dimanche 12 février 2012 Dernière mise à jour 10h27
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Lutte contre la criminalité - Pierre-Hugues Boisvenu s'allie aux conservateurs

Stephen Harper nomme cinq sénateurs en espérant faire avancer son programme législatif

Hélène Buzzetti   30 janvier 2010  Canada
Le premier ministre Stephen Harper s'est donné cinq joueurs de plus au Sénat hier, espérant faire mieux progresser sa lutte contre la criminalité. Les partis d'opposition lui rappellent qu'il n'a toujours pas la majorité à la Chambre des communes.

Ottawa — Le gouvernement conservateur s'est félicité hier du fait que la nomination de cinq nouveaux sénateurs, dont celle du défenseur des victimes d'actes criminels, Pierre-Hugues Boisvenu, lui permettra de faire avancer plus rapidement son ordre du jour en matière de répression de la criminalité.

Sans tambour ni trompette, le premier ministre Stephen Harper a pourvu hier matin les cinq sièges du Sénat vacants depuis peu. Comme Le Devoir l'avait annoncé en décembre, le président et fondateur de l'Association des personnes assassinées ou disparues, Pierre-Hugues Boisvenu, est du lot. Les autres sont Bob Runciman, député et ex-ministre conservateur de l'Ontario, Vim Kochhar, un Ontarien d'origine indienne oeuvrant auprès des personnes handicapées, Beth Marshall, députée de Terre-Neuve et ex-vérificatrice générale de la province, ainsi que Rose-May Poirier, une députée du Nouveau-Brunswick et ancienne dirigeante de Tupperware Canada. M. Runciman et les deux autres élus se sont engagés à démissionner de leur poste de député avant de siéger à Ottawa.

Les conservateurs ne disposent pas pour autant de la majorité à la Chambre haute. Sur les 105 sièges disponibles, ils en occupent désormais 51, contre 49 pour les libéraux, les autres étant d'autres affiliations. Ce n'est que le 6 décembre prochain, lorsque le libéral Jean Lapointe devra prendre sa retraite, que les conservateurs prendront le contrôle total du Sénat.


Un porte-parole québécois

Les conservateurs fondent beaucoup d'espoir sur l'arrivée du très médiatisé Pierre-Hugues Boisvenu pour faire progresser leur lutte contre le crime au Québec. Le ministre de la Justice, Rob Nicholson, a tenu une conférence de presse en sa présence pour sommer les sénateurs libéraux, comme cela est devenu son habitude, de cesser leur obstruction législative. «Je demande à [Michael] Ignatieff d'en faire sa priorité. Quelqu'un a-t-il déjà entendu parler cet homme de la lutte contre le crime?», a lancé le ministre.

La réalité est toutefois différente. La prorogation a fait avorter 15 projets de loi en matière de justice ou de sécurité publique. De ce nombre, seulement trois étaient rendus au Sénat. Tous les autres étaient encore à la Chambre des communes et, à l'exception d'un, en étaient encore à l'étape de la première lecture. Le gouvernement ne les a jamais rappelés à l'ordre du jour pour en débattre, souvent parce qu'il savait ne pas avoir l'appui d'une majorité de députés. «Un Parlement minoritaire n'est pas une excuse pour ne pas se porter à la défense des victimes et des citoyens respectueux des lois», estime le ministre.

M. Boisvenu a indiqué qu'il appuierait les projets de loi du gouvernement en tâchant de les améliorer. «Lorsqu'un projet de loi va arriver du Parlement vers le Sénat, si je peux, par ma connaissance et par mon expérience, les bonifier, bien ça va être ça, ma participation. Mais ce ne sera surtout pas d'émettre une objection à tout projet de loi», a-t-il expliqué. Cela reste à voir. Jacques Demers avait promis aussi de jouer un rôle de législateur indépendant. Il s'était prononcé en faveur du projet de loi du libéral Jean Lapointe contre les machines de loterie vidéo — auquel s'opposaient les conservateurs — mais s'est éclipsé comme par hasard au moment du vote.

