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Censure: Paradis au coeur d'une enquête

Ottawa contourne-t-il systématiquement la Loi d'accès à l'information?

Alec Castonguay   9 février 2010  Canada
Le ministre Christian Paradis, lieutenant québécois de Stephen Harper
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Le ministre Christian Paradis, lieutenant québécois de Stephen Harper
La commissaire à l'information du Canada par intérim, Suzanne Legault, a ouvert une enquête sur l'ingérence du bureau du ministre fédéral Christian Paradis dans une affaire d'accès à l'information. Selon les informations obtenues par Le Devoir, l'enquête a obtenu la cote «prioritaire», soit la plus élevée.

Allégations «très sérieuses»

Lors d'une courte déclaration envoyée au Devoir hier, la commissaire Suzanne Legault a soutenu que cette interférence du bureau de Christian Paradis mérite une attention particulière de la part de son organisme, qui est responsable de l'application de la Loi sur l'accès à l'information. «Ce sont des allégations très sérieuses, affirme-t-elle. C'est ce qui nous a amenés à lancer cette enquête prioritaire.» L'enquête étant en cours, le Commissariat à l'information s'est refusé à tout autre commentaire hier.

Il est très rare que le Commissariat à l'information lance ce type d'enquête. Sur son site Internet, on peut lire que l'enquête prioritaire concerne les dossiers «qui peuvent avoir des répercussions appréciables pour les Canadiens». Les répercussions appréciables sont celles «qui présentent un grand intérêt pour le public ou le Parlement, qui touchent des problèmes systémiques, qui peuvent mener à des précédents, qui portent sur la sécurité publique et nationale, ainsi que sur la responsabilité du gouvernement», peut-on lire.

Un ordre du bureau du ministre

La controverse a éclaté lorsque La Presse canadienne a révélé que le bureau du lieutenant de Stephen Harper au Québec, Christian Paradis, a délibérément empêché la divulgation d'un document qui devait être rendu public en vertu de la Loi d'accès à l'information. Cette loi est appliquée par les fonctionnaires et est normalement à l'abri des ingérences politiques.

L'ordre a été donné le 27 juin dernier par le directeur des affaires parlementaires du ministre Paradis, Sébastien Togneri, après qu'il eut été porté à sa connaissance que le document était en route pour La Presse canadienne, qui l'avait demandé.

Un fonctionnaire a même dû se rendre in extremis au bureau de poste du ministère des Travaux publics, à Ottawa, pour empêcher l'envoi du document. M. Togneri travaille encore pour le ministre Paradis (qui est aujourd'hui ministre des Ressources naturelles).

Informations factuelles

Le document était un rapport annuel sur le portefeuille immobilier du ministère des Travaux publics, qui contenait des informations factuelles sur le taux d'inoccupation élevé et les faibles rendements sur l'investissement. Le bureau de l'accès à l'information du ministère avait décidé, après de vastes consultations, qu'il n'y avait pas lieu de retenir ce rapport.

Le bureau du ministre, jugeant le rapport controversé, a demandé au bureau de l'accès à l'information de changer sa décision et de censurer le document de 137 pages devant être remis aux médias. La directrice du bureau de l'accès à l'information, Sylvia Séguin-Brant, a rédigé une note de service faisant valoir que, malgré les objections du cabinet du ministre, l'ensemble du rapport devrait être rendu public.

Mais après 82 jours de délibérations, les fonctionnaires ont cédé, et une version censurée de 30 pages a été remise aux médias.

Contrevenir à la loi?

Selon les informations obtenues de sources sûres, l'enquête de la commissaire à l'information touche notamment les articles 67 et 67.1 de la Loi sur l'accès à l'information. L'article 67 se lit comme suit: «Il est interdit d'entraver l'action du Commissaire à l'information ou des personnes qui agissent en son nom ou sous son autorité dans l'exercice des pouvoirs et fonctions qui lui sont conférés en vertu de la présente loi.»

