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Ottawa coupe les vivres au Conseil canadien de l'apprentissage

Lisa-Marie Gervais   9 janvier 2010  Canada
Après la culture, au tour de l'éducation de subir le couperet du gouvernement conservateur. Le Conseil canadien sur l'apprentissage (CCA) a appris qu'il n'allait plus recevoir de fonds du ministère des Ressources humaines et du Développement des compétences, sous la férule de Diane Finley. «Pour nous, il est inconcevable qu'on ne comprenne pas que l'apprentissage est la clé de la créativité, de l'innovation et de la prospérité, a dit le président-directeur général du CCA, Paul Cappon. Le Canada perd la seule source crédible pancanadienne sur l'apprentissage.»

Créé en 2004 sous le gouvernement libéral, cet organisme, dont le mandat est de faire de la recherche et de disséminer toute l'information touchant l'éducation, avait au départ été doté d'une subvention de 85 millions sur cinq ans. Le 31 mars dernier, alors que ce financement arrivait à échéance, le gouvernement conservateur avait prolongé le mandat du CCA sans rien lui verser de plus. Le Conseil avait alors dû couper son budget de 67 % et renvoyer le tiers de son personnel. Il devra maintenant trouver son financement ailleurs.

«Il a toujours été clair que ce financement prendrait fin au bout de cinq ans», a indiqué Ryan Sparrow, directeur des communications au ministère des Ressources humaines et du Développement des compétences. «Les employeurs, les travailleurs et les économistes au Canada ont expliqué au gouvernement le besoin de meilleures informations en matière d'apprentissage, c'est-à-dire qui correspondent mieux aux besoins du marché du travail», a-t-il poursuivi.

Tristesse et déception

L'ancien député conservateur Benoît Bouchard, qui siège au CA du CCA, s'est dit «profondément attristé» par la nouvelle. «C'est une expérience qui a fonctionné de façon extraordinaire, les objectifs recherchés ont été atteints. Je ne comprends pas. J'ai l'impression qu'on évolue dans le même environnement que pour les subventions dans le domaine culturel», a déclaré M. Bouchard.

Pour sa part, Pierre Paquette, leader adjoint du Bloc québécois, appelle à la vigilance. «Il ne faut pas que la lutte contre le déficit serve de prétexte à toutes sortes de compressions de nature idéologique», a-t-il noté.

«Il est scandaleux que le gouvernement ait fait une telle chose pendant que le Parlement ne siège pas, parce que personne ne peut contester sa grave décision», s'est indigné pour sa part Mike Savage, du Parti libéral.

Le CCA a notamment été le créateur de l'Indice composite de l'apprentissage (ICA), qui mesure le progrès de l'apprentissage tout au long de la vie au Canada. Unique au monde, cet indice a été adopté par les pays de l'Union européenne.

«L'ironie, c'est que notre financement va peut-être venir d'ailleurs, de l'exportation de notre indice», a dit Paul Cappon.
 
 
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    samedi 9 janvier 2010 13h59
    Ne vous inquiétez pas, . . .
    Non, non, M. Pierre Paquette, leader adjoint du Bloc québécois, ne vous inquiétez pas, il ne nous (Harper et les Con's) est pas nécessaire d'invoquer le déficit budgétaire abyssal pour cette coupe des argents au Conseil canadien sur l'apprentissage. On n'a pas besoin de cela du tout, nos idéologies de droite et d'extrême droite suffisent amplement. Tout ce qui représente une implication sociale dans les affaires de l'État, nous nous dévouons, corps et âmes, à les démanteler, à les démolir pour qu'enfin, l'État canadien se concentre à son unique rôle, celui d'organiser la société aux faveurs de l'entreprise capitaliste la plus libre possible, c.-à-d., le capitalisme complètement débridé.

    C'est la volonté de djeu, un monde laissé aux lois naturelles, celles de la jungle, là où le plus fort a toujours raison, là où les prédateurs sont rois. C'est ainsi qu'on s'oppose au droit à l'avortement, qu'on préconise la peine de mort et qu’on défend le port d’arme. Il n’y a pas de société : il n’y a que les prédateurs et, . . . les proies !!

    Vive le monde le plus sauvage possible, sous l'œil vigilant du djeu WASP.

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