M. Boisvenu se donne quatre ans au Sénat, après quoi il réévaluera la pertinence d'y rester pour quatre autres années.

Au Bloc québécois, on reconnaît l'apport constructif de M. Boisvenu, tout en soulignant que sa douleur personnelle l'empêche d'avoir une vue d'ensemble. «J'essayais de le convaincre que des lois injustes ne donnent rien, mais il ne comprenait pas ça: il disait que, si c'est bon pour les victimes, on corrigera les injustices après», raconte le critique bloquiste en matière de justice, Serge Ménard.

La fille de M. Boisvenu, Julie, a été violée et assassinée par un délinquant sexuel relâché prématurément, Hugo Bernier. Quelques années plus tard, son autre fille, Isabelle, est décédée dans un accident de la route.

Dans son livre Survivre à l'innommable, publié en 2008, il écrit que les pédophiles récidivistes devraient se faire offrir le choix de «demeurer derrière les barreaux de façon permanente» ou d'être encadrés lors de leur sortie: «la castration physique ou chimique, le port d'un système mondial de localisation (GPS) ou la lobotomie spécifique centrée sur les circuits neurophysiologiques de l'agressivité».

«Je sais très bien qu'en avançant de tels propos, je vais faire frémir certaines personnes, écrit-il. Or, je crois qu'il est temps d'aborder ces délicates questions en marge des chapelles d'opinions irrécusables.»

Quant à la peine de mort, il y souscrit en partie. S'il se dit prêt «à donner une seconde chance à quelqu'un qui a commis un crime passible de la peine capitale» dans la mesure où cette personne reconnaît ses torts et se montre disposée à se réhabiliter, les meurtriers en série devraient se voir offrir le choix entre une peine de prison de 50 ans fermes ou la peine de mort.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • leblogueur
    Inscrit
    samedi 30 janvier 2010 06h42
    Bienvenue au Sénat Monsieur Boisvenu!
    Je crois que Serge Ménard fait fausse route en disant que M. Boisvenu soutient des lois injustes. Au contraire, son vécu lui donne de mieux comprendre les victimes et d’évaluer avec plus de justesse la portée d’un crime odieux. Je suis certain que s’il avait vécu la douleur que le Sénateur Boisvenu a connue, le député bloquiste de Marc-Aurèle Fortin ne tiendrait pas des propos aussi sévères. M. Boisvenu réclame, avec raison, que les criminels vivent des conséquences qui soient proportionnelles aux offenses qu’ils ont commises envers des victimes innocentes. En quoi cela est-il injuste, monsieur Ménard? Pour ma part, je félicite Monsieur Harper d’avoir fait un bon choix pour la nation québécoise et pour le Canada.

    Éric Lanthier, M. Éd.
    www.ericlanthier.net

  • Le prince du Nord
    Inscrit
    samedi 30 janvier 2010 07h15
    Devoir de sénateur
    Mr. Boisvenu, vous avez une chance comme bien d'autres de prouver la valeur d'une institution comme le Sénat. Alors, vous qui êtes le porte étendard des sans voix, comment traiterez-vous le dossier d'Omar Khadr, enfant-soldat .... Il est sans aucun doute une victime, au même titre que beaucoup d'autres....

  • LeBouc
    Inscrit
    samedi 30 janvier 2010 09h18
    Pour une fois, une nomination sensée
    Le gouvernement Harper veut-il gagner la sympathie de l'électorat québécois par le biais de cette nomination ou s’il a réellement l'intention de réformer la loi en matière de crimes sexuels? Toujours est-il, peu importe quel sera le résultat à long terme de cette nomination, qu'il a opté pour le meilleur candidat possible en termes de bonne volonté et d’efforts. Qui plus est, contrairement aux affirmations de Serge Ménard qui s'oppose vivement à cette nomination, M. Boisvenu sait exactement, pour l'avoir vécu, ce que ressentent les proches des victimes de dépravés sexuels. Puisqu’il est question de M. Ménard, bien qu'il ait fait de bonnes choses, j'ai trouvé qu'il avait manqué de sérieux en affirmant, alors qu'il occupait un poste de premier plan au gouvernement en matière de justice, que Mom Boucher était le responsable des attentats contre les gardiens de prison. Comment un ministre de la Justice ou de la Sécurité publique peut-il s'abaisser à appeler un criminel par son pseudonyme? Je me suis alors souvenu qu'il avait été criminaliste et qu'il connaissait bon nombre d’entre eux et donc, M. Ménard, de par sa familiarité avec des membres du crime organisé était moins crédible à son poste que ne le sera M. Boisvenu. Devant le laxisme manifesté par le gouvernement du Québec en matière de lutte à la criminalité, notamment dans le dossier de la construction, il faut se réjouir de voir que le gouvernement conservateur, que je n'apprécie guère, mais qui prend parfois de bonnes décisions, a nommé un homme courageux et déterminé qui n'hésitera pas à émettre des propositions. Souvenons-nous que dans de nombreux dossiers, nos dirigeants n’agissent que lorsque leurs proches ou leurs propres intérêts sont menacés. De toute façon, si ses positions devaient parfois s'avérer trop radicales, elles seront vites modérées par l'opposition ou même par ses collègues. Je souhaite la meilleure des chances à M. Boisvenu.

