jeudi 9 février 2012 Dernière mise à jour 00h38
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Quand le Proche-Orient crée une crise politique au Canada

Le conflit à Droits et Démocratie met en exergue le réalignement d'Ottawa en faveur d'Israël

Hélène Buzzetti   6 février 2010  Canada
Des activistes israéliens de droite ont planté un drapeau il y a quelques jours à Jérusalem-Est.
Photo : Agence Reuters Ronen Zvulun
Des activistes israéliens de droite ont planté un drapeau il y a quelques jours à Jérusalem-Est.
La tempête à l'organisme Droits et Démocratie s'est poursuivie cette semaine avec la suspension de trois employés soupçonnés d'être à l'origine de la «rébellion» contre le président du conseil d'administration, Aurel Braun. Les questions soulevées à propos des orientations pro-israéliennes de M. Braun, l'homme fort d'Ottawa, ont ramené à l'avant-scène les sympathies marquées du gouvernement conservateur pour l'État juif.

Ottawa — Les tensions au sein de l'organisme fédéral non partisan Droits et Démocratie ont surgi peu de temps après la nomination d'Aurel Braun à la présidence du conseil d'administration, en mars dernier. Si l'évaluation de la compétence du président de l'organisme, Rémy Beauregard, était au coeur du conflit, les inclinations pro-juives de M. Braun en constituent la toile de fond.

Aurel Braun, ancien dirigeant du B'nai Brith, est un ami proche de Gerald Steinberg, un universitaire israélien président-fondateur du NGO Monitor. NGO Monitor décortique le discours politique des organismes d'aide impliqués au Moyen-Orient et conclut que plusieurs d'entre eux utilisent le paravent des droits de la personne pour militer contre l'État d'Israël. Comme l'a révélé Le Devoir, Aurel Braun adhère si bien à la thèse de Gerald Steinberg qu'il a invité celui-ci à faire une présentation au conseil d'administration de Droits et Démocratie. Le conseil a refusé.

En entrevue-courriel avec Le Devoir, Gerald Steinberg refuse l'étiquette de «militant farouche de la cause israélienne». «Je suis loin d'être un militant fanatique, bien que les farouches militants palestiniens, leurs amis (qu'on trouve aussi au Canada) et quelques Israéliens marginaux diront cela pour discréditer tout débat sérieux à propos de leurs propres activités», écrit-il.

Gerald Steinberg n'en est pas moins très actif auprès des gouvernements occidentaux, le canadien inclus, leur fournissant des informations sur les groupes qu'ils financent. «J'ai discuté de ces questions dans le passé avec Bob Rae, Irwin Cotler et d'autres libéraux ainsi qu'avec des conservateurs, notamment [le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration] Jason Kenney», dit-il.

Des reproches

Aurel Braun reprochait à Rémy Beauregard d'avoir accordé des subventions de 10 000 dollars chacune à trois ONG justement suspectes aux yeux de NGO Monitor: al Haq, al Mazan et B'tselem. «Ni al Haq ni al Mazan ne promeuvent les droits de la personne ou la démocratie. Il s'agit clairement de groupes politiques pro-palestiniens», écrit M. Steinberg. Pourtant, ils sont respectés sur la scène internationale. Al Haq a reçu des subventions de l'ACDI et son président a reçu un prestigieux prix dans le domaine des droits de la personne. Aurel Braun a malgré tout préféré la thèse de Gerald Steinberg, affirmant au nom de Droits et Démocratie que ces deux groupes sont «liés au terrorisme». Quant à B'tselem, il en parle comme d'un organisme juif «que de nom».

Cette thèse, elle est aussi partagée par le B'nai Brith, d'où provient non seulement M. Braun, mais aussi David Matas, nouveau membre du conseil d'administration de Droits et Démocratie. Des liens étroits existent entre le B'nai Brith et le Parti conservateur de Stephen Harper. Son actuel président, Frank Dimant, est un proche du ministre Jason Kenney, avec qui il s'est déjà rendu en Israël et en territoire palestinien pour une mission d'observation. Joseph Ben-Ami, l'ancien directeur des relations gouvernementales du B'nai Brith, a été un des cerveaux de la campagne au leadership de l'actuel président du Conseil du trésor, Stockwell Day, à l'époque de l'Alliance canadienne.

En 2006, le magazine Walrus a publié un article sur la droite religieuse active au sein du Parti conservateur et documenté les raisons pour lesquelles elle considérait le lobby pro-Israël comme un allié objectif. La frange la plus illuminée de cette droite religieuse adhère à la thèse de l'imminence de la fin du monde et du retour du Messie sur le mont du Temple, à Jérusalem. Ces chrétiens sionistes ont donc intérêt à ce que ce territoire reste entre les mains d'un État démocratique ami. Le rapprochement avec Israël du gouvernement conservateur serait donc, selon cette théorie, une façon de non seulement fidéliser l'électorat juif, mais de mobiliser l'électorat évangéliste.

En entrevue, le président du B'nai Brith, Frank Diamant, minimise l'importance de ce genre d'alliances pour expliquer le réalignement d'Ottawa face à la situation au Moyen-Orient. «S'il s'agit d'un calcul politique, c'en est un bien mauvais, répond-il. La communauté juive n'est décisive que dans environ six circonscriptions au Canada. [...] Nous avons plutôt un gouvernement qui agit par conviction.» En outre, fait-il remarquer, Jason Kenney s'est lancé dans une vaste entreprise de séduction de toutes les communautés culturelles du pays, pas seulement la communauté juive.