L'article 67.1 concerne la modification illégale d'un document, le fait de cacher un document ou encore d'encourager des gens à commettre des actes qui vont à l'encontre de la loi. Une peine de prison ou des amendes peuvent être imposées.

Le ministre Christian Paradis n'a pas souhaité réagir hier à l'enquête du Commissariat à l'information. Du côté du bureau du premier ministre, le porte-parole de Stephen Harper, Dimitri Soudas, a affirmé que les ministres et leurs adjoints doivent éviter ce type d'interférence politique. «L'accès à l'information doit être géré par les fonctionnaires et non pas par le personnel politique. Ce processus doit être respecté par tous en tout temps», a-t-il dit par courriel.

Un système parallèle

Ce n'est pas la première fois que le gouvernement Harper est mêlé à une controverse qui concerne l'accès à l'information. Les dispositions de la loi, notamment en ce qui a trait aux délais de réponse du gouvernement et à la censure des documents, sont régulièrement bafouées, comme le rappelait l'ancien commissaire à l'information, Robert Marleau, en février dernier.

Or, Le Devoir a appris que, dans les dernières années, un système parallèle a été mis en place dans le traitement des demandes. Les requêtes des citoyens en vertu de la loi sont traitées plus rapidement et sont moins surveillées que les demandes en provenance des médias, qui prennent un autre chemin, plus politique celui-là.

Le bureau de l'accès à l'information doit alors prévenir le bureau du ministre concerné et la direction des communications du ministère qu'un document sera remis à un journaliste. On dit également de quel document il s'agit et ce qu'il contient.

«Théoriquement, c'est pour aider le bureau du ministre à faire face à une possible tempête médiatique, pour qu'il se prépare à répondre aux questions», explique une source bien branchée sur le système et qui a demandé l'anonymat pour parler de ce sujet délicat. «Mais, en réalité, ça allonge les délais de réponse, parce que les ministres révisent tout avant que le document ne soit envoyé.»

Et visiblement, lors de l'incident qui implique le bureau de Christian Paradis, l'information a également été utilisée pour bloquer la divulgation d'un document, même si les critères de la loi étaient respectés.

Du «jamais vu»

L'avocat Michel Drapeau, qui a écrit la «bible» sur la Loi d'accès à l'information — un livre spécialisé de 2800 pages —, affirme que l'ingérence du bureau de Christian Paradis «est du jamais vu». «Ordonner aux fonctionnaires de ne pas appliquer les critères de la loi, c'est aberrant! Est-ce que les ministres gèrent toutes les demandes d'accès en fonction des risques politiques? Si c'est le cas, c'est grave. C'est le règne de l'arbitraire.»

M. Drapeau se demande pourquoi les ministres ont accès aux demandes formulées en vertu de la loi, puisqu'elles devraient normalement rester anonymes. «Il y a clairement un contrôle abusif», dit-il.

Les partis d'opposition estiment que le cas de Christian Paradis n'est pas unique et qu'il témoigne d'un système de contrôle de l'information bien huilé. «Cela explique aussi pourquoi je suis ici, devant la Chambre des communes, et que je n'ai pas la possibilité de poser des questions au ministre Paradis parce que la Chambre est fermée», a dit le chef libéral, Michael Ignatieff. Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a soutenu que l'histoire se répète. «Harper veut tout contrôler.»

*****

Avec la collaboration de Guillaume Bourgault-Côté et d'Hélène Buzzetti.
 
 
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  • pagerry3
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 02h25
    Bien petite coquille que celle-là.
    Il y aura toujours des twits et des buzés de second ordre, armés de braoules pour brasser ce genre de bouillabaisses purines des fosses de leurs scepticismes orchestrés et de leurs propagandes masquées. Quand on parle des ennuis que l'accès à l'information cause aux divas des médias, on ne parle surtout pas de tout ce que ces divas de la désinformation veulent taire ou faire taire.

    Pour ces bibittes des greniers des labos de la désinformation institutionnalisée, les médias en étant les ruches, ces histoires de rongeurs de bois mort, ces bouffeurs d’anguilles et rogneurs de scandales ne peuvent qu’assouvir leurs rages boulimiques intempestives et leurs mandats de couvertures étouffantes de la réalité et de la vérité.