  • Robert Henri
    Inscrit
    samedi 30 janvier 2010 09h41
    Un dangereux CONservateur
    Boisvenu est un dangereux Conservateur et une grande gueule qui se cherche de la publicité.

    Comprendre les victimes de crimes est une chose mais avoir la capacité d'influencer les lois dont le rétablissement de la peine de mort en est une autre.

    Le Canada a aboli le peine de mort. Les Conservateurs n'ont pas à y revenir.

    Le Québec a la loi sur les jeunes contrevenants qui a bien fait ses preuves sans être parfaite. Les Conservateurs n'ont pas à y toucher.

    Il devient de plus en plus urgent de dégommer ces dangereux dogmatiques.

    Il y a déjà assez de raisons comme ça pour avoir honte d'être canadiens à cause des Conservateurs de Stephen Harper sans en rajouter.

  • Bryan Coutu
    Inscrit
    samedi 30 janvier 2010 10h03
    la pire erreur
    La dissuasion en matière de justice est un mythe. Regardez aux USA et leur politique des « 3 strikes » ou encore la peine de mort (appliquée dans 32 États) : si de telles mesures étaient le moindrement efficace, pensez-vous que le taux de criminalité américain serait aussi élevé ? M.Boisvenu a qualifié Omar Khadir de « criminel dangereux » hier sur SRC, mais ce dernier n'a pas encore été jugé officiellement et tout le monde sait que cette histoire est pour le moins très louche: voilà où mène l'aveuglement idéologique.

  • 93Licar
    Abonnée
    samedi 30 janvier 2010 10h19
    Le pouvoir de punir ou la lutte à la criminalité
    La réalité soulevée par cette phrase de votre texte, madame Buzzetti, « Le premier ministre Stephen Harper s'est donné cinq joueurs de plus au Sénat hier, espérant faire mieux progresser sa lutte contre la criminalité. » m'agace dans la bouche de M. Harper, parce que faire la lutte à la criminalité et proposer des peines plus sévères, voire fatales pour les criminels, ce sont deux choses.

    La lutte à la criminalité c'est faire de la prévention, s'assurer que les enfants naissent, vivent et se développement dans un milieu favorisant leur bien-être en assurant ainsi à la société qu'ils aiment en faire partie, c'est donner du travail à leurs parents, leur permettre d'avoir plus d'argent que le stricte nécessaire, ce sont des soins de santé mentale et physique dispensés à temps et de qualité, c'est un système scolaire favorisant le goût d'apprendre par l'entremise d'enseignants motivés et respectés par leur direction d'école, ce sont des services de police où des individus éduqués font de la prévention et du travail de terrain en tout respect des populations qu'ils desservent et qui nous mettent à l'abri des criminels.

    Je pourrais ajouter à ma liste mille façons de faire la lutte à la criminalité.

    Monsieur Harper et son Gouvernement ne luttent pas contre la criminalité, il mettent en place un mécanisme de punition sévère des crimes, une possibilité de vengeance pour ceux qui sont cruellement blessés dans tout leur être par des actes criminels, ceux qui réclament le même sort pour les criminels que ce qu'ils ont fait subir à leurs victimes et, si c'est juste souhaitable comme ils semblent le croire, il faudrait avoir le courage de nommer les choses par leur nom et on ne parlerait plus de lutte à la criminalité mais du droit à la vengeance contre les criminels.

