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Le 51e État

Manon Cornellier   3 février 2010  Canada
On avait déjà compris que le gouvernement Harper attendrait un geste des États-Unis avant de bouger l'ombre de son petit doigt pour lutter contre les changements climatiques. On ne pensait pas que cela irait jusqu'à abandonner les dernières cibles du Canada en la matière, aussi ridicules fussent-elles, pour carrément adopter celles des Américains.

C'est pourtant ce qu'a décidé Ottawa, sans consulter personne. Après nous avoir seriné que d'ici 2020 le Canada réduirait ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 20 % sous le niveau de 2006, le ministre de l'Environnement, Jim Prentice, a confirmé samedi que le Canada se contenterait maintenant d'une réduction de 17 % sous le niveau d'émission de 2005. Comme les Américains.

En dévoilant ce nouvel objectif, le Canada respecte ses obligations en vertu de l'accord de Copenhague, a souligné le ministre. En effet, tous les pays s'étaient engagés à présenter pour le 31 janvier aux Nations unies les cibles et l'échéancier qu'ils se sont fixés. Ce que M. Prentice ne dit pas cependant, c'est que le Canada est le seul signataire à avoir encore revu à la baisse ses objectifs.

Ce que ne dit pas non plus M. Prentice est que les cibles américaines s'inscrivent dans des projets de loi à l'étude au Congrès et que leur adoption éventuelle permettrait une mise en oeuvre rapide. Au Canada, en revanche, on n'a pas encore vu l'ombre d'un projet de loi ou une ligne de règlement qui traduirait les intentions du gouvernement. Cela veut dire que, si le projet de loi américain était adopté, le Canada serait en mode rattrapage.

Il y a aussi la possibilité que ces projets de loi américains ne passent pas. Que ferait alors l'administration Obama? Elle pourrait revenir à la charge, prendre la voie réglementaire ou ne rien faire pendant un bon moment. Peu importe le scénario, cependant, Ottawa n'est aucunement prêt à réagir.

Il ne le peut pas parce que sa seule stratégie en matière de lutte contre les changements climatiques est de profiter de tous les prétextes possibles pour éviter d'agir. Son plan a changé avec chaque ministre de l'Environnement, trois en quatre ans. Chaque fois, on promettait des règlements pour demain et des cibles plus claires pour guider les décisions des entreprises. On attend encore.

Ce gouvernement prétend prendre au sérieux l'enjeu des changements climatiques, mais il pratique la fuite en avant tout en émasculant, par en arrière, les ressources scientifiques capables de l'appuyer et de démontrer l'urgence d'agir.

***

Depuis quelques mois, plusieurs médias font état des risques que pose l'incertitude autour du financement de la Fondation canadienne pour les sciences du climat et de l'atmosphère. Cet organisme qui est la principale source de financement de la recherche sur le climat au Canada, et qui soutient environ 200 chercheurs à travers le pays, ignore toujours si son budget sera renouvelé lorsque ses fonds s'épuiseront en mars 2012, ce qui l'empêche d'approuver des recherches à plus long terme.

Moins connue et plus petite, la Commission canadienne des affaires polaires fait, quant à elle, du surplace, a découvert Le Devoir. Ce gouvernement, qui prétend faire du Nord une priorité, a laissé tous les postes du conseil d'administration vacants depuis la fin d'octobre 2008, et le budget de l'organisation est aujourd'hui inférieur à ce qu'il était à sa création en 1991.

Cette commission a pourtant pour mandat de «faire le suivi du savoir polaire au Canada et dans le monde, [...] de favoriser l'appui aux recherches polaires canadiennes [...], d'encourager la coopération internationale pour l'avancement du savoir polaire». Comme l'Arctique est une des régions les plus touchées par les changements climatiques, une bonne part des recherches porte sur cet enjeu. La situation est telle que la direction s'est permis de manifester son inquiétude dans une note de bas de page de son dernier rapport annuel: «L'absence de conseil d'administration et l'actuelle situation financière pourraient empêcher la Commission de remplir le mandat que lui a conféré la loi.»

Sous ce gouvernement, le dossier des changements climatiques est, comme celui de la justice, dominé par les apparences au détriment des faits et de l'intérêt public. Les Canadiens n'aimaient pas que leur gouvernement s'aligne sur George W. Bush et ce n'est pas leur plus grande sympathie pour Barack Obama qui leur fera oublier que le Canada est toujours un pays indépendant. Au lieu de la capitulation actuelle, il peut, tout en discutant avec son puissant voisin, définir ses propres objectifs et proposer des moyens pour les atteindre.


