Environnement: tollé contre Jim Prentice
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Le ministre Jim Prentice a été pris à partie par l'Opposition
Le climat de tension entre Québec et Ottawa, dans le dossier de la lutte aux gaz à effet de serre (GES), est encore monté d'un cran aujourd’hui. La ministre du Développement durable, Line Beauchamp, considère que son homologue fédéral, Jim Prentice, fait le jeu des constructeurs automobiles en ridiculisant le plan québécois de réduction des émissions polluantes des véhicules automobiles.
Et l'opposition à Ottawa est scandalisée par le discours tenu lundi par le ministre de l'Environnement, Jim Prentice, le qualifiant de «bébête», «dangereux» et «aberrant».
A Calgary, le ministre Prentice a critiqué ouvertement la nouvelle réglementation de Québec, qui a resserré la vis aux constructeurs automobiles en leur imposant de nouvelles normes de réductions de gaz à effet de serre (GES).
Il a qualifié d'exemple flagrant de «sottise» («folly») la réglementation introduite par le gouvernement de Jean Charest pour limiter les émissions des voitures d'ici 2016.
Il a déclaré que les règles québécoises étaient contre-productives et qu'elles affaibliraient la compétitivité du Canada en Amérique du Nord.
Line Beauchamp très étonnée
La ministre Line Beauchamp se montre d'autant plus perplexe devant les propos de M. Prentice, qu'Ottawa a l'intention d'emboîter le pas au Québec dès 2011 et d'aller dans le même sens.
En entrevue à La Presse Canadienne, la ministre Beauchamp ne comprenait plus où s'en allait Ottawa dans ce dossier.
Elle a déploré le fait que le ministre Prentice semble «totalement endosser les arguments des constructeurs automobiles».
«Je suis vraiment étonnée», a-t-elle dit, à plusieurs reprises.
Mme Beauchamp a de plus réfuté les allégations de M. Prentice, qui reprochait au Québec de faire cavalier seul dans ce dossier.
Elle fait valoir que 15 États américains, dont New York et la Californie, ont déjà adopté ce genre de normes, et qu'au moins trois provinces canadiennes, la Colombie-Britannique, l'Ontario et le Manitoba, se sont montrées intéressées.
«On est loin d'avoir agi seuls», assure Mme Beauchamp. Au contraire, «il y a un mouvement, il y a un leadership à exercer» en ce domaine et le Québec s'inscrit dans ce courant qui se répand en Amérique du Nord, a-t-elle ajouté.
«Ce sont plutôt les gouvernements fédéraux qui doivent suivre le rythme», selon elle. Quant aux amendes imposées aux constructeurs automobiles, la ministre précise que, contrairement à ce que prétend M. Prentice, le Québec a fixé le plafond à 500 $ et non à 5000 $.
Une «honte»
Pour sa part le chef bloquiste Gilles Duceppe croit que cette attaque du ministre pave la voie à un budget conservateur, qui sera déposé début mars, favorable aux intérêts pétroliers plutôt qu'à ceux du Québec.
Le chef adjoint du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, a qualifié de «honte» les propos de M. Prentice, allant jusqu'à soutenir qu'il devrait être démis de ses fonctions.
Quant au leader du Parti libéral du Canada (PLC), Michael Ignatieff, il a trouvé que c'était là une bien mauvaise façon de gérer une fédération comme le Canada.
Mais pour les ministres québécois conservateurs interrogés aujourd'hui sur la sortie de leur collègue albertain, il ne s'agit que d'un sain débat entre le gouvernement de M. Harper et celui de M. Charest.
Et l'opposition à Ottawa est scandalisée par le discours tenu lundi par le ministre de l'Environnement, Jim Prentice, le qualifiant de «bébête», «dangereux» et «aberrant».
A Calgary, le ministre Prentice a critiqué ouvertement la nouvelle réglementation de Québec, qui a resserré la vis aux constructeurs automobiles en leur imposant de nouvelles normes de réductions de gaz à effet de serre (GES).
Il a qualifié d'exemple flagrant de «sottise» («folly») la réglementation introduite par le gouvernement de Jean Charest pour limiter les émissions des voitures d'ici 2016.
Il a déclaré que les règles québécoises étaient contre-productives et qu'elles affaibliraient la compétitivité du Canada en Amérique du Nord.
Line Beauchamp très étonnée
La ministre Line Beauchamp se montre d'autant plus perplexe devant les propos de M. Prentice, qu'Ottawa a l'intention d'emboîter le pas au Québec dès 2011 et d'aller dans le même sens.
En entrevue à La Presse Canadienne, la ministre Beauchamp ne comprenait plus où s'en allait Ottawa dans ce dossier.
Elle a déploré le fait que le ministre Prentice semble «totalement endosser les arguments des constructeurs automobiles».
«Je suis vraiment étonnée», a-t-elle dit, à plusieurs reprises.
Mme Beauchamp a de plus réfuté les allégations de M. Prentice, qui reprochait au Québec de faire cavalier seul dans ce dossier.
Elle fait valoir que 15 États américains, dont New York et la Californie, ont déjà adopté ce genre de normes, et qu'au moins trois provinces canadiennes, la Colombie-Britannique, l'Ontario et le Manitoba, se sont montrées intéressées.
«On est loin d'avoir agi seuls», assure Mme Beauchamp. Au contraire, «il y a un mouvement, il y a un leadership à exercer» en ce domaine et le Québec s'inscrit dans ce courant qui se répand en Amérique du Nord, a-t-elle ajouté.
«Ce sont plutôt les gouvernements fédéraux qui doivent suivre le rythme», selon elle. Quant aux amendes imposées aux constructeurs automobiles, la ministre précise que, contrairement à ce que prétend M. Prentice, le Québec a fixé le plafond à 500 $ et non à 5000 $.
Une «honte»
Pour sa part le chef bloquiste Gilles Duceppe croit que cette attaque du ministre pave la voie à un budget conservateur, qui sera déposé début mars, favorable aux intérêts pétroliers plutôt qu'à ceux du Québec.
Le chef adjoint du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, a qualifié de «honte» les propos de M. Prentice, allant jusqu'à soutenir qu'il devrait être démis de ses fonctions.
Quant au leader du Parti libéral du Canada (PLC), Michael Ignatieff, il a trouvé que c'était là une bien mauvaise façon de gérer une fédération comme le Canada.
Mais pour les ministres québécois conservateurs interrogés aujourd'hui sur la sortie de leur collègue albertain, il ne s'agit que d'un sain débat entre le gouvernement de M. Harper et celui de M. Charest.
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