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Droits et démocratie - Le président a été jugé trop critique envers Israël

Avant sa mort, Rémy Beauregard a rédigé un mémo où il répondait aux accusations de ses détracteurs

Alec Castonguay , Hélène Buzzetti   11 février 2010  Canada
Rémy Beauregard, ancien président de Droits et démocratie, n'a pas emporté dans sa tombe toutes les informations permettant de décoder la crise qui secoue l'organisme fédéral. Un mémo de son cru, révélé pour la première fois aujourd'hui, démontre qu'on l'accusait, lui et ses employés de Montréal, d'être trop critiques envers Israël et de ne pas avoir de sensibilités juives. Tout cela alors qu'une bataille juridique se profile à l'horizon.

Le magazine Maclean's a mis la main sur un mémo rédigé par Rémy Beauregard en juin dernier, six mois avant son décès. Il y révèle que les nouveaux membres du conseil d'administration nommés par Ottawa l'accusent d'avoir rencontré des représentants du Hamas et du Hezbollah, d'avoir participé à une rencontre internationale jugée antisémite et de n'avoir aucun employé juif sur les 47 présents au siège social de Montréal. Il nie avec véhémence ces allégations. Le magazine Maclean's arrive en kiosques aujourd'hui en Ontario et demain au Québec.

Petit rappel. Ottawa nomme en mars 2009 un nouveau président du conseil d'administration de Droits et démocratie, Aurel Braun. Sa relation avec le président, M. Beauregard, n'est pas au beau fixe. Deux membres du conseil d'administration et alliés de M. Braun, Jacques Gauthier et Elliott Tepper, rédigent en secret un rapport d'évaluation très critique au sujet de Beauregard. Aurel Braun l'approuve et l'envoie au gouvernement.

Le trio, considéré comme les hommes forts d'Ottawa au sein du conseil d'administration, refuse catégoriquement que M. Beauregard le lise. Celui-ci l'obtiendra quand même trois mois plus tard en logeant une demande d'accès à ses renseignements personnels au ministère des Affaires étrangères! Le mémo, obtenu par Maclean's et divulgué pour la première fois, est donc la réponse de M. Beauregard à ce rapport critique.

On y apprend que le trio accuse M. Beauregard d'avoir obtenu une accréditation au nom de Droits et démocratie à la Conférence mondiale contre le racisme (appelée souvent «Durban», du nom de la première ville hôtesse de l'événement) tenue à Genève en 2009. Cette conférence est la bête noire du gouvernement de Stephen Harper, qui la juge antisémite et n'y a pas participé.

«Ceci est faux, écrit M. Beauregard. Nous n'avons jamais demandé une accréditation à la Conférence de revue de Durban et n'avons pas non plus assisté à la conférence en tant qu'observateur.»

Le trio reproche encore à Rémy Beauregard d'avoir raté l'occasion de dénoncer justement les propos antisémites tenus à cette conférence par le président iranien. M. Beauregard réplique dans son mémo: «Il aurait été incongru de faire une déclaration à propos d'une conférence à laquelle j'avais décidé, en tant que président, que notre institution ne participerait pas.»

Droits et démocratie finance à l'étranger des initiatives visant à consolider l'État de droit, par exemple en soutenant les journalistes indépendants au Myanmar ou encore les femmes élues en Bolivie.

Pas de Juifs, mais des terroristes

De concert avec cette évaluation, Jacques Gauthier avait rédigé un mémo ajoutant encore une couche de blâme. «Alors qu'il participait à une conférence au Caire en 2008, M. Beauregard a rencontré des représentants du Hamas et du Hezbollah.» Ces deux organisations sont considérées comme terroristes par Ottawa. «Cela est absolument faux et je considère cette allégation comme une atteinte à ma réputation», réplique le principal intéressé. Il appert que M. Beauregard aurait plutôt fait une présentation générale à une délégation libanaise au sein de laquelle se trouvaient un ou des élus du Hezbollah.

Enfin, comme l'avait révélé Le Devoir, Jacques Gauthier s'était informé de l'origine ethnique des employés de Droits et démocratie et ceux-ci s'étaient sentis harcelés. Or il écrit ceci dans son mémo, cité par Beauregard: «J'ai été aussi très surpris d'être informé subséquemment qu'il n'y a aucun employé juif au bureau de Droits et démocratie de Montréal.»

