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Omar Khadr - La Cour suprême coupe la poire en deux

Les droits d'Omar Khadr sont violés, mais c'est à Ottawa de décider quoi faire

Guillaume Bourgault-Côté   30 janvier 2010  Canada
Omar Khadr devant le Tribunal militaire de Guantánamo
Photo : Agence Reuters
Omar Khadr devant le Tribunal militaire de Guantánamo

À retenir

    Chronologie de l'affaire Khadr
    • 2002: Omar Khadr est fait prisonnier en juillet par les Forces américaines en Afghanistan. On lui reproche d'avoir lancé une grenade qui a tué un soldat américain.
    • 2003: Des agents du Service canadien du renseignement de sécurité et du ministère des Affaires étrangères (MAE) interrogent Khadr à Guantánamo.
    • 2004: En mars, un responsable du MAE interroge de nouveau Khadr, tout en sachant qu'il avait été soumis à la technique de privation de sommeil, destinée à amoindrir sa résistance.
    • 2004: Un tribunal d'examen du statut de combattant détermine que Khadr est un «combattant ennemi». Il est accusé de crimes de guerre et détenu en vue d'un procès qui n'a toujours pas eu lieu.
    • 2008: En juillet, le premier ministre Harper indique que son gouvernement ne va pas demander le rapatriement d'Omar Khadr.
    • 2009: En avril, la Cour fédérale détermine que le Canada a «l'obligation de protéger» Khadr, que son refus de le rapatrier est contraire aux principes de l'article 7 de la Charte, et que le gouvernement doit demander «le plus tôt possible» son rapatriement.
    • 2009: En août, la Cour d'appel fédérale confirme le jugement de la Cour fédérale.
    • 2010: La Cour suprême établit que le Canada a violé les droits de Khadr, mais refuse d'obliger le gouvernement à demander son rapatriement.
Ottawa — Victoire morale pour Omar Khadr, mais gain technique pour le gouvernement. La Cour suprême a coupé hier la poire de la discorde en deux en décrétant que les droits du Canadien emprisonné à Guantánamo ont été — et continuent d'être — violés, tout en refusant d'imposer au gouvernement qu'il demande son rapatriement.

Dans une décision unanime très attendue, les neuf juges de la Cour suprême concluent que «le Canada a activement participé à un processus contraire aux obligations internationales [...] en matière de droits de la personne», qu'il a «porté atteinte aux droits, à la liberté et à la sécurité [d'Omar Khadr] tels que garantis par l'article 7 de la Charte» et que cette violation dure encore aujourd'hui. Mais ils laissent au gouvernement «le soin de décider de quelle manière il convient de répondre» à la situation.

La Cour suprême donne ainsi raison à Omar Kadhr, mais elle juge que la réparation souhaitée (une demande de rapatriement) n'est pas «convenable».

Jugement déclaratoire

Malgré de sévères critiques («les faits établissent la participation du Canada à une conduite étatique violant les principes de justice fondamentale»), le gouvernement s'en tire donc avec un jugement déclaratoire qui ne lui impose aucun délai pour mettre un terme à la violation des droits d'Omar Khadr. Ottawa a toujours refusé de demander le rapatriement de Khadr, estimant que le processus judiciaire devait suivre son cours aux États-Unis.

En laissant au gouvernement l'initiative de la solution, la Cour suprême invalide une décision de la Cour fédérale, qui avait exigé l'an dernier que le Canada demande aux États-Unis le rapatriement d'Omar Khadr, arrêté en Afghanistan en 2002, à l'âge de 15 ans. La Cour fédérale d'appel a plus tard confirmé ce jugement, mais la dissidence d'un juge (Marc Nadon) laissait déjà entrevoir les conclusions de la Cour suprême.

Le juge Nadon écrivait en effet que la Constitution réserve à la branche exécutive du gouvernement la compétence en matière d'affaires étrangères. Il concluait qu'il ne revenait pas aux tribunaux d'ordonner au gouvernement de demander le rapatriement d'un ressortissant emprisonné à l'étranger.