Parenthèse

Le jury citoyen mis sur pied par le Directeur général des élections du Québec vient de remettre son rapport sur le financement des partis politiques. Il a, sans surprise, rejeté l'idée de rétablir le financement des partis par les entreprises et les groupes d'intérêts afin d'éviter que ces derniers exercent une influence indue sur les élus. L'attitude du gouvernement Harper dans le dossier des changements climatiques montre toutefois que cette supposée influence découle davantage du poids économique d'une industrie et de sa communauté de pensée avec le parti au pouvoir. Les pétrolières ne versent pas un cent aux conservateurs et pourtant, elles leur dictent leur politique environnementale et énergétique.

******

mcornellier@ledevoir.com
 
 
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  • André Loiselet
    Abonné
    mercredi 3 février 2010 02h44
    La honte continue

    Très juste analyse de Mme Cornelier.
    Continuez à bien nous informer car la désinformation est bien présente avec certains journaux, radios poubelles et l'émission de Mario Dumont qui se croit encore cheuf. Il serait difficile d'imaginer plusse pire premier ministre au monde.
    Sans même s'en rendre compte, il fait faire des pas de géant au projet souverainiste. De partout, les gens sont écoeurés. Sauf dans l'ouest.
    J'espère être enterré un jour en terre québécoise plutôt qu'en terre canadienne. J'aurais moins honte...

  • pierre savard
    Inscrit
    mercredi 3 février 2010 06h40
    Bravo Harper
    Félicitations à S. Harper de ne pas sombrer dans l'hystérie réchauffiste. Nous n'avons pas à en faire plus que les Américains ou les Chinois. Quand bien même tous les Canadiens rouleraient en vélo, cela ne changerait absolument rien au niveau du prétendu réchauffement planétaire. Occupons nous des vrais problèmes de pauvreté dans le monde. Le réchauffement planétaire c'est une mode pour les bcbg gauchistes du Plateau.

  • LeBouc
    Inscrit
    mercredi 3 février 2010 08h09
    Les écologistes dans tous leurs états
    On ne saurait mieux trouver comme titre, Madame Cornelier. Le satellite Harper, mené par un noyau d’arriérés a évidemment opté pour l'astre le moins brillant (Les États-Unis d'à mes risques), ce qui aura pour conséquence d'accélérer le désastre!

  • Myriam Houde
    Abonnée
    mercredi 3 février 2010 09h28
    Réchauffement et Pauvreté
    M. Savard,

    Je suis un méchant ''bcbg gauchiste du Plateau'' et je tiens à souligner qu'il y a un lien certain entre la pauvreté dans le monde et ''l'exploitation'' des resources qu'on trouve sur notre terre. De reduire le débat comme vous le faites en disant qu'il y a seulement les bcbg gauchistes du Plateau qui se préoccupent du réchauffement climatique est simpliste et réducteur. Jeff Fillion sortez de ce corps!
    Peter Monaghan

  • marie-claude leclerc
    Inscrite
    mercredi 3 février 2010 09h43
    Désastre écologique une mode ?
    Oui il y a des désastres à anticiper, des naturels et ceux provoqués par l'humain. L'environnement et la pauvreté vont de pair, Plus on massacre l'envronnement plus on favorise la pauvreté. Quand des territoires sont détruits et des populations sont déplacées pour faire place à des monocultures intensives entre autre, la pauvreté s'installe. Si l'occupation du territoire par l'humain était plus équilibrée, l'environnement s'en porterait mieux. Un respect de nos écosystèmes respectifs aurait éviter en majeure partie les bouleversements climatiques. Quand des régions entières ne produisent plus leurs propres denrées alimentaires et dépendent des fluctuations du marché pour se nourrir, il y a un sérieux problème. Quand les sols ne produisent plus, parce que contaminés et déssèchés, la désertification poussent des populations entières à quitter les lieux ou à devenir dépendante des autres pour survivre. Les changements climatiques une mode instaurée par l'humain ? Elle est faite pour devenir un classique si on reste les bras croisés.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 3 février 2010 09h45
    M Savard
    Votre commentaire est très juste.

    La seule raison pour laquelle le Canada en ferait plus que les USA ce serait pour l'imge, non pas pour l'impact car nous sommes insignifiant dans la balance et le Québec lui encore moins que rien une goute dans l'océan.

    Et cette image se gagnerait au cout de plusieurs jobs, et à grand frais pour les canadiens.

    @ M. Loiselet : vous dites:.... J'espère être enterré un jour en terre québécoise plutôt qu'en terre canadienne. J'aurais moins honte...

    J'espère que vous pensez vivre éternellement! Si vous voulez avoir moins honte, car je ne suis pas certain qu'une terre Québécoise ne soit pas une source généreuse de honte.

  • Johanne Bouthillier
    Inscrite
    mercredi 3 février 2010 11h09
    51e État
    J'approuve grandement le titre. Pourquoi persistons-nous à élire un gouvernement à Ottawa si ce dernier calque ses actions (ou plutôt son inaction) sur les États-Unis? Annexons le Canada aux USA et débarrassons-nous de Stephen Harper une fois pour toute.