Rémy Beauregard réplique, cinglant: «Il est complètement inacceptable qu'un membre du conseil d'administration s'enquiert de l'ethnicité et/ou de l'appartenance religieuse des employés, en particulier dans une organisation des droits de la personne. Lorsque le syndicat apprendra cela et lorsque nous saurons comment M. Gauthier a enquêté sur les appartenances religieuses des employés, ce sera le bordel.»

Ni M. Braun, ni M. Gauthier n'ont voulu répondre au magazine Maclean's. «Les hypothèses qui sous-tendent vos questions, répond Jacques Gauthier au journaliste Paul Wells, sont en très grande partie fausses, trompeuses, incomplètes et/ou déformées et je vous mets en garde de publier un article qui s'appuierait dessus.» Depuis le décès de M. Beauregard, Jacques Gauthier a accédé à la présidence.

Recours judiciaire en vue

Ces révélations arrivent au moment où les trois employés de Droits et démocratie suspendus pour s'être opposés à Aurel Braun et Jacques Gauthier ont retenu les services de l'avocat Julius Grey.

«On estime qu'il n'y a aucun motif valable pour cette décision. On va défendre la nature non partisane des employés de l'organisme», a-t-il dit au Devoir. Les employés affirment ne pas avoir eu la chance de présenter leur version des faits. Les trois personnes suspendues sont Charles Vallerand, directeur des communications, Marie-France Cloutier, directrice à l'administration, et Razmik Panossian, directeur des politiques, des programmes et de la planification.

Jacques Gauthier a embauché une firme d'enquêteurs privés, SIRCO, ce qui fera bondir la facture de cette crise. Claude Sarrazin, qui dirige la firme, a été vu régulièrement dans les locaux de Droits et démocratie. SIRCO se spécialise dans les infiltrations, les caméras cachées, la surveillance et la fouille d'ordinateurs.

Il n'a pas été possible de savoir hier le mandat précis de SIRCO, mais, à l'intérieur de Droits et démocratie, on affirme que les détectives privés cherchent des preuves pour justifier la décision du président par intérim de suspendre indéfiniment les trois directeurs.

Notons par ailleurs que M. Gauthier, un avocat qui exerce à Toronto, a nommé un directeur général pour l'organisme basé à Montréal, une première pour Droits et démocratie. Il s'agit de Charles Auger, qui se spécialise dans les moyennes entreprises. Il a déjà été directeur général d'Emballages Cascades et a travaillé chez Quebecor. Il est en poste depuis lundi.
 
 
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  • André Loiselet
    Abonné
    jeudi 11 février 2010 06h15
    Pas de surprise
    Est-ce que la démocratie votante canadienne a mandaté ce gouvernement pour qu'il s'arroge de tels droits de cuissage avec Israël au détriment des autres peuples? Cet affreux dogmatisme harpien ne surprend personne. Harper est une honnête personne agissant selon ses principes et selon ses intérêts. Sa pureté est bien connue et aucune éthique ne l'arrêtera.

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    jeudi 11 février 2010 07h22
    On croirait rêver!
    Si les allégations à l'effet qu'on voulait savoir l'origine ethnique et / ou l'orientation religieuse des employés de D

  • P. Boutet
    Abonné
    jeudi 11 février 2010 07h56
    Question
    Droit et démocratie est un organisme créé par le parlement canadien et non pas par le gouvernement de l'époque... à ce que je sache.

    Est-ce le gouvernement ou le parlement, où l'opposition est majoritaire, qui a nommé les nouveaux membres du conseil d'administration de Droit et Démocratie?

    Parce que la question est importante et mettrait probablement le gouvernement fédéral à broil, celui là qui est déjà sur le gril...malheureusement!

    Où est ma boîte de Kleenex que j'essuie mes larmes?

  • michel lebel
    Inscrit
    jeudi 11 février 2010 08h26
    Une enquête indépendante est requise.
    Toute cette affaire sent très mauvais. Seul un enquêteur indépendant pourra clarifier les choses et rétablir la réputation de l'organisme concerné. Comment en est-on arrivé à un telle situation?
    Le gouvernement conservateur a-t-il la largesse de vue requise pour voir à remettre l'organisme sur ses rails? Est-il juge et partie dans cette ténébreuse et bien triste affaire? Les partis fédéraux d'opposition devraient s'entendre pour faire les pressions nécessaires sur le gouvernement pour qu'un enquête se tienne et que la question soit même traitée devant un comité de la Chambre des
    Communes.