    Chez ces scribouillards des médias dont les plus aplaventristes d’entre eux patronnent et/ou commanditent le PLQ, à Québec, le mot d’ordre est donné, à l’effet d’ignorer et de ne ménager aucun effort de distraction, de diversion et de dispersion, dans le seul but très rentable pour eux, de tromper, d'enterrer et de faire oublier le scandale sans précédent de la Corruption politiquement et très libéralement institutionnalisée :

    * : qu’il s’agisse de RABASKA, de BPR (Rivière-du-Loup), de la CDPQ et des FIER ;
    * : qu’il s’agisse des conflits d’intérêt sans précédents que s’est autorisés l’ex-ministre de la Santé Philippe Couillard ;
    * : qu’il s’agisse des pressions scandaleusement abusives que l’actuel ministre de la Santé Yves Bolduc a exercées auprès des autorités du Collège des médecins, se livrant ainsi à une scandaleuse tentative de faire bloquer le développement du dossier des 18 plaintes de harcèlement (Hôpital de Blanc Sablon, Basse-Côte-Nord) et de faire avorter le processus de l’enquête et celui de la possible judiciarisation des plaintes graves qui y étaient consignées, lesquelles avaient été avalisées par un médecin examinateur externe ;
    * : qu’il s’agisse des louches collusions, des magouilles et des grenouillages tordus qui se fricotent dans les étangs boueux des majoritaristes de l’actuelle ingouvernance libérale (D’Amour, Whissel et al) ;
    * : qu’il s’agisse des percées et des avancées de la corruption relatives à l’opérationnalisation des Infrastructures, relatives aux tergiversations et malversations PPPéistes accolées aux CHUM et CHUQ et relatives aux autres fourberies qui se sont logées et que l’on fourre toujours derrières les auvents de la réingénierie Jérôme-Forgetienne ;
    * : qu’il s’agisse des package deals relatifs aux contrats des compteurs d’eau de la Ville de Montréal et relatifs aux centaines de milliers de dollars qui seront extirpés de nos poches, pour payer les parades follement carnavaleuses ainsi que les poudrées et guindées mascarades et les loufoques singeries de Clotaire Rapaille, à Labeaumeville ;
    * : qu’il s’agisse du macro scandale de la corruption au centre duquel se retrouvent les commissaires, commissionnaires, soumissionnaires et bénéficiaires flagorneurs et auteurs associés des trucs et des trocs impliquant la Construction FTQuiste et l'les actuels majoritaristes du palace parlementaire qu'occupe Jean Charest;
    * : qu'il s'agisse ... ... ...

    À ce point de non retour, je laisserai volontiers à chacun et à chacune des nombreux lucides lecteurs du Devoir, le soin de compléter cette pré-liste, même si je suis lucidement conscient que ça risque de ne rien changer aux cours de l’actuelle émergence ni aux donnes de l’ampleur que prennent les envols du banditisme à cravate et du crime institutionnalisé, ce clan rival de toutes les libertés du crime organisé emprisonné.

  • Loraine King
    Inscrite
    mardi 9 février 2010 05h56
    Questionner le ministre des Travaux publics
    Contrairement à ce que suggère Ignatieff, l'opposition n'aura pas la possibilité de poser des questions au ministre Paradis après la réouverture des communes. Depuis le récent remaniement, Paradis est aux Ressources naturelles. L'opposition devra questionner le nouveau ministre des Travaux publics, Rona Ambrose.

    On se demandait pourquoi Harper avait placé un Québécois en charge des sables bitumineux. Était-ce pour éloigner Paradis des Travaux publics ?

  • Normand Carrier
    Abonné
    mardi 9 février 2010 06h25
    La démocratie en péril....
    Lorsque le personnel politique se mêle de filtrer et controler l'information , la démocratie recule et les électeurs perdent d'éléments essentiels pour juger du travail de leurs élus ! Cette manie de tout controler du chef de gouvernement et de son lieutenant au Québec est déplorable et mériterait des sanctions exemplaires mais c'est encore un pauvre attaché politique qui va payer pour avoir obéi aux ordres du ministre ! Nul doute ce gouvernement est dangereux ......