«Conformément à la séparation des pouvoirs et à la réticence légitime des tribunaux à intervenir dans les questions relatives aux affaires étrangères», la Cour suprême se contente de «confirmer la violation des droits qui sont garantis par la Charte, tout en laissant au gouvernement une certaine latitude pour décider de la manière dont il convient de répondre». Le jugement suggère tout de même que le rapatriement «pourrait défendre les droits» bafoués d'Omar Khadr.

Si la Cour est hésitante à exiger une demande de rapatriement, c'est qu'elle estime ne pas «être en mesure d'évaluer correctement les conséquences» d'une telle demande sur les relations étrangères du Canada. Elle souligne disposer d'une «image forcément incomplète de l'ensemble des considérations auxquelles le gouvernement fait face» dans ce dossier.

Les juges évaluent donc qu'il ne «serait pas opportun que la Cour donne des directives quant aux mesures diplomatiques qu'il faudrait prendre pour remédier aux violations des droits». Ils rappellent toutefois que les «tribunaux ont indéniablement compétence» pour déterminer si les agissements du gouvernement en matière d'affaires étrangères contreviennent à la Charte des droits et libertés.

Le gouvernement satisfait

S'exprimant par communiqué, le ministre de la Justice, Rob Nicholson, s'est dit «heureux» que la Cour suprême ait reconnu la responsabilité du pouvoir exécutif dans les décisions qui concernent les affaires étrangères. Selon M. Nicholson, la Cour «a jugé que le gouvernement n'est pas tenu de demander le rapatriement au Canada» de Khadr.

«Le gouvernement étudiera avec soin la décision et quelles mesures additionnelles il prendra», ajoute M. Nicholson. Pas un mot de sa déclaration ne fait référence à la nécessité de mettre un terme aux violations de droits que subit Omar Khadr.

Pour les partis d'opposition, le jugement est toutefois limpide. «La balle est clairement dans le camp du gouvernement», estime le chef libéral, Michael Ignatieff. «La seule chose que le gouvernement ne peut pas faire, c'est de ne rien faire.» Selon Pierre Paquette, du Bloc québécois, «le gouvernement doit retenir qu'il a violé les droits d'Omar Khadr et qu'il doit y avoir réparation. La façon d'y remédier, c'est de demander son rapatriement».

S'il pense la même chose que ses collègues, le néo-démocrate Joe Comartin se montrait néanmoins sceptique, hier. «Je ne crois pas que le gouvernement va agir avant le début du procès prévu de Khadr» (qui doit se dérouler cet été), a-t-il dit.

Obligation

Mais le gouvernement n'a pas le choix, estime pour sa part Fannie Lafontaine, professeure de droit international à l'Université Laval. «La Cour suprême le dit clairement: le Canada a violé les droits de Khadr, il a violé la Charte. C'est fort comme jugement. Et comme dans tous les dossiers, quand il y a violation du droit, il y a droit à la réparation.»

Même si la Cour laisse au gouvernement le soin de déterminer quelle réparation il doit y avoir, une demande de rapatriement semble être la seule option possible, juge Mme Lafontaine. «La Cour ne l'impose pas, mais elle dit que les violations doivent cesser. Et dans notre système, on tient pour acquis que le gouvernement va se conformer de bonne foi à un jugement de ce type.»



 
 
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  • michel lebel - Inscrit
    30 janvier 2010 07 h 14
    Un manque de courage
    La Cour a été fort pusillanime. Il ne faut pas exagérer les conséquences internationales pour le gouvernement fédéral de rapatrier Omar Khadr, comme le fait le tribunal. Cette affaire n'est pas vraiment une question internationale. Disons-le clairement et simplement: la Cour suprême a manqué de courage.

    Ps.: Je crois bien que l'adminstration américaine aurait été fort contente de voir Khadr prendre le chemin du Canada. Un prisonnier de moins à Guantanamo!