    Michel Lebel
    Ancien professeur des droits et libertés de la personne


    .

  • Denis Miron
    Inscrit
    jeudi 11 février 2010 10h01
    Mr. Boutet est dans le mille.
    La question de Mr. Boutet est en plein dans le mille du sujet qui nous préoccupe.
    Malgré la prorogation, la réponse à cette question demeure préalable à tout jugement. Se pourrait-il que ce gouvernement aille au-delà de ce qui est sous son autorité? Comment peut-il s’autoriser de telles décision? L’état de droit serait-il devenu disfonctionnel?Comment cela a-t-il pu nous échapper?

    Cet appétit de pouvoir immense, risque-t-il, de nous amener dans une gouvernance arbitraire si ce n’est pas déjà le cas depuis que ce gouvernement minoritaire est en place?
    Cette façon d’exercer le pouvoir ne peut faire autrement que me ramener à l’esprit le spectre du petit homme à la moustache qui fût à l’origine de la deuxième guerre mondiale ainsi que ses alliés d’Italie et d’Espagne

  • Yvon Thivierge
    Inscrit
    jeudi 11 février 2010 10h22
    CAPP félicite "Le Devoir" de dénoncer l'autocratie de Harper
    Qu'il me soit permis de louanger "Le Devoir", en ce centième anniversaire de sa fondation comme seul grand journal indépendant au Canada, notamment pour la vigilance qu'il a manifesté à l'égard de la prorogation du Parlement canadien par le premier ministre Stephen Harper.

    Par delà cette fermeture de notre principale institution démocratique et dans le cadre de la suspension de la démocratie canadienne, vous nous avez fait observer avec perspicacité toutes les actions et attitudes autocratiques et arrogantes de cet homme vindicatif et impitoyable qui nous tient de leader national.

    En ma qualité de représentant et traducteur du mouvement cybernétique des "Canadiens contre la prorogation du Parlement" qui se métamorphose d'ores et déjà en "Canadiens avides de participation politique" (CAPP), je vous félicite d'avoir levé le voile sur un des scandales qui secouent le gouvernement fédéral, à savoir son refus constant de remettre des documents, non censurés, aux médias et citoyens qui les réclament en vertu de la Loi sur l'accès à l'information. Je vise ici en particulier le ministre Christian Paradis, le lieutenant de Harper au Québec, qui manifeste à la fois de l'incompétence et de l'outrecuidance en défendant son sous-fifre qui s'est politiquement ingéré dans un domaine qui relève de la fonction publique.

    J'en profite pour vous faire part de la position de l'opposition officielle à la Chambre des communes qui, par la plume du chef libéral Michael Ignatieff, a fait connaître son inquiétude en la matière en acheminant quelques questions primordiales aux députés de l'Assemblée législative de la Colombie-Britannique, où le premier ministre Harper s'est invité à prendre la parole, pour qu'ils puissent les lui poser en lieu et place des députés fédéraux qui ne peuvent le faire en raison de sa fermeture du Parlement canadien pour cause de vacances prolongées et de non-intérêt pour la démocratie active et participative.

    Yvon Thivierge


    Message de Michael Ignatieff aux députés de l’Assemblée législative de la Colombie-Britannique
    Publiée le 10 février 2010

    Le chef libéral Michael Ignatieff a fait parvenir le message suivant aux députés de l’Assemblée législative de la Colombie-Britannique:

    Je vous écris en tant que collègues parlementaires... pour vous demander un service.

    Le Premier ministre Harper adressera la parole à votre Assemblée législative demain. Nous en sommes ravis et pensons que cela représente une excellente manière de souligner l’arrivée des Jeux olympiques en Colombie-Britannique. Je tenais donc à vous féliciter à l’occasion de ce grand événement.

    Ici à Ottawa, nous n’avons pas été aussi chanceux. Non seulement nous n’arrivons pas à faire entrer M. Harper dans notre Parlement ces jours-ci, mais en outre, il a pris des mesures extrêmes et a fermé le Parlement complètement.