  • Jean Claude Pomerleau
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 07h01
    @ pagerry 3
    Il y a des puissants réseaux d'intérêts qui squattent notre État, une corruption érigée en système que peux de médias osent. Pour continuer sur votre lancé:

    La vandal-isation de l'Hydro Québec (pourquoi il faut congédier Vandal):

    http://mcn21.org/actualites/article/mcn21-exige-le

    Et le démembrement de la Caisse:

    http://www.vigile.net/Le-demembrement-en-trois-tem

    Alouette je te plumerai...

  • Sanzalure
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 09h22
    Pour qui se prennent-ils ?
    Les élus sont des êtres humains comme tous les autres. Rien ne justifie qu'ils aient le droit de décider ce que le reste de la population peut ou ne peut pas savoir.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mardi 9 février 2010 09h22
    Ce Ministre qui a voulu contrôler est lui-même contrôlé par M. Harper.
    Je vois mal un ministre fait une chose semblable sans que, plus en aval, M. Harper ait mis cette affaire à l'ordre du jour. Donc, le tremplin qui a fait bondir ce ministre était probablement M. Harper. Ce ne serait pas très surprenant. M. Harper a tellement de belles valeurs démocratiques. Il gère le gouvernement comme une entreprise privée. Le plus triste, c'est qu'il le fait souvent à notre propre détriment.

  • Philippe Druillet
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 10h20
    les marionnettes journalistes aux service des libéraux!!
    @pagerry 3
    Entièrement d'accord avec vous! On est parmi une république de tapis de bananes qui fait en sorte que certains journalistes essaient de nous faire pirouetter pour adopter leur idéalogie libérale qu"ils ont obtenus en échange de leur âme et parfois asssaisonnés de quelques $$$$. Amen!

  • epervier
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 10h24
    Pauvre démocratie!
    Le Canada est un pays dit démocratique jusqu'à maintenant, avouons-le et espérant vivement que ce concept continuera fort longtemps.
    Depuis quelques années, nous vivons dans l'incertitude, le mensonge et le doute envers un gouvernement fédéral qui joue un jeu très dangereux cachant volontairement et peu subtilement l'information.
    Le peuple se doit d'être vigilant sinon le danger d'une liberté d'expression peut s'amoindrir et perdre même notre DROIT DE VOTE.

  • michel lebel
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 10h37
    Un régime démocratiquement faible
    Le dossier est bien établi: le gouvenement Harper n'a pas une grande fibre démocratique. Très partisan et idéologique, il a l'obsession du contrôle. Je pense que les Canadiens ont finalement saisi et jugé de sa valeur dans les affaires des détenus afghans et de la prorogation. Une coalition libérale-néodémocrate devrait mettre fin à ce triste régime conservateur lors de la prochaine élection.

  • Godefroy
    Abonné
    mardi 9 février 2010 10h50
    Droite extrême
    Un autre dérapage de droite extrême. Pas surprenant. Le cancer est dans la Chambre d'un grand malade.

  • victoriavilleman
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 10h51
    Voici de vrai courrage politique!
    Bravo à Madame Legault, Commissaire par intérim d'avoir ordonné une enquête sur ce dossier, et ce, afin de protéger les intérêts des CanadiensNES.

    Ce dossier n'en est qu'un parmis tant d'autres concernant les demandes d'accès à l'information depuis que ce Gouvernement est en place. Et ce malaise, on semble aussi le voir concernant les relations entre les médias (presse), et les représentants du Gouvernement.

    Oui en effet, ça prend beaucoup de courrage d'aller à contre courrant avec le genre de décisions qui ont coûtés des postes de ces fonctionnaires dans le passé. Ce Gouvernement est incapable d'accepter les critiques constructives dans l'administratuion des affaires et intérêts des CanadiensNES. Que ces critiques viennent de fonctionnaires en poste, des médias, ou de CanadiensNES qui veulent s'affirmer pour protéger les intérêts de tousTES.