Question d'équilibre

Le chef libéral, Michael Ignatieff, a accusé cette semaine le gouvernement de Stephen Harper d'avoir rompu le fragile équilibre des torts sur lequel s'appuyait traditionnellement la position canadienne face au Moyen-Orient. Frank Dimant rétorque que c'est la situation mondiale qui a dicté à Ottawa son changement de politique.

«Le contexte mondial a changé: nous avons al-Qaïda, le Canada est en guerre contre les talibans, nous avons le Hezbollah et le Hamas. Israël est une démocratie qui est à la frontière de la lutte au terrorisme. En tant que tel, les Canadiens veulent appuyer le droit d'Israël de se défendre, car nous avons vu ce que le terrorisme apporte. [...]. Le consensus canadien est qu'on ne peut plus s'asseoir sur la clôture et être neutre.»

Le gouvernement conservateur s'est totalement approprié cette idée que le discours pro-palestinien s'est radicalisé et qu'il faut s'en dissocier. C'est ce qui explique les récentes coupures infligées aux organismes comme KAIROS, Alternatives (qu'avait critiqués NGO Monitor) ou encore la Fédération canado-arabe.

En décembre, à l'occasion d'un discours prononcé à Jérusalem, le ministre Jason Kenney s'est expliqué. «Certains disent que notre gouvernement, en prenant ces positions, a abandonné la position traditionnelle de neutralité du Canada. Que nous avons d'une certaine façon miné la crédibilité internationale du Canada et sa réputation en prenant ces positions. J'imagine que ce sont les mêmes gens qui croient qu'il y a une neutralité entre la tolérance et la haine, entre le terrorisme et le contre-terrorisme. Notre gouvernement croit au contraire que nous nous réapproprions nos valeurs historiques et leur donnons un nouveau sens [...], nous nous redonnons le droit de faire une distinction morale.»

Le nouvel antisémitisme

En filigrane, c'est l'antisémitisme qui prend un nouveau sens dans la bouche des membres du gouvernement de Stephen Harper. À l'instar d'une portion grandissante du milieu juif, une adéquation est faite entre critique d'Israël et haine des Juifs, entre antisionisme et antisémitisme.

Richard Marceau, conseiller politique principal du Comité Canada-Israël, nuance. Dire que critiquer Israël équivaut à de l'antisémitisme est idiot, reconnaît-il, mais ça en devient si on critique Israël pour de possibles violations des droits de la personne, mais pas les autres protagonistes du conflit. «Il doit y avoir un seul barème qui ne change pas d'un pays à l'autre.» N'est-il pas normal que les attentes face à un État qui se vante d'être démocratique soient plus élevées qu'envers des territoires moins structurés? «C'est du racisme que de s'attendre à plus d'une civilisation par rapport à une autre.»

La Coalition parlementaire canadienne de lutte contre l'antisémitisme (CPCCA) dérange pour les mêmes raisons. Ce groupe de 22 députés représentant tous les partis politiques a été créé en mars 2009, mais certains en dénoncent le caractère biaisé. Par exemple, lorsque la Coalition a annoncé une audience sur l'antisémitisme sur les campus universitaires canadiens, elle a vu dans «des caricatures comparant Israël à une Afrique du Sud dirigée par des Blancs ou même à l'Allemagne nazie [qui] apparaissent çà et là dans des journaux étudiants» une preuve de la montée de ce sentiment de haine.

Le groupe Independent Jewish Voices a répliqué qu'il «est légitime pour les détracteurs du comportement d'Israël de le décrire comme un système d'apartheid et de dénoncer la légitimité de quelque État que ce soit qui s'y adonne. Ce n'est pas de l'antisémitisme d'aucune sorte, nouveau ou ancien».

Le groupe PAJU s'est aussi inscrit en faux. «Il est évident que le but de votre commission n'est pas d'étudier la nature de l'antisémitisme, mais de manipuler la définition de l'antisémitisme pour en faire un synonyme de critique des politiques d'Israël», écrit son président, Bruce Katz, un Juif montréalais.

Pour Khaled Mouammar, président de la Fédération canado-arabe, «le gouvernement conservateur est idéologiquement rigide. Ils voient le monde à la Bush: ou bien on est avec eux, ou bien on est contre eux. On le voit avec l'Afghanistan, sur la question des gais, de l'avortement. C'est une attaque à la liberté d'expression. Ils ont commencé par nous parce qu'ils savent que nous sommes une communauté vulnérable à ce genre d'attaques».

