Stephen Harper nomme cinq nouveaux sénateurs, dont Pierre-Hugues Boisvenu
Après des semaines de rumeurs incessantes, le premier ministre Stephen Harper a finalement nommé ses cinq nouveaux sénateurs à la Chambre haute, vendredi, dont le Québécois Pierre-Hugues Boisvenu.
Le président et fondateur de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD) était pressenti comme nouveau membre du Sénat depuis plusieurs semaines.
Ayant fait de la défense des victimes son cheval de bataille, sa nomination s’inscrit bien dans l’agenda des conservateurs, qui multiplient sans relâche les projets de loi pour sévir contre les criminels de tout ordre. M. Boisvenu a d’ailleurs d’entrée de jeu affirmé que, selon lui, le Parti conservateur «est le seul parti qui sert l’intérêt des victimes».
«En me nommant comme sénateur, le premier ministre Harper envoie également un message clair aux Canadiens et Québécois que le gouvernement conservateur défend les droits des victimes et non ceux des criminels», a-t-il noté, sous le regard satisfait du ministre de la Justice, Rob Nicholson.
Militant pour les droits des victimes depuis l’assassinat de sa fille par un récidiviste, en 2002, le nouveau sénateur québécois a d’autre part indiqué qu’il se réjouissait de son nouveau rôle, qui lui permettra maintenant d’influencer la rédaction de projets de loi, notamment en matière de justice et de sécurité publique.
Le président de l’AFPAD versera son salaire de sénateur à son association, qui existe présentement grâce aux dons du public.
Outre M Boisvenu, le premier ministre a également choisi les Ontariens Bob Runciman et Vim Kochhar, Elizabeth Marshall, de Terre-Neuve-et-Labrador et Rose-May Poirier, du Nouveau-Brunswick.
Avec ces cinq nouveaux sénateurs, le parti de Stephen Harper se rapproche de la majorité absolue au Sénat. Les libéraux comptent maintenant 49 sénateurs, tandis que 51 conservateurs siègeront désormais à la Chambre haute.
Le premier ministre et les membres de son gouvernement se sont plaints à plusieurs reprises que la majorité libérale du Sénat ralentissait l’adoption de leurs projets de loi.
Le ministre de la Justice, Rob Nicholson qui, fait inédit, a tenu un point de presse pour annoncer les nouvelles nominations, a repris ce même discours, aujourd'hui, en accusant une fois de plus les libéraux et leur chef, Michael Ignatieff, de ne pas vouloir sévir contre le crime.
«Quand les caméras tournent, ils peuvent dire qu’ils appuient nos projets de loi en matière de loi et d’ordre, mais ils ont permis à leurs collègues du Sénat de bloquer, retarder, et dépouiller certaines de nos mesures les plus importantes», a dénoncé le ministre.
«Et bien je dis que trop c’est trop. Les libéraux d’Ignatieff ont abusé de leur majorité au Sénat», a-t-il estimé.
Mais les réprimandes des troupes de Stephen Harper devront peut-être bientôt s’adresser aux cinq sénateurs indépendants, qui ont clairement signifié qu’ils ne donneraient pas carte blanche à ni l’un ni l’autre des partis.
Et les indépendants ont souligné qu’ils se rangeaient fréquemment derrière les libéraux et qu’ils s’étaient opposés à certaines positions des troupes de M. Harper, jugées trop à droite. M. Harper milite par ailleurs pour une réforme du Sénat, qui donnerait place à des sénateurs élus pour un mandat de huit ans.
M. Boisvenu a précisé partager l’opinion du premier ministre et l’avoir averti qu’il s’engageait à siéger à la Chambre haute pour une première période de quatre ans, après quoi il réévaluera le rôle qu’il y joue. «Moi si je viens au Sénat, je ne viens pas pour avoir un salaire ou pour y faire une profession, dit-il. Je viens au Sénat pour remplir une certaine mission (...) Et je pense qu’en dedans de quatre ans, cinq ans, je peux réussir cette mission-là», a soutenu le sénateur.
Le président et fondateur de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD) était pressenti comme nouveau membre du Sénat depuis plusieurs semaines.
Ayant fait de la défense des victimes son cheval de bataille, sa nomination s’inscrit bien dans l’agenda des conservateurs, qui multiplient sans relâche les projets de loi pour sévir contre les criminels de tout ordre. M. Boisvenu a d’ailleurs d’entrée de jeu affirmé que, selon lui, le Parti conservateur «est le seul parti qui sert l’intérêt des victimes».
«En me nommant comme sénateur, le premier ministre Harper envoie également un message clair aux Canadiens et Québécois que le gouvernement conservateur défend les droits des victimes et non ceux des criminels», a-t-il noté, sous le regard satisfait du ministre de la Justice, Rob Nicholson.
Militant pour les droits des victimes depuis l’assassinat de sa fille par un récidiviste, en 2002, le nouveau sénateur québécois a d’autre part indiqué qu’il se réjouissait de son nouveau rôle, qui lui permettra maintenant d’influencer la rédaction de projets de loi, notamment en matière de justice et de sécurité publique.
Le président de l’AFPAD versera son salaire de sénateur à son association, qui existe présentement grâce aux dons du public.
Outre M Boisvenu, le premier ministre a également choisi les Ontariens Bob Runciman et Vim Kochhar, Elizabeth Marshall, de Terre-Neuve-et-Labrador et Rose-May Poirier, du Nouveau-Brunswick.
Avec ces cinq nouveaux sénateurs, le parti de Stephen Harper se rapproche de la majorité absolue au Sénat. Les libéraux comptent maintenant 49 sénateurs, tandis que 51 conservateurs siègeront désormais à la Chambre haute.
Le premier ministre et les membres de son gouvernement se sont plaints à plusieurs reprises que la majorité libérale du Sénat ralentissait l’adoption de leurs projets de loi.
Le ministre de la Justice, Rob Nicholson qui, fait inédit, a tenu un point de presse pour annoncer les nouvelles nominations, a repris ce même discours, aujourd'hui, en accusant une fois de plus les libéraux et leur chef, Michael Ignatieff, de ne pas vouloir sévir contre le crime.
«Quand les caméras tournent, ils peuvent dire qu’ils appuient nos projets de loi en matière de loi et d’ordre, mais ils ont permis à leurs collègues du Sénat de bloquer, retarder, et dépouiller certaines de nos mesures les plus importantes», a dénoncé le ministre.
«Et bien je dis que trop c’est trop. Les libéraux d’Ignatieff ont abusé de leur majorité au Sénat», a-t-il estimé.
Mais les réprimandes des troupes de Stephen Harper devront peut-être bientôt s’adresser aux cinq sénateurs indépendants, qui ont clairement signifié qu’ils ne donneraient pas carte blanche à ni l’un ni l’autre des partis.
Et les indépendants ont souligné qu’ils se rangeaient fréquemment derrière les libéraux et qu’ils s’étaient opposés à certaines positions des troupes de M. Harper, jugées trop à droite. M. Harper milite par ailleurs pour une réforme du Sénat, qui donnerait place à des sénateurs élus pour un mandat de huit ans.
M. Boisvenu a précisé partager l’opinion du premier ministre et l’avoir averti qu’il s’engageait à siéger à la Chambre haute pour une première période de quatre ans, après quoi il réévaluera le rôle qu’il y joue. «Moi si je viens au Sénat, je ne viens pas pour avoir un salaire ou pour y faire une profession, dit-il. Je viens au Sénat pour remplir une certaine mission (...) Et je pense qu’en dedans de quatre ans, cinq ans, je peux réussir cette mission-là», a soutenu le sénateur.
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