    Yves ROSS
    Retraité de la G.R.C.
    Membre de la Légion royale Canadienne

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mardi 9 février 2010 11h02
    Ce serait amusant...
    que ce membre d'un gouvernement tough on crime fasse de la prison...<
    Juste quelques jours...

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 9 février 2010 11h11
    Formation scolaire incomplète
    Quand donc l'école enseignera-t-elle aux enfants comment empêcher la circulation de l'information ? Faut-il vraiment laisser le monopole des bons trucs aux politiciens ?
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

  • Pataflore
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 11h13
    Le règne du mensonges et des guignols
    Je souscris à pas mal tout ce qui s'est écrit plus haut. Effectivement la démocratie n'existe plus qu'au coeur du peuple (j'allais dire "lucide" mais quelle est la valeur de ce mot, quelle est sa signification aujourd'hui: identification des sources de "peurs multiformes" (sic) que vivaient déjà le Québec en 1941?)
    Tout ceci, tandis que dans une sphère stérile ennemie les gouvernements programment une néo-politique fourbe de Guignols (projet: relire L.F.Céline et Chossudovsky)

  • pagerry3
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 11h19
    Quelle pantouflarde exposition de la culture Phentex !
    @ Raphaël Desroches, fabliau de la culture Phentex.

    Vous qui faites si promptement la démonstration spécieusement racoleuse de votre savoir-niaiser plutôt que de vos savoir-lire et savoir-comprendre (tout ajout à la 5e secondaire vous vous aurait aidé), je ne peux résister à la tentation de souligner votre opinion inexistante, le grand vide dont témoigne votre petite ponte d’un œuf sans jaune qui ne peut se retrouver qu'au fond de toute poubelle. Personne n’ingurgitera votre régurgitation de vomissures délétères, laquelle, de façon tout à fait biscornue, pour ne pas dire baroque, va dans le mile de l’actuelle «pensée Clotaire» et des idiotismes labeaumiens qui lobotomisent la Capitale. Nul doute que vos reflux des petits vermisseaux du bas fond des frustrations que sont les vôtres, raviveront les petits bigorneaux poisseux qui prennent certains blogues pour des aqueducs, des chenaux ou des aquariums et qui y viennent frayer, de temps en temps, comme vous le faites si allègrement vous-même sur Le Devoir.com.

    Je vous encourage à sortir du dernier rang de votre village d’obtus bigots qui ne se nourrissent que de feuillets paroissiaux ou d’autres billets de la désinformation et des titres biaisés qui n’ont de sombre dessin que celui de claustrer les Québécois, à la manière de certains missionnaires et preachers véreux d’un passé dont personne ne veut de retour.

    À moins que vous ne vous refusiez à toute culture et à toute ouverture, tentez de vous départir de vos momeries et de tous les emprunts que vous semblez faire aux banques des ignares dont l’inculture est aux limites de Old Orchard Beach, Maine. Visitez, entre autres, la Pologne, l’Allemagne, l’Italie, et l’Autriche ou laissez-vous interpeller par les chefs-d’œuvre d’architectures, par les plans de ville et autres joyaux baroques dont s’enorgueillit l’Amérique hispanique, à moins que vous ne préfériez les dunes et autres sommets de la Florida des Rémy Girard, Pauline Lapointe, Yvan Canuel et autres accros des baroqueries Floribécoises, ces rococos témoins et consommateurs de la plus effeuilleuse des cultures.

    Avez-vous compris ou souhaitez-vous que j’explique davantage, sans pour autant descendre jusqu’à votre niveau ?

  • Frederick Plamondon
    Abonné
    mardi 9 février 2010 13h38
    @Pagerry3
    Premièrement, vous devriez vous calmer.