  • Pierre-E. Paradis
    Inscrit
    samedi 30 janvier 2010 12h25
    Combien coûte un prisonnier?
    La réponse : environ 90 000$ par an.

    Il faudra donc faire particulièrement attention à l'impact de l'éventuelle loi qui imposera des peines minimales obligatoires (ex-bill C-15, qui sera probablement réintroduit).

    Non seulement les prisons sont déjà pleines, mais il faudra en construire d'autres. Pour emprisonner qui? Pas juste des meurtriers, mais aussi des petits trafiquants ou cultivateurs de "pot" de 18-20 ans sans antécédents violents.

    Pendant ce temps, les écoles, collèges, universités et hôpitaux crient famine.

    Vraiment, quelle déconvenue pour M. Boisvenu!

  • Eric Allard
    Abonné
    samedi 30 janvier 2010 15h45
    M.; Boisvenu et la justice
    En fait, contrairement a un autre commentaire émis, je dirais que M. Boisvenu est l'un des plus mal placés pour comprendre les besoins en matiere de justice.

    La réaction de demander des peines plus séveres face a un crime est justifiable émotionnellement, mais pour réellement avoir un bon jugement face a ce dossier complexe, il faut laisser derriere les sentiments personnels.

    M. Boisvenu (comme les conservateur) mélange plusieurs choses, soit le traitemement des victimes par l'état, l'évaluation du danger que représente un prisonnier que l'on laisse sortir (ainsi que le manque de suivi et support psychologique) et le lourd dossier des peines minimales.

    Il ne faut pas oublier une chose, la meilleure école du crime est la prison. A chaque fois que vous condamnez une personne pour 10 ans de pénitencier, vous créez un potentiel criminel plus lourd qui sera ensuite relâché dans la société. Et malheureusement, en voulant imposer des peines minimales, le gouvernement Harper enleve aux juges le pouvoir de juger de la personnalité du criminel (et sa chance de réhabilitation) lors de son jugement.

    En fait, il faut cesser de supporter le dogme conservateur qui consiste a voir en la justice une façon de se venger d'un crime. Il serait plus opportun de considérer la justice comme un instrument qui sert a assurer une société plus sécuritaire a la population, et pour cela il faut placer en tête des priorités la réinsertion / réhabilitation des prévenus plutôt que la vengeance contre le geste commis, même si c'est ce que le peuple réclame.

    Et en ce sens, la nomination de M. Boisvenu n'est pas une bonne nouvelle pour notre société.

  • Antoine Montcalm
    Inscrit
    samedi 30 janvier 2010 17h51
    Un peu plus de poids pour les victimes
    Je salue la nomination du sénateur Boisvenu. Pendant trop de temps maintenant le Canada, mais plus particulièrement le Québec, néglige une facette importante de la société. La Justice, et non le droit.

    On se vante au Québec d'être un peuple conciliant envers les criminels, souvent en invoquant notre grande habileté à pardonner. Je suis près à l'admettre; c'est gratifiant de se prétendre comme une société qui pardonne et laisse une seconde chance. Cependant, pendant trop longtemps nous avons fait ceci au dépend des vraies victimes de crimes graves. On se fait du capital de gens sensibiliser sur les dos de gens qui ne partagent pas du tout la conscience collective.
    Les gens ayant subis des crimes, les familles devant endurer des violes, des enlèvements, des meurtres commis par des récédivistes ou tout simplement des imbéciles, méritent d'être entendus. Non seulement ils le méritent, mais c'est aussi à eux qu'on doit le Justice.

    On a l'habitude au Québec de tout remettre dans les mains de l'État, faisant de nous un peuple extrêmement individualiste. On isole les problèmes des autres, on se ferme les yeux et on espère que tout va bien se passer.

    Les familles et victimes ont finalement une voix au parlement. Bravo M. Boisvenu. Je vous souhaite succès contre ce peuple hypocrite qui se dit conciliant.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    samedi 30 janvier 2010 18h17
    @ M Henri
    Oui mais pour la peine de mort 69% des Québécois souhaite son retour!

    Il faudrait peu être revoir le dossier, ou au moins revoir la sévérité des sentences!.