    Quant aux détracteurs du réchauffement climatique, si ce concept est trop vaste pour vos cerveaux, pensez à la pollution de l'air et de l'eau qui nous envahit. Réduire la pollution, n'est-ce pas un but louable?

  • Myriam Houde
    Abonnée
    mercredi 3 février 2010 11h22
    M Savard
    Par rapport au commentaire ''Nous n'avons pas à en faire plus que les Américains ou les Chinois''. Les Chinois ont bien des défauts comme nous tous mais, pour avoir vécu en Chine, à Kunming au Yunnan plus précisément, j'ai pu constater que cette ville de 6 millions d'habitants en faisait plus que nous à bien des égards. Les chauffe eau solaire sont omniprésent dans les résidences de cette ville et plusieurs autres villes aussi. Les véhicules à deux roues sont majoritairement éléctriques et ils ont une journée sans voiture à chaque mois. C'est pas rien.

    Tout le monde doit faire sa part, les individus ET les gouvernements de ce monde. Si nous continuons à exploiter la terre de la manière que nous faisons actuellement, y'en aura plus ''d'environnement'' dans lequel nous pourrons faire des affaires. Si il n'y a plus ''d'environnement, il n'y a plus d'economie... l'inverse de cette affirmation n'est pas vrai. Arrêtons de parler comme si nous êtions à l'extérieur de l'environnement. Nous sommes tous DE l'environnement.
    Peter Monaghan

  • André Loiselet
    Abonné
    mercredi 3 février 2010 12h03
    Monsieur Archambault
    Cher monsieur, tant mieux si vous êtes fier d'être canadien mais je n'y vois, pour ma part, aucune raison valable. C'est l'évidence.
    Vous semblez être amplement satisfait de Harper, le maître Renard. Je n'ai ni oeillière, ni parti. Et personne ne me forcera à faire la promotion des sables bitumineux ni de la grosse entreprise. Ni de ceux qui la font. J'observe les deux côtés de la médaille.
    J'espère quand même vivre assez longuement pour apprécier un changement à Ottawa, même si le travail de Harper favorise la souveraineté...Je n'en peux plus.
    J'admire votre jovialisme.
    Cette chronique de Mme Cornellier est courageuse et éminemment lucide.

  • André Labelle
    Abonné
    mercredi 3 février 2010 13h33
    Une logique simpliste
    MM Savard/Archambault

    «Si le réchauffement planétaire ne dépend pas exclusivement de l'activité humaine alors on fait rien pour le contrer.» Ce raisonnement est simpliste. Peut-on justifier notre inaction sur cette seule base ? J'espère que non.

    Si réduire la pollution peut participer à réduire le réchauffement planétaire on doit travailler à cette réduction.

    Il y en a qui croit encore au créationnisme. Il y en a qui défendent le négationnisme. Il y en a qui croient que le Sida est le résultat d'une conspiration. Il y a des personnes qui croient que si je les prends en photo, je leur enlève leur âme. Très bien. Mais je trouve catastrophique d'en retrouver au sein du Gouvernement canadien. Là ça devient grave.

    Il y a des personnes qui croiront jamais qu'ils sont en train de se noyer tant qu'il ne sera pas trop tard. Quant le niveau des océans aura commencé à monter il sera trop tard pour sauver des millions de personnes dont les terres seront submergées à répétition par les tempêtes et les ouragans.

    Si, sur notre planète ( la seule que nous avons en passant) quelques milliards de personnes décident de faire un tout petit geste pour diminuer la pollution, le résultat en surprendra plusieurs.

    «Il n'y a de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.»

  • Hermil LeBel
    Inscrit
    mercredi 3 février 2010 13h36
    Acharnement judiciaire et conspiration du silence
    « Surtout, soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre cœur n'importe quelle injustice commise contre n'importe qui, où que ce soit dans le monde. C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire. »

    - Ernesto Che Guevara

    « Sous ce gouvernement, le dossier des changements climatiques est, comme celui de la justice, dominé par les apparences au détriment des faits et de l'intérêt public. »

    Dans cette petite slave dirigée contre la justice, le lecteur devine une référence à cet enfant soldat du nom d'Omar Khadr. Il y a quelques jours à peine, la Cour suprême du Canada, le plus haut tribunal du pays, concluait que notre gouvernement viole lui-même présentement et depuis plusieurs années les principes de justice fondamentale, les normes canadiennes les plus élémentaires et les droits constitutionnels d'Omar Khadr, ce jeune Canadien emprisonné à Guantánamo.

    http://www.ledevoir.com/politique/canada/282238/au

    Si le gouvernement Harpeur peut ainsi se moquer ouvertement de la Convention Internationale des droits de l'enfant
    http://www.droitsenfant.com/cide.htm
    dont il est signataire depuis le 13 décembre 1991
    http://www.droitsenfant.com/liste_cide.htm