    Michel Lebel
    Ancien professeur de droit constitutionnel
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    30 janvier 2010 07 h 40
    Droits fondamentaux bafoués par le Canada.
    C'est un jugement très important pour les Canadiens car la plus haute cour du pays déclare formellement que le gouvernement canadien, en complicité avec l'administration des États-Unis, a violé les droits fondamentaux de Khadr, un des individus séquestrés à Guantanamo. Par extension, la Cour suprême vient suggérer que les ÉU, ce parangon de vertu démocratique exportable, bafouent les droits fondamentaux de ces gens. Cette violation exige réparation en faveur de Khadr, ça aussi c'est très clair.

    Mais la Cour refuse d'ordonner au Canada de DEMANDER aux ÉU le rapatriement de Khadr. Cela ne devrait pas surprendre car « demander » ne veut pas nécessairement dire « obtenir » et la « demande » du Canada dépendrait entièrement de la réponse des ÉU. C'aurait été un jugement risqué car si les ÉU refusent la demande, que reste-t-il à Khadr comme réparation? Absolument rien. En fait la réparation doit venir du Canada, pas des ÉU, car la Cour n'a pas compétence sur un pays étranger. Le gouvernement Harper n'a pas le choix, il doit procéder à réparation et les tribunaux vont pouvoir intervenir si le gouvernement ne fait rien ou si la réparation est futile ou insignifiante car la violation des droits fondamentaux de Khadr est parmi les plus sérieuses.

    Pour ceux qui pensent que Khadr mérite son sort, il faut mentionner que si on peut violer les droits de cet adolescent d'une manière aussi flagrante, il n'y aurait qu'un pas de plus pour violer les droits d'autres Canadiens pour toutes sortes de raisons jugées valides par le gouvernement. Ce serait digne d'une dictature totalitaire et la règle de droit cesserait de s'appliquer. Khadr n'a pas encore été condamné pour quoi que ce soit et il semble que la poursuite ne soit pas capable de faire sa preuve sans violer ses droits fondamentaux. Dans ce cas, la présomption d'innocence doit s'appliquer, qu'on aime ça ou pas. Le droit humanitaire international n'exige rien de moins et que le Canada viole ce droit allègrement devrait inquiéter tous les Canadiens.
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  • jacques noel - Inscrit
    30 janvier 2010 08 h 09
    Khard vs Norbourg
    En début de semaine, la Cour Suprême a envoyé braire l'AMF qui voulait une peine plus lourde pour Vincent Lacroix. Les 9000 victimes de Lacroix n'auront pas une cenne noire de la CS mais un terroriste lié à la plus célèbre organisation terroriste du 21e siècle, qui tue chaque semaine des gars de Valcartier, va être multimillionnaire aussitot qu'il va poser un orteil sur le tarmac de l'aéroport de Toronto.
    Pincez-moé qu'ecqu'un
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  • Fernand Trudel - Abonné
    30 janvier 2010 12 h 19
    La cour est silencieuse sur la double nationalité
    Cet individu a quitté de plein gré le Canada pour aller avec son père lutter aux cotés des talibans dans son pays d'origine dont il a toujours la nationalité en sus de celle canadienne. Il a choisi son camp librement, qu'il assume maintenant...

    Dès ce geste, il abandonnait sa nationalité camadiennne pour adopter sa nationalité afghane et même contribuer abattre les soldats de l'OTAN sur le champ de bataille tuant peut-ëtre des soldats canadiens.

    Comment dans un tel contexte jouer sur deux tableaux d'avoir des droits canadiens quand tu combat dans le pays afghan ces mêmes soldats canadiens.

    Il a été fait prisonnier comme combattant contre l'occident, comment l'occident peut reconnaitre des droits à ses propres ennemis ?