    La réhabilitation c'est bien beau mais cela ne fait pas PAYER pour son crime, car ce n'est absolument pas aux victimes de payer pour un crime.

    Quelqu'un qui a enlever la vie de façon prémidité, même entièrement réhabilité ne devrait jamais être libre, c'est dur mais c'est ainsi, la victime reste dans terre le meurtrier si il ne le rejoint pas, au moins il rest dans une cage un point c'est tout.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    samedi 30 janvier 2010 18h22
    M Paradis
    Un prisonier coute 90,000$ par an, c'est trop chère laissons le sortir au plus vite, c'est ce que vous semblez dire.
    Moi ce que je me demande c'est pourquoi il en coute si chère. Le pain et l'eau ne coute pas si chère que cela, et une cage fermé 24 sur 24, ne demande pas autant de ressource. Ce n'est pas pour tus les criminel, mais ceux qui on commis un crime qui demande la prison à vie, eu ne sortirons jamais, donc on a pas à dépenser sur eux, on les enferme, les nourit, les guarde en vie et on attent qu'il meure.


  • Abonné
    samedi 30 janvier 2010 18h25
    La stratégie Harperienne !!
    Harper n'est pas INNOCENT. Le but ultime sous-tendant les idiot-logies CONservatrices, c'est d'obtenir la majorité parlementaire par la démagogie, la désinformation et la propagande et ainsi, avec le POUVOIR, détruire la Social-démocratie québécoise et canadienne en faveur du rétablissement de la ''loi de la jungle'', celle de l'organisation naturelle et sauvage du monde tel que livré par le djeu WASP.

    Les États-Unis sont l'exemple sur lequel Harper s'inspire pour imaginer un nouveau Canada, un monde favorable aux prédateurs du capitalisme débridé dans tous les domaines.

    L'esprit de vengeance n'a rien à voir avec les Cours criminelles mais, c'est pourtant sur cet esprit-là, celui de la vengeance qu'Harper fait appel pour gagner des adhérents et espérer obtenir la majorité parlementaire. C'est de la démagogie la plus pure, la plus classique et la plus évidente en plus d'être la plus abjecte et totalement anti-démocratique.

    Notre pays est en grand danger de dictature si jamais un tel démagogue, Harper, obtient la possibilité de changer n'IMPORTE QUELLE LOI DU PAYS à sa discrétion, la fonction de Premier Ministre canadien donnant tous les pouvoirs sur le Parlement en entier, sur les parlements provinciaux, l'ARMÉE, la GRC, le SCRS, les MINISTÈRES, les DOUANES, les PORTS et AÉROPORTS, etc., et même Radio-Canada/CBC.

    Nos institutions gouvernementales s'appuient sur un respect minimal des valeurs démocratiques et vraiment très peu existe (pour ne pas dire rien) pour les protéger d'une dictature qui serait à peine déguisée, une dictature qui pourrait s'étirer pendant 20 ans et plus.

    Comment faire pour empêcher Harper d'obtenir la majorité parlementaire ?? Comment faire pour empêcher Harper de détruire la démocratie canadienne synonyme de droits et libertés égales pour tous ??

    P.S. Je suggère à tous d'écrire aux Sénateurs Jacques Demers et à P.-H. Boisvenu pour leurs demander de devenir Sénateurs indépendants, puisque cela n'aura aucun effet sur leur poste et aussi de valider leurs positions avec tous les autres points de vue exprimés au Sénat.

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    samedi 30 janvier 2010 22h58
    La source de la violence
    P.H.Bienvenu fait penser à un juré que l'on exclut d'un procès parce que trop impliqué dans l'affaire en cour. Sa position c'est celle du droit des victimes cela se défend mais le jour ou les élites comprendront que c'est dans la cour d'école que tout commence par la formation de bandes de jeunes qui s'en prennent à des enfants maladroits isolés en les traitant en boucs émissaires. Ce jour là en supplément de mesures sociales pour l’égalité on fera de la prévention. Parce que les pères lorsqu'ils ne sont pas absents envers leurs fils, très présents plutôt, alors ces autres pères forment leurs garçons à la vie comme s’ ils les préparait à la guerre. C’est alors que ces garçons en devenant chefs entraînent une bande de camarades à les suivre dans le but d'intimider les professeurs et les enfants les plus seuls et sans défense.