    Ensuite, si vous n'arrivez à comprendre que même le conservatisme et le "wagnerisme" (parce que votre verbiage me fait penser à une vague tentative d'appel à la force... l'originale était, et restera selon moi, de loin supérieur à ce que vous arrivez à produire) ne sont en contradiction ni avec la démocratie ni avec la liberté d'expression.

    Vous faites trop d'efforts, lâchez le dictionnaire des synonymes et adonnez vous d'abord à l'examen critique. Ce n'est pas d'un poète dont ce débat là a besoin... ou en tout, certainement d'un poète de votre genre.

  • real@realo.ca
    Abonné
    mardi 9 février 2010 14h42
    @frederick plamondon
    Un peu anti-intellectualise votre affaire...

  • Denis Roy
    Abonné
    mardi 9 février 2010 14h52
    Le courage de ses opinions
    @pagerry3

    Piqué au vif par l'enflure de langage dont vous jouez avec brio, j'ai pris soin de lire une douzaine de vos commentaires disséminés aux quatre coins de la toile médiatique québécoise.

    J'avoue que, dans bien des cas, l'essence de votre propos n'est pas sans fondement. Toutefois, je trouve ironique d'utiliser un savant cocktail de diatribe et de pédanterie sous le couvert d'un « pseudo ».

    Quand on n’a pas le courage d'assumer au grand jour son point de vue (surtout lorsqu'il est question d'enjeux aussi sérieux), il est préférable de se taire.

  • René Pelletier
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 17h27
    Triste période
    Nous vivons une bien triste période avec ces conservateurs... La priorité des priorités au Canada, c'est de les écarter au plus vite du pouvoir. Dans à peu près tous les domaines, ce sont des gens dépassés qui ont des attitudes rétrogrades et nocives.

    Je souhaiterais que les libéraux et les néo-démocrates s'unissent et nous donnent un gouvernement qui construit l'avenir de manière responsable.

  • pagerry3
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 23h10
    Voilà qu’apparaissent quelques bombeurs.
    @ Denis Roy

    Quand vous pérorez et babillez au sujet de ce que vous appelez l'enflure de mon langage, je veux tout simplement vous rappeler que c'est un «écrit» que j’adresse au Devoir et non aux journaux de la populace, au cas où vous ne sauriez pas faire la différence, Et, sachez que les rédacteurs d’opinions critiques (formés pour ce faire) ont quelques connaissances des données structurelles, sans nécessairement se soumettre à toutes les rigueurs de la dissertation.

    J’en profite, puisque votre fielleux prurit m’en donne l’occasion, pour souligner le fait que vous n’avez qu’avoué, de façon bien infantile, le rachitisme de votre culture et le paupérisme que vous partagez avec bon nombre de blogueurs-graffiteurs tout aussi impénitents qu’incontinents qui prennent Le Devoir pour une bécosse ou une boîte chimique de parc.

    En parlant de «pseudo» et puisque vous n'y avez pas pensé, je pourrais, comme n'importe qui peut le faire et comme un grand nombre de «chiens sans médailles» donnent dans cette pratique, m'appeler Denis Roy, Jean-Pierre Audet ou Frederick Plamondon. Les insignifiants dénominateurs communs dont regorgent les blogues, du type Denis Roy ou de tout autre contrefaçon ou pastiche (synonymes pouvant aider Frederick Plamondon à comprendre), pleuvent et ce sont les plaies galleuses d’une société de grands gueules à la Jeff Filion qui jouent aux trophéistes et qui ne cessent de braire, alors que tout irait mieux s’ils apprenaient à se taire ou s’ils se contentaient d’écrire à leur mère.

    Au lieu de crachoter vos baveux conseils à tous vents, à la manière des verbiages de pauvres graffiteurs et bambocheurs de blogues, vous auriez mieux fait de construire et de livrer votre opinion sur le «sujet du jour». Mais, on aura vite compris que c’était plus facile pour vous de vous accrocher aux hameçons de mon opinion et de jouer, comme d’autres, au grégaire goujon de bas fonds limoneux.