    Il a beau donner plusieurs excuses pour essayer de justifier ses mesures, nous, l’Opposition, pensons quand même que M. Harper a fermé le Parlement pour éviter de répondre à des questions gênantes concernant le bilan de son gouvernement.

    Et c’est ici que j’ai ce service à vous demander. Étant donné que la Chambre des communes n’est pas en mesure de poser des questions à M. Harper, et étant donné que vous l’aurez devant vous à l’Assemblée législative de la Colombie-Britannique, vous pourriez peut-être essayer d’obtenir des réponses de sa part. Voici les questions que nous aimerions que vous posiez à M. Harper en notre nom et au nom des centaines de milliers de Canadiens qui ont protesté et manifesté contre la prorogation :

    1. Les millions de travailleurs canadiens ne peuvent pas décréter des prorogations et prendre congé de leur emploi ou de leurs obligations. Ils s’attendent à ce que les enjeux qui sont importants pour eux soient discutés, de manière démocratique, au Parlement du Canada. Alors, M. Harper, allez-vous présenter des excuses aux Canadiens pour votre décision de fermer le Parlement ?

    2. Le gouvernement Harper s’est taillé une réputation pour l’intimidation et le contrôle des institutions de surveillance indépendantes qui défendent les intérêts publics, comme la Commission canadienne de sûreté nucléaire, la Commission des plaintes du public contre la GRC et la Commission d’examen des plaintes concernant la police militaire. Tous ces abus de pouvoir sont dangereux dans un pays démocratique. Quand M. Harper fera-t-il preuve de respect envers ces institutions, en renforçant leurs pouvoirs au lieu de s’en prendre à elles et de saper leur travail ?

    3. Le mois dernier, mon parti a proposé des mesures efficaces et à des coûts raisonnables visant à créer de nouveaux emplois bien rémunérés pour les Canadiens de tous âges et de toutes conditions. Ces mesures :

    - fourniraient aux manufacturiers canadiens durement touchés par la crise des avances de fonds pour les aider à acquérir de nouveaux équipements ;
    - prévoiraient des incitatifs financiers pour les entreprises qui embauchent des jeunes Canadiens, qui payent le lourd prix de la hausse du taux de chômage ;
    - encourageraient les investisseurs canadiens, au moyen d’incitations fiscales, à aider financièrement les entrepreneurs canadiens et les nouvelles entreprises.

    M. Harper tiendra-t-il compte de ces mesures concrètes dans son budget de mars afin de commencer immédiatement à créer des emplois pour aider les travailleurs et les entreprises du pays ?

    4. Pour ce qui est de l’environnement, M. Harper a refusé de faire preuve de leadership. Il a choisi plutôt de se cacher derrière l’excuse selon laquelle il attendrait que le gouvernement américain prenne des mesures sur lesquelles il s’alignerait. Les Canadiens ne veulent pas que leur gouvernement suive des ordres dictés par Washington, ni sur l’environnement, ni sur aucun autre enjeu. M. Harper nous présentera-t-il un plan environnemental fait sur mesure par et pour le Canada, et non pas par Washington ?

    Je suis conscient du fait qu’il s’agit là d’une demande difficile, mais M. Harper refuse catégoriquement de répondre aux questions qui l’embarrassent, particulièrement celles des médias ou de ses collègues élus. Mais étant donné l’exclusivité de l’occasion, vous conviendrez, j’en suis certain, que cela vaut la peine d’essayer.

    Nous vous remercions du fond du cœur pour votre aide.

    Bien cordialement,
    Michael Ignatieff
    Chef du Parti libéral du Canada

  • Loraine King
    Inscrite
    jeudi 11 février 2010 12h35
    La loi sur le Centre international...
    J'ai été consulté le texte de loi :

    (2) Les nominations au titre d’administrateur sont effectuées à la suite de la consultation, par le ministre, du chef de l’opposition et du chef de chacun des autres partis reconnus à la Chambre des communes.

    Le parlement n'a donc qu'un rôle consultatif. La décision revient au gouverneur en conseil, (le gouvernement).