    La double nationalité pour laquelle ses défenseurs tentent de jouer n'a pas fait l'objet des préoccupations de ce jugement. Dommage, il faudra attendre. Dans mon esprit c'est crucial dans la suite des événement. Une personne de double nationalité NE peut lutter contre son pays d'adoption sans conséquence. C'est pourquoi, je ne peux m'apitoyer sur les larmoiements des uriste d'Amnistie internationale qui mêlent intentionnelle notre faculté proverbiale au pardon avec les faits troublants dont il est accusé. On utilise sa mère voilée pour venir nous émouvoir. Maudit qu'on est crédule...

    Par exemple, Maher Arar a joué ce jeu et nous nous sommes culpabilisé même en lui offrant nos plates excuses assorties d'un beau chèque de 11 millions. Ce sont les américains qui l'ont ecpulsé dans son pays d'origine pas le Canada. D'ailleurs il a tenté la même chose aux USA et a été débouté. Eux ont de l'échine, pas nous...

    Omar Khadr tente la même chose après avoir tué un soldat américain. Pourquoi empêcherions nous la justice américaine de punir un afghan qui a choisi son camp librement. Nous devons répudier de poser des bombes contre nos soldats, pas tenter d'excuser ces gestes avec en prime un beau chèque à la feuille d'érable. Maudit qu'on est moumoune...
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  • Michel Gaudette - Inscrit
    30 janvier 2010 12 h 41
    Question d'immigration
    Kadr n'est pas le genre d'immigrant que je souhaite pour mon pays...
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  • henri -s garneau - Inscrit
    30 janvier 2010 15 h 26
    à m. Trudel
    Je suis tout à fait d'accord avec vou. Obtenir la citoyenneté canadienne
    donne des droits mais donne aussi des obligations. La première est de ne pas frayer avec des terroristes et d'aller t'entraîner dans un camp d'Al Quaïda! et la deuxième ne pas trahir le pays qui t'as vu naitre et nourri. Même un chien ne mord pas la main qui le nourrit. Alors qu'on me laisse en paix avec ses droits, il n'en a plus il n'a pas rempli ses obligations! qu'il ait eu 15 ans lors des évenements ne me fait pas un pli, quand on entend Duceppe dire de ne pas envoyer des jeunes (de la chair fraîche) tels sont ses mots en prison car cet endroit est l'université du crime, monsieur Duceppe, ils n'y apprendront rien de noueau, ils sont déjà diplômés!!!!!
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  • - Abonné
    30 janvier 2010 15 h 32
    L'influence illégitime d'Harper ???
    La décision de la Cour suprême n'indique pas clairement l'exigence de rapatrier Omar Khadr et selon moi, il faut soupçonner là une influence indue d'Harper sur la Cour, influence que je soupçonne venir de sa dernière nomination au poste de juge de la Cour.

    Je ne fais pas d'accusation mais simplement état d'une possible torsion grave au principe de séparation des pouvoirs.

    Puisque les précédents jugements prescrivaient un rapatriement, je m'explique très mal que celui-ci soit totalement muet à ce sujet.

    C'est illogique et seulement explicable selon moi par un influence ILLÉGITIME !! La loi s'applique à tous, même au gouvernement, en particulier ici pour une loi qui le concerne directement, lui, ce gouvernement minoritaire au Parlement !!
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  • Roland Berger - Abonné
    30 janvier 2010 15 h 47
    Les fédéralistes ont reculé
    Tous fédéralistes convaincus, les juges de la Cour Suprême n'ont pas osé forcer le gouvernement Harper à rapatrier Omar Khadr. L'élite se protège. Quant à la qualité citoyenne de cet individu, les commentateurs doivent se sentir fort aise en compagnie des partisans de la peine de mort.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario
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  • Guy Fafard - Inscrit
    30 janvier 2010 17 h 26
    La double nationnalité
    On choisit la nationnalité qui est la plus payante quand ça fait notre affaire.

    La belle histoire que voila...