    C'est dans cette source que les conditions futures de la violence meurtrière se préparent. De là, le travail de travailleurs sociaux qui devraient repérer ces jeunes persécuteurs de 7, 8 ou 10 ans. L'épisode du jeune autochtone tabassé dans une école du Saguenay devrait servir pour comprendre qu'il faut prendre jeunes, les délinquants afin de leur apprendre la compassion plutôt que l'agression et l'humiliation.

    Non à l'école de réforme qui est d'un autre temps mais l'obligation de travaux communautaires de 250 heures forceraient ces jeunes à comprendre ce qu'ils font de mal tout en rencontrant leurs parents afin de les prévenir de leur irresponsabilité.

    La prévention c'est cela et elle limite les victimes dont parlent M.Bienvenue et tous les Clint Estwood de ce monde.

    Remarquons ceci. La droite n’accorde pas d’attention à la notion de victime en ce qui regarde la capacité de la personne d’avoir accès à une égalité des chances pour se faire valoir en société. Si la personne ne réalise pas ses aspirations, c’est de sa faute. Jamais aucune considération sociale ou psychologique pour la droite n’existe face à des personnes
    en situation de pauvreté et d’isolation dans les métropoles qui n’ont pu faire face à une série d’épreuves que l’on peut qualifier de traumatisantes. Toutefois comme par magie, sur le plan pénal, pour la droite américaine comme pour les autres droites conservatistes, à ce moment, la notion de victime touchant le sort de personnes tuées devient complètement acceptable d’autant que l’emprisonnement à vie ou la peine de mort semble correspondre à un schéma de régularisation de la civilisation libérale séparant le bon grain de l’ivraie.

    Les conservateurs en privilégiant l’émotivité en justice ne choisissent de ce fait que l’ignorance crasse.

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    dimanche 31 janvier 2010 11h50
    Club Med pour les criminels.
    Les victimes sont oubliées par le système. Par contre les criminels sont traités avec beaucoup de générosité. Je suis certaine que les BS qui vivent dans des taudis n'ont pas le GYm, la bibliothèque, le cinéma, le steak à tous les jours. On éprouve beaucoup de compassion envers les criminels. Monsieur Boisvenu, lui est centré sur les VICTIMES. Sa fille est tombée aux mains de brutes sans pitié...Pourquoi ne devrait-il pas se servir de son implication personnelle pour faire réfléchir tous ceux qui sont contre des lois plus sévères...?

  • Pierre LAMER
    Inscrit
    dimanche 31 janvier 2010 12h07
    pierre hughes Bienvenu
    Mr Bienvenu me semble avoir une frustration ,une rancune et un agressivité évidentes qui ,même si elle peuvent être comprenables et j,ai une extrême compassion pour lui , ne devrait pas l'amener à ce qui me semble une revanche sur son drame ....Tout être humain est composé de noir et de blanc ,de bien et de mal et on ne sait jamais exactement ou ,quand et comment cela se manifestera . je n'absous pas les criminels mais sont-ils toujours responsables de leurs actes ...Peut être qui si nous avions eus leur vie dès leur conception ,,nous serions à leur place actuellement......la punition n,est jamais une solution car j,ai acceuilli un délinquant qui désirait se réhabiliter mais la justice l'aremis en prison pour une bêtise et ce jeune est venu me voir avant sonretour en prison en pleurs me disant qu'il ne voulait pas y aller car il apprendrait là ce qu'il ne désire pas et ressortirait probablement de là ...transformé mais pas dans le bon sens.......il criat à l'injustice......OUI mes propos pourront sembler compatissant pour tout le monde y compris de jenes criminels mais de grâce ne soyons pas extrêmes ce que Mr Harper semble vouloir faire en essayant de convaincre par hypocrisie ,démagogie la population ....CE QUI M,EFRRAIE C'EST DE CONSTATER QUE 69% DS QUÉBÉCOIS SONT POUR LA PEINE DE MORT.........
    LE PROBLÈME N'EST PAS CHEZ LES ÊTRES MAIS DANS NOTRE CIVILISATION EN COMPLÈTE DÉBANDADE SANS LOIS NI VERTUS SAUF LE PROFIT ,LA VITESSE ET L'OUBLI DE SOI.....AU PROFIT DES QUELQUES GROS QUI SE PARTAGENT LA PLANÈTE........