Tarek Fatah, fondateur du Congrès musulman canadien, concède qu'il y a un réalignement en faveur d'Israël, mais seulement dans la rhétorique. «Le Canada a toujours été très pro-Israël. [...] Le gouvernement Harper a seulement été plus explicite dans ses inclinations pour Israël. Les libéraux étaient plus subtils.»
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Richard Lupien
    Abonné
    samedi 6 février 2010 08h14
    le facisme
    Une définition du fascisme est la répétition constante de la violence exercée contre un peuple ou contre un groupe d'individu telle celle subie par les peuples arménien et juif au XIX sc.: Aujourd'hui encore il en consiste en une répression de l'opposition et un contrôle politique, idéologique tel pratiqué par les lobbies pro-israëliens qui font pression sur les différends gouvernements pour justifier le non-respect des résolutions votées aux nation-unis en faveur des droits du peuple palestinien

  • Sanzalure
    Inscrit
    samedi 6 février 2010 08h45
    Qui est l'agresseur ?
    C'est bien beau la rhétorique, mais il y a beaucoup plus de morts du coté de la Palestine que du côté d'Israël. Et si on veut que du côté de la Palestine on cesse de recourir à des tactiques terroristes, qu'on les aide à se former une armée régulière. On ne peut pas leur dire de rester là les bras croisés à se faire exterminer de la surface de la terre par leurs voisins impitoyables.

    D'autre part, Israël ne peut se prétendre à la fois démocratique et peuple élu. Pour être démocratique il faut être égal, mais quand tu est «élu» tu n'est plus égal. Israël prétend avoir droit à ce territoire parce qu'il est le peuple «choisi» par Dieu lui-même pour l'occuper. Alors si leur Dieu n'est pas «démocratique», ils devraient arrêter de faire semblant d'être une démocratie, mettre leurs cartes sur table et avouer que leur objectif finalement est de contrôler le monde (soit pas mal le même but que poursuivait celui qui a essayé de les exterminer).

  • Vernier Pierre
    Inscrit
    samedi 6 février 2010 09h47
    Refusez à Israel de souffrir sous les bombes
    Il est difficile de lire des commentaires aussi peu informés que ceux qui me précèdent. Je recommande à ces messieurs de lire l'histoire , en contexte et de voir quels sont les liens entre le Hamas et le hezbollah entre autres et l'IRAN , qui finance le terrorisme MONDIAL même au CANADA, depuis 1980 au moins.La ligne directrice est toute tracée. Quand à Israel, ils sont gagné DEUX guerres APRÈS que les arabes aient refusé de leur accorder LA MOITIÉ du territoire que l'ONU leur avait concédé. Une fois leur survie en cause une deuxième fois dans les années 1940, ils se sont défendus et il semble que ''leur Dieu'' leur ait donné la victoire, monsieur Sanzalure...sur un point vous avez raison, ce Dieu n'est PAS démocratique, mais c'est tout ce que Dieu a à voir dans la discussion, Mais pisque Dieu serait impliqué, aattendons de voir la suite des événements...puisque toutes les nations qui ont voté en FAVEUR de l'ÉTAT D'ISRAEL veulent maintenant leur retirer, peut etre que le message de la Bible qui mentionne Dieu CONTRE certaines Nations aurait du vrai... en ce cas, les nations n'auraient qu'a bien se tenir, parce qu'Il pourrait bien donner à Israel une nouvelle victoire.

  • Guylaine St-Pierre
    Inscrit
    samedi 6 février 2010 10h39
    Les Terroristes sont le Hamas et hezbo et l'IRAN et l'ARABIE MAUDITE
    Il était une fois, des gens bornés qui ne pensait qu'à leur propre logique $$$. Ils étaitent favorable aux Juifs en leur donnat des terres incluant le monde arabe. Puis un jour, ils voulaient reprendre leurs terre, mais aussi l'Europe, en faisant du chantage pour du pétrole. ALors Les gros méchants loups entrèrent dans la bergerie tuant toute les pauvres petites bêtes infidèles. Certaines ont pu s'échapper, mais les gardiens de l'Union Européenne les attrapats et les donna en sacrifice aux gros méchants LOUPS sous les regards des autres qui se cachaient de peur ! Ils les traina dans la boue en les accusants de vouloir défendre les brebis. Mais Dieu regardant le désastre envoya des signes avant coureur sur la terre, des tremblements de terres, des volcans, des innondations et autres. Les Méchants Loups manquaient de nourriture et d'eau, Il voulait notre eau gratuitement. Alors la guerre arriva. La moitié de la polulation terrestre mourru sous les bombes. Le gros méchants Loups aussi mouru et les huamains non plus jamais voulu revivre ça.

    Voilà c'est la fin ! Les brebis ont réussi à survivre un autre holocost mondial malgré tout. Assez de mettre sa tête sous le sable, assez et protégeons Israel. Une s'y petite partie de terre, contre des tonnes de pays arabes et d'extrémistes barbarres !