    ...imaginez ce qui se trame dans le secret de ses cachots et durant un procès en matière criminelle instruit à huis clos

    http://acharnementjudiciaire.blogspot.com/2009/05/

    Ce lien vous mène vers la saga judiciaire de Daniel Bédard. Mis à part de brèves interruptions, Daniel Bédard est détenu arbitrairement depuis novembre 2005. Parce qu'il a eu l'infortune de confier à un ingénieur incompétent le mandat de sceller le plan de mise en chantier d'un bâtiment industriel dont il était le maître d'œuvre, et confronté au refus obstiné de l'ingénieur de revoir ses plans, M. Bédard a soumis le dossier au comité de discipline de l'ordre professionnel. Il était bien loin de se douter dans quel guêpier il venait de mettre les pieds...

    Même s'il fut acquitté en décembre 2005 des accusations fictives par un jury, tout indique que le ministère public répondait à une commande à la lumière de la suite des événements.

    http://3.bp.blogspot.com/_36ozPFSHLMg/Sgxllra6pyI/

    Lorsque la justice entreprendra enfin de faire la lumière sur les causes réelles de l'effondrement des structures, la statut de prisonnier politique sera accordé à Daniel Bédard qui sortira de prison la tête haute.

    Souvenez-vous des dissidents soviétiques que Staline expédiait dans les hôpitaux psychiatriques pour les réduire au silence...

    http://acharnementjudiciaire.blogspot.com/

  • loubor
    Abonné
    mercredi 3 février 2010 19h36
    De bon ton de pourfendre le gouvernement...
    Il est de bon ton de pourfendre le gouvernement fédéral au Québec, particulièrement dans Le Devoir. Dans le temps, c’était les libéraux qu’on critiquait, aujourd’hui ce sont les conservateurs. Et le réchauffement climatique étant devenu la nouvelle religion, voilà un sujet de discorde fédérale-provinciale particulièrement alléchant ! Et comme le montre H. Lebel, ci-dessus, il y en a bien d’autres. C’est le lot d’une société qui n’a pas su s’assumer quand c’était le temps (référendum 1995). Aujourd’hui, le consensus sur la souveraineté stagne dans les 40%, et je prédis que ça ne va pas aller mieux avec le temps, hélas. Et notre Jean Charest national en profite, parce qu’il sait très bien qu’il aura sur l’environnement, l’appui de beaucoup de péquistes, de bloquistes, de solidaires et de verts qui croient tous que la planète est en danger et que la clef, c’est de réduire (à grands frais) le CO2. C’est une bonne tactique politique que d’adhérer au réchauffement climatique. Hélas, Harper et son gouvernement ne sont pas du même avis et jouent de prudence quand il s’agit de fixer des cibles de réduction des CO2, sachant très bien les coûts économiques très importants que cela suppose, et sans doute aussi, parce qu’ils ne sont pas convaincus que le problème est aussi grave que la science officielle l’affirme (ledit « consensus scientifique », dixit l’ONU à travers le GIEC). Ils font preuve à mon sens, d’esprit critique dans un monde où remettre en question les conclusions de l’ONU constituent un « péché mortel ». Bien sûr, on dira qu’ils sont à la solde des pétrolières, comme tous les scientifiques de ce monde qui mettent au jour les manipulations de données dans les rapports du GIEC, dont les médias québécois se gardent bien de parler ou, s’ils le font, c’est en minimisant leur importance. Ces mêmes médias québécois ne se donnent même pas la peine de fouiller les liens qu’entretiennent certains personnages importants dans le dossier ni les véritables intérêts qu’ils défendent. Taper dans Google ou dans Bing les noms suivants, vous allez voir : Maurice Strong, Rajendra Pachauri, James E. Hansen, George Soros. Ne vous contentez pas de Wikipedia, grattez un peu. Je crois personnellement que ce qui menace le plus le monde tel qu’il est, c’est la pauvreté. Et si on mettait à la combattre toutes les énergies et l’argent qu’on dépense sur la réduction du CO2, on réussirait sans doute à l’éradiquer. Hélas, pour beaucoup de « verts », il est plus important de sauver l’ours blanc dit en voie d’extinction (c’est un exemple), que de sauver l’être humain.
    P.S. : pour l’ami Labelle qui a peur de se noyer, consultez http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar4/wg1/a (figure 5.21,p.419). Vous verrez que le niveau observé net de la hausse des océans est d’environ 1,3 mm par année, donc 13 cm pour un siècle. C’est l’organisme officiel de l’ONU sur les changements climatiques qui le dit. Pas de quoi se noyer à moins de faire exprès pour s’installer dans des zones inondables, et ça, c’est vraiment la faute de l’homme.

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