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    dimanche 31 janvier 2010 12h49
    La boîte de pandore
    Les législations conservatrices sur la justice en mettant l'accent sur la répression en attendant plus tard de repenser probable à la possibilité de la peine de mort vont ouvrir une boîte de pandore qui en termes de conséquences vont augmenter le nombre de personnes emprisonnés accusés à tort parce que mal défendues. Tous ces hommes et toutes ces femmes qui en tant que personnes apparaissent étranges et différentes par leurs habitudes de vies vont redevenir les premiers suspects dans les petites villes, les quartiers résidentiels. Et comme sur la peau des victimes mortes ou blessées, les agresseurs vont éviter de plus en plus de laisser des traces de leurs gènes. On ne pourra facilement trouver la trace des vrais coupables comme le milieu policier tente de faire croire.

    P.H.Bienvenue est en mission à travers cette nomination non pas dans un cadre objectif de non implication émotive mais tout au contraire plongé dans une subjectivité qui trouve son ressort dans l'esprit de vengeance. Sur ce plan, il nous rejoint tous, nous sommes tous des individus qui ont été parfois humiliés et brisés et qui souhaiteraient s'en prendre à n'importe qui afin de se soulager. Mais c'est cela le problème dans cette justice qui soulage au premier degré, elle punit son lot d'innocents accusés à tort.

  • Jerome Letnu
    Inscrit
    dimanche 31 janvier 2010 15h15
    Bien placé - mal placé ?
    Éric Allard écrit:

    "je dirais que M. Boisvenu est l'un des plus mal placés pour comprendre les besoins en matiere de justice."

    ça dépend de l'objectif.

    Quand les russes ont vaincu les allemands et ont jettés leurs prisonniers dans des camps, il ont confiés la garde de nombre d'entre-eux à des juifs qui avaient goutés aux camps allemands. Cette façon de faire assuraient qu'ils soient impitoyablement traités.

    C'est la même logique chez les conservateurs.

  • Pierre Lafrance
    Inscrit
    dimanche 31 janvier 2010 17h29
    J'essaie de comprendre M. Boisvenu
    Homme engagé, articulé et de défi, M. Boisvenu a beaucoup accompli pour sensibiliser les autorités face aux crimes violents en demandant des peines plus sévères. Je suis entièrement d'accord avec cette partie de son discours et peut comprendre sa motivation à accepter un mandat au Sénat.

    Par ailleurs, il s'associe à un parti artisan de la disparition du registre des armes à feu. Or, ce registre, les services policiers en réclament la pertinence dans leur travail de tous les jours en vue d'enrayer la criminalité.

    Devant ce double discours, j'ai bien hâte de voir quels seront les avenues qu'il empruntera.

  • Hugo Lacasse
    Abonné
    lundi 1 février 2010 23h26
    demander pardon
    Quelqu'un qui parle de peine de mort est définitivement quelqu'un qui ne s'admet aucune faute pour laquelle il implore un pardon qu'on lui refuse. Même en victime qu'il est d'avoir perdu ses filles, il ne voit pas qu'il est lui-même dans une situation impossible à corriger. Il ne reste qu'à accepter sa perte et la vengeance n'est que le déni de cette acceptation incontournable. Il fait parti de la classe des psychopathes socialement acceptables et il prendra des décisions en notre nom dorénavant...

  • Bouthillette Denis
    Inscrit
    jeudi 24 novembre 2011 02h19
    Loi C-10
    Je suis daccord avec certin de vos lecte, on ne peu se réjouir de la mort
    d'un enfants et je crois qu les paroles de ce jeune homme on dépassé ses pensé,parcontre pour ce qui est de Mrs Boisvenu lui aussi a un sérieus
    problême avec la mort de sa fille et qu'il devrait commencer par faire son deuil
    une fois pour toute avant de soutenir des projet aussi ridicule que celui du C-10 comme vous le savez tous on envoie pas faire l'épicerie à quelqu'un qui a faim,prenez donc un peu de recule et rendez-vous à l'évidance que les autre père et mère on encore leurs enfants...

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
20 réactions
1 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012