logement social avec l'argent que nous lui avons transféré. Cela n'aide pas les Canadiens pauvres. Mon objectif est de les aider et de faire ce qu'il faut pour cela. Même si cela implique de cesser de faire parvenir des chèques à Ernie Eves», a averti la députée ontarienne.

L'Ontario n'est pas la seule province dans la mire de Mme Copps.

«Le gouvernement du Canada a alloué de l'argent aux provinces désireuses d'investir un montant égal dans des résidences à faibles coûts. De nombreuses provinces refusent d'investir dans de tels programmes et, le Québec mis à part, celles qui ont investi, en 2002, ont mis 637 millions de dollars de moins dans des programmes de logements sociaux que l'année précédente», a-t-elle déclaré.

Mme Copps estime à cet égard que le gouvernement du Québec a fait preuve «d'un leadership exceptionnel dans ce domaine».

La ministre a également cité le Québec en exemple pour son réseau public de garderies.

«Le Québec est le meilleur exemple probablement des investissements sociaux faits en faveur des jeunes Québécois. Si on investit dans les enfants de zéro à cinq ans, ceux-ci seront moins nombreux à se ramasser en prison», a-t-elle dit.

La candidate libérale considère que la lutte à la pauvreté faite par son gouvernement a été un échec.

«Au cours des dernières années, de nombreuses tentatives de mettre fin à la pauvreté, tout particulièrement à la pauvreté chez les enfants, ont échoué», a-t-elle reconnu.

Un ménage sur cinq au Canada a de sérieux problèmes de logement et le Canada ne dispose toujours pas d'une stratégie nationale d'accessibilité à l'habitation.

«Même l'Alliance canadienne comprendrait le besoin urgent de mettre en place une stratégie nationale d'accessibilité à l'habitation et au logement», a commenté Mme Copps.
 
 
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