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Les Blancs expulsés de Kahnawake - Ignatieff est le seul à se mouiller

Hélène Buzzetti   6 février 2010  Canada
Ottawa — Le chef du Parti libéral, Michael Ignatieff, condamne la décision du conseil de bande de Kahnawake demandant aux non-Mohawks de quitter la réserve de la Rive-Sud montréalaise. Selon lui, tous les Canadiens doivent apprendre à vivre côte à côte.

«Nous sommes en faveur de la protection et du développement de la culture autochtone», a-t-il indiqué dans une déclaration envoyée par courriel hier. «Cependant, séparer des familles déjà établies n'est pas acceptable. Le Canada est un endroit où les cultures et les communautés vivent ensemble. Nous demandons fortement au Conseil de bande de revoir sa décision. Si le Parlement siégeait, nous pourrions discuter de cet enjeu.»

Jeudi, La Presse a publié une entrevue avec le chef de Kahnawake, Michael Delisle, dans laquelle il explique que le conseil de bande demande aux 26 non-Mohawks de quitter le territoire. Il s'agit pour la plupart de personnes vivant en couple avec un ou une Mohawk. Ceux qui ne se conformeront pas à l'avis seront dénoncés publiquement.

«C'est en partie à des fins de préservation culturelle, mais pas uniquement. Sur le fond, nous prenons cette mesure parce qu'il s'agit d'une réserve, d'une réserve mohawk, et que, par définition, le territoire doit être à l'usage des Mohawks», a déclaré le chef Delisle. Il a indiqué que le conseil de bande agissait à la demande des citoyens.

Un problème délicat

Le sujet est particulièrement sensible. Le ministère fédéral des Affaires indiennes et du Nord n'a pas voulu dire s'il s'agissait d'une pratique acceptable ou non, affirmant simplement qu'il s'agit d'une «question interne». Il n'a pas voulu dire non plus s'il existait une jurisprudence appuyant une telle pratique de ségrégation, ainsi que le soutient Kahnawake.

Ce genre de pratiques fait les manchettes à répétition à Kahnawake. Dès 1981, un moratoire sur la présence des Blancs avait été adopté, mais il n'était pas appliqué de manière systématique.

Le ministre fédéral des Affaires indiennes, Chuck Strahl, n'a pas non plus voulu se prononcer sur cette pratique. Le sujet est délicat, car les réserves ont été créées pour permettre la préservation culturelle des diverses communautés autochtones.

M. Ignatieff est donc le seul politicien fédéral qui a osé remettre en question l'aspect racial de tout le régime autochtone du pays. Au NPD, Thomas Mulcair a indiqué qu'il comprenait à la fois les Mohawks qui veulent préserver leur culture et les autres Canadiens mal à l'aise avec la discrimination raciale. «À première vue, ça peut paraître choquant, mais on ne peut pas leur reprocher d'être prudents.»
 
 
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  • Yves Corbeil - Inscrit
    6 février 2010 17 h 29
    M.Ignatieff
    Me semble qu'il y a des debats plus important a defendre de votre part, comme chef du parti de l'opposition vous etes bien pale cher Monsieur et on se demande encore ce que vous faites encore la.
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