  • Unetelle09
    Inscrit
    samedi 6 février 2010 10h43
    REFUSER À ISRAEL DE SOUFFRIR SOUS LES BOMBES,MAIS PAS AUX PALESTINIENS
    Faut-il pour être supposément informé avoir une lecture de l'histoire (plutôt abrégée et partisane) la version que veulent bien en donner ceux qui justifient la brutalité sauvage et inouïe et l'inhumanisme d'un peuple sur un autre? Faut-il ne pas s'interroger sur l'origine de la création de mouvements de résistance de défense que l'on qualifie aisément de terroristes? Ce serait-là un point de départ biaisé sur la réflection qui s'impose sur situation actuelle.
    Puisque vous parlez d'une certaine victoire qu'un certain Dieu aurait accordé aux Israëliens pour qu'ils massacrent, humilient , violent leurs droits quotidiennement, expulsent de leurs maisons et de leurs terres des palestienniens, ce Dieu ne saurait être un Dieu de bonté et de justice envers des êtres humains, mais plutôt de puissance en armements et en lobbies de tous genres. Il faudrait peut être le rappeler, la Loi du plus fort ressemblera à qui ne prend garde, à la meilleure.
    En terminant, je suppose que M. Vernier accepterait sans se défendre de se faire vider de sa maison sous prétexte que son évinceur ne fait que reprendre son dû?...
    Ne vous y méprenez pas! Israël est en train de faire subir au peuple palestinien, EXACTEMENT ceque les Nazis à fait subir aux juifs. Autrement dit les victimes d'hier sont devenus les bourreaux d'aujourd'hui, mais envers ceux qui n' étaient pour rien de ce que cette terrible page de l'histoire a laissé en héritage aux hommes...

  • arabe
    Inscrit
    samedi 6 février 2010 11h38
    Sur nombre de sujets, incluant Israel, la neutralité n'est pas une vertu.
    Ottawa s'aligne en faveur d'Israel, de la liberté de presse, de la protection des droits de l'homme, d'un systèmes judiciaire fonctionnel, d'un état de droit, etc.... Bravo à Ottawa pour ces manques flagrants de neutralité. Cela vous honore. Sur certains sujets, la neutralité peut être la pire des tares. La neutralité, par exemple, ne peut qu'inviter les Palestiniens à poursuivre dans la voie extrémiste qu'ils ont favorisées depuis 60 ans.

    S'il y avait eu moins de neutralité dans le monde, il y aurait présentement paix au Proche-Orient, parce que le monde aurait encouragé les Palestiniens à adopter des positions réalistes (élire un mouvementn terroriste n'est pas une position réaliste, par exemple).

    N'oublions pas la devie semi-officielle des Palestiniens depuis 60 ans: "Ne jamais rater une occasion de rater une occasion".

  • Jerome Letnu
    Inscrit
    samedi 6 février 2010 15h21
    Lié au terrorisme, ça veut dire quoi au juste ?
    >>Aurel Braun a malgré tout préféré la thèse de Gerald Steinberg, affirmant au nom de Droits et Démocratie que ces deux groupes sont «liés au terrorisme».

    Presse Canadienne - 26 janvier 2010:
    Le député libéral Gerry Byrne estime que le gouvernement fédéral devrait juger l'entartage de la ministre des Pêches et Océans, Gail Shea, en vertu des lois canadiennes contre le terrorisme.


    Cyberpresse (Mario Roy) - 4 janvier 2010:
    En Idaho, des éco-terroristes déterminés à sauver la planète ont, en mai dernier, cassé des oeufs sur les grosses voitures exposées chez un concessionnaire automobile.


    Vendre des tartes, ou des oeufs, peut donc suffire à être lié au terrorisme!

    Gare à vous si vous vendez de la tarte aux oeufs, ça pourait être considéré comme la fourniture d'une arme de destruction massive !

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    samedi 6 février 2010 15h35
    Encore noir et blanc
    Le conflit israélo-palestinien dure depuis des décennies et est devenu insoluble à cause, en particulier, de l'asymétrie de ce conflit, à savoir que l'une des parties est beaucoup plus puissante que l'autre. Chacun dit avoir Dieu et le droit de son bord et selon que l'on croit en un ou en l'autre, on se range derrière son favori.

    La réalité c'est qu'Israël est un état politique, démocratique, qui est autonome et qui fait ses choix, soit en matière diplomatique soit par la guerre et/ ou la répression. Comme bien des pays, Israël commet des erreurs et, à cause de l'appui inébranlable des ÉU, peut se permettre des excès et ignorer les recommandations de l'ONU. Tout ça c'est de la politique, pas de la religion. À cause de sa supériorité militaire, il est facile pour Israël de tomber dans le piège de l'excès, comme il l'a fait à quelques reprises, lesquels ont été soulignées par l'ONU. Il est par contre évident que si les Palestiniens avaient une telle supériorité militaire, ils n'hésiteraient probablement pas à y recourir.

    Les droits de l'homme sont universels et n'appartiennent pas seulement aux états dits démocratiques ni à Israël, n'en déplaise aux radicaux comme M. Laughrea. Nous avons été témoins de violations des droits de l'Homme autant par l'état démocratique d'Israël que par les factions palestiniennes. C'est le raisonnement « oeil pou oeil, dent pour dent » et peut constituer une violation des droits fondamentaux, comme, par exemple, les bombardements de populations civiles à grande ou petite échelle pour semer la terreur. Les deux parties se répondent par des tactiques semblables et personne ne cherche en fait à « gérer » ce conflit pour éviter les pertes civiles. On isole des populations et impose un régime d'apartheid ou de ségrégation politique et on prétend que c'est correct, que c'est pour le respect des droits de l'Homme et de la démocratie!!! Mais voyons donc, dans quel monde vivez vous? Non, ça ne marche pas comme ça.