    Il y a une limite, elle est vite atteinte. Nos gras vont se faire assassiner par les terroristes et en plus on leur donne des procès et notre argent. C'est dégeulasse.
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  • pagerry3 - Inscrit
    30 janvier 2010 18 h 26
    Marginalisation galopante des médias de la parlure, de l’écriture et des éclaboussures.
    Les trouble-fêtes du picochage journalistique ainsi que les accros sensationnalistes et toxicos échangistes d'imageries montées de toutes pièces, suivant les diktats des petits monopoles de la désinformation et de la manipulation, de la dispersion et de la diversion, pourraient-ils cesser de se comporter en gougeons suçoteux, dans l'affaire Omar Khadr? Pourraient-ils cesser de «corrompre» les intrants et les extrants de ce contentieux, maintenant que la Cour Suprême a statué? Les voilà donc en mode crânage se réclamant d’immunité et d’impunité. Ces tireux de roches pourraient-ils arrêter d’étirer tous les élastiques de leurs frondes, comme ils l’ont si complaisamment fait à s’assiettée et ad nauseam, dans l’exploitation charognarde du dossier Freddy Villanueva et dans celui non moins percutant de son frère Danny ? Le journalisme voyeuriste et étalagiste, sensationnaliste et exhibitionniste comme celui que pratiquent les têtards affectés aux grenouillages grossiers, indécents et sauvagement irrespectueux, auxquels grenouillages inconsidérés donnent lieu les exploitations sauvageonnes de l’actuelle réalité des Haïtiens, devraient faire l’objet d’une enquête publique, à défaut de quoi leurs abus ne feront que s’amplifier. Dans toute démocratie qui se respecte, les citoyens ont le droit d’accès à l’information, c'est-à-dire à la connaissance des faits pouvant ou devant satisfaire leurs soifs de savoir, combler les acquis reliés à leurs compétences, leur saine curiosité et pouvant les accompagner de façon constructive, dans le cours de leurs quotidiennetés. Ce droit que squattent scandaleusement nombre de journalistes sans scrupule et sans éthique, est devenu l’apanage et le panache des scribouillards et des divas de la nouvelle-choc qui pétera la coche de leur cote, que ces scribouillards soient affectés aux chiens écrasés ou à la violence dans le hockey Junior Majeur.

    Très bizarrement, par contre, dans les dossiers traitant de la maffia, des règlements de comptes impliquant soit les gangs de rue, soit le crime organisé ou la maffia italienne, grecque, chinoise, russe ou autre, les mêmes journalistes et nouvellistes sont plutôt discrets, circonspects et très réservés, voir même silencieux, ne se permettant aucune interprétation, aucune condamnation, aucune indiscrétion, au contraire de ce qu’ils font régulièrement, de façons inopinées et impertinentes , dans tous les «dossiers mou » touchant à la politique, touchant au sexisme apparent, touchant au racisme accommodant ou celui de leurs choix, touchant à la xénophobie de leur répertoire, touchant à la pédophilie de leurs cribles (celle des curés, par exemple) cette dernière donnant lieu à tant d’abus tout aussi licencieux que diffamatoires, tout aussi calomnieux que médisants, tout aussi infamants qu’ignominieux.

    Est-ce que les abus des médias de la désinformation institutionnalisée ne devraient pas inquiéter le Protecteur des droits des citoyens, comme d’autres abus pistonnent le Directeur général des élections ou le Vérificateur général ? Le Premier Ministre du Pays n’a peut-être pas tout à fait tort d’ignorer certaines teignes de la presse et certaines pelades des médias…
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  • jacques noel - Inscrit
    30 janvier 2010 20 h 32
    LE FOND DE L'HISTOIRE


    Le fond de l'histoire de l'Affaire Khadr, que tout le monde évite évidemment, est celui de la nationalité du p'tit terroriste afghan. Plus de la nationalité canadienne, plus d'histoire icite.