    La liberté d'expression en prend pour son rhume au Canada ces temps-ci, avec cette affaire et avec l'étonnante révélation aujourd'hui dans le Toronto Star que le gouvernement a émis un communiqué dénonçant les propos d'Ed Clark, le p.d.g. de TD sur le déficit et la hausse de taxes. Le gouvernement ne s'en prend pas à son analyse mais à la personne - Ed Clark, dit le communiqué gagne 11 millions par année et, grand Dieu, a déjà soupé avec et consulté Michael Ignatieff. Les attaques de ce genre sont acceptables entre politiciens, mais ici le gouvernement s'en prend à un individu. Sait-on, un groupe du genre Droit et Démocratie d'un autre pays s'y attardera peut-être pendant que les Canadiens semblent inconscients du danger de tels gestes posés par un gouvernement.

  • Richard Gendron
    Inscrit
    jeudi 11 février 2010 12h58
    Vous avez dit droits et DÉMOCRATIE ?
    Démocratie, c'est un mot que Stephen Harper ne connaît pas. Il comprend le sens d'ÉLECTION et de POUVOIR mais il se fout bien du fait qu'il est chef d'un gouvernement minoritaire. Et les droits ? Le droit à l'information : foutaise. La nécessité d'institutions indépendantes pour agir comme chien de garde du gouvernement ? Une idée saugrenue de ces méchants gauchistes que sont les Libéraux, le NPD et le Bloc. Tant et aussi longtemps qu'il sera là, Harper travaillera à miner la crédibilité des institutions canadiennes (sauf celle de l'industrie des sables bitumineux, pour laquelle il ira sûrement travailler lorsqu'on aura enfin un autre premier ministre à la tête du pays). En bout de ligne, la balle est dans le camp d'Ignatieff : quand allez-vous défaire le gouvernement Harper et créer une coalition pour remettre le Canada sur les rails de la démocratie ????

  • Jean de Cuir
    Abonné
    jeudi 11 février 2010 13h33
    Pourquoi pas voir.
    Quel constat faire à la suite de cet article et des autres. Vérifier l’ ethnicité ou l’ appartenance religieuse de personnes déjà embauchées et de plus employer une agence de détective pour fouiller les dossiers ou quoi d’autres, et répandre des faussetés auprès du gouvernement, telles celles énoncées, relève de démarches inspirées par une idéologie dogmatique. Quand il s’agit d’ un organisme consacré aux droits et à la démocratie, je crois rêver. Sommes-nous vraiment dans un État de droit? Un écart dans les principes mène très loin. Seule une enquête indépendante peut jeter quelques lumières.

  • Richard Larouche
    Inscrit
    jeudi 11 février 2010 17h07
    Inacceptable !
    Cette histoire démontre encore une fois à quelle point la laïcité est importante. Encore une fois, Harper et ses disciples suivent les états-unis comme des chiens de poche en prenant unilatéralement parti en faveur d'Israël. La discrimination religieuse et ethnique au sein d'un organisme comme Droit et Démocratie est tout à fait inacceptable. Les israëliens ne sont pas blancs comme neige (pas plus, ni moins que les arabes et les chrétiens d'ailleurs). Ils ont fondé leur état à l'intérieur d'un pays déjà existant (la Palestine) qu'ils attaquent constamment pour aggrandir leur territoire. L'an dernier, ils ont encore commis des crimes de guerre en attaquant la bande de gaza (et en infligeant littéralement 100 fois plus de dommage à leurs adversaires : 1300 vs 13 morts...) Ce sont là des faits, pas des paroles antisémites, même si les leaders juifs et leurs alliés canadiens et américains ne veulent pas le reconnaître. Enfin, pour lutter contre ce fanatisme religieux, il me semble essentiel de promouvoir davantage la laïcité et d'arrêter d'accorder des accomodements déraisonables.

  • Rene Arbour
    Abonné
    jeudi 11 février 2010 21h09
    Faut faire quelque chose!
    Vrai, monsieur Cuir, une enquête indépendante pourrait nous éclairer. Sommes-nous d'accord pour dire que les chances qu'une telle enquête voit le jour sont tout à fait nulles?