    Quand il y a des violations des droits fondamentaux, il faut les dénoncer et tout faire pour qu'ils cessent, que cela vienne de l'Iran, d'Israël, des Palestiniens, ou même des Américains ou de nos propres soldats (affaire que le gouvernement Harper essaie de glisser sous le tapis de la prorogation). On fait pas le choix de ses combats quand on défend les droits de l'Homme - toute violation par qui que ce soit doit être dénoncée. Ça n'a rien à voir avec l'antisémitisme ou quelque religion que ce soit, c'est une question de droits civils et de respect des êtres humains.

  • Jerome Letnu
    Inscrit
    samedi 6 février 2010 15h41
    Laughrea dans les patates, comme d'habitude
    Michael Laughrea écrit:
    "Sur nombre de sujets, incluant Israel, la neutralité n'est pas une vertu."

    Laughrea craint la neutralité, parce qu'il veut nous trainer dans son combat.

    Il ne comprend toutefois pas qu'à force de se faire casser les oreilles par des gens comme lui (et par leur équivalent du côté palestinien), tout le monde pourrait éventuellement se foutre de ce qui pourrait arriver à l'un comme l'autre de ces peuples.

    C'est ta guerre Michael, pas la mienne, alors fout moi la paix.

  • Jean de Cuir
    Abonné
    samedi 6 février 2010 18h31
    Qui est quoi
    Faire de l' histoire? Bien sûr. Faire de l’histoire bien sûr. Alors où faut-il remonter, au début du siècle où vers les années 70 après l’ère commune ou à Abraham? Ou peut-on poser une question comme est-ce que le rêve d’un État ethniquement pur existe encore ou a-t-il existé? Qu’ est-ce qui a préparé l’ ouvrage du juif allemand Theodor Herzl intitulé Der Judenstaat (1896)? Comment faire l’ histoire de cette volonté de récupérer une Terre qui aurait été promise par un Dieu belliqueux à quelques tribus qui de fait ont envahi et occupé cette terre --A suivre. Je dois quitter,

  • France Marcotte
    Abonnée
    samedi 6 février 2010 19h49
    Revenons à nos moutons
    Revenons au Canada... Il est intéressant d'apprendre par cet article que derrière la crise qui touche l'organisme Droits et Démocratie et le réalignement du Canada dans l'équilibre des torts entre Israël et la Palestine, peut se profiler des causes pas des plus rationnelles:
    "En 2006, le magazine Walrus a publié un article sur la droite religieuse active au sein du Parti conservateur et documenté les raisons pour lesquelles elle considérait le lobby pro-Israël comme un allié objectif. La frange la plus illuminée de cette droite religieuse adhère à la thèse de l'imminence de la fin du monde et du retour du Messie sur le mont du Temple, à Jérusalem. Ces chrétiens sionistes ont donc intérêt à ce que ce territoire reste entre les mains d'un État démocratique ami. Le rapprochement avec Israël du gouvernement conservateur serait donc, selon cette théorie, une façon de non seulement fidéliser l'électorat juif, mais de mobiliser l'électorat évangéliste."
    Vous n'avez rien à dire là-dessus messieurs?

  • Vernier Pierre
    Inscrit
    dimanche 7 février 2010 00h39
    qui est le peuple palestinien?
    Puisque on parle d'histoire , comme disait l'autre, alors remontons le courant remontons nous à Abraham ? non, plutôt jusqu'a Adam,plusieurs siècles plus tot, puisque le premier mauvais choix de l'humanité y apparait. Nous voyons aussi dans ce récit, un Dieu qui juge mais qui n'est pass vengeur.Abraham, recut de promesses dont cette terre de Canaan, pour Israel. c'est la désobéissance qui rendit la captivité de toutes les tribus (12) nécessaires, non pas seulement les Juifs. Quand a accepter de me faire évincer de ma maison, pas de problème. La mienne , je l,ai payée mais pas certains ''palestiniens'' qui squattent depuis longtemps et refusent de payer leur loyer. Comme la régie du logement...Et ces Palestiniens, depuis quand sont-ils là? Ils ne portent ce nom que depuis qu'Arafat l'a imposé, autrement ce sont des Égyptiens, des Syriens et autres, qui n'ont presque jamais rien fait de cette terre.Regardez Gaza, la premi;re chose que ces ''gens" ont fait, ca été de détruire les serres de cultures et de quêter de l'argent à l'Amérique et à l'Europe. PÖvres eux autres.
    les Juifs, ont rebati ce pays cependant, ils ont fait fleurir le pays.Et si on m'interpelle, svp, signez votre nom. moi je donnne le mien...

  • Lapirog
    Abonné
    dimanche 7 février 2010 07h00
    La Palestine et surtout GAZA en bandes dessinées de 1956 a nos jours.
    Gaza 1956, en marge de l'Histoire Joe Sacco
    Pour comprendre davantage tout le drame des Palestiniens enfermés dans leur pays-prison.
    * Bande dessinée . Paru en 01/2010


    6 ans de travail, plus de 400 pages, pour mettre au jour un massacre perpétré par l¹armée israélienne sur la population de Gaza, en 1956, et que l¹Histoire a tout fait pour oublier. Hautement considéré par ses pairs auteurs, les médias et ses lecteurs du monde entier, Sacco poursuit son engagement...

