Stratégie environnementale du Québec: Line Beauchamp réplique à Jim Prentice
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
La ministre québécoise de l'Environnement, Line Beauchamp
La ministre québécoise de l’Environnement, Line Beauchamp, est étonnée par les critiques émises lundi par son homologue fédéral Jim Prentice sur les règles adoptées par le Québec pour réduire les émissions polluantes des véhicules.
Devant un auditoire de Calgary, M. Prentice a déclaré que ces règles étaient contre-productives et qu’elles affaibliraient la compétitivité du Canada en Amérique du Nord. Il a aussi dénoncé la volonté du Québec de vouloir faire bande à part dans sa stratégie environnementale.
En entrevue à RDI ce matin, la ministre Beauchamp a rappelé que le gouvernement du Canada a pourtant lui-même promis des normes d’émissions bien plus sévères pour l’an prochain. Elle signale que des états américains limitrophes en imposeront eux aussi.
Le gouvernement fédéral a promis aux Nations unies que le Canada réduirait ses émissions de gaz à effet de serre de 17% par rapport aux niveaux de 2005, et ce, d’ici les dix prochaines années.
Quant à sa politique punitive envers les manufacturiers de véhicules, la ministre précise que le Québec n’envisage pas leur imposer des amendes pouvant atteindre 5000 $ pour chaque véhicule produit qui ne respecterait pas ses normes d’émissions de gaz à effet de serre (GES).
Elle explique que son gouvernement accorde plutôt une valeur symbolique de 5000 $ à chaque véhicule et que si, par exemple, un constructeur dépassait les émissions permises de 10%, une pénalité de 10% serait appliquée sur la valeur symbolique de l’automobile, soit 500 $. Elle ne sera applicable que dans 5 ans.
Dans sa sortie de lundi, Jim Prentice a soutenu qu’environ 75% des véhicules actuellement produits ne peuvent obéir aux éventuelles normes québécoises ce qui, à son avis, poussera les consommateurs à acheter leurs véhicules à l’extérieur du Québec.
Le critique en Environnement du Bloc québécois (BQ), Bernard Bigras, rétorque que l’Ontario sera elle aussi plus sévère. Il ajoute que les règles québécoises sont semblables à celles adoptées par les législatures de 15 États américains qui représentent 40% de la population des États-Unis.
Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a déjà critiqué publiquement les objectifs fédéraux de réduction des GES, le mois dernier, à Rivière-du-Loup, en présence de son homologue Stephen Harper, et il y a près de deux mois lors de la Conférence de Copenhague sur le réchauffement climatique.
Devant un auditoire de Calgary, M. Prentice a déclaré que ces règles étaient contre-productives et qu’elles affaibliraient la compétitivité du Canada en Amérique du Nord. Il a aussi dénoncé la volonté du Québec de vouloir faire bande à part dans sa stratégie environnementale.
En entrevue à RDI ce matin, la ministre Beauchamp a rappelé que le gouvernement du Canada a pourtant lui-même promis des normes d’émissions bien plus sévères pour l’an prochain. Elle signale que des états américains limitrophes en imposeront eux aussi.
Le gouvernement fédéral a promis aux Nations unies que le Canada réduirait ses émissions de gaz à effet de serre de 17% par rapport aux niveaux de 2005, et ce, d’ici les dix prochaines années.
Quant à sa politique punitive envers les manufacturiers de véhicules, la ministre précise que le Québec n’envisage pas leur imposer des amendes pouvant atteindre 5000 $ pour chaque véhicule produit qui ne respecterait pas ses normes d’émissions de gaz à effet de serre (GES).
Elle explique que son gouvernement accorde plutôt une valeur symbolique de 5000 $ à chaque véhicule et que si, par exemple, un constructeur dépassait les émissions permises de 10%, une pénalité de 10% serait appliquée sur la valeur symbolique de l’automobile, soit 500 $. Elle ne sera applicable que dans 5 ans.
Dans sa sortie de lundi, Jim Prentice a soutenu qu’environ 75% des véhicules actuellement produits ne peuvent obéir aux éventuelles normes québécoises ce qui, à son avis, poussera les consommateurs à acheter leurs véhicules à l’extérieur du Québec.
Le critique en Environnement du Bloc québécois (BQ), Bernard Bigras, rétorque que l’Ontario sera elle aussi plus sévère. Il ajoute que les règles québécoises sont semblables à celles adoptées par les législatures de 15 États américains qui représentent 40% de la population des États-Unis.
Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a déjà critiqué publiquement les objectifs fédéraux de réduction des GES, le mois dernier, à Rivière-du-Loup, en présence de son homologue Stephen Harper, et il y a près de deux mois lors de la Conférence de Copenhague sur le réchauffement climatique.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