    Comment est-il devenu canadien? En jouant au hockey? Non. En nommant les 10 provinces canadiennes? Non. En immigrant au Canada? Non. Juste en naissant à Toronto en 1986. Aucun effort particulier. Tu nais au Canada, tu es canadien automatiquement (canadien dans le sens de "citoyen canadien" s'entend). C'est tout juste si l'hôpital ne te donne pas la paire de patins

    Si Khadr était né à Marseille, il n'aurait jamais eu la nationalité française. Pour devenir français, les enfants d'immigrants doivent en faire la demande à la majorité. A 18 ans, notre moineau était à déjà à Guantanamo.

    S'il était né au Japon il n'aurait pas eu la nationalité japonaise non plus. Nathalie Choquette est née à Tokyo et elle n'a jamais eu la nationalité nipponne. Faut des parents nippons pour y avoir droit.

    Mais au Canada, c'est un jeu d'enfant. Tu nais sur le sol du Grand Dominion, tu as ta charte des droits avec la nationalité canadienne avant que le cordon soit coupé. Peu importe le statut de ta mère. Les Magrhébines qui viennent accoucher illégament à Montréal ont un enfant canadien automatique. Non seulement on leur paie l'accouchement (puisqu'elles se sauvent sans payer), mais on donne le passeport au bébé (à 20 ans il va revenir étudier icite, avec prêts et bourses svp)

    On aurait pu penser qu'avec l'Affaire libanaise les conservateurs bougeraient sur la nationalité. Ils avaient bien dit qu'ils bougeraient. Rappelons que l'histoire avait couté 80 millions aux contribuables pour aller chercher 15,000 Canadiens de pacotille qui avaient mis un X sur le Canada depuis longtemps. En plus, ils avaient eu le culot de se plaindre des bateaux! Pas confortables pour les p'tites bourgoeises de Beyrouth

    L'histoire se répète, à un degré moindre, avec Haiti. Des gens qui avaient disparu du décor pendant des années, redécouvrent qu'ils sont Canadiens! Ousse qu'é mon passeport Alcide?

    Les Conservateurs donc devaient changer les règles sur la nationalité. Pourquoi ils ne bougent pas? Parce qu'ils se sont mis à draguer les ethnies eux aussi. Ils n'arriveront sans doute jamais à percer au Québec, mais il y a un petit espoir avec les immigrants en Ontario. Ils comptent sur la banlieue de Toronto et l'Ontario urbaine pour aller chercher la majorité parlementaire que le Québec profond leur refuse.

    Historiquement, les immigrants ont toujours voté rouge, le parti de Trudeau, le parti du multiculturalisme, le parti qui a ouvert le Canada au tiers-monde. Mais sur le plan des valeurs, les récentes vagues sont tellement plus près des conservateurs: famille, religion, mariage gay et homosexualité, éducation sexuelle à l'école, peine de morts.Sur le plan de valeurs, ils sont à des années-lumière des Libéraux, du NPD et de notre merveilleux Bloc
    Alors les Bleus non seulement n'ont rien changé à la loi sur la nationalité, mais ils ont augmenté les cotas d'immigration. Le nombre de vieux acceptés (parrainés) est même passé de 15,000 à 18,000 (le pays manque de vieux...)
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  • Claude Archambault - Inscrit
    31 janvier 2010 14 h 29
    Double citoyeneté!
    Quand on a la double citoyeneté, la citoyeneté déclaré dans les document de voyage, i.e billet d'avion déclaration de douane etc. prime partout dans le monde EXCEPTÉ dans le pays de l'autre citoyeneté. Un français qui a les deux citoyeneté, perd les prévilège de sa citoyeneté canadienne en France, tout comme un italien en italie et ce doit être ainsi au Liban, en Israël et tout autre pays. Si Khadr a aussi la citoyeneté Aphgane alors sa citoyeneté canadienne ne doit pas lui être reconnu quand il est en afghanistan. Un point c'est tout.
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  • Claude Archambault - Inscrit
    31 janvier 2010 14 h 36
    M Noel ce que vous dite est FAUX
    Toute personne qui nait dans un pays dans un endroit autre que les Hôpitaus militaire dans certain pays obtienne la citoyeneté du pays ou il sont né et si ils ont des parents canadien, il doivent demandé la citoyeneté canadienne avant 18 ans et annulé l'autre citoyeneté. J'ai des cousins né en France qui on du demandé la citoyenté canadienne et renier la citoyeneté franciase ( qui en passant ils ont fait avec plaisir et fièreté) et d'autres nés en Allemagne qui eux aussi on dus demander la citoyeneté canadienne et à très grand regret renier la citoyeneté allemande.
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  • jacques noel - Inscrit
    31 janvier 2010 15 h 21
    @archambeault
    Vous massacrez tellement le français qu'il n'y a rien à comprendre de votre message. Sans parler de francophobie maladive! Un bon cognac ça peut aider parfois....