  • Richard Lupien
    Abonné
    dimanche 7 février 2010 09h41
    vite un notaire!
    Il n'y a pas un notaire qui signerait un acte de propriété endossé par Abraham ( l'intermédiaire de Dieu lui-même)

    il faut se référer aux résolutions de l'O.N.U ente autres à la résolution 242. C’est le texte-phare de l’ONU sur la question israëlo-palestinienne. Adoptée par le Conseil de sécurité le 22 novembre 1967, cinq mois après la Guerre des Six-Jours, cette résolution a jeté les bases des négociations ultérieures en proclamant le principe de "la paix contre la terre". La résolution, en effet, met en avant "deux principes" pour instaurer "une paix juste et durable au Moyen-Orient" : d’une part, le "retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés lors du récent conflit" ; d’autre part, le "respect et (la) reconnaissance de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique de chaque État de la région et leur droit de vivre en paix à l’intérieur de frontières sûres et reconnues à l’abri de menaces ou d’actes de force". Le Conseil souligne en outre "l’inadmissibilité de l’acquisition de territoire par la guerre", référence aux territoires -principalement palestiniens- conquis par Israël lors de la guerre de juin 1967, notamment la Cisjordanie, la Bande de Gaza et Jérusalem-Est. À lire aussi les résolutions 338; 1322; 1397; 1435.

    Cela va faire soixante ans que le peuple palestinien souffre de l'occupation de son territoire, des destructions de maisons, de vergers, des cultures, ce qui a poussé plusieurs mouvements arabes, (vu l'appui sans condition des É.u. et leur véto à toute résolution votée aux nations-unies pour rétablir la paix) au désespoir.
    Se sentant abandonnés et ne pouvant se défendre à armes égales plusieurs ont voulu faire face à la terreur exercée par l'armée d'occupation, (rapelons-nous d'un des massacres. celui de Sabra et Chatila mené par Ariel Sharon) en recourant aussi à la violence.

    Cette injustice qui perdure depuis 60 ans a mené partout à travers le monde des citoyens à accuser les États-unis et Israël d'être responsables de l'apparition du terrorisme,

  • arabe
    Inscrit
    dimanche 7 février 2010 15h06
    Appel à la conscicence et à l'intelligence des "idiots utiles"
    Allez, "idiots utiles" (1), continuez de considérer les Palestiniens comme des victimes; continuez de les réconforter dans leur extrémisme, continuez de lire en incultes la résolution 242, etc.. Cela n'a qu'une conséquence principale: faire souffrir les Palestiniens encore plus longtemps. Pendant ce temps, les Israéliens s'enrichissent, se développent, accumulent les prix Nobel (qu'ils ont en nombre infiniment plus grand que les Québécois), etc..: souffrent PEU. La croissance économique d'Israel est bien plus grande que celle du Canada, et rivalise avec celles de la Chine et de l'Inde. Israel n'a pas besoin de la paix pour se développer rapidement; elle n'en a besoin que pour se développer optimalemen ou maximalement. Les Palestiniens ont besoin de la paix pour faire autre chose que stagner. Quand le comprendrez-vous?

    Je rêve du jour où tous ces idiots utiles s'ouvriront les yeux et, pour une fois, préféreront aimer vraiment les Palestiniens, plutôt que hair les Israéliens.

    (1) L'expression vient de Lénine, je crois, pour décrire des gens qui, tout en pensant s'opposer à sa cause, la servait, en fait.

  • Caroline Dubois
    Inscrit
    dimanche 7 février 2010 17h10
    Propagande pro-israélienne dans les commentaires à cet article
    Je suis choquée de lire autant de messages racistes et haineux contre les palestiniens et les arabes en général dans les commentaires à cet article, mais cela ne me suprend pas vraiment puisque c'est devenu habituel de lire ce genre de choses dans les commentaires aux articles sur le web.

    Il est devenu très courant que les blogs, forums de discussion et commentaires à des articles de grands journaux comme celui-ci soient infiltrés par la propagande pro-israélienne. C'est ni plus ni moins toujours les mêmes arguements et ils sont très faciles à reconnaître.

    Les guerres modernes ne sont pas seulement par les armes, mais aussi par la manipulation de l'opinion publique. Les médias traditionnels ne suffisaient plus, l'internet devenait un outil incontournable.

    Cela fait longtemps que nous savons que le gouvernement canadien est influencé par le lobby pro-Israël (les Libéraux ne sont pas différents des Conservateurs). Cette crise à Droits et démocratie n'est que la pointe de l'iceberg. Je me surprend que des médias officiels comme Le Devoir osent en parler, parce ce sujet est toujours très risqué. Les accusations à l'anti-sémitisme servent trop souvent (c'est parfois justifié, mais pas toujours) à museler la Presse et l'opinion publique.

    Cependant, cet argument est de moins en moins efficace, car il a été trop utilisé. Il va falloir plus d'imagination et d'ingéniosité s'ils veulent convaincre l'opinion publique.

  • Jerome Letnu
    Inscrit
    dimanche 7 février 2010 18h08
    Laughrea en rajoute une couche
    Laughrea écrit:
    "les Israéliens s'enrichissent, se développent, accumulent les prix Nobel (qu'ils ont en nombre infiniment plus grand que les Québécois), etc..: souffrent PEU. La croissance économique d'Israel est bien plus grande que celle du Canada, et rivalise avec celles de la Chine et de l'Inde. Israel n'a pas besoin de la paix pour se développer rapidement; elle n'en a besoin que pour se développer optimalemen ou maximalement."