  • pagerry3
    Inscrit
    mercredi 10 février 2010 03h33
    Vous avez encore raté la cible monsieur chose.
    Quels motifs non avoués peut avoir La Presse de faire un tel plat d’un document qui ne peut qu’intéresser ultimement quelques avocassiers?

    Et pourquoi a-t-on mis 82 jours à réduire un document de 137 pages à 30 pages? Il s'agit bien d'une guerre rangée de la presse écrite et de ses maîtres avocassiers contre le Parti Conservateur du Canada et ses conseillers juridiques. Non? C’est ça le sujet, Denis Roy ou la personne qui prétend s'appeler ainsi et il serait intéressant de vous lire sur ledit sujet.

    Par contre, quand vous pérorez au sujet de ce que vous appelez l'enflure de «langage», je veux tout simplement vous rappeler que c'est un «écrit» que j’adresse au Devoir et non aux journaux de la populace, au cas où, par enflure mentale, vous ne sauriez pas faire la différence, Et, sachez que les rédacteurs d’opinions critiques (formés pour ce faire) ont quelques connaissances des données structurelles, sans nécessairement se soumettre à toutes les rigueurs de la dissertation, justement en raison de la prise en compte de la masse du lectorat.

    J’en profite, puisque votre fielleux prurit m’en donne l’occasion, pour souligner le fait que vous n’avez qu’avoué, de façon bien infantile, le rachitisme de votre culture et le paupérisme que vous partagez avec bon nombre de blogueurs-graffiteurs tout aussi impénitents qu’incontinents qui prennent Le Devoir pour une bécosse publique.

    En parlant de «pseudo» et puisque vous n'y avez pas pensé, je pourrais, comme n'importe qui peut le faire et comme un grand nombre de «chiens sans médailles» donnent dans cette pratique et m'inscrire sous le nom de Denis Roy, de Jean-Pierre Audet ou de Frederick Plamondon. Les insignifiants dénominateurs communs dont regorgent les blogues, du type Denis Roy ou de tout autre contrefaçon ou pastiche (synonymes pouvant aider Frederick Plamondon à comprendre), pleuvent et ce sont les plaies galleuses d’une société de grands gueules à la Jeff Filion qui jouent aux trophéistes et qui ne cessent de braire, alors que tout irait tellement mieux s’ils apprenaient à se taire ou s’ils se contentaient d’écrire à leur mère.

    Au lieu de crachoter vos salives à tous vents, à la manière des verbiages de pauvres graffiteurs et bambocheurs de blogues, vous auriez mieux fait de construire et de livrer votre opinion sur le «sujet du jour». Mais, on aura vite compris que c’était trop vous demander et plus facile pour vous de vous accrocher aux hameçons de mon opinion et de jouer, comme d’autres, au grégaire goujon de bas fonds limoneux.

  • Raphaël Desroches
    Abonné
    mercredi 10 février 2010 08h09
    Fin de partie, comme dirait l'autre.
    pagerry3 est condamné à garrocher son dictionnaire (comme dirait Latraverse) sur les blogues et sous un pseudonyme parce qu'aucun journal ne voudrait publier en ses pages ses textes. Que lui importe, puisque la presse québécoise (mondiale?) ne le satisfait pas! De même, trop impotent ou trop paresseux, il n'a jamais pensé ou jamais réussi à lancer son propre journal qui dirait «la vérité».

    Dans la vie, on chiale ou on change le monde. L'ami a choisi l'improductivité.

    Du reste, pagerry3 spécule sur le niveau de culture des gens en fondant son argumentation sur des textes de cinq lignes. Quelle rigueur intellectuelle! Quelle honnêteté! Il peut bien critiquer la presse, ayant lui-même une structure argumentative déficiente.

    Maintenant, je me retire de cette petite joute, je suis las. Bonne journée, chers concitoyens et n'oubliez pas que ce n'est que la section «commentaires» d'un article numérique. La vie n'est pas ici. Penser, c'est bien, mais ce n'est pas essentiel à la survie ; les animaux seront là encore longtemps après la disparitions des humains ;o)

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