    Les lois de citoyenneté varient d'un pays à l'autre. Le Canada accorde le droit du sol ce qui fait qu'on s'est retrouvé avec un Omar Khadr. Si on adoptait le modèle français. Khadr ne serait jamais devenu canadien. Idem au Japon. Idem en Allemagne.

    Le comédien James Hyndman est né en Allemagne. Il n'a pas la nationalité allemande.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Hyndman

    Nathalie Choquette est née au Japon; elle n'est pas japonaise. Si elle faisait dans le terrorisme international, le Japon ne lèverait pas le p'tit doigt pour elle.

    http://www.bach-cantatas.com/Bio/Choquette-Natalie

    Mais questionner le droit du sol c'est s'en prendre à tout le multiculturalime canadien.
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  • Claude Archambault - Inscrit
    31 janvier 2010 22 h 29
    M. Noel
    Malgré les fautes de français, qui en passant je n'essais même pas de corriger, vous avez bien compris mon message. Ce qui est la preuve de ce que j'avance depuis longtemps, qu'une langue n'est rien d'autre qu'un simple outil pour transmettre un message et que le message est ce qui importe et non l'outil. Ceci dit, rien dans les deux liens n'indique la ou les citoyeneté des personnes que vous mentionnez. Pour ce qui est de Hyndman, on ne parle même pas de sa nationalité.
    James Hyndman est un acteur québécois né le 23 avril 1962 à Bonn en Allemagne.

    Ce que cela dit c'est que c'est un acteur qui vit au Québec et qui y travail, et il est né en Allemagne. Cela ne dit rien sur sa citoyeneté, et il est très fort à parier qu'il a la citoyeneté Allemande et Canadienne. Certainement pas la citoyeneté Québécoise qui n'existe pas.

    Et vous parlez de ma francophobie maladive, je ne suis aucunement francophobe, mais je doit admettre un fort sentiment anti séparatiste pour ne pas dire une haine, et par conséquent je combat tout ce qu'ils tiennent à coeur, comme l'unilinguisme français ou le français seul langue officielle. Je suis pour le bilinguisme mur à mur. Coast to coast.... oui il y a du travail à faire dans le Canada Anglais et il y en a à faire ici, et comme ma grand mère me disait on fait le ménage chez soit avant de le faire à coté.

    Pour ce qui est de Khadr, nous sommes en accord, il n'a rien à foutre ici. Il a fait le choix d'aller la bas il a participé aux combats. Lui et sa famille soutienentt les tueurs de canadien, et les terroristes, qu'il reste en dedans, il ne faut surtout pas le relacher il serait trop dangereux. Oublions qu'il n'a jamais vu le jour.
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  • Guillermo Navarro Garcia - Inscrit
    2 février 2010 19 h 01
    A M. Noel
    La France est comme le Canada et les États Unis un pays ou le droit du sol prévaut pour ce qui est de la nationalité.

    Si M. Kadrh était né en France et y avait passé quelques années il pourrait très bien être français à l'image de M. Zacarias Moussaoui né à Saint Jean de Luz...
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