    Eille, sont bon les israélliens !

    On dirait, avec quelques adaptations, le discours des français qui venaient s'installer au Québec dans les années 50-60, pour qui tout étaient mieux et meilleur en France, à commencer par leur fromage, et que la pâte informe faite ici était indigne d'une telle appellation. ça leur a valut le surnom de maudit français.

    Si tout est tellement mieux en Israel, pourquoi Laughrea ne va-t-il pas s'y établir ?

  • gilbert troutet
    Inscrit
    dimanche 7 février 2010 20h15
    Le courage de dire la vérité
    Excellent article de Mme Buzetti, qui lève le voile sur les stratégies sournoises du gouvernement Harper pour étouffer toute voix dissidente. La politique d'Israël à l'égard des Palestiniens est simplement inacceptable et toutes les personnes qui reviennent de mission dans les territoires occupés en témoignent. L'an passé, lors du bombardement de Gaza, l'approbation tacite du gouvernement canadien me faisait penser à Pilate. Autrement dit, des lâches. En janvier 2009, des personnalités canadiennes, certaines d'origine juive, ont occupé pacifiquement le consulat canadien à Toronto. En avez-vous entendu parler dans les médias? À peu près rien, les grands médias étant contrôlés la plupart par l'empire CanWest, où la famille Asper a plus qu'un mot à dire... Et que dire de l'aide militaire américaine à Israël, qui se chiffre en milliards de $? Comme le souligne un des lecteurs, pour lutter contre un occupant armé jusqu'aux dents, le terrorisme reste parfois le seul recours, malheureusement. On l'a vu en France entre 1940 et 1945, en Afrique du Sud au moment de l'apartheid. Quelques années plus tard, les «terroristes» deviennent des «résistants».

  • Souvenons
    Inscrit
    dimanche 7 février 2010 23h18
    Qu'on fasse pas souffrir les autres
    Malheureusement cette discussion manque l’observation du fait que l'argent que les ONGs comme Droits et Démocratie et Alternatives n'auront plus, allait pour le plupart non pas aux Israéliens, ni aux Palestiniens, mais aux citoyens innocents de pays diverses qui ont besoin de notre aide maintenant - aujourd'hui, de l’Afrique à l’Haïti à l'Afghanistan. Et nous devrons soutenir le travail essentiel ces ONGs qui aide ces personnes, même si les alliances politiques de nos gouvernements changent de temps en temps - comme ils le feront toujours. Je vous inviterai alors, chers lecteurs, d’encourager notre gouvernement à ne pas oublier nos priorités :
    http://soutenez.alternatives.ca

  • Dr.Safwat Ayoub
    Inscrit
    lundi 8 février 2010 08h11
    Préservons la paix sociale
    Tout d'abord je tiens a remercier le groupe "Independent Jewish Voices" de m'avoir fait parvenir cet article, de meme que Le Devoir et son erudite Hélène Buzzetti d'avoir aborde' ce theme fort impressionnant.

    Non sans raison, Plantu l'avait decrit comme le: Reproche-Orient. Mais pourquoi donc transplanter cet interminable conflit parmi nous d'une maniere qui risque de mettre notre societe' canadienne en peril et son tissu social en soit endommage'.

    Pays d'immigration par excellence, notre pays adoptif continuera a l'etre; et pour des raisons demographiques evidentes le flux des nouveaux-venus du Proche-Orient et de l'Afrique du Nord sera en constante ascendance par rapport aux immigres parvenant soit d'Israel, soit des juifs d'autres pays. Il est ainsi dans l'interet des protagonistes des deux cotes de ne pas envenimer leurs rapports a tel point.

    Bien au contraire, les personnes et groupes impliques passionnement des deux camps - et qui sont loin de constituer la majorite' - devraient se comporter en bons citoyens canadiens, tout court. Nous sommes tous venus a cette terre hospitaliere a travers les quatres derniers siecles et si nous voulons un Canada plus fort, nous devons tous servir l'interet du Canada, uniquement. Sinon, on risque d'etre taxe' de double-allegeance et de faiteurs de troubles. Laissons derniere nous les vicissitudes d'un Proche-Orient plonge' dans les conflits qui freinent son epanouissement et songeons a construire ensemble un Canada encore plus prospere.

    Les peuples et dirigeants du Proche-Orient seront capables un jour a arriver a s'entendre entre eux. Afin de les aider, le Canada devrait reprendre, sans tarder, son role de " honest broker" comme l'a fait Lester B. Pearson depuis plus d'un demi siecle suivi par plusieurs dirigeants a Ottawa.

    A cet egard, Tarek Fatah, fondateur du Congrès musulman canadien devrait relire l'histoire contemporaine du Canada. Les causes du conflit sont multiples et on tient a sauver cette region nevralgique de se noyer dans un autre apocalypse. D'ailleurs, le Canada avec d'autres nations peut et doit se repositionner afin de trouver des solutions aux problemes d'eau et d'atome, du Proche-Orient, au lieu de jeter l'huile sur le feu, ce qui profiteras seulement aux extremistes des deux bords qui pourraient destabiliser notre societe'.