    À la lumière de la lecture de "Le Devoir" depuis un certain temps, il me semble devoir faire quelque chose. Une succession de faits tous plus troublants les uns que les autres me démontrent que nous sommes engagés, collectivement, dans un dérapage incontrôlé et qu'il est moins une, avant de ne plus pouvoir reprendre la route. Enfin celle qui nous mène à une destination où il fait bon vivre dans le partage des richesses, matérielles, culturelles, spirituelles et autres, produites par la collectivité. Partage à faire de façon plus ou moins large, en cours de route, puisque la destination ne peut-être définie pour le moment.

    La seule piste de solution qui me semble être viable, à terme, serait de mettre plusieurs millions de paires de mains sur le volant (mille excuses monsieur Charest). Facebook peut-être un outil de départ? Toutes ces mains appartiendraient bien sûr, à des gens qui ont des attentes différentes ou même contradictoires, mais ces propriétaires de mains devraient s'entendre sur quelques valeurs communes. Très limités, c'est vrai, le nombre l'imposerait, mais consensuelles. Il me semble que ça se peut. Certaines valeurs de bases teintent toutes les interventions publiques que j'ai la chance de lire. Égalité entre les individus, droit à l'éducation et à la santé en font partie.

    Le temps me semble venu de m'impliquer davantage. De sortir de la torpeur au travers de laquelle je regardais passer la vie. Merci à "Le Devoir" de me permettre de me reconnecter avec la réalité de ce qui m'entoure. Je parle de réalité, car j'y ai lu des idées venant de tous les courants. J'ai vraiment tenté de les sentir avec le moins possible de parti pris. Tout étant relatif, j'en ai retenu ce que j'ai pus. Bien sûr!

    Le constat que je fais est que des irrégularités inacceptables se produisent de façon régulière à tous les niveaux de la structure de société que nous nous sommes donnée. Des aberrations publiques nous sont présentées à répétition, par tous les gouvernements de tous les niveaux et de toutes les couleurs, de façon éhontée et sans conséquence pour eux depuis beaucoup trop longtemps. Je n'ai ni le pouvoir ni la compétence de mettre fin à ce courant, mais peut-être qu'à 10 millions, nous trouverons le tour.

    Je fais donc appel aux lecteurs de "Le Devoir" pour me faire connaitre les mouvements, les actions, qui existent présentement et qui vont dans ce sens. Si certains d'entrevous pouvez me donner les coordonnées, avec un résumé des objectifs et pourquoi pas, des liens pour voir les gestes déjà posés, d'organismes, de regroupements ou autres, auxquels je pourrais participer, pour apporter ma contribution, ce serait bienvenue.

    J'étudierai chaque suggestion avec attention. Ce sera rapide ou long, selon le nombre de réponses. Entendus que je ne considérerai aucune proposition qui fait la promotion d'acte de violence, quelle que soit l'importance de la motivation. En résumé, je préfèrerais de loin, sortir marcher pour défendre les avantages d'un courant de pensée que de le faire contre quoi que ce soit.

    Merci d'avance au groupe rafraichissant que composent les lecteurs de "Le Devoir"
    mondevoir@conceptinformatique.ca

  • Guy Massicotte
    Inscrit
    vendredi 12 février 2010 13h23
    laicité
    Correctif: il n'y a pas plus de peuple juif que de peuple catholique ou de peuple scientologue.

    Et Israel n'est-il pas un pays multiculturel et multiethnique.
    Que vient faire ici la religion.

    Merci et bravo aux employés de Droits et démocratie qui se tiennent debout. Bravo pour votre courage !

  • Yvon Thivierge
    Inscrit
    vendredi 12 février 2010 13h42
    Joingnez-vous aux CAPP
    Je convie René Arbour et tout autre intéressé à se joindre au groupe de Facebook intitulé "Canadiens contre la prorogation du Parlement" ou "Canadiens avides de participation politique" pour qu'ils puissent apporter leur contribution à notre lutte pour la survie de la démocratie canadienne, mise à mal par les tactiques fascistes et autocratiques de notre premier sinistre Stiff Harpeur :

    http://www.facebook.com/group.php?gid=260348091419

  • Guy Massicotte
    Inscrit
    vendredi 12 février 2010 15h52
    Correctif
    Il n'y a pas plus de peuple juif, qu'il n'y a de peuple catholique ou de peuple scientologue . C'est une religion.

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