  • Pierre Véronneau
    Inscrite
    lundi 8 février 2010 10h28
    Trop de Violence trop de haine!
    Il y a trop de violence et de haine pour y voir clair, les deux côtés ont des torts et les deux cotés ont raisons. On ne sais pas grand chose autre que ce que les organes de propagandes veulent bien nous laisser croire. Derrière, il y a des gens qui doivent en avoir marre pas juste à peu près , des enfants qui aimeraient sans doute vivre dans un monde meilleur sans peur sans haine. Ce sont des hommes et quelques femmes qui rendent la vie impossible pour bien du monde. Le soit disant dirigeants. D'autre part si vous voulez vous battre idéologiquement où autre eh bien déménagez là où est l'action et de grâce laissez nous vivre en paix ici n'importez pas votre rhétorique et vos incapacités à régler vos problèmes ici .
    JLRRP Véronneau
    Montréal

  • Kaomax
    Inscrit
    lundi 8 février 2010 14h41
    L'argent: Porte d'entrée pour amender nos lois.
    On ne peut pas se fermer les yeux pour ne rien voir. C'est clair que plusieurs de nos lois, surtout en rapport direct avec les "accommodements religieux" sont amender simplement parce que certains groupes ethniques ont des ressources financières qui se projètent dans les campagnes électorales.

    Je ne vais pas lancer d'accusations, mais les lois électorales devraient être plus strictes et sérèrement scruttées. Seuls les contribuables devraient avoir droit de donner des sommes d'argent aux partis électoraux. Un maximum de 500$ par citoyen et aucune entreprise ne devrait avoir droit de contribuer aux partis.

    Il y a va de transparence et de quiétude dans les politiques internationales.

    Lorsque c'est rendu des établissements publics qui se voient taxés de filtres religieux, (pas de femmes dans telles ou telles périodes, etc.), il est temps de réviser nos lois pour protéger nos "us et coutumes" d'Occidentaux.

    Enfin, la politique canadienne n'a pas à faire d'ingérence dans les conflits de d'autres peuples et encore moins de signifier son parti-pris.

  • Choum
    Inscrit
    mardi 9 février 2010 14h00
    Une crise en cache une autre!
    Les méandres du pouvoir sont pavées et jonchées de magouille et d'intérêts occultes. On peut certes militer et défendre son idéologie envers et contre la partie adverse, mais on ne peut "obnubiler tout le peuple tout le temps".

    Un Canada prospère et florissant est un Canada qui doit maintenir une ligne de conduite respectable et respectée. Il y'a des moments ou toute décision est mauvaise: il faut ainsi choisir celle que l'on regrettera le moins.

    Dans ce cas de figure, N'y a t'il aucun autre choix à offir aux deux belligérants que de prendre parti pour l'un ou l'autre camp? Ne serait-il pas judicieux de concilier les deux parties? Les amener à démontrer plus de sagesse et à prendre conscience du drame qui se déroule depuis plus de 60 ans?

    Pour rappel, la première responsabilité de chaque citoyen est de questionner l'Autorité [Benjamin Franklin]. Ainsi il me semble qu'un parti pris de la politique canadienne signifie inéluctablement un enlisement dans la spirale du trou noir que constitue cet interminable conflit.

    La grandeur d'une nation et son progrès moral ne peuvent être jugés que par la manière dont ses démunis sont traités. Je prends pour acquis que plus un être humain est démuni plus celui-ci a besoin de la protection de ses pairs envers la cruauté de l'homme.

  • Kaomax
    Inscrit
    jeudi 11 février 2010 22h45
    Plus que toute chose
    Les citoyens canadiens devraient avant toute chose être protégés de leurs élus à l'effet que personne ne souhaitent voir naître dans leur communauté, des conflits ancestraux entre deux peuples qui se nourissent de haine mutuelle.

    Si ces personnes originaires de ces pays, ont pris la peine de choisir le canada comme terre d'accueil, ils se doivent d'avoir le respect de ne pas nous imposer socialement les lacunes de tout genre qui sont reliées à leur pays d'origine.

    Si c'est dernier ne peuvent vivre sans nous infliger leur conflit, ils devraient se voir taxer de perdre leur citoyenneté et obliger de retourner à leur souche, même s'ils ont immigrés depuis plus d'une génération.

    Nous avons séparé "religion et politique" certes pas pour voir notre quotidien imposé par les "us et coutumes" de nos invités (ou nouvels arrivants comme d'autres aiment les nommer)

    En tant que canadien, j'ai déjà mes préoccupations, mon désir d'évoluer dans une société saine et l'objectif de relever des défis d'une vie occidentale. Je ne souhaite à aucun moment voir les conflits de deux religions bien particulières, venir pourrir l'espace que mes ancêtres ont travaillé à construire et que nous souhaitons améliorer davantages pour la génération qui prendra la relève.

    Le "respect" que l'on tente de nous imposer, vient brîmer notre propre espace et surtout le respect de l'équité entre l'homme et la femme. Chose que ces deux religions ne voient pas du même oeil.

    Prenons le modèle Australien pour respecter nos acquis et nous permettre de continuer notre évolution vers une société plus équilibrée.

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
24 réactions
3 